Vous avez des questions à propos des mesures économiques mises en place en soutien aux entreprises touchées par le coronavirus (COVID-19)? Consultez la page Québec.ca/coronavirus.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Ouvrir ou fermer le menu de navigation

La page est en cours de chargement...  

Obtenir du financement

S'améliorer

Créer des liens

Se conformer

Exporter

S'informer

Vecteurs – Veille stratégique en économie et innovation.

Actualités

États-Unis - 24 février 2021

L’approche systémique pour gérer une main-d’œuvre de plus en plus éclatée

Selon MITSloan.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la gestion de la main-d’œuvre connaît des transformations d’une telle ampleur que le modèle traditionnel de gestion – fondé sur la vision d’un groupe d’employés qui effectuent des travaux selon des parcours professionnels linéaires pour créer de la valeur pour leur organisation – semble de plus en plus désuet.

En effet, les employeurs sont confrontés aujourd’hui à une main-d’œuvre qui se diversifie de façon accélérée. Les employés traditionnels existent toujours, mais il y a également les sous-traitants, les travailleurs sur appel, les fournisseurs de services professionnels, les développeurs d’applications, les contributeurs en externalisation ouverte et bien d’autres. Selon certaines estimations, les non-employés effectueraient plus de 25 % du travail dans les entreprises.

Selon MITSloan, la main-d’œuvre dite distribuée et diversifiée pose trois défis stratégiques majeurs aux organisations : d’abord, la non-disponibilité de processus pour gérer les travailleurs alternatifs à travers différents domaines fonctionnels; ensuite, le plus grand besoin de faire des choix stratégiques pour recruter ou engager temporairement des travailleurs qui possèdent de nouvelles compétences et capacités et puis enfin, la capacité d’aligner de façon cohérente les objectifs stratégiques d’une organisation avec ses valeurs, étant donné la main-d’œuvre composée d’acteurs internes et externes.

D’ailleurs, les employeurs sont à l’affût de ces changements. Une enquête de portée mondiale menée en 2020 auprès de 5 118 gestionnaires a révélé que 65 % d’entre eux prenaient en considération cette complexité. Bref, MITSloan constate qu’il ne semble pas avoir assez de pratiques managériales pour gérer de façon stratégique et opérationnelle une main-d’œuvre qui déborde des murs de l’organisation. Dans ce contexte, la réponse semble être la conceptualisation des écosystèmes de main-d’œuvre en tant que structures qui intègrent des acteurs interdépendants situés à l’intérieur comme à l’extérieur de l’organisation.

Cette approche serait censée unifier la multitude de pratiques de gestion disparates que les organisations ont mises en place pour gérer leur main-d’œuvre non traditionnelle. En effet, l’approche écosystémique de la main-d’œuvre permettrait de développer une collaboration plus efficace et efficiente entre les employés et les non-employés, ce qui ouvrirait des perspectives pour l’organisation. Ainsi, au lieu de se demander quel type de main-d’œuvre permettrait de mieux accomplir la stratégie d’une organisation, il serait plus avantageux de savoir quelle stratégie est applicable avec la main-d’œuvre disponible.

Toutefois, MITSloan est d’avis que certains aspects de l’approche systémique peuvent comporter leur lot d’irritants. Il a donc lancé un appel à la prudence sur des questions aussi critiques que le droit du travail, les avantages sociaux, la diversité et l’inclusion ainsi que la culture organisationnelle.