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International - 27 août 2018

Le gouvernement britannