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États-Unis - 8 décembre 2020

Vers une économie neutre en plastique?

IndustryWeek.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. signale qu'à l'heure actuelle les stratégies pour résoudre le problème du plastique sont conditionnées par deux comportements. Celui des gouvernements – qui seraient censés interdire les plastiques – et celui des consommateurs, qui devraient privilégier les produits non jetables. Selon IndustryWeek, cette approche néglige les problèmes sous-jacents liés à la manière dont les plastiques sont créés. C'est la raison pour laquelle ces mesures peuvent facilement être annulées lorsque survient une crise comme celle de la COVID-19.

Il faudrait donc s'intéresser aux incitations qui peuvent être offertes aux entreprises pour qu'elles puissent assumer une plus grande responsabilité dans la gestion des plastiques qu'elles produisent. Pour cette raison, IndustryWeek estime qu'il est pertinent d'envisager un système semblable aux taxes et crédits du carbone afin de mettre un prix sur les aspects productifs qui ne sont généralement pas évalués et rendre ainsi les entreprises plus imputables.

L'idée est de modifier le comportement des entreprises productrices de plastiques qui, selon les critères de rationalité économique, vont toujours choisir la rentabilité et l'externalisation des coûts sociaux et environnementaux. Dans cette perspective, l'objectif est de concrétiser la vision d'une entreprise « neutre en matière plastique » (plastic-neutral company).

Afin d'atteindre ces objectifs, certaines entreprises.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. ont fait le choix inusité de taxer leurs propres produits, ce qui a généré soudainement une nouvelle incitation financière pour sortir du marché du plastique. Plus précisément, pour chaque once de plastique qu'elles produisent, elles paient la collecte et le recyclage d'une quantité équivalente de plastique produit ailleurs.

Cependant, IndustryWeek avance l'idée que pour résoudre la crise des plastiques, il n'est pas suffisant de simplement limiter leur production. Il faut aussi faire un effort pour prolonger la durée de vie de ces produits. En effet, les plastiques ont été conçus pour avoir une très grande durabilité, mais ils sont largement utilisés dans des produits jetables à usage unique. Au rythme de production actuel, dit-on, la quantité de plastique emportée vers les océans du monde risque de tripler d'ici l'année 2040 pour atteindre une moyenne de 29 millions de tonnes métriques de déchets par année.

Cette stratégie semble en effet une voie privilégiée pour réduire l'empreinte environnementale spécifique des entreprises. Ce faisant, ces dernières peuvent limiter la production de déchets dans leurs processus de fabrication et assumer une plus grande responsabilité dans leur gestion. Il serait désormais possible d'entrer dans un cercle vertueux où l'on commencera au début à utiliser de meilleurs plastiques et ensuite, moins de plastiques et puis, plus du tout de plastiques.

Il serait possible d'utiliser de meilleurs plastiques en se tournant davantage vers des produits postconsommation. IndustryWeek mentionne l'initiative.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. d'une entreprise qui a commencé à ramasser des plastiques sur les côtes et les voies navigables pour fabriquer des brosses à dents et des rasoirs. Mentionnons que cette entreprise a choisi de donner 25 % des recettes provenant de la vente de ces produits à des organisations à but non lucratif qui s'affairent à résoudre le problème de l'accumulation de plastique dans les océans, dont la quantité est estimée, à l'heure actuelle, à 8 millions de tonnes par année.