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Europe - 14 juin 2021

Que retenir des programmes de soutien au crédit COVID-19 dans les cinq plus grandes économies d’Europe?

Un document de travail.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. conjoint du Peterson Institute for International Economics et Bruegel présente des informations détaillées sur les programmes nationaux de soutien au crédit mis en œuvre dans le cadre des politiques budgétaires des plus grandes économies de l’Union européenne et au Royaume-Uni en 2020.

Les programmes européens de soutien au crédit font l’objet de nombreux débats qui vont dans les deux sens : ils sont rétrospectifs d’une part et prospectifs de l’autre. Différents choix faits par différents pays faisant face à une incertitude massive au printemps 2020 sont maintenant réexaminés avec le recul, y compris l’émergence de nouvelles informations sur les aspects indésirables, voire la fraude pure et simple (un thème qui a acquis une importance particulière au Royaume-Uni en ce qui concerne les prêts entièrement garantis par l’État).

Le débat prospectif est alimenté par la crainte que les entreprises soient déjà surendettées et que la rapidité et l’exhaustivité de l’action nécessaires ne puissent pas prendre pleinement en compte leur viabilité à long terme. Ces préoccupations n’ont pas empêché les gouvernements d’étendre et d’assouplir à la fois leurs programmes de garantie à la suite des deuxième et troisième vagues de la pandémie. Cependant, une intervention gouvernementale additionnelle – si nécessaire – devra peut-être prendre différentes formes pour ne pas générer un surendettement ingérable dans un large sous-ensemble du secteur privé ni alourdir l’économie d’entreprises à faible productivité. Par conséquent, divers types d’options plus ciblées pour « soutenir la solvabilité » sont à l’étude. Quelques conclusions provisoires se dégagent de l’analyse.

Premièrement, alors que les gouvernements nationaux ont mis en œuvre des programmes de soutien au crédit, ils n’ont pas été ostensiblement limités par la capacité budgétaire. En d’autres termes, les différences dans les programmes de soutien au crédit ne semblent pas avoir provoqué la fragmentation du marché unique. Il apparaît donc que la procyclicité potentiellement préjudiciable a été efficacement atténuée dans ce domaine, jusqu’à la fin de l’année 2020 au moins. Cependant, les programmes de soutien au crédit ne se sont pas totalement substitués aux formes de soutien autres que le crédit là où elles faisaient défaut (c’est-à-dire en Espagne).

Deuxièmement, l’utilisation des facilités offertes était sensiblement différente selon les pays. Elle était dominée par la demande de soutien de liquidités par les entreprises plutôt que par les contraintes de l’offre ou les caractéristiques des programmes. La gravité de la perte de produit intérieur brut (PIB) a largement déterminé la demande de crédit des entreprises. Les faibles taux d’intérêt ne semblent pas avoir poussé les niveaux de crédit au-delà de ce à quoi on pouvait s’attendre en réponse à une perte de PIB.

Troisièmement, après une première explosion, les entreprises semblent avoir satisfait leurs besoins de liquidités vers le milieu de l’année 2020. En effet, la plupart des fonds garantis semblent avoir fonctionné comme des coussins de liquidités.

D’autres recherches seront nécessaires pour parvenir à des conclusions plus fermes.