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Europe - 22 octobre 2018

L’apprentissage tout au long de la vie pour assurer l’avenir du travail

Alors que les emplois sont transformés par l'introduction des nouvelles technologies, les personnes qui ne possèdent pas les compétences requises risquent d'avoir de la difficulté à trouver des emplois bien rémunérés.

Dans une étude de l'Institute for Public Policy Research (IPPR).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. basé à Londres, les auteurs mettent de l'avant l'apprentissage tout au long de la vie comme solution aux défis de l'avenir du travail. Le rapport se penche sur le cas de l'Écosse et de l'Irlande du Nord.

Selon le rapport, l'automatisation transformera de nombreuses professions et les compétences requises pour les exercer. Selon l'analyse de l'IPPR, près de 49 % des emplois en Irlande du Nord et 46 % en Écosse avaient un potentiel élevé d'automatisation. Cette analyse montre aussi que seulement 5 % des emplois actuels peuvent être supprimés entièrement, mais que près de 60 % des emplois restants impliquent une part importante de tâches qui peuvent être automatisées.

La proportion d'adultes en âge de travailler dans la population diminuera, ce qui signifie que l'Irlande du Nord aura besoin de 210 000 travailleurs additionnels et l'Écosse, de 410 000 travailleurs d'ici l'an 2030. L'IPPR est d'avis que dans ce contexte, il faut maximiser la productivité de la population active dans des emplois à valeur ajoutée. Cela passerait nécessairement par un système d'apprentissage tout au long de la vie.

Quelques constats et tendances

Comparativement à d'autres pays de l'Union européenne (UE), le Royaume-Uni affiche un taux élevé de travailleurs à bas salaires. En 2014 dans l'EU, 17,2 % des employés étaient faiblement rémunérés, alors que cette proportion atteignait 21,3 % au Royaume-Uni.

Les taux de rémunération ne dépendent pas uniquement du système d'éducation et de formation aux compétences. Néanmoins, l'amélioration des compétences des travailleurs en milieu de carrière jouera un rôle crucial dans la manière dont les bas salaires et la progression de carrière évolueront.

Selon l'IPPR, la progression de carrière (par exemple, passer d'un emploi peu qualifié à un emploi moyennement ou hautement qualifié) est cruciale pour combattre la pauvreté et améliorer le niveau de vie. D'un autre côté, alors que l'IPPR remarque un recul dans le système de formation public, elle soutient également que les entrepreneurs n'investissent plus dans les compétences de leurs employés.

Dans une analyse ultérieure, l'IPPR avait démontré que les investissements dans la formation ont diminué de 1,1 milliard de livres sterling (1,89 milliard de dollars canadiens) au Royaume-Uni entre les années 2011 et 2015. Parallèlement, la proportion d'adultes qui ont reçu une formation en cours d'emploi a baissé durant la dernière décennie.

Finalement, il y a eu un déclin généralisé de la formation offerte par les employeurs. Ces derniers sont également moins susceptibles d'investir dans la formation de travailleurs moins qualifiés que dans celle de travailleurs qui possèdent déjà des compétences élevées.

L'apprentissage tout au long de la vie et la contribution des entreprises à l'avenir économique

Selon l'IPPR, un système de formation de compétences performant nécessitera de porter une attention particulière aux travailleurs en milieu de carrière, avec le principe central d'augmenter les taux de progression de carrière.

L'IPPR conçoit qu'un système de compétences à succès :

  • réduit ou minimise la proportion de jeunes qui sortent du système éducatif sans compétences ou peu qualifiés;
  • contribue à augmenter le taux de progression de carrière en ciblant les personnes qui travaillent dans des emplois faiblement rémunérés pour les amener vers des emplois mieux rémunérés;
  • permet de développer proactivement de nouveaux programmes de formation aux compétences pour les gens dont l'emploi est menacé par les nouvelles technologies;
  • incite les employeurs à investir davantage dans les compétences des travailleurs.

En plus de mettre l'accent sur l'aide aux employés en milieu de carrière, les auteurs insistent sur l'importance des employeurs dans un système de formation des compétences performant.
Les employeurs mentionnent plusieurs barrières à leur participation concrète à la formation continue de leurs employés. Parmi celles-ci, les petites entreprises évoquent le manque de ressources, tant humaines que financières, pour saisir et coordonner des possibilités de formation et pour investir financièrement dans celles-ci.

Une autre préoccupation des petites entreprises est que les employés s'en aillent dans de nouvelles organisations peu après avoir suivi une formation et qu'elles perdent ainsi leur investissement.
Selon le rapport, afin de mieux faire correspondre l'offre à la demande de compétences, des niveaux plus élevés de financement en formation devraient être accompagnés d'une demande concrète des employeurs et d'engagements clairs quant à l'utilisation des compétences de la main-d'œuvre.

Un exemple de bonne pratique évoqué dans le rapport est celui d'Assured Skills Northern Ireland. Il s'agit d'un projet conjoint du ministère de l'Économie d'Irlande du Nord et Invest Northern Ireland dont le but est d'attirer l'investissement direct étranger qui garantirait des emplois requérant des compétences élevées. Plus précisément, ce programme fournit aux investisseurs étrangers des garanties que la main-d'œuvre d'Irlande du Nord possédera les compétences dont ils ont besoin pour leur entreprise.

Le programme offrait typiquement une formation de huit à dix semaines pour assurer la correspondance des compétences avec les besoins. Pour les investisseurs dans le programme, la seule exigence consistait à participer à la création des cours et à assurer un stage dans l'entreprise ainsi qu'une occasion d'entretien à la fin du processus.

Au début, le programme était accessible uniquement aux investisseurs étrangers. Maintenant, tout employeur sur le territoire nord-irlandais qui souhaite faire croître son entreprise peut y participer. Le programme est de plus ouvert aux gens sans emploi, aux étudiants et aux travailleurs, sans égard à leur niveau de formation.

Avec un budget estimé à 15 millions de livres sterling (26 millions de dollars canadiens) pour une période de 6 ans, il a connu jusqu'à présent un franc succès : 80 % des participants réussissent à décrocher un emploi à temps plein dans l'entreprise où ils ont effectué un stage.

Pour en savoir davantage sur ce sujet : Preparing for automation and ageing: A successful 21st century skills system in Northern Ireland and Scotland.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.