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International - 15 octobre 2020

Le secteur des services et « l’économie de l’expérience » pâtissent des effets du virus

Au cours du deuxième trimestre, alors que le Canada était en grande partie confiné, les dépenses des ménages ont diminué de 13,1 % en fonction de l’inflation, selon Statistique Canada. Dans le secteur des services, la chute est deux fois plus grande (16,7 %) que dans le secteur des biens (8,4 %). En juillet, toujours selon Statistique Canada, les détaillants ont vendu pour 53 milliards de dollars de marchandises. Il s’agit de la somme mensuelle la plus élevée jamais enregistrée. Lorsque les magasins ont rouvert cet été, la demande refoulée a entraîné une vague de ventes et une pénurie généralisée, des kayaks aux meubles de patio, révèle un article du quotidien The Globe and Mail.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Le secteur des services, par contre, a eu moins de chance, et les progrès semblent plus lents. Des données récentes indiquent une faiblesse persistante dans les secteurs soumis à des restrictions strictes, comme les voyages et les divertissements, ainsi que dans ceux où les contacts rapprochés sont inévitables, comme les restaurants et les salons de coiffure. Avec l’augmentation des cas de COVID-19, les industries de services semblent à nouveau vulnérables. Aux États-Unis, en juillet, les dépenses en biens ont été de 6 % plus élevées qu’en février, tandis que les services ont diminué de près de 10 %. Selon Jocelyn Paquet, économiste à la Banque Nationale, le secteur des services « sera le plus touché » à mesure que le nombre de cas de COVID-19 augmentera de nouveau (comme maintenant).

Une analyse du quotidien The New York Times.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. montre qu’au cours des dernières décennies, une part de plus en plus élevée de la croissance de l’emploi et du produit intérieur brut est venue des activités d’affaires visant à rassembler les gens (des festivals en tout genre aux concerts de musique en passant par les bars à thèmes et les musées iconoclastes). L’économie qui dépend des activités en direct, soit celle qu’on appelle « l’économie de l’expérience », a littéralement explosé. En effet, aux États-Unis, la production économique attribuable aux arts, aux divertissements, aux loisirs, à l’hébergement et aux services de restauration s’élevait à près de 1,6 billion de dollars américains l’an dernier, contre 979 milliards de dollars il y a 10 ans, selon le Bureau of Economic Analysis. Au cours de la même période, l’emploi dans les industries des loisirs et de l’hôtellerie a augmenté d’environ 30 % pour atteindre un sommet de près de 17 millions au début de cette année, selon le Bureau of Labor Statistics.

Or, il s’avère qu’une économie dépendante des rassemblements est particulièrement vulnérable aux perturbations causées par un virus, comme on peut le constater aujourd’hui.