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États-Unis - 12 janvier 2021

Les effets de la COVID-19 sur les régimes de retraite au Royaume-Uni

Selon la société de conseils WillisTowersWatson.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’effet de la mortalité sur les régimes de retraite au Royaume‑Uni est à ce jour (septembre 2020) assez faible. Cependant, dit-on, l’avenir est extrêmement incertain.

WillisTowersWatson précise que malgré un bilan de plus de 60 000 morts, les fiduciaires et les commanditaires ont pu constater que les engagements des régimes de retraite sont restés inchangés ou ont diminué de seulement 0,1 % en raison du décès plus tôt que prévu de membres cotisants. Cependant, l’évaluation des conséquences de la COVID-19 sur les régimes de retraite dépendra ultimement de l’ampleur des vagues d’infection qui pourraient survenir à l’avenir, de la volonté du public de se conformer à de nouvelles restrictions et de la disponibilité d’un vaccin.

Les modélisations de WillisTowersWatson prévoient qu’une deuxième vague pourrait entraîner entre 2 000 et 100 000 décès additionnels. De plus, la récession économique déclenchée par la pandémie pourrait avoir des effets à long terme sur les régimes de retraite. Toutefois, les scénarios à long terme semblent très incertains.

L’affaiblissement de la santé et le bien-être de la population sont des facteurs à considérer, car les personnes les plus âgées et celles qui viennent de milieux moins favorisés ont subi le plus vivement les effets du confinement. De plus, il semble qu’au Royaume-Uni, la pandémie a imposé des délais dans le traitement d’autres maladies pour des milliers de personnes et que cela pourrait avoir des répercussions à long terme, encore inconnues, pour les personnes ayant survécu.

L’accumulation de ces facteurs pourrait avoir une incidence sur l’espérance de vie. WillisTowersWatson estime que si l’allongement de l’espérance de vie stagne pendant une période prolongée, par exemple 15 ans, le passif des régimes de retraite pourrait coûter 2 % de moins que prévu, ce qui éclipserait l’effet des décès dus à la COVID-19 en 2020. Toutefois, puisque cette tendance prendra des années à être reconnue, il n’y aura pas de conséquences immédiates sur les évaluations des régimes de retraite.

En revanche, il semblerait que les comportements encouragés pendant la pandémie – une meilleure appréciation des risques d’infection, une alimentation plus saine, un mode de vie plus actif et une moins grande dépendance envers les véhicules à moteur – pourraient avoir un effet positif à long terme sur la mortalité et l’espérance de vie. L’influence de ces comportements pourrait devenir plus évidente si les changements dans les façons de travailler et de se déplacer deviennent permanents.

Les analystes sont d’avis qu’il est encore difficile de savoir si ces facteurs pourront compenser les effets négatifs à long terme évoqués précédemment. Bref, il est fort probable qu’à l’avenir, les assureurs devront tenir compte de ces tendances dans la tarification de leurs régimes de retraite. Cependant, WillisTowersWatson signale que toute nouvelle tendance prendra du temps à se consolider et qu’il est peu probable qu’un ralentissement dans l’augmentation de l’espérance de vie puisse se traduire par une diminution de la tarification.