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International - 19 mai 2020

Les conséquences économiques à plus long terme des pandémies

L’impact économique du nouveau coronavirus pourrait persister pendant une génération ou plus, selon un récent document de travail.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de la Federal Reserve Bank of San Francisco. Le document examine les épidémies historiques en commençant par la peste noire de 1347 jusqu’à des catastrophes plus récentes, telles que la grippe espagnole de 1918, la grippe de Hong Kong de 1968 et la pandémie H1N1 de 2009.

L’étude révèle qu’au cours de 15 pandémies précédentes, les taux d’intérêt ont dégringolé et que dans la plupart des cas, ils sont restés plus bas que prévu pendant des décennies une fois la situation d’urgence passée. En effet, à la suite de ces pandémies, les taux d’intérêt ont généralement baissé d’environ 1,5 point de pourcentage en dessous de ce que l’on aurait pu s’attendre sans la perturbation. Il a parfois fallu attendre jusqu’à 40 ans pour un retour de taux d’intérêt conformes à la tendance. Les économistes savaient déjà que les grandes récessions causées par les crises financières pouvaient faire baisser les taux d’intérêt pendant 5 à 10 ans. Cependant, peu d’entre eux soupçonnaient que les pandémies pouvaient avoir une influence aussi profonde et durable.

Si l’effet de la pandémie se confirmait, cela s’ajouterait aux signes indiquant que les taux d’intérêt devraient rester bas dans un avenir prévisible. Les gouvernements doivent l’espérer, car avec leur niveau d’endettement actuel (pour soutenir leur économie), ils accueilleraient favorablement une longue période de faibles coûts d’emprunt.

L’étude couvre également de nombreuses épidémies qui ont disparu de la mémoire collective, comme la pandémie de choléra qui a tué 800 000 personnes des années 1899 à 1923 et l’épidémie de grippe asiatique de 1957, qui a coûté la vie à deux millions de personnes. Aussi différentes que soient ces pandémies sur le plan médical, leurs effets économiques sont globalement similaires. Elles ont réduit la taille des populations, mais n’ont pas touché aux terrains, aux équipements, ni aux autres biens productifs.

En causant des ravages dans la population, mais pas dans les usines, les pandémies passées ont généralement modifié la balance entre le capital et le travail, selon les chercheurs. Les salaires ont eu tendance à augmenter à mesure que les travailleurs se raréfiaient et profitaient de leur nouveau pouvoir de négociation. Mais cette augmentation diminuait les profits des pourvoyeurs de capitaux. La perspective de rendements inférieurs aura finalement eu pour effet de faire baisser le montant des intérêts que les gens étaient prêts à payer sur l’argent emprunté, poussant les taux d’intérêt à la baisse.

Presque toutes les pandémies citées dans le document ont eu lieu dans des économies peu avancées sur le plan technologique où le travail humain était probablement une plus grande contrainte à la productivité qu’aujourd’hui et où peu de personnes vivaient jusqu’à un âge avancé. Les choses pourraient-elles être différentes cette fois-ci?

Peut-être. Les chercheurs indiquent que le vieillissement de la population est la principale raison de penser que les conséquences économiques du nouveau coronavirus pourraient être différentes. « Les pandémies passées se sont produites à une époque où pratiquement aucun membre de la société ne survivait jusqu’à la vieillesse », écrivent-ils. Cette fois, les personnes âgées sont probablement le groupe le plus touché. Par conséquent, l’impact économique pourrait être atténué.