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International - 10 septembre 2018

L’intelligence artificielle propulse l’économie mondiale

Il va sans dire que l'intelligence artificielle (IA) est un sujet à la mode. Plusieurs études, analyses et recherches récentes tentent d'évaluer son ampleur, sa portée et ses évolutions possibles. Voici une synthèse du point de vue économique.

Dans une analyse prospective publiée dans la Revue Foreign Affairs.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. intitulée « Comment l'intelligence artificielle transformera l'ordre mondial », Nicolas Wright affirme que le débat sur les effets de l'intelligence artificielle a été dominé par deux thèmes jusqu'ici et qu'un troisième s'y est récemment ajouté.

Le premier est associé à la peur que l'IA dépasse l'intelligence humaine et échappe au contrôle humain, avec les conséquences désastreuses que l'on peut imaginer.

Le deuxième est lié à la crainte qu'une nouvelle révolution industrielle permette aux machines de perturber et de remplacer les êtres humains dans tous les domaines de la société, du transport aux forces armées en passant par les soins de santé.

La troisième voie par laquelle l'IA promet de remodeler le monde, c'est en permettant aux gouvernements de surveiller et de contrôler leurs citoyens plus étroitement que jamais. L'IA offrirait ainsi à des pays économiquement avancés un moyen plausible de rendre leurs citoyens riches tout en les contrôlant. Cela risque de déclencher une nouvelle concurrence internationale entre les systèmes sociaux.

La Chine, par exemple, continue d'ériger un État autoritaire numérique en utilisant des outils de surveillance et d'apprentissage automatique pour contrôler sa population et en créant ce qu'elle appelle un « système de crédit social ». Plusieurs pays ont décidé d'embrasser le modèle chinois (Thaïlande, Vietnam, Russie, Malaisie, etc.).

Rappelons qu'en 2017, les investissements de la Chine en IA représentaient 48 % de l'investissement mondial et dépassaient ceux des États-Unis pour la première fois. Selon un rapport publié plus tôt cette année par CBINSIGHTS.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les États-Unis continueront de dominer le monde en matière d'investissements en IA et de transactions boursières totales, mais ils perdent progressivement leur position dominante sur la scène mondiale.

Les succès chinois sont attribuables notamment au développement, fortement soutenu par l'État chinois, des deux facettes de la reconnaissance faciale et des puces intelligentes. Le rapport Top AI trends to watch in 2018 souligne enfin que l'apprentissage automatique, une forme d'intelligence artificielle, sera omniprésent et que cette technologie, presque « toute-puissante », créera des possibilités illimitées.

Pour leur part, des chercheurs au Massachusetts Institute of Technology offrent une perspective optimiste des possibilités économiques offertes par l'avènement de l'IA. Le chercheur Erik Brynjolfsson a publié quelques études à ce sujet :

Lui et ses collègues sont d'avis que les progrès récents de l'apprentissage automatique alimenteront une hausse de la productivité et de la croissance, non seulement aux États-Unis, mais dans le monde entier.

Dans un article du Financial Times.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., Erik Brynjolfsson assure que le domaine de l'intelligence artificielle commence finalement à tenir les promesses qui ont été faites il y a plus de 60 ans déjà. Les systèmes d'apprentissage automatique ont récemment démontré des performances surhumaines dans des domaines aussi variés que :

  • la reconnaissance d'objets dans les images;
  • la détection des fraudes;
  • le diagnostic des maladies;
  • la formulation de recommandations aux clients;
  • la pratique du poker.

Nous serions ainsi dans une transition historique, passant d'une période où les machines ne pouvaient pas nous comprendre quand nous parlions à une autre où elles peuvent répondre à nos questions et exécuter des instructions simples.

L'apprentissage machine serait un exemple de « technologie d'application générale ». Les innovations sont si profondes qu'elles déclenchent des cascades d'innovations complémentaires en accélérant au passage le progrès et la croissance.

Mais si l'apprentissage machine est si révolutionnaire, pourquoi ne se reflète-t-il pas dans les statistiques de la productivité? La réponse est que ses percées n'ont pas encore eu le temps de modifier en profondeur la manière d'effectuer le travail dans les centres d'appels, les hôpitaux, les banques, les services publics, les supermarchés, les parcs de camionnage, la gestion de la logistique et autres.

On constate tout le travail qu'il reste à accomplir lorsque près de 50 % des denrées alimentaires sont toujours gaspillées, de la ferme à la table, à cause des ratés de la chaîne de distribution.

L'exploitation de l'apprentissage machine nécessitera une modification de nos pratiques et de nos approches traditionnelles. Les décisions d'embauche et de promotion doivent-elles être prises par des algorithmes plutôt que par des personnes? Les médecins et les conseillers financiers devraient-ils être relégués à une double vérification des diagnostics générés par l'apprentissage machine ou se concentrer sur le renforcement de leurs compétences interpersonnelles et en résolution de problèmes?

Si la technologie est un catalyseur, elle ne suffit pas à elle seule à stimuler la productivité. Les entrepreneurs doivent inventer de nouveaux modèles d'affaires, les travailleurs doivent développer de nouvelles compétences, les décideurs politiques doivent mettre à jour les règles et les réglementations.

