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International - 14 juin 2021

Dans quelle mesure l’énergie éolienne est-elle vraiment verte?

Sur le site de Forbes, un article.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. citant une recherche récente de Bernstein Research s’est penché sur la question.

La construction et l’érection d’éoliennes nécessitent des centaines de tonnes de matériaux : acier, béton, fibre de verre, cuivre et autres choses plus exotiques encore comme le néodyme et le dysprosium utilisés dans les aimants permanents. Tous ces matériaux ont une empreinte carbone. La fabrication de l’acier exige la combustion du charbon métallurgique dans de hauts fourneaux. L’extraction des métaux et des terres rares consomme beaucoup d’énergie. Et la fabrication du béton émet une grande quantité de dioxyde de carbone.

Dans le cas des énergies éolienne et solaire, ces émissions sont presque toutes générées durant la phase de démarrage. Pour les centrales électriques à combustibles fossiles, la situation s’avère bien différente : les émissions se produisent continuellement lorsque le charbon et le gaz naturel sont brûlés.

Citant des sources diverses, l’analyste Deepa Venkateswaran a déterminé que l’empreinte carbone des éoliennes est surtout attribuable à l’acier, à l’aluminium et aux résines époxy qui maintiennent les pièces ensemble. La tour en acier, quant à elle, représente 30 % de l’impact carbone, la fondation en béton, 17 %, et les pales en fibre de carbone et fibre de verre, 12 %.

En amortissant le coût du carbone sur la durée de vie de l’équipement, soit des décennies, Bernstein Research a déterminé que l’énergie éolienne a une empreinte carbone 99 % moins grande que celle des centrales au charbon, 98 % inférieure à celle du gaz naturel et même 75 % moindre que l’énergie solaire.

Plus précisément, on estime que les éoliennes émettent en moyenne à peine 11 grammes de CO2 par kilowattheure d’électricité produite. Cette valeur s’élève à 44 g/kWh pour l’énergie solaire, à 450 g/kWh pour le gaz naturel et à 1 000 g/kWh pour le charbon, mais seulement à 9 g/kWh pour l’énergie nucléaire.

Le verdissement de l’énergie éolienne pourrait s’accentuer grâce à l’apparition du soi-disant acier vert. Les sociétés suédoises Hybrit et H2 Green Steel investissent des milliards de dollars pour fabriquer des millions de tonnes par an d’acier vert. Au lieu de brûler du charbon métallurgique pour allumer un haut fourneau traditionnel afin de réduire le minerai de fer en fonte brute, elles utilisent de l’hydrogène vert électrolysé via une énergie renouvelable.

Des efforts sont également consentis pour réduire l’empreinte carbone en recyclant les vieux panneaux photovoltaïques et les pales de turbines. En Italie, la société Sasil a pour objectif de recycler 3 500 tonnes de vieux panneaux solaires par an, tandis que Veolia en France entend porter la capacité de recyclage de ses panneaux à 4 000 tonnes annuellement.

Pour leur part, les pales d’éoliennes faites de fibre de carbone et de composites de fibre de verre maintenus ensemble avec des plastiques sont plus difficiles à recycler. Toutefois, de plus en plus, ces vieilles pales sont décomposées, broyées et ajoutées au ciment en tant que charge.