Ouvrir ou fermer le menu de navigation

La page est en cours de chargement...  

obtenir du financement

s'améliorer

créer des liens

se conformer

exporter

s'informer

Vecteurs – Veille stratégique en économie et innovation.

Actualités

International - 14 juin 2019

Louer, réparer et revendre : le futur de la mode?

Ted Baker, Farfetch et la marque suisse FW ont rejoint The Circular Fashion Fast Forward, une initiative du London Waste and Recycling Board (LWARD).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et de QSA Partners.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour rendre la mode plus durable.

L'initiative : The Circular Fashion Fast Foward

L'objectif de l'initiative est de déterminer si de nouveaux modèles commerciaux plus durables sont viables économiquement. Les trois détaillants s'engagent à mettre en place des modèles commerciaux qui utilisent plus efficacement les ressources, telles que la réparation, la revente et la location de vêtements, ou à en augmenter la portée. Ces actions ont pour effet de fermer la boucle en utilisant les « déchets » comme une nouvelle ressource (voir : économie circulaire.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.).

Afin que les entreprises extérieures au projet tirent parti de l'expérience des participants, les organisateurs du projet pilote vont élaborer des études de cas qui seront partagées avec l'ensemble du secteur une fois que l'expérimentation sera terminée.

The Circular Fashion Fast Forward a pour objet de montrer qu'il est possible aujourd'hui de mettre en place de nouveaux modèles économiques plus respectueux de l'environnement chez de grands détaillants, ce que ces derniers tenteront de démontrer avec leurs nouveaux services. La LWARD suppose que le fait de montrer des exemples concrets de réussite économique aurait pour effet d'inciter d'autres acteurs de l'industrie à suivre le mouvement d'une mode plus circulaire.

La marque suisse FW fabriquera certains de ses produits à partir de fil recyclé dès septembre et s'engage à lancer une offre de réparation.

Ce qu'ils font déjà

D'abord, Farfetch a récemment mis à l'essai son premier service de réparation, en partenariat avec la startup britannique The Restory.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. La compagnie a aussi une plateforme numérique de revente appelée Second Life.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui permet aux consommateurs de revendre leurs sacs à main de créateurs à Farfetch en échange d'un crédit en magasin. Les sacs sont ensuite réparés et revendus. En plus, le magasin Browns appartenant à Farfetch travaille en partenariat avec la plateforme de location Armarium.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Ensuite, Ted Baker poursuit actuellement l'objectif de ne pas envoyer de déchets opérationnels dans les décharges et de réduire, par rapport à l'année 2016, la quantité de déchets générés tout au long du cycle de vie de ses produits d'ici l'année 2020. Afin de contribuer à la réalisation de cet objectif, il a adhéré au Plan d'action pour une tenue durable du vêtement (SCAP), une coalition de l'industrie parrainée par le gouvernement britannique qui travaille à réduire les émissions de gaz à effet de serre, l'utilisation trop intensive de l'eau, la pollution ainsi que le gaspillage dans le secteur de la mode.

Autres initiatives

La compagnie Urban Outfitters a confirmé qu'elle commencerait à offrir à ses clients basés aux États-Unis un service de location par abonnement pour la première fois cet été. Avec ce service appelé Nuuly, les consommateurs paieront 88 dollars américains (117,94 dollars canadiens) par mois pour recevoir une boîte de vêtements de la taille et du style de leur choix. Le contenu de chaque boîte vaudra environ 800 dollars américains (1 072,15 dollars canadiens). Cette plateforme fait suite aux succès de sociétés de location de vêtements sur mesure telles que White Closet.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et Rent the Runway.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

La plateforme n'est pas encore active, mais les clients peuvent s'inscrire sur une liste d'attente afin d'être informés du lancement de Nuuly. Plus de 1 000 modèles seront disponibles lors du lancement, avec 100 pièces ajoutées chaque semaine. Urban Outfitters, qui a réalisé un chiffre d'affaires global de 864 millions de dollars américains (1 157,92 millions de dollars américains) au premier trimestre de l'année, vise des profits de 50 millions de dollars (67,01 millions de dollars canadiens) avec Nuuly dès sa première année d'existence.

Par ailleurs, H & M a récemment dévoilé, à Hong Kong, une installation de recyclage mécanique pour les mélanges de textiles de taille préindustrielle qui utilise la technologie de la Worn Again Technologies.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Cette technologie dispose d'un processus de recyclage des polymères pouvant séparer, décontaminer et extraire les polymères de polyester et la cellulose de textiles non réutilisables, de bouteilles et d'emballages en plastique. Ces matériaux peuvent alors être utilisés comme nouvelles fibres pour les produits. La société a également lancé ses premiers services de réparation et de personnalisation en 2018 dans le but de devenir « complètement circulaire » d'ici l'année 2030.

Lutter, mais contre quoi?

L'industrie de la mode fait face à une importante surproduction de déchets. En effet, ceux-ci représentent l'un des plus grands défis en matière de développement durable pour l'industrie mondiale de la mode. La majorité des 100 milliards de vêtements et 20 milliards de chaussures produits par an sont envoyés à la décharge ou à l'incinération dans les 5 années suivant leur achat.

De plus, la fondation Ellen MacArthur estime que l'industrie mondiale de la mode perd chaque année 100 milliards de dollars de vêtements qui sont mis en décharge ou incinérés, ainsi que 460 milliards de dollars additionnels par an à cause de la sous-utilisation des vêtements.

Le manque de capacité de recyclage mécanique ou chimique pour la récupération des textiles, accentué par la croissance démographique et la prolifération de modèles économiques de la « mode rapide », serait à la base du problème selon la fondation Ellen McArthur.

En somme, l'industrie de la mode fait de plus en plus d'efforts pour rendre ses modèles de vente « circulaires ». Cependant, Tom Berry, le directeur des entreprises durables de Farfetch, a récemment déclaré que l'adoption de modèles de revente, de réparation et de location se fait beaucoup plus rapidement dans le secteur du luxe, car ces produits à prix élevés sont généralement conçus pour la longévité. Burberry et Stella McCartney, par exemple, fournissent des services de réparation et des conseils depuis de nombreuses années après l'achat du produit pour augmenter sa longévité.

Pour en savoir davantage sur ce sujet :