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États-Unis - 1 mai 2020

La tendance à la concentration des emplois technologiques dans une poignée de villes s’accentue

En décembre dernier, la Brookings Institution publiait un rapport.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. révélant que 90 % de la croissance de l’emploi dans le secteur de l’innovation au cours des 15 dernières années a été générée par seulement cinq grandes villes côtières : Seattle, Boston, San Francisco, San Diego et San Jose, en Californie. Ces résultats ont suscité la consternation, mais aussi une certaine incrédulité.

Or, un nouveau rapport.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. rédigé au profit de l’American Enterprise Institute confirme cette tendance à la concentration des emplois technologiques aux États-Unis, en départageant nettement les zones métropolitaines « gagnantes » des perdantes.

Bien que des dizaines de jeunes pousses aient été lancées un peu partout aux États-Unis, les emplois liés à la technologie numérique ont continué à se concentrer dans une courte liste de grandes villes au cours de la décennie. À ce titre, de nombreuses grandes zones métropolitaines ont perdu leur part du secteur technologique global alors même qu’elles se développaient. Il en découle une règle quasi impitoyable de « celui-qui-en-prend-le-plus » plutôt que la « montée du reste » tant espérée.

Cette dynamique de la convergence peut traduire l’importance croissante d’agglomérations géantes de talents et d’entreprises en période de perturbation technologique, avec le développement rapide des médias sociaux et de l’intelligence artificielle. Cela pourrait refléter la « pensée de groupe » des gestionnaires et des bailleurs de fonds de l’industrie technologique concernant les décisions d’implantation ou plutôt l’effet géographique des « plateformes » monopolistiques des géants du Web, ce qui pourrait empêcher l’entrée de rivaux géographiques et d’entreprises concurrentes.

Les cinq principales zones métropolitaines détenant les parts les plus élevées dans l’industrie des services numériques aux États-Unis représentaient 28 % de l’ensemble de ces emplois à l’échelle nationale en 2018, tandis que la part des dix premières se situait à 44,3 %. Les mêmes dix principales régions métropolitaines comptaient près de la moitié (47,9 %) des nouveaux emplois technologiques des États-Unis durant la période 2010-2018, tandis que cinq d’entre elles – San Francisco, Seattle, San Jose, Los Angeles et Austin au Texas – augmentaient leur part de manière particulièrement rapide. En effet, à elles seules, ces cinq villes ont contribué à 28 % de la croissance de tous les nouveaux emplois dans les services numériques et ont augmenté leur part dans les emplois technologiques de base aux États-Unis de 1,8 point de pourcentage.

Ce qui est de plus en plus clair, c’est que la croissance basée sur la technologie ne se diffusera probablement pas d’elle-même ailleurs aux États-Unis. Au lieu de cela, les autorités devront prendre des mesures plus robustes pour contrer cette concentration excessive et susciter une nouvelle vitalité économique ailleurs aux États-Unis.