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Actualités

International - 24 février 2020

Les stages non rémunérés pourraient nuire à l’avenir des chercheurs en herbe

Selon American Scientist.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les étudiants qui veulent travailler dans des domaines compétitifs comme la science acceptent souvent des stages non rémunérés ou sont même prêts à payer pour en avoir un. C’est le prix à payer pour obtenir une expérience pratique et développer leurs compétences. Toutefois, bien qu’il soit considéré comme une étape pouvant conduire à une carrière prometteuse, ce type de stage pourrait plutôt être associé à un avenir à faibles revenus.

Bien entendu, les étudiants moins fortunés ne peuvent pas se permettre de travailler des mois sans recevoir un salaire, ce qui exacerbe les problèmes de diversité dans le domaine scientifique. Cependant, ce sont les conséquences sur les revenus futurs des chercheurs qui semblent être le problème le plus épineux.

American Scientist signale qu’une étude du journal PLoS établit une corrélation entre la participation à des stages non rémunérés et des gains futurs plus faibles. De plus, les stagiaires non rémunérés seraient plus portés à quitter complètement les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques, c’est-à-dire les domaines des compétences dites STEM.

Pour étayer ces hypothèses, l’étude a analysé les données de plus de 25 000 personnes ayant obtenu un diplôme STEM de collèges ou d’universités au Royaume-Uni en 2003, 2005, 2007 et 2009. L’Agence de statistiques sur l’enseignement supérieur du Royaume-Uni a interrogé les participants six mois après l’obtention de leur diplôme et, encore une fois, trois ans plus tard.

Les chercheurs ont trouvé que ceux qui avaient effectué un travail non rémunéré avaient, six mois après l’obtention de leur diplôme, un revenu annuel inférieur de 22,5 % à celui des personnes qui avaient été payées. De plus, l’étude a révélé que les femmes étaient plus portées à occuper des postes non rémunérés, ce qui contribue à aggraver la précarité des revenus futurs et les écarts de salaires.

Selon Auriel Fournier, auteur principal de cette nouvelle analyse, le fait de travailler de longues heures sans rémunération peut engendrer un stress qui conduirait à l’épuisement professionnel et à un abandon complet du milieu scientifique.