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Actualités

Canada - 12 novembre 2018

Les technologies propres (clean technologies) : au cœur du développement économique de l'avenir

Les technologies propres, qu'est-ce que c'est au juste? Selon l'organisme sans but lucratif Clean Technology Trade Alliance.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., il s'agit de produits, de pratiques et d'outils qui favorisent des activités d'affaires dans une perspective de développement durable.

Ces technologies touchent :

  • au contrôle de la pollution;
  • à la réduction et à la gestion des ressources;
  • aux stratégies de fin de vie;
  • à la réduction des déchets;
  • à l'efficacité énergétique;
  • à la réduction des émissions de carbone.

Selon Peter Hall.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., vice-président et économiste en chef à Exportation et développement Canada (EDC).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., ce n'est qu'à partir de l'année 2008, au lendemain de la crise économique et d'une myriade de catastrophes qui se sont succédé, notamment le désastre nucléaire au Japon (2011), que le secteur des technologies propres a pris véritablement son envol, animé par les impératifs d'une croissance propre, durable et inclusive.

Plus tard, les engagements de décarbonisation de l'économie qui ont été pris dans l'Accord de Paris sur le climat (2016) ont certainement propulsé cette industrie, qui connait à l'heure actuelle une croissance accélérée.

Les retombées

Selon Exportation et développement Canada, le marché mondial pour les technologies propres est estimé à plus d'un billion de dollars américains. En ce qui concerne les technologies écologiques et sobres en carbone, le commerce devrait presque tripler pour atteindre plus de 2,5 billions de dollars américains d'ici l'année 2020. De son côté, Financial Post.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. signale, citant les données d'un rapport du Smart Prosperity Institute.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., que les technologies propres représenteront une industrie mondiale de 2,2 billions de dollars d'ici l'année 2022, avec un investissement estimé à 3,6 billions de dollars dans le monde vers l'an 2030.

Selon le site Statista.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les investissements dans les énergies propres ont fortement augmenté au cours de la dernière décennie, malgré l'effondrement des prix des combustibles fossiles, un dollar américain plus fort et un euro plus faible. Ainsi, tandis qu'en 2004 les investissements dans les énergies propres ne totalisaient qu'un peu plus de 45 milliards de dollars américains, vers l'année 2017, ils avaient atteint 279,8 milliards de dollars.

L'augmentation des investissements révèle la maturité de ce secteur économique, mais aussi le soutien que les pouvoirs publics accordent aux sources d'énergie renouvelable. De plus, l'émergence des sociétés cotées en bourse qui possèdent des actifs d'énergie renouvelable explique également cette croissance. Les États-Unis sont un joueur de premier ordre dans ce type d'investissements.

En 2015, le financement d'initiatives en faveur des énergies propres s'élevait à 56 milliards de dollars américains. Notons qu'environ 3,4 milliards de dollars américains provenaient de fonds de capital-risque et de capitaux privés.

Un rapport de Bloomberg publié en juillet 2018.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. signale que les investissements dans l'énergie propre se sont chiffrés à 76,7 milliards de dollars au deuxième trimestre de l'année 2018, une hausse de 8 % par rapport à l'année précédente. Cette augmentation est imputable à une activité accrue aux États-Unis et, dans une certaine mesure, en Europe.

Selon Bloomberg, les investissements mondiaux dans les énergies propres pour les six premiers mois de l'année 2018 se sont élevés à 137,8 milliards de dollars – une dimunution de 1,1 % par rapport à l'année précédente et le plus bas niveau en quatre ans. La Chine et les États-Unis représentaient 65 % du total.

Soulignons que le développement des technologies propres n'est plus l'apanage des économies avancées. Selon le site Sustainable Brands.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (août 2018), pour la première fois en 2016, les investissements en énergies renouvelables dans les pays défavorisés ont dépassé ceux des pays les plus riches. C'est ainsi que des progrès remarquables ont été constatés au Brésil, en Égypte, aux Émirats arabes unis, en Argentine, mais surtout, en Chine.

Ce pays a joué un rôle majeur dans l'industrie en augmentant ses investissements de 17 % et en apportant une contribution égale à 36 % du total des investissements mondiaux. En 2010, la Chine a investi près de 32 milliards de dollars américains dans des fonds pour encourager le recours aux énergies propres. En 2016-2017, elle a enregistré un record en augmentant ses investissements de 31 %, soit de 126,6 milliards de dollars. Grâce à son engagement, la Chine possède aujourd'hui la moitié de la capacité mondiale de production d'énergie solaire.

Des initiatives à souligner : la Finlande

La Finlande propose une approche qui intègre trois concepts dans sa stratégie de développement économique :

  • la bioéconomie;
  • l'économie circulaire;
  • les technologies propres.

Selon le ministère des Affaires économiques et de l'Emploi finnois, vers l'an 2025, ce pays deviendra un chef de file dans le développement durable. Cela lui permettra de créer de nouveaux emplois, d'améliorer l'autosuffisance et d'atteindre les objectifs environnementaux en plus de concevoir des solutions qu'il sera en mesure d'exporter dans d'autres pays.

À l'heure actuelle, la bioéconomie joue un rôle de taille dans l'économie de la Finlande avec un produit annuel de plus de 64 milliards d'euros, ce qui représente environ 17 % du produit national total. De plus, environ 300 000 personnes travaillent dans ce secteur dont le volume d'exportation atteint près de 17 milliards d'euros. L'objectif finnois est d'accroitre la valeur de la bioéconomie à 100 milliards d'euros d'ici l'année 2025 en plus de créer 100 000 nouveaux emplois.

Pour ce qui est des technologies propres, mentionnons l'initiative CleanTech Findland.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., un pôle d'expertise en technologies propres et d'innovations durables qui concentre ses recherches dans les domaines suivants :

  • La qualité de l'air .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: développement, par des entreprises finlandaises pionnières, de solutions fiables, évolutives et prouvées pour améliorer la qualité de l'air pour les applications résidentielles et commerciales ainsi que pour les établissements de soins de santé.
  • Les bioproduits et matériaux .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: utilisation novatrice d'options naturelles telles que le bois, la biénergie et les biocarburants, les bâtiments à haute performance, le recyclage et la gestion de déchets, entre autres choses. L'entreprise de services MHG Systems intègre la numérisation, la gestion forestière et la bioactivité dans une solution unique de chaîne de valeur. Le service mobilise le cycle complet des opérations de gestion forestière et de « bioaffaires » sur le terrain.
  • L'eau propre .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: conception de technologies et de nouveaux procédés pour le traitement de l'eau et l'assainissement des infrastructures hydriques. Par exemple, l'entreprise ProtectPipe a conçu une solution qui utilise des microbes pour éliminer les déchets organiques des tuyaux de drainage et des séparateurs de graisse de manière naturelle et avec une efficacité prouvée.
  • Le clean web et l'Internet des objets : proposition de solutions technologiques par l'analyse de la chaîne de valeur numérique. Par exemple, l'entreprise Fluid Intelligence propose une solution qui modifie profondément la façon dont l'huile est utilisée aujourd'hui dans les secteurs de l'industrie lourde.
  • L'efficacité énergétique .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: conception de processus industriels écoénergétiques à basse consommation de ressources et automatisation de bâtiments.
  • Les renouvelables et les réseaux intelligents.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (smartgrid) : utilisation de méthodes durables pour produire près de 40 % de l'énergie de la Finlande.
  • Le transport intelligent et la logistique .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: création d'une logistique appropriée pour encourager le développement de villes intelligentes et sécuritaires.
  • La valorisation des déchets.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (waste-to-value) : développement d'une expertise haut de gamme dans les chaînes de gestion des déchets, le recyclage, la valorisation énergétique des déchets et les combustibles à base de déchets. On peut mentionner, par exemple, l'entreprise MariMatic Oy, qui se spécialise dans le système de collecte automatisée des déchets solides (automated solid waste collection system).

L'essor de technologies propres au Canada

Les données disponibles semblent quelque peu contradictoires. Le site AZO CleanTech.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (mis à jour le 7 juillet 2018) dresse un portrait plutôt sombre du développement des technologies propres au Canada. Il signale que malgré les progrès accomplis, ce pays ne se classait que 16e parmi les 25 premiers pays exportateurs alors que la Chine, l'Allemagne et les États-Unis constituent les chefs de file mondiaux.

De plus, selon les données d'un rapport de recherche produit par Analytica Advisors.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (2015), la participation du Canada dans le marché international des biens de technologies aurait connu une diminution de 41 % entre les années 2005 et 2013.

Cependant, en juin 2017, le site GlobeGroup.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. indiquait que le Canada se classait à la quatrième place mondiale dans l'Indice mondial des innovations en technologies propres (GCII).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.(2017). Il occupait la première place pour le financement disponible et la deuxième pour l'entrepreneuriat précoce, une amélioration de trois points par rapport à l'indice précédent (2014).

Quoi qu'il en soit, le gouvernement du Canada semble déterminé à propulser le développement des technologies propres. Mentionnons à ce sujet la mise en place du programme de financement pour les technologies propres, qui est en grande partie sous la responsabilité de Technologies du développement durable Canada (TDDC).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Il s'agit d'une fondation créée par le gouvernement du Canada en 2001 pour soutenir les entreprises canadiennes qui ont le potentiel de devenir des chefs de file mondiaux dans le secteur des technologies propres. Depuis la création du programme, le gouvernement canadien a alloué un total de 965 millions de dollars à TDDC dans l'objectif d'investir dans les secteurs de la qualité de l'air, des changements climatiques, de la qualité des sols et de la qualité de l'eau.

Par ailleurs, en mai 2018, à l'occasion du troisième Sommet du leadership dans le secteur des technologies propres, le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Singh Bains, annonçait un investissement de 26,3 millions de dollars dans des technologies propres dans quatre entreprises.

Ces dernières s'ajoutent à plus de 300 autres entreprises dans lesquelles TDDC a investi depuis l'année 2001, à savoir :

  • D-Wave Systems Inc..  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de Burnaby (Colombie-Britannique), qui se spécialise dans le développement de systèmes d'informatique quantique moins énergivores contribuant à réduire les émissions produites par les activités informatiques à haut rendement (10 millions de dollars);
  • Ionomr Innovations Inc..  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (Vancouver) pour la conception d'un système de membranes plus efficient, durable et abordable pour le traitement et la purification de l'eau, l'entreposage d'énergie à même le réseau d'alimentation électrique et la production d'énergie propre (2,3 millions de dollars);
  • MineSense Technologies Ltd..  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (Vancouver), qui utilise des capteurs et analyse des données pour rendre le travail minier plus propre et efficient (4 millions de dollars);
  • MEG Energy Corp..  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (Calgary), qui améliore la technique de récupération de bitume dans le développement et la production de sables bitumineux, une approche qui réduira également les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d'eau (10 millions de dollars).

En ce qui a trait aux mesures d'encouragement des startups canadiennes en technologies propres, en juillet 2018, le site web CISION.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. indiquait qu'Exportation et développement Canada, par l'entremise du Programme de co-investissement dans les technologies propres (Cleantech Co-Investment Program), cherchait à augmenter le financement offert à un plus grand nombre d'entreprises canadiennes à un stade précoce (early stage) dans le secteur des technologies propres. L'objectif est de propulser la prochaine génération d'exportateurs de technologies propres au Canada.

Plus précisément, grâce à ce nouveau programme, Exportation et développement Canada comblera le déficit de financement des entreprises qui génèrent des revenus d'environ 1 million de dollars et qui ont le potentiel de se développer davantage.

L'objectif est de les aider à franchir un point crucial de leur développement afin qu'elles puissent investir les marchés internationaux. Mentionnons que depuis l'année 2012, EDC a fait du développement international des entreprises canadiennes spécialisées en technologies propres une priorité. En 2017, EDC a fourni un financement et un soutien record à près de 200 entreprises de technologies propres au Canada.

Les bénéfices escomptés justifient amplement ces initiatives. Selon le rapport des Tables de stratégies économiques du Canada : Technologies propres.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (octobre 2018), on prévoit qu'en 2025, le secteur des technologies propres se hissera parmi les cinq secteurs d'exportation les plus dynamiques du Canada avec 20 milliards de dollars en exportations par année.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Il est à noter cependant que pour atteindre cet objectif, il faut que les exportations augmentent à un rythme de 11,4 % par année.

Le poids des technologies propres dans l'économie canadienne est considérable. Selon Ressources naturelles Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (septembre 2018), les activités dans le domaine des produits environnementaux et les technologies propres représentaient environ 59 milliards de dollars en 2016, ce qui équivaut à 3,1 % du produit intérieur brut (PIB) total du pays. De plus, pour la même année, 274 000 emplois ont été créés en lien avec les produits environnementaux et les technologies propres. Ce nombre représente 1,5 % des emplois dans l'économie canadienne.

À cela il faut ajouter que 11,5 milliards de dollars d'exportations concernaient les technologies propres ainsi que les biens et services environnementaux en 2016. Les énergies propres représentaient donc 1,3 % du PIB du Canada et employaient 56 000 personnes.

Le rôle du gouvernement

Dans son analyse sur l'évolution des investissements dans les technologies propres aux États-Unis, le site web de l'Université Stanford.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (août 2018) explore le rôle des politiques publiques. Ainsi, en faisant écho à l'opinion des experts, on avance l'idée que le gouvernement ne devrait pas faire d'investissements en capital de risque dans des entreprises qui sont déjà à un stade avancé.

Au lieu de cela, si c'est la décision du gouvernement d'encourager le développement des technologies propres, les fonds publics devraient plutôt servir à la recherche et développement pour quelques technologies prometteuses qui, en raison de leur caractère trop novateur et, par le fait même, trop risqué, peuvent avoir de la difficulté à bénéficier d'un financement du secteur privé.

Les politiques publiques proposent un large éventail de prescriptions en matière de politique qui contribueraient à créer le marché et les infrastructures :

  • Le gouvernement devrait développer des marchés en créant une demande pour des énergies propres. Pour ce faire, on suggère d'utiliser des incitatifs comme la taxation des émissions de gaz à effet de serre, l'attribution de crédits d'impôt pour les véhicules à faible consommation d'énergie et l'établissement de normes d'efficacité pour les appareils ménagers et les ampoules.
  • On ne devrait pas consentir de prêts à faible taux d'intérêt garantis par le gouvernement aux entreprises qui ont déjà réussi à dissiper presque entièrement les incertitudes concernant la faisabilité technique de leurs solutions et qui ont déjà atteint de faibles coûts de production.
  • Au lieu de soutenir la commercialisation de technologies de pointe avec des investissements directs, le gouvernement pourrait appuyer les entreprises en garantissant des contrats d'approvisionnement à long terme et des prix compétitifs.
  • Le gouvernement devrait informer les investisseurs lorsqu'une technologie est mûre pour être commercialisée et informer les consommateurs quand on est sur le point d'offrir de nouveaux choix sur le marché.

Pour en savoir davantage sur ce sujet :