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États-Unis - 8 décembre 2020

L'éducation à distance représente-t-elle l'avenir de la scolarisation des enfants?

Brookings.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. se demande si l'éducation publique pourra revenir à la normale à un moment où le confinement semble avoir éveillé une multitude de conflits entre les parents, les enseignants et les employeurs. De plus, le système de scolarisation apparaît très fragmenté.

Par conséquent, l'avis des analystes semble partagé entre, d'un côté, la possibilité de revenir au système qui prévalait avant l'éclosion de la pandémie, et d'un autre, celle de pérenniser les changements adaptatifs qui ont été imposés par la crise sanitaire et qui se sont avérés prometteurs.

Il y a certainement de la pression pour un retour à la normalité éducative d'avant la COVID-19. Selon les données de CIVIS Analytics.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., 82 % des familles dont les enfants ont dû adopter les nouveaux modes d'enseignement souhaitent le retour des méthodes de scolarisation traditionnelles une fois la crise sanitaire terminée. De plus, les États qui ont dû garantir le financement aux districts scolaires menacés par la perte d'inscriptions scolaires souhaitent aussi préserver les arrangements prépandémiques.

Cependant, selon Brookings, un retour complet à la normalité est peu probable. La multitude d'arrangements, de transactions et de compromis qui ont créé la scolarisation traditionnelle reflète une réalité politique qui semble révolue. En effet, la COVID-19 a imposé un engagement bien plus grand des parents dans la scolarisation de leurs enfants, ce qui a brisé le monopole détenu jusque-là par les commissions scolaires et les syndicats d'enseignants.

Cette tendance était, à ce qu'il paraît, inévitable. Les exigences de la télé-éducation ont obligé les enseignants à concevoir de nouvelles stratégies pour répondre aux besoins des étudiants et à engager davantage les parents dans le processus d'apprentissage. Bref, les anciennes présomptions concernant la façon et l'endroit le plus appropriés pour éduquer les enfants paraissent bouleversées. Un simple retour à l'ancienne normalité semble donc invraisemblable.

Brookings estime que les perturbations du système éducatif se feront sentir pendant quelques années encore, probablement jusqu'en 2024. Les soucis des parents concernant la sécurité des enfants et leur réticence quant à l'efficacité des vaccins expliquent également la pérennisation des nouvelles pratiques éducatives.

De plus, un simple démarrage des activités une fois la crise sanitaire passée semble peu probable. Brookings estime que les aspects déficitaires de la scolarisation non traditionnelle et le stress accumulé devront avoir été pris en charge lorsque les enfants retourneront enfin dans les salles de classe. Il est probable, dit-on, que les parents demandent de nouveaux investissements dans les communautés d'apprentissage, par exemple dans le mentorat et le soutien psychologique. 

De plus, on prévoit que les commissions scolaires seront aux prises avec des difficultés financières en raison d'une baisse probable d'inscriptions. En effet, si un nombre important de parents font le choix d'inscrire leurs enfants dans des écoles privées, les commissions scolaires n'auront pas les ressources nécessaires pour revenir à la normale et offrir les nouveaux services dont les enfants et les familles pourraient avoir besoin.