Pour sa part, l'Institut de compétitivité et de prospérité de l'Université de Toronto a publié une étude.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. plus tôt cet été qui affirme que la capacité prédictive de l'IA aura une incidence extraordinaire sur les secteurs économiques ontariens à forte valeur ajoutée, tels que les soins de santé, la finance et la fabrication. Dans le domaine de la santé, les professionnels bénéficieront de l'assistance de l'IA pour lire les images médicales, compiler les dossiers médicaux pertinents et proposer différentes options de diagnostics et de traitements basés sur l'identification de schémas sous-jacents complexes.

Dans le domaine de la fabrication, l'IA et l'apprentissage machine sont déjà à l'œuvre, alors que de nombreuses applications industrielles de la robotique reposent sur un ensemble d'instructions et d'algorithmes soigneusement conçus pour guider leurs actions. La robotique gérée par l'IA ne remplacera probablement pas directement les travailleurs, mais améliorera davantage les processus déjà automatisés.

Dans le domaine de la finance, l'IA améliorera l'efficacité opérationnelle des grandes entreprises. Les établissements utilisent déjà de puissants algorithmes de reconnaissance de formes pour surveiller et détecter les transactions frauduleuses, le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Incidemment, le Forum économique mondial publiait récemment le rapport.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. le plus complet et approfondi sur la transformation du secteur des services financiers par l'intelligence artificielle. Alors que ce secteur se situe à l'avant-garde du déploiement de l'intelligence artificielle (IA) dans le monde entier, la technologie pourrait être soit une force transformatrice et bénéfique, soit une menace déstabilisante, voire existentielle, pour le système financier mondial.

Selon le rapport, les risques de contagion économique qui se propagent au moyen de la technologie sont réels.

Les modèles de fonctionnement des établissements financiers se retrouvent fondamentalement remaniés, ce qui rend ces établissements plus spécialisés, allégés, réseautés et, par conséquent, dépendants des capacités des acteurs technologiques.

Pendant ce temps, des géants de l'Internet tels qu'Amazon président à la destruction créative en mettant l'accent sur les données, la personnalisation, le service et la fidélité, ce qui leur permet de redéfinir les marchés traditionnels. Les établissements financiers devront donc trouver un équilibre entre leurs impulsions concurrentielles et les nouvelles possibilités de collaboration.

En attendant de voir les grands projets en IA devenir des produits commerciaux, tels que les voitures autonomes et les robots humanoïdes, une version plus humble de la technologie fait déjà sentir sa présence dans un lieu moins prestigieux, le post-marché, analysait récemment le journal The New York Times.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Un nouveau logiciel (bots) automatise les tâches bureautiques courantes telles que la comptabilité, la facturation, les paiements et le service client.

Les programmes peuvent :

  • numériser des documents;
  • saisir les nombres dans des feuilles de calcul;
  • vérifier l'exactitude des dossiers clients;
  • effectuer des paiements à l'aide de quelques frappes du clavier informatique automatisé.

Bien que la technologie en soit encore à ses balbutiements, elle s'améliorera avec le temps.

Ces programmes (bots) observent la plupart du temps, suivent des règles simples et prennent des décisions par oui ou non, sans faire de choix réfléchi qui nécessite du jugement et de l'expérience. « C'est la forme la moins intelligente de l'IA », déclare Thomas Davenport, professeur de technologie de l'information au Babson College.

Les grandes entreprises technologiques comme IBM, Oracle et Microsoft commencent à entrer dans le marché, souvent en partenariat avec de jeunes pousses spécialisées en automatisation robotisée. Le marché du logiciel robotique devrait presque tripler d'ici l'année 2021, selon une prévision.

« C'est le début d'une vague de technologies en intelligence artificielle qui proliféreront dans l'économie au cours de la prochaine décennie », juge Rich Wong, associé chez Accel, une société de capital-risque de la Silicon Valley.

Le domaine émergent porte un drôle de nom : automatisation des processus robotisés. Il s'inscrit dans la définition large de l'intelligence artificielle, car ces processus utilisent des ingrédients propres aux technologies de l'IA, comme la vision par ordinateur, pour effectuer des tâches simples.

Selon une étude de la société de services-conseils McKinsey, près de 60 % des entreprises ayant un chiffre d'affaires supérieur à 1 milliard de dollars américains ont au moins des programmes pilotes en cours qui utilisent l'automatisation robotisée. General Motors, BMW, General Electric, Unilever, Mastercard, Manpower, FedEx, Cisco, Google, le département de la Défense et la NASA utilisent déjà ces programmes.

Forrester Research a estimé que le marché de l'automatisation logicielle améliorée par l'IA devrait connaître une croissance rapide et triplerait pour atteindre 2,9 milliards de dollars américains au cours des trois prochaines années. D'ici l'année 2021, cette technologie fera le travail équivalant à celui d'environ 4,3 millions d'êtres humains dans le monde, selon les prévisions de Forrester.

Dans un marché du travail mondial dynamique, cela ne se traduirait pas nécessairement par une perte nette de 4,3 millions d'emplois, car cette technologie peut aussi effectuer un travail qui n'a jamais été accompli par des humains, et ces derniers peuvent aussi occuper de nouveaux emplois. Selon un analyste de Forrester : « Pour les travailleurs, il y aura un mélange de dividendes et de douleur associé au processus d'automatisation ».

Pour en savoir davantage sur ce sujet :

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