Vous avez des questions à propos des mesures économiques mises en place en soutien aux entreprises touchées par le coronavirus (COVID-19)? Consultez la page Québec.ca/coronavirus.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Ouvrir ou fermer le menu de navigation

La page est en cours de chargement...  

Obtenir du financement

S'améliorer

Créer des liens

Se conformer

Exporter

S'informer

Vecteurs – Veille stratégique en économie et innovation.

Actualités

États-Unis - 25 janvier 2021

La fin de la société publique et la montée de la propriété de capital-investissement

Selon Harvard Business Review (HRW), le modèle d’affaires traditionnel – c’est-à-dire la société publique qui prédomine depuis cent ans – serait appelé à se transformer après 40 ans de déclin. À titre d’exemple, aux États‑Unis, le nombre d’entreprises publiques a diminué de moitié entre les années 1997 et 2015, tandis que les entreprises contrôlées par un actionnaire dominant qui figurent dans l’indice boursier S&P 1500 ont augmenté de 31 % durant la période 2002-2012.

Selon les critiques, sur les marchés des capitaux les plus négociés d’aujourd’hui, le modèle de la corporation publique encourage un comportement à court terme de la part des gestionnaires qui se concentre bien plus sur le comportement des actions de leurs entreprises et la valeur créée pour les investisseurs que sur la création de valeur à long terme.

Devenu populaire à partir de la fin des années 1970, ce modèle s’est amplifié au cours des années 1980 sous la pression des « prédateurs corporatifs » (corporate raiders) prêts à agir si jamais une entreprise n’atteignait pas les performances prévues. Ceux-ci pouvaient lancer une offre publique d’achat hostile, prendre le contrôle d’une entreprise et, à la limite, la démanteler pour en tirer une valeur immédiate maximale. Dans ce contexte, les dirigeants d’entreprises avaient tout intérêt à générer des bénéfices, même si cela impliquait de sacrifier des objectifs à plus long terme ou d’avoir recours, dans certains cas, à la fraude.

Harvard Business Review précise que ce modèle est en contradiction avec la gestion des fonds de pension, qui sont devenus prédominants aujourd’hui. Les gestionnaires de ces fonds privilégient l’objectif de produire des rendements à long terme élevés pour maximiser le revenu de retraite des bénéficiaires, habituellement dans un horizon de 20, 30 ou 40 ans. Bien qu’il soit possible d’investir dans des obligations à long terme, des biens immobiliers et des infrastructures, les gestionnaires investissent également dans des actions, qui offrent en général les taux de rendement les plus élevés.

Dans ce contexte, Harvard Business Review souligne que les incitations des dirigeants ne répondent pas aux besoins des investisseurs de fonds de retraite en matière de création de valeur à long terme. Qui plus est, les investisseurs seraient largement impuissants pour changer cette situation afin de forcer les dirigeants à agir dans l’intérêt de leurs clients.

Dans cet environnement très complexe, on suggère que le meilleur candidat pour remplacer la société publique est la propriété de capital-investissement. Harvard Business Review signale que depuis l’année 2002, la valeur liquidative du capital-investissement a été multipliée par sept, ce qui est deux fois plus que la valeur des actions publiques. Cette croissance a été largement alimentée par les principaux fonds de pension, qui sont devenus les plus gros investisseurs de fonds de placement privés.