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International - 25 janvier 2021

Des stratégies de remboursement de dettes pour après la COVID-19

En cette période de crise, les pays ont fracassé leur record d’endettement. D’après un article.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. publié sur The Guardian, les différents gouvernements à travers le monde auraient déjà injecté environ 11 000 milliards de dollars pour soutenir leur économie. Il en faudrait 2 500 milliards de plus pour soutenir les pays pauvres. Des discussions sont en cours au Fonds monétaire international (FMI) pour voir si les dettes de ces pays devraient être annulées. On en convient que le remboursement de la dette est relativement plus facile pour les pays développés, dans la mesure où ces derniers ont le privilège de pouvoir s’en acquitter dans leur propre monnaie. Ils ont également la possibilité d’imprimer des billets de banque. Les pays pauvres, quant à eux, auront plus de mal à se libérer de leur dette à cause de leur situation économique précaire caractérisée par les séquelles de dizaines d’années de politiques néolibérales et par l’inégalité causée par la colonisation.

En considérant cet angle, l’auteur de l’article propose d’effacer 1 000 milliards de dollars de la dette actuelle des pays pauvres et d’émettre 2 500 milliards de dollars en droits de tirage spéciaux (DTS), un instrument monétaire créé par le FMI. Les pays récepteurs des DTS pourraient les échanger contre de vraies devises pour rembourser leurs dettes extérieures. Ils seraient ainsi en mesure d’investir dans les soins de santé et la réduction de la pauvreté au lieu d’injecter tous leurs revenus dans les remboursements de dettes.

D’autres mesures peuvent également être mises en place pour permettre de repayer les dettes des pays dans le monde entier en plus de réduire les inégalités. D’abord, il y a la possibilité de taxer les plus riches, surtout ceux qui ont fait de bonnes affaires pendant la pandémie. Cela permettrait de réunir 4 400 milliards de dollars annuellement si la mesure est implantée partout dans le monde. Ensuite, une coordination mondiale pour fermer les paradis fiscaux pourrait rapporter de 200 à 600 milliards de dollars annuels en plus. En outre, en réduisant les dépenses militaires de 10 %, on pourrait espérer récupérer un autre 191,7 milliards de dollars par année. La Corée du Sud et la Thaïlande ont d’ailleurs déjà annoncé une réduction de leurs dépenses militaires pour la prochaine année de 2 % (738 millions de dollars) et de 8 % (557 millions de dollars) respectivement.

La fermeture des paradis fiscaux, la réorientation des dépenses militaires et l’annulation des dettes susciteront certes une forte résistance de la part des personnes qui seront les plus touchées. Ce sont néanmoins des actions nécessaires pour permettre au monde de mieux se reconstruire.