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International - 11 mars 2019

Plus de chercheurs, moins d'innovation

Dans tous les secteurs de la recherche et du développement, la tendance des dernières années est à la diminution du nombre de petites équipes de recherche et de chercheurs ou d'inventeurs solitaires. À l'inverse, le nombre de grandes équipes de recherche est en hausse. Cette situation laisse penser que les plus grandes équipes de recherche seraient mieux outillées pour favoriser les progrès scientifiques de l'avenir. Or, ce ne serait qu'une fausse impression.

Les résultats d'une étude américaine.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. suggèrent que la taille des équipes de recherche influence le type de résultats. Plus précisément, les grandes équipes contribueraient à l'avancement et au développement de la science, alors que les petites équipes obtiendraient souvent des résultats qui perturbent la science.

L'étude a observé plus de 65 millions d'articles, de brevets et de produits de logiciels publiés entre les années 1954 et 2014. Les chercheurs ont considéré qu'une petite équipe de recherche compte trois chercheurs ou moins et qu'au-delà de trois, il s'agit d'une grande équipe. L'équipe a établi à quel point chaque publication déstabilisait son champ d'études en utilisant un indice de perturbation (desruptiveness). L'indice prend en compte les citations des publications afin de déterminer si les conclusions sont consolidatrices ou plutôt perturbatrices.

Selon les conclusions de l'étude, les grandes équipes de recherche auraient tendance à mener à terme une idée déjà existante. Elles excelleraient également dans la résolution de grands problèmes scientifiques. Leurs recherches viseraient à approfondir des idées plus récentes et populaires. Les grandes équipes de recherche demeurent importantes, soulignent les chercheurs, notamment pour le travail à grande échelle pour les brevets ou le développement de logiciels.

De leur côté, les petites équipes auraient plutôt tendance à trouver des résultats qui changent les façons de penser ou un problème complexe qui pourra être résolu ensuite par une grande équipe de recherche. Elles seraient plus enclines à creuser dans des idées obscures du passé pour démarrer leurs recherches.

Les chercheurs ont envisagé d'autres explications. Par exemple, est-ce que certains types d'individus seraient plus susceptibles de s'associer avec un type particulier d'équipe de recherche? Si oui, cela pourrait expliquer la différence entre les résultats des petites et des grandes équipes. Les chercheurs ont voulu désamorcer cette théorie et ont comparé le travail d'un même individu dans une petite équipe par rapport à une grande équipe. Les résultats demeurent bien différents entre les petites et grandes équipes. Même quand un même individu est impliqué, la petite équipe à laquelle il contribue tendrait à obtenir des résultats plus perturbateurs.

Selon les chercheurs, des signes laissent croire que les agences de financement auraient tendance à préférer les grandes équipes de recherche aux petites, même à compétences égales. Le fait de ne soutenir que de grandes équipes de recherche au détriment des petites risque de ralentir le développement d'innovations scientifiques et technologiques qui est au cœur de la croissance économique. La diversité des membres dans les grandes équipes les rend plus aptes à résoudre des problèmes plus complexes, mais les petites équipes de recherche sont celles qui cernent les innovations importantes des années à venir.

Pour en savoir davantage sur ce sujet :