Vous avez des questions à propos des mesures économiques mises en place en soutien aux entreprises touchées par le coronavirus (COVID-19)? Consultez la page Québec.ca/coronavirus.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

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Europe - 10 février 2021

Les effets de la crise de la COVID-19 sur la productivité et la compétitivité

Le deuxième rapport.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. du Conseil national de productivité, publié sur le site de France Stratégie, se concentre sur les conséquences de la crise économique et sociale sans précédent provoquée par la COVID-19 sur la productivité et la compétitivité de la France ainsi que de différents pays européens.

Si la crise actuelle ne ressemble à aucune des récessions précédentes par son ampleur, sa soudaineté et son effet sectoriel très hétérogène, elle se singularise également par l’ampleur des dispositifs de soutien d’urgence pour l’économie. Par ailleurs, la situation frappe davantage des secteurs caractérisés par une productivité du travail relativement faible et des interactions sociales fortes. La chute dramatique de la productivité des secteurs les plus touchés est probablement transitoire – en particulier en raison de l’arrivée du vaccin. La crise pourrait cependant avoir des conséquences durables sur la productivité si elle affecte les mécanismes qui déterminent sa vigueur, à la fois en termes de réallocation et d’innovation par la baisse des dépenses en recherche et développement.

Dans le débat qui s’engagera inévitablement sur le nécessaire retrait des mesures de soutien, il sera important de bien mesurer et comparer les risques respectifs. Le rapport propose la hiérarchisation suivante :

  1. Le premier risque est de subir un nombre élevé de défaillances d’entreprises productives ou d’entreprises « systémiques » avec un effet d’entraînement sur les chaînes de valeur.
  2. Le second risque découle de la volonté de trop protéger les entreprises déjà établies et peu productives et de la création, par conséquent, d’entreprises « zombies .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.» évitant de peu la faillite grâce à un mélange de bas taux d’intérêt et d’aides publiques. Une telle situation empêcherait une réaffectation du capital, des compétences et des parts de marché vers des entreprises plus productives.

La mise en hibernation d’un grand nombre d’entreprises a été possible grâce à des mesures de liquidités efficaces, mais au prix d’une augmentation de leur dette. Lorsque le processus normal de défaillances suivra de nouveau son cours, la dette mettra inévitablement ces entreprises en danger ou les empêchera d’investir et d’innover. Dans les deux cas, la productivité et la croissance seront affectées. Pour éviter la fermeture des entreprises viables et productives, plusieurs options sont proposées. Elles feront intervenir à différents degrés l’État et les créanciers privés, en particulier les banques. Le but est de faire le tri entre les entreprises viables et celles qui ne le sont pas. Il paraît également légitime d’accentuer le ciblage de l’aide dans les secteurs qui ont subi le plus gros choc.

Enfin, la crise pourrait aussi avoir certains effets positifs sur la productivité en passant par l’innovation. Les entreprises ont en effet été obligées d’expérimenter de nouveaux modes d’organisation et de nouvelles technologies qui pourraient avoir un effet favorable. L’évolution la plus emblématique de ce point de vue est le développement du télétravail. Toutefois, son incidence sur la productivité et le bien-être des salariés demeure mal connue.