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International - 10 février 2021

Le concept d’innovation de rupture serait-il déjà caduc?

Les innovations ou technologies de rupture.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., soit des innovations qui modifient radicalement la façon dont les consommateurs, l’industrie ou les entreprises fonctionnent, ont longtemps été considérées comme le principal moyen pour les petites entreprises émergentes de dépasser la concurrence et de rivaliser avec les grands titans de l’industrie. Dans un nouveau document.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de la Boston University School of Law, Bessen et collab. soutiennent que la façon dont nous envisageons cette rupture pourrait ne plus refléter ce qui se passe réellement depuis l’année 2000.

Au chapitre de l’industrie, une rupture se produit lorsqu’une entreprise, grâce à l’innovation, crée un nouveau marché et réseau de valeur qui surpasse et surclasse les entreprises existantes. À ce moment, les acteurs de l’industrie se bousculent rapidement pour s’adapter et innover avant que l’entreprise innovante ne se taille une part de marché assez importante pour bouleverser l’industrie.

Selon les auteurs, à partir de l’année 2000, ce phénomène aurait connu une forte baisse. Pour en faire la démonstration, ils ont analysé les incidents de déplacement annuel selon deux mesures : la fréquence à laquelle une entreprise leader perd sa place parmi les quatre premières dans un secteur particulier en fonction des ventes et la fréquence à laquelle une entreprise moins bien classée se hisse parmi les quatre premiers rangs. Une hausse du taux de renouvellement a été suivie d’une forte baisse, à partir de l’année 2000, pour les 100 entreprises chefs de file. Qui plus est, les auteurs ont constaté que la hausse des investissements dans les actifs incorporels tels que les logiciels et la recherche et développement à l’intérieur des entreprises déjà dominantes explique en grande partie la baisse des déplacements et des sauts-de-mouton depuis l’année 2000.

Les auteurs ont également exploré le rôle possible des acquisitions dans la baisse des perturbations. Puisque le taux d’acquisitions des quatre premières entreprises a culminé au milieu des années 1990 et qu’il a été relativement constant avec une moyenne de 0,6 acquisition d’entreprise par an, cela ne peut pas expliquer le faible taux de renouvellement parmi les leaders de l’industrie depuis l’année 2000. L’effet de cet élément est donc considéré comme négligeable dans la modélisation.

Alors, qu’est-ce qui a causé la forte baisse des innovations de rupture depuis l’année 2000? Le facteur sous-jacent semble être la capacité des entreprises bien équipées à investir massivement dans des actifs incorporels. Les entreprises qui investissent dans leurs logiciels propriétaires, leurs mégadonnées et leurs capacités informatiques peuvent obtenir des avantages par rapport à leurs concurrents en raison du faible coût marginal des améliorations technologiques. Les petites entreprises ne peuvent réaliser les économies d’échelle dont bénéficient les entreprises de plus grande taille. L’augmentation rapide des investissements incorporels a permis aux grandes entreprises de se différencier et de diffuser les avantages de l’innovation interne dans l’ensemble de leur organisation, contrairement aux plus petites.

Le résultat final est la montée d’un « oligopole naturel » rendu possible par la technologie. Les auteurs concluent que la législation antitrust traditionnelle ne peut résoudre ce problème exceptionnel.