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International - 10 juin 2019

Connaitre les impacts environnementaux de sa chaîne d'approvisionnement

Lors du Sommet de la mode de Copenhague, l'un des rassemblements clés de l'industrie de la mode en matière de développement durable, Google a annoncé son association avec la marque Stella McCartney pour la production d'un nouvel outil destiné à améliorer la transparence des chaînes d'approvisionnement du secteur de la mode.

Google rappelle que 20 % des eaux usées mondiales seraient dues à la production intensive de l'industrie de la mode et que celle-ci émettrait environ 10 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales. L'entreprise ajoute qu'une grande partie de ces effets négatifs sur l'environnement se produirait au stade des matières premières dans le processus de production, où les marques ont peu ou pas de visibilité. Toujours selon Google, il s'agirait d'un problème touchant l'ensemble du secteur, notamment puisque les chaînes d'approvisionnement sont très fragmentées et peu transparentes.

C'est pourquoi l'usage d'un outil comme le Google cloud, qui fait l'analyse de données et de la capacité à faire de l'apprentissage automatique, semble pertinent. Après son implantation dans l'industrie, cet outil sera en mesure de montrer aux entreprises de mode et à leurs consommateurs une vue plus complète de leur chaîne d'approvisionnement.

D'emblée, les deux compagnies vont concentrer leurs efforts sur le coton et la viscose, qui ont été choisis en raison de l'ampleur de leur production, de la disponibilité des données et de leurs effets. Le coton représente 25 % de toutes les fibres utilisées par l'industrie de la mode, ce qui a des conséquences notables sur l'utilisation de l'eau et des pesticides. La production de viscose est plus petite, mais elle est liée à la déforestation parce que cette fibre est fabriquée à base de bois. Une production trop intensive menacerait la capacité des forêts de capter les émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, la hausse constante de la demande pour cette fibre fait augmenter les risques d'effet négatif sur l'environnement.

Google et Stella McCartney prévoient inclure des sources de données qui permettront aux entreprises de mieux mesurer les répercussions de leur utilisation de matières premières sur les principaux facteurs environnementaux tels que :

  • la pollution atmosphérique;
  • les émissions de gaz à effet de serre;
  • l'utilisation des sols;
  • la rareté de l'eau.

Le secteur de la mode est le dernier à bénéficier des capacités d'apprentissage automatique de Google. Il travaille sur des solutions pour aider les villes à réduire leurs émissions et les ménages à déployer l'énergie solaire ainsi que pour améliorer l'efficacité des éoliennes.

En conclusion, avec ce projet, les deux entreprises espèrent que les marques de mode auront la chance de voir plus clairement les coûts environnementaux associés à leur chaîne d'approvisionnement et de s'adapter en prenant de meilleures décisions concernant leur approvisionnement en matières premières dans une optique de durabilité.

Pour en savoir davantage sur le sujet :