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États-Unis - 12 janvier 2021

Créer de meilleurs emplois à l’ère des machines intelligentes

Trois ans après avoir reçu le mandat « d’aider à mieux comprendre la manière dont les progrès de la technologie auront une incidence sur la main-d’œuvre et quelles politiques créeraient des occasions pour plus d’Américains dans l’économie numérique », un groupe de travail très diversifié du MIT vient de publier son rapport.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Les quatre principales conclusions sont les suivantes :

  1. La plupart des travailleurs américains ont été durement touchés. Il est bien connu que les personnes qui sont aux échelons les plus élevés de l’échelle de l’emploi ont prospéré pendant des décennies, tandis que les salaires des travailleurs américains moyens stagnaient. Mais le rapport du MIT va plus loin. On y constate, par exemple, que les salaires réels des hommes qui n’ont pas un diplôme de quatre ans d’études collégiales ont baissé de 10 à 20 % depuis le sommet de 1980 (les deux tiers des travailleurs américains n’ont pas un tel diplôme). Qui plus est, l’économie américaine produit des écarts salariaux plus importants, moins d’emplois de haute qualité en proportion et moins de mobilité intergénérationnelle que la plupart des autres pays développés. La position à la traîne des travailleurs américains ne semble pas non plus être le résultat de la technologie. Selon le coauteur de l’étude, les institutions américaines seraient moins performantes que leurs compétiteurs.
  2. Les robots ne sont pas sur le point de livrer un avenir sans emploi. Les chercheurs du MIT concluent que le changement sera plus évolutif que révolutionnaire. En fait, écrivent-ils, « nous prévoyons qu’au cours des deux prochaines décennies, les pays industrialisés auront plus de possibilités d’emploi que de travailleurs pour les pourvoir ». Cela est vrai pour les secteurs de l’assurance, des soins de santé, des véhicules autonomes, de la logistique et de l’entreposage, de la fabrication et des petits fabricants. Malgré les progrès, les robots n’ont tout simplement pas la polyvalence et la dextérité des travailleurs humains. Le coût et l’expertise opérationnelle nécessaires ralentiront également l’utilisation généralisée des robots.
  3. La formation des travailleurs doit correspondre aux besoins du marché. L’ingrédient clé du succès réside dans les partenariats public-privé, selon une participante au projet de recherche. Les écoles, les organisations à but non lucratif et les programmes parrainés par les entreprises qui ont réussi à hisser les gens à des emplois de la classe moyenne font tous écho à son argument : la nécessité de lier la formation professionnelle à la demande des entreprises. Le rapport souligne la réussite de certains programmes qui offrent des voies de rechange à l’éducation et à la formation professionnelle.
  4. Les travailleurs ont besoin de plus de pouvoir, de voix et de représentation. Le rapport recommande d’augmenter le salaire minimum, d’élargir l’assurance-chômage et de modifier la législation du travail. Les chercheurs du MIT recommandent également de modifier les lois fiscales américaines qui favorisent les dépenses des entreprises en machinerie plutôt qu’en main-d’œuvre.