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États-Unis - 12 janvier 2021

La surqualification de la main-d’œuvre et les nouveaux besoins du marché au temps du coronavirus

Un article de The American Conservative.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. avance l’idée qu’un des plus grands problèmes de l’économie est peut-être uniquement qu’il y a un surplus de travailleurs surqualifiés. Il y aurait donc trop de diplômés universitaires pour répondre aux besoins d’un marché du travail qui accorde une importance démesurée aux emplois hautement intellectuels, au détriment de ceux qui exigent un savoir-faire artisanal ou simplement des habiletés intersubjectives, telles que la communication et l’empathie.

Selon des données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), 45 % des jeunes aux États-Unis possèdent un diplôme universitaire. Bien qu’il s’agisse d’une réussite, The American Conservative note cependant que l’expansion du bassin de diplômés universitaires entraîne parallèlement une dévalorisation de leurs diplômes. Cela expliquerait, dit-on, la croissante frustration des jeunes, qui s’aperçoivent que leur diplôme ne leur assure plus un emploi à la hauteur de leurs compétences.

En revanche, on constate que dans de nombreux pays, de jeunes travailleurs dans des domaines moins intellectuels – comme les électriciens ou les plombiers –  gagnent beaucoup mieux leur vie à un coût certainement bien moindre. Il semblerait que l’éclosion de la COVID-19 n’a fait que mettre en évidence l’importance des métiers dits essentiels qui ont été négligés, voire dévalorisés, pendant des décennies : infirmières auxiliaires, aides-soignants, employés d’épicerie et toutes sortes d’ouvriers responsables d’accomplir des tâches essentielles sans lesquels le pays ne pourrait simplement pas fonctionner.

The American Conservative remet en question le préjugé voulant qu’il s’agit de métiers simples que n’importe qui peut exercer. On mentionne, par exemple, la multiplicité d’habiletés intersubjectives assez complexes que doit maîtriser un aide-soignant qui s’occupe d’une personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer. On n’est donc pas surpris d’apprendre qu’en ce moment, ce métier est de plus en plus recherché aux États-Unis.

Cependant, le salaire moyen d’un aide-soignant aux États-Unis est de 24 200 dollars américains tandis qu’un développeur Web, un autre métier très recherché, reçoit 72 040 dollars américains. Selon The American Conservative, cela montre que le marché valorise bien plus les domaines professionnels où prévalent la connaissance, l’intelligence ou pire, la simple mémorisation.

Enfin, la faible valorisation de ce qu’on appelle les « métiers invisibles » refléterait ultimement une lente érosion des valeurs typiquement occidentales et l’abandon des classes sociales inférieures au profit d’une élite concentrée. Selon un article de The Atlantic.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. publié en avril 2020, la COVID-19 pourrait exacerber les clivages entre les travailleurs essentiels à faible revenu très susceptibles de contagion – comme les commis d’épicerie – et ceux qui étaient moins exposés à la COVID-19 en raison du télétravail.