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États-Unis - 12 janvier 2021

La Chine et les États-Unis : deux visions du rôle des investissements

Un article d’American Affairs.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. analyse la vision divergente des États-Unis et de la Chine concernant le rôle des investissements dans la promotion de la croissance économique. Le capitalisme américain, dit-on, privilégie la création de valeur pour les actionnaires, et c’est la raison pour laquelle les entreprises sont censées investir dans des activités qui offrent des taux de rendement élevés. L’objectif est de maximiser la productivité et la croissance.

En Chine, par contre, le gouvernement intervient pour fournir des capitaux bon marché qui contribuent à financer de gros investissements. Il valorise donc davantage les parts de marché nationales que les taux de rendement.

American Affairs note que les résultats de la stratégie chinoise sont tout à fait surprenants. En effet, depuis l’année 2001, le produit intérieur brut du pays a augmenté de 250 %, ce qui est nettement supérieur aux 35 % des États-Unis. De plus, la Chine est devenue le chef de file mondial indiscuté dans le secteur manufacturier.

Puisque cela met au défi les présomptions du fondamentalisme du marché, American Affairs suggère qu’il y aurait une mauvaise compréhension des moteurs de l’investissement et de la croissance. L’hypothèse privilégiée est que l’investissement n’est pas conditionné par le montant du capital disponible, mais plutôt par la consommation et la demande nationales.

Plus précisément, American Affairs signale qu’auparavant, les investissements étaient limités par la disponibilité de capital. Cependant, à partir de la fin des années 1970, les réserves mondiales de capitaux ont augmenté rapidement, et les marchés ont été inondés de capitaux bon marché. De nos jours, estime-t-on, ce qui est perceptible dans les économies avancées est l’effet de la contraction de la demande sur les investissements.

American Affairs mentionne les réformes Hartz en Allemagne qui, au début des années 2000, visaient à augmenter la compétitivité de l’économie par la réduction des salaires et l’accroissement des revenus des propriétaires de capitaux. Contre toute attente, les investissements ont diminué en raison, dit-on, d’une baisse de la demande interne. Selon les auteurs, l’inégalité des revenus ne conduit pas à une augmentation des investissements. Elle entraîne plutôt un ralentissement de la croissance, une augmentation de la dette et peut-être même une baisse d’investissements.

D’autres analystes critiquent que les décisions d’investissement soient conditionnées par l’utilisation excessive des indicateurs tels que les taux de rendement internes et le rendement des actifs nets, ce qui fait en sorte que le comportement des entreprises est motivé principalement par la maximisation du rendement des actionnaires. Cela est problématique, car ces indicateurs considèrent le capital comme la « ressource la plus rare » à un moment où il est très abondant.

American Affairs souligne que pour cette raison, les entreprises américaines sont portées à imposer des taux de rendement élevés – souvent 15 % ou plus – sur les nouveaux investissements. Par conséquent, les investissements doivent être amortis sur cinq ans, ce qui nuit à l’investissement en général et a des effets néfastes sur l’innovation en particulier.