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États-Unis - 12 janvier 2021

La réglementation de la Big Tech pourrait nuire à l’innovation dans l’économie des plateformes

Selon un article publié par MITSloan.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. en novembre 2020, la multiplication d’initiatives visant à accroître la portée de la réglementation concernant les plateformes numériques aura des conséquences négatives certes pour la Big Tech, mais pour bien d’autres secteurs aussi. En effet, on prévoit que les secteurs de la construction, de la santé, de la finance, de l’énergie et de la fabrication industrielle qui ont adopté le modèle d’affaires des plateformes – ou qui prévoient le faire – en souffriront assurément.

Ces craintes se précisent à un moment où le Comité judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis a publié un rapport.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (6 octobre 2020) qui recommande des changements fondamentaux aux lois anticoncurrentielles tout en ciblant les plateformes technologiques Amazon, Apple, Facebook et Google. Il est à noter que quelques jours plus tard, le département américain de la Justice a accusé Google d’utiliser « des tactiques anticoncurrentielles pour maintenir et étendre ses monopoles sur les marchés des services de recherche ».

Selon MITSloan, la proposition réglementaire la plus extrême du Comité judiciaire de la Chambre impliquerait une rupture structurelle qui, dit-on, pourrait défaire les effets de réseau qui stimulent la croissance de l’économie des plateformes et produisent de la valeur. Cependant, ce qui semble le plus probable est la séparation entre les plateformes et les produits et services qui y sont vendus. Il s’agirait, semble-t-il, d’une façon efficace de lutter contre ce qu’on appelle « l’autopréférence », c’est-à-dire les comportements qui favorisent les offres d’un propriétaire de plateforme par rapport à celles de ses concurrents.

Il semble qu’appliquée de manière modérée, cette mesure pourrait limiter les biais potentiels dans les listes de recherche. Dans sa version plus extrême, cette proposition pourrait interdire l’intégration verticale qui est, à ce qu’il paraît, une source de valeur certaine dans de nombreux modèles de plateformes. Une entreprise pourrait donc se faire imposer des contraintes sur les produits qu’elle pourrait vendre sur sa plateforme, même si leur valeur est supérieure à celle des produits concurrents.

Une autre proposition du Comité judiciaire obligerait les entreprises à partager des données commerciales avec les concurrents afin de créer des règles du jeu équitables pour tout le monde. Le hic est que cela pourrait éveiller des risques pour la vie privée et la sécurité et créer des problèmes d’imputabilité.

Enfin, la régulation stricte des activités de fusion et d’acquisition des sociétés de plateformes et la modification des présomptions sur le fonctionnement des activités anticoncurrentielles afin de procurer des bénéfices aux plaignants font partie d’autres propositions analysées par le Comité judiciaire. MITSloan note cependant que dans le premier cas, les restrictions pourraient porter atteinte à la croissance et à l’innovation des plateformes tandis que dans le deuxième, les activités créatrices de valeur des entreprises pourraient davantage être l’objet de litiges, d’amendes et d’autres restrictions.