Vous avez des questions à propos des mesures économiques mises en place en soutien aux entreprises touchées par le coronavirus (COVID-19)? Consultez la page Québec.ca/coronavirus.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Ouvrir ou fermer le menu de navigation

La page est en cours de chargement...  

obtenir du financement

s'améliorer

créer des liens

se conformer

exporter

s'informer

Vecteurs – Veille stratégique en économie et innovation.

Actualités

Europe - 12 juin 2020

Les compétences numériques du secteur public pour répondre aux besoins d’un monde propulsé par l’intelligence artificielle

Selon McKinsey.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la révolution des technologies numériques, notamment l’intelligence artificielle (IA) et l’automatisation, qui se développent à toute allure dans l’Union européenne et au Royaume-Uni (l’UE-28), offre d’immenses chances d’accélérer la croissance économique. On estime que l’intégration de certains secteurs qui sont encore en retard sur le plan numérique – tels que la fabrication, les activités minières, les soins de santé et l’éducation – pourrait ajouter 2,5 billions d’euros au produit intérieur brut de l’UE-28 d’ici l’année 2025.

McKinsey ajoute que dans le contexte de la pandémie, le besoin de numériser un grand nombre de services administratifs, tels que les allocations de chômage, a mis en évidence la nécessité d’améliorer aussi les compétences numériques des employés du gouvernement. Cela s’avère un incontournable pour que ceux et celles qui travaillent dans le secteur public puissent fonctionner de façon satisfaisante dans une société qui sera propulsée largement par les processus automatisés et l’IA.

Il est à noter que les gouvernements de l’UE-28 sont déjà engagés dans le développement d’une Administration en ligne (e-government) intégrée. De plus, certains pays, comme l’Estonie et le Danemark, sont considérés comme des pionniers dans la numérisation de leurs services et la mise en place de plateformes numériques novatrices.

D’ailleurs, Mckinsey ajoute que l’UE-28 a lancé des initiatives pour le renforcement des compétences numériques associées à la mise en œuvre de l’Administration en ligne. Le programme Europe numérique de la Commission européenne prévoit un investissement de 700 millions d’euros dans 160 nouveaux programmes de maîtrise en technologies numériques et la formation de 80 000 spécialistes.

Malgré ces développements, McKinsey estime que le secteur public de l’UE-28 risque de se heurter à une pénurie de compétences numériques pour mettre en place ses ambitieuses initiatives. De plus, la main-d’œuvre de nombreuses administrations publiques de l’UE-28 risque de prendre du retard, en particulier par rapport à celle du secteur privé.

Plus précisément, McKinsey est d’avis qu’il y aurait trois catégories de compétences essentielles à développer. Tout d’abord, les compétences dites technologiques qui comprennent, par exemple, l’analyse des données. Ensuite, les compétences en citoyenneté numérique, telles que la littératie numérique, et les compétences de type classique, comme la capacité de résoudre des problèmes. La maîtrise de ces trois types de compétences deviendra un incontournable au fur et à mesure de l’automatisation des tâches moins exigeantes, telles que la saisie de données.

Les analyses de McKinsey démontrent que d’ici l’année 2023, le secteur public des pays de l’UE-28 aura besoin de 1,7 million d’employés additionnels (ce qui représente 5,3 % d’un bassin de 32 millions d’employés) possédant des compétences technologiques. De ce nombre, environ 1,1 million de personnes devront posséder des compétences avancées et complexes en analyse de données.