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États-Unis - 19 mai 2020

L’économie américaine est particulièrement vulnérable au coronavirus

Les économistes politiques utilisent des « modèles de croissance.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. » pour décrire ce que font les pays pour promouvoir la croissance dans des circonstances normales. Toutefois, ces modèles indiquent aussi comment les pays sont susceptibles de réagir en cas de crise, comme une pandémie mortelle, avance une analyse.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. du magazine Foreign Affairs. Le modèle de croissance de base du Royaume-Uni.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., par exemple, est tiré par les secteurs de la finance, de l’immobilier et, surtout, de la consommation intérieure.

Lorsque l’économie britannique a été frappée par la crise du coronavirus et que tout le monde a été invité à rester chez soi, prendre des mesures pour stimuler la consommation – comme garantir 80 % des salaires.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. – était la réponse nécessaire. En revanche, en Allemagne, qui est essentiellement une plate-forme d’exportation géante aspirant la demande du monde entier, la réponse nécessaire a été de raccourcir la semaine de travail et de garantir le bilan des entreprises.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., mais pas de soutenir les salaires.

En matière de modèle de croissance, les États-Unis sont un exportateur massif de produits primaires, d’avions, d’armes, de pétrole, de services, de logiciels, de commerce électronique et de finances, simplement parce que leur économie représente un quart du produit intérieur brut mondial. Mais l’essentiel de ce qui stimule l’économie américaine demeure toujours la consommation intérieure. Bien que leur économie ne soit pas aussi axée sur le crédit ou dépendante de la dette que certains analystes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. l’ont prétendu, les États-Unis se trouvent au milieu du peloton des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques en ce qui a trait au ratio d’endettement des ménages par rapport au revenu disponible.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Le rôle que joue la dette du secteur privé dans l’économie américaine rend difficile la réponse à une crise comme celle-ci. Cette réalité est mise en évidence lorsque l’on compare le modèle de croissance américain à celui d’autres pays.

Les modèles de croissance tributaires du commerce, tels que ceux que l’on trouve dans le nord et l’ouest de l’Europe, possèdent généralement de vastes États-providence.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qui agissent comme des « amortisseurs » et contribuent ainsi à atténuer les effets des chocs économiques. En général, plus l’économie d’un pays européen est ouverte au commerce international, plus l’État-providence qu’il construit pour servir de tampon en cas de fermeture commerciale est grand. Les grands États-providence permettent également à leurs citoyens de s’endetter considérablement.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., car cela les assure efficacement contre les périodes de chômage; les plus endettés du monde ne sont pas les Américains, mais bien les Danois et les Néerlandais.

En revanche, les pays ayant des modèles de croissance de type anglo-américain ont tendance à avoir des États plus faibles, des impôts plus bas et des secteurs financiers importants. Ils possèdent des marchés du travail très flexibles plutôt que de grands États-providence, ce qui signifie qu’ils dépendent en fin de compte des salaires pour stimuler la croissance. Depuis que la « valeur » de ces salaires a diminué.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. au fil du temps, les cartes de crédit, les prêts étudiants et les dettes médicales sont devenus un élément standard du budget des ménages américains. Et lorsque ce budget diminue fortement, les dettes ne sont pas compensées par les amortisseurs comme dans les États-providence.

Ce manque d’amortisseurs fait partie intégrante du modèle de croissance américain. Lorsque ce modèle est heurté par des chocs, les autorités ont tendance à renflouer les systèmes financiers pour maintenir la fluidité du crédit et laisser l’économie réelle absorber le coup au moyen des politiques de chômage.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et d’austérité.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Pendant une crise économique mondiale, les États-Unis ont un avantage majeur sur les autres pays : ils impriment la monnaie de la réserve mondiale. Mais cette fois, l’action de la Réserve fédérale n’a pas eu son effet calmant habituel : les marchés financiers ont continué de baisser, et la domination du dollar n’a pas empêché une fuite en liquidité.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Bien que le Congrès ait finalement adopté un plan de stabilisation économique de 2 milliards de dollars américains, son incapacité persistante à s’entendre sur qui renflouer – les entreprises ou les consommateurs – reflète les tensions dans le modèle de croissance sous-jacent. Les États-Unis choisissent généralement de protéger le capital et de simplement laisser la main-d’œuvre s’adapter par la voie du chômage. Mais cet instinct, à savoir protéger les grands acteurs et laisser les travailleurs prendre le coup, est également une raison clé pour laquelle la pandémie de coronavirus est un amplificateur de catastrophe pour le modèle de croissance américain d’une manière qui n’est pas vraie pour l’Allemagne ou même le Royaume-Uni.

Le modèle de croissance américain est construit de telle manière qu’il ne peut tout simplement pas s’arrêter sans s’infliger des dommages catastrophiques. Les États-Unis, avec leurs 330 millions d’habitants, 270 millions d’armes de poing, 80 millions de travailleurs horaires sans indemnité légale de maladie et 28 millions de personnes sans assurance médicale, sont confrontés à des défis tout à fait différents de ceux des autres pays. La mise en hibernation de l’économie pendant six mois ou plus détruirait ce qui reste de son tissu social ainsi que son modèle de croissance. Mais, d’un autre côté, le redémarrage pourrait transformer la pandémie en peste et causer autant sinon plus de dégâts.