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Europe - 24 novembre 2020

Les facteurs qui entravent le développement des jeunes pousses européennes

Un rapport de McKinsey.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. analyse les facteurs qui semblent entraver le développement de l’écosystème de jeunes pousses européennes. En effet, il semble que malgré l’émergence d’un nombre croissant de licornes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. – 14 ont été créées seulement en 2019 – la performance des jeunes pousses (startups) européennes est inférieure à celle d’autres écosystèmes aux États-Unis et en Inde.

L’analyse de McKinsey révèle que les jeunes pousses européennes sont moins nombreuses, collectent moins d’argent et ont moins de chances d’obtenir un financement de série C.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui est le financement accordé par les investisseurs aux jeunes pousses les plus prometteuses. De plus, alors que l’Europe génère 36 % de toutes les jeunes pousses financées officiellement, elle ne crée que 14 % des licornes dans le monde. Enfin, le nombre de jeunes pousses européennes qui sont en phase d’amorçage ne représente que 40 % des jeunes pousses créées aux États-Unis.

Des retards sont également perceptibles sur le plan du financement. Selon les données analysées par McKinsey entre les années 2009 et 2014, les jeunes pousses européennes ont 30 % moins de chances de consolider leur financement – de passer d’un financement d’amorçage au financement de série C –, de faire leur entrée en Bourse ou de se faire acquérir, comparativement aux écosystèmes américains ou indiens.

Pour expliquer cette situation, l’analyse de McKinsey cible d’abord les effets de la fragmentation politique et culturelle du continent européen, qui restreignent les efforts pour créer un marché unique. Cela oblige les jeunes pousses à s’adapter à des marchés mobilisés par des comportements particuliers et à se conformer à une réglementation assez complexe. Des mécanismes de distribution et de marketing ainsi que des méthodes de paiement différencié imposent également leur lot de contraintes additionnelles aux jeunes pousses européennes.

Une autre conséquence de la fragmentation est que les jeunes pousses européennes doivent souvent acquérir une solide position à l’international avant d’avoir la chance de devenir une licorne. McKinsey signale que c’est le cas pour 70 % des licornes européennes comparativement à 50 % pour leurs contreparties américaines. McKinsey signale que malgré l’accroissement du capital investi dans des cycles de financement de 100 millions de dollars et plus — qui était en 2019 quatre fois supérieur à celui de 2014 — il appert que les jeunes pousses européennes éprouvent toujours des difficultés à concurrencer le financement des jeunes pousses américaines.

McKinsey souligne d’autres facteurs concomitants, à savoir l’image plus favorable dont semble jouir l’entrepreneuriat aux États-Unis et une culture d’aversion au risque semblant décourager les investisseurs européens, qui, par conséquent, freinent les ambitions de croissance des jeunes fondateurs des entreprises en démarrage européennes.

Enfin, la capacité d’attirer du talent est un autre facteur qui semble jouer contre les jeunes pousses européennes. McKinsey indique que le salaire d’un développeur de logiciels à San Francisco ou à New York peut être jusqu’à 50 % plus élevé qu’en Europe. De plus, en raison du nombre significativement plus faible de grandes entreprises technologiques européennes, le bassin de cadres expérimentés ayant une expérience pratique dans la création d’entreprises cotées en Bourse est assez réduit.