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États-Unis - 24 février 2021

Les effets négatifs des déficits commerciaux de l’économie américaine sur les activités manufacturières attirent l’attention des analystes

IndustryWeek.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. estime que les déficits gigantesques accumulés par l’économie américaine depuis l’année 1971, qui s’élèvent à environ 12,7 billions de dollars, ne peuvent plus être ignorés. En effet, contrairement aux déclarations de nombreux politiciens, des économistes et des associations industrielles, certains analystes sont d’avis que les déficits commerciaux et la manipulation des devises sont des forces économiques complexes qui affectent directement l’avenir de l’industrie manufacturière américaine.

Faisant référence aux données du Bureau of Economic Analysis.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., on signale qu’un cinquième de ce déficit, soit 2,6 billions de dollars, a été emprunté au cours de 50 dernières années. Selon IndustryWeek, ce type d’emprunt n’est pas soutenable à long terme et rend l’économie américaine très vulnérable aux chocs futurs.

Certes, les déficits commerciaux sembleraient avantageux pour certains secteurs de l’économie qui dépendent des importations de biens bon marché. Toutefois, il apparaît que les conséquences négatives sur la fabrication sont indéniables. En effet, certains experts, citant des données du Bureau of Labor Statistics, notent que depuis l’an 2000, les États-Unis ont perdu 28 % de leurs emplois dans le secteur manufacturier, soit environ 5,5 millions d’emplois.

Bien qu’il soit possible d’attribuer une partie de ces pertes aux gains de productivité et, plus récemment, à l’apparition de l’automatisation, IndustryWeek souligne que ce sont plutôt les déficits et l’externalisation de l’activité industrielle qui en sont les facteurs principaux. De plus, on propose la manipulation et l’asymétrie des devises comme raisons principales expliquant les déficits américains. Cela semble se produire lorsqu’un partenaire commercial achète des actifs américains tels que des bons du Trésor et des obligations. Cette stratégie a pour conséquence de rendre la valeur du dollar artificiellement élevée, ce qui fait remonter le prix des exportations américaines et rend les produits des pays étrangers moins chers.

Dans cet ordre d’idées, notons qu’en 2018, le Peterson Institute For International Economics.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. soulignait que le nouvel accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM) était le premier dans l’histoire à aborder directement la manipulation des devises par les partenaires commerciaux. On considérait cela d’un œil positif, car cette pratique avait contribué à créer une réaction politique adverse à l’égard des accords commerciaux et, plus largement, contre la mondialisation des marchés.

Enfin, la manipulation des devises n’est pas une histoire nouvelle. IndustryWeek mentionne que déjà en 1971, Richard Nixon avait imposé une surtaxe de 10 % contraignant les partenaires commerciaux des États-Unis à augmenter la valeur de leurs devises. Plus récemment, en 1985, le président Reagan aurait demandé au Japon et à l’Allemagne d’arrêter cette pratique, ce qui aurait entraîné une baisse de 30 % de la valeur du dollar.