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États-Unis - 8 décembre 2020

De l'incertitude dans les perspectives économiques pour l'année 2021

Dans son analyse des tendances économiques pour l'année 2021, le site Brinks.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. estime que la reprise devrait ralentir au quatrième trimestre de l'année 2020 et au premier trimestre de l'année 2021 alors que les gouvernements resserrent les mesures de distanciation sociale et que les suppressions d'emplois freinent les dépenses et les investissements. La prévision de croissance du produit intérieur brut mondial pour l'année 2021 a donc été diminuée à 4,6 % comparativement au 4,8 % qui avait été anticipé en juin.

Les données du deuxième trimestre laissent entrevoir une reprise économique différenciée dans laquelle on constate que les États-Unis et l'Europe occidentale éprouvent du retard par rapport à la Chine et à ses partenaires commerciaux asiatiques, l'Allemagne et le Brésil. Cette situation devrait s'accentuer en raison de la suppression progressive des mesures politiques temporaires visant à soutenir les entreprises. C'est pour cette raison que l'on prévoit une augmentation de 31 % des faillites d'entreprises d'ici la fin de l'année 2021.

Une situation semblable est perceptible quant à la reprise des exportations de biens et de services qui, apparemment, est plus forte en Chine, sur les marchés asiatiques émergents et dans les pays d'Europe de l'Est qu'aux États-Unis et dans les pays de l'Europe occidentale. Ainsi, bien que Brinks ait prévu une remontée de 7 % du commerce international des biens et services en 2021, ce n'est qu'en 2022, dit-on, que l'on reviendra aux niveaux d'avant la pandémie.

Dans ce contexte, il est à prévoir que les ménages les plus fragiles perdront une partie de leur pouvoir d'achat qui, selon les analystes, sera difficile à récupérer. Puisque la pandémie a touché plus durement les jeunes travailleurs moins qualifiés et à temps partiel, la reprise prendra vraisemblablement une forme asymétrique, en forme de K.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., dans laquelle les dépenses de consommation reprendront à des rythmes différents selon le secteur de la population concerné.

La géopolitique contribue à accroître l'incertitude économique. Brinks mentionne la possibilité accrue d'un Brexit sans accord, les conséquences des élections américaines sur la politique budgétaire et la tension de la guerre technologique entre les États-Unis et la Chine, qui restera un enjeu de premier ordre en 2021. Mentionnons aussi le risque que représente l'assouplissement de la discipline budgétaire des marchés émergents, qui ont été forcés de mettre en place des mesures d'urgence pour surmonter la crise économique.

Brinks est d'avis que la COVID-19 a changé les règles du jeu de façon fondamentale. On constate d'abord que dans la lutte pour la primauté régionale, la technologie, le commerce, les devises et les systèmes de paiement deviendront les instruments les plus utilisés. Il est prévisible, dit-on, que l'équilibre entre l'État et les marchés se modifiera au détriment de ce dernier. À ce qu'il paraît, cela pourrait porter atteinte à la vitalité de l'innovation dans le secteur privé. Certains joueurs, comme ceux qui agissent dans le secteur privé de la sécurité sociale tels que les assureurs-vie, pourraient écoper.