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États-Unis - 13 mai 2019

Plus accessibles et mieux rémunérés : les emplois verts, un idéal pour augmenter l'inclusion sociale aux États-Unis

Les partisans du Green New Deal, qui a été refusé au Congrès américain en mars, soulignent que la lutte contre les changements climatiques pourrait constituer une solution globale, non seulement pour éviter une catastrophe environnementale, mais aussi pour surmonter une foule de problèmes de société interdépendants, notamment l'inégalité économique.

En réaction à ces affirmations, la Brookings Institution a publié le rapport Advancing inclusion throught clean energy jobs. Ce document révèle que les emplois verts qui se situent dans trois branches d'activité, soit l'énergie propre, l'efficacité énergétique et la gestion de l'environnement, offrent des salaires plus élevés que la moyenne des emplois aux États-Unis.

Le rapport souligne l'importance d'augmenter l'inclusion sociale dans les emplois des secteurs des énergies propres parce que ce sont non seulement des emplois mieux rémunérés en général, mais aussi parce qu'ils sont plus accessibles que les emplois équivalents dans d'autres secteurs d'activité aux États-Unis. Tous ces secteurs connaissent un manque de main-d'œuvre qui peut se combler par l'inclusion de nouveaux groupes de travailleurs, actuellement sous-représentés.

Les travailleurs dans les secteurs des énergies propres gagnent des salaires plus élevés et plus équitables par rapport à tous les travailleurs états-uniens. Les salaires horaires moyens dépassent les moyennes nationales de 8 à 19 %, en plus d'être plus équitables. En effet, pour les emplois de niveau débutant qui se situent au bas de l'échelle de rémunération, le salaire est majoré d'une prime de 5 à 10 dollars de l'heure par rapport à un emploi équivalent dans un autre secteur d'activité.

Toutefois, en ce moment, ce secteur se caractérise lui aussi par un profil démographique particulier : des hommes blancs assez âgés. Moins de 20 % des personnes qui travaillent dans les secteurs de la production d'énergie propre et de l'efficacité énergétique sont des femmes, tandis que les travailleurs noirs représentent moins de 10 % de la main-d'œuvre dans ce secteur. Par contre, cette réalité s'explique en partie par le fait que les emplois qui nécessitent plus de connaissances scientifiques et de compétences techniques ne sont pas accessibles à une majorité d'États-Uniens, en particulier aux personnes de couleur ayant des revenus plus modestes.

Selon Brookings, il est inquiétant de voir que les groupes économiquement défavorisés ne tirent pas profit des avantages  les emplois verts, à l'heure actuelle et de ceux qu'ils procureront dans le futur.

Les secteurs de la production d'énergie propre et de l'efficacité énergétique génèrent des emplois qui nécessitent un niveau moins élevé d'éducation formelle (électriciens, menuisiers, charpentiers et plombiers, par exemple). Ainsi, ces domaines d'activité sont plus accessibles et donc plus inclusifs. D'ailleurs, 50 % des travailleurs dans ces domaines n'obtiennent pas plus qu'un diplôme d'études secondaires, mais gagnent des salaires plus élevés que leurs homologues exerçant un métier similaire dans d'autres industries.

Cependant, la majorité des emplois dans les domaines de l'efficacité énergétique et de la gestion de l'environnement sont moins accessibles et nécessitent plus de formation. Ils comprennent les professions qui requièrent des diplômes spécialisés tels que les urbanistes, les mécaniciens en ventilation et en climatisation ainsi que plusieurs métiers qui nécessitent une formation spécialisée en science, technologie, ingénierie et mathématiques.

Par contre, il est essentiel de former plus d'étudiants dans ces domaines puisqu'une économie verte nécessitera une armée de travailleurs pour s'assurer que tout se déroule comme prévu.

Les obstacles à l'inclusion des populations sous-représentées dans les emplois verts de qualité relativement élevée sont les suivants :

  1. le manque de jeunes talents qui entrent dans l'économie de l'énergie propre, où l'âge médian continue d'augmenter;
  2. le manque d'employés sur le marché du travail qui ont la formation adéquate, l'expérience et les compétences techniques nécessaires pour l'emploi, ce qui rend l'embauche très difficile pour les employeurs dans les secteurs verts.

Le plan de match qui permettra au domaine des énergies propres d'améliorer la pertinence de la formation et d'intégrer des travailleurs et des étudiants sous-représentés est le suivant :

  1. Moderniser et promouvoir les programmes d'enseignement des sciences de l'énergie à tous les niveaux de l'éducation. Il faudrait donc promouvoir la mise en place de programmes extrascolaires et complémentaires s'échelonnant sur une courte période ainsi que des programmes de diplômes associés qui seront particulièrement importants.
  2. Améliorer la pertinence des offres d'éducation et de formation, notamment en utilisant l'apprentissage « par l'expérience » ou en cours d'emploi. Les partenariats public-privé seront nécessaires.

En bref, l'analyse de Brookings permet de constater que présentement, les emplois dans l'économie verte sont mieux rémunérés, qu'ils devraient donc être privilégiés par la main-d'œuvre et que si les efforts nécessaires sont entrepris, l'inclusion dans ce secteur serait possible et plus que souhaitable.

Pour en savoir davantage sur ce sujet :