Vous avez des questions à propos des mesures économiques mises en place en soutien aux entreprises touchées par le coronavirus (COVID-19)? Consultez la page Québec.ca/coronavirus.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Ouvrir ou fermer le menu de navigation

La page est en cours de chargement...  

Obtenir du financement

S'améliorer

Créer des liens

Se conformer

Exporter

S'informer

Vecteurs – Veille stratégique en économie et innovation.

Actualités

États-Unis - 25 janvier 2021

Accroissement constant des disparités salariales aux États-Unis

Un nouveau rapport du Economic Policy Institute .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.(EPI) détaille l’accroissement des disparités salariales aux États‑Unis au cours des dernières décennies. En effet, il semble que depuis l’année 1979, le 0,1 % des individus les plus riches de la société a augmenté son salaire annuel de façon dite « stupéfiante » tandis que les 90 % les plus pauvres ont vu leurs salaires redistribués vers les plus privilégiés, fréquemment vers le 1,0 % et le 0,1 % plus riche.

Plus précisément, les travailleurs qui constituent « les 90 % les plus pauvres » ont vu leurs salaires annuels augmenter de seulement 26 %. Ces derniers sont passés de 30 880 dollars américains en 1979 à seulement 38 923 dollars américains en 2019. Durant la même période, le 1 % le plus riche a vu son salaire augmenter de 160 %. Il est à noter que le 0,1 % ayant les plus hauts revenus (les tippy-top) a vu son salaire annuel croître de 345,2 % pour passer de 649 725 dollars à près de 2,9 millions de dollars.

Les autres segments faisant partie des 10 % les plus riches (ceux des 90 à 95e centiles et des 95 à 99e centiles) ont également enregistré une croissance salariale plus rapide que la moyenne depuis l’année 1979, avec une hausse de 51,8 % et de 75,1 % respectivement. Bref, le rapport du EPI arrive à la conclusion que depuis l’année 1979, les salaires ont été redistribués vers le sommet : des 90 % les plus pauvres vers les 10 % les plus riches et des 10 % les plus riches vers le 1 % le plus riche et surtout vers le 0,1 % de personnes très riches.

À ce qu’il paraît, la grande récession de l’année 2007 s’est répercutée sur les plus hauts revenus. Effectivement, au cours des années 2007 à 2009, les salaires du 1 % et du 0,1 % les plus riches ont enregistré des baisses de 15,6 % et de 26,1 % respectivement. Selon le rapport du EPI, la chute au début du cycle économique a été d’une telle ampleur que même en 2019, le 1 % le plus riche dans son ensemble gagnait seulement 1,6 % de plus qu’en 2007.

Le rapport constate ainsi que dans le cycle économique 2007-2019, les salaires du 1 % le plus riche ont été redistribués au reste des 10 % les plus riches (les 90e centiles). Cependant, la seule dynamique salariale qui semble constante à chaque période depuis l’année 1979 est la redistribution continuelle des salaires des 90 % les plus pauvres vers le sommet.

Notons enfin que la croissance salariale des 90 % les plus pauvres était presque entièrement concentrée sur deux périodes de faible chômage qui totalisent 11 des 40 années considérées. La première s’étend des années 1995 à 2000 (sous l’administration de Bill Clinton), et la deuxième couvre la période 2013-2019 (durant le deuxième mandat de Barack Obama et celui de Donald Trump). Ces deux périodes représentent 90 % de toute la croissance salariale (7 230 dollars sur 8 043 dollars) pendant toute la période 1979-2019.