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International - 1 mai 2020

Les entreprises et le renforcement des compétences chez les travailleurs pour faire face à l’automatisation

Une recherche de McKinsey Global Survey.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. s’intéresse aux activités de requalification menées par des entreprises pour répondre aux changements dans le marché de l’emploi, notamment la pression de l’automatisation. On estime que globalement, environ 375 millions de travailleurs pourraient être poussés à changer d’emploi au cours de la décennie qui s’amorce afin de satisfaire les besoins des entreprises. De plus, l’automatisation pourrait libérer jusqu’à 30 % de leur temps de travail dans leurs nouveaux emplois.

La plupart des entreprises consultées estiment que d’ici cinq ans, elles seront confrontées à une « brèche de compétences ». En fait, c’est actuellement le cas pour 43 % d’entre elles. Selon McKinsey, les services financiers, la haute technologie et les télécommunications seraient les industries les plus vulnérables aux perturbations. En revanche, les services de santé et les produits pharmaceutiques et médicaux semblent être moins touchés.

Bien que la plupart des répondants reconnaissent le besoin de favoriser la requalification de leur main-d’ouvre et d’enrichir leur bassin de talents, il semblerait qu’à peine un tiers des organisations ait commencé à faire des efforts en ce sens.

La recherche de McKinsey montre que pour résoudre la pénurie de compétences au cours des dernières années, les entreprises ont privilégié l’embauche de contractuels ou de travailleurs indépendants et l’affectation des employés dans de nouveaux rôles. Cependant, l’opinion des répondants semble indiquer que le renforcement des compétences, comparativement aux programmes d’embauche, serait plutôt la voie à suivre pour faire face à la pénurie de compétences qui se fera sentir au cours des cinq prochaines années.

Plus du tiers des personnes consultées par McKinsey signalent que leur organisation a déjà recyclé les compétences d’un groupe d’employés ou qu’elle dispose actuellement d’un projet pilote ou d’un programme pour le faire prochainement. Un autre tiers des organisations serait sur le point de lancer un programme semblable.

Hormis la capacité de mieux réagir aux perturbations des technologies émergentes, la plupart des répondants (57 %) estiment que ce type de programme permettrait de mettre en place une nouvelle offre, un nouveau modèle d’affaires ou une nouvelle stratégie. Ce sont encore une fois les industries de hautes technologies et de télécommunications qui semblent avoir une longueur d’avance dans leurs efforts pour renforcer les compétences.

Les programmes de renforcement des compétences gagnent en popularité et augmentent la confiance des entreprises quant à leur capacité à faire face aux pénuries de compétences. Cependant, il semble y avoir certaines limitations concernant la conception de programmes de formation. Quoique les entreprises arrivent à prioriser les employés ayant besoin d’une requalification et à cibler les compétences à leur transmettre, elles semblent accorder moins d’importance aux incitations des programmes et à la collaboration avec des parties prenantes à l’extérieur de leur organisation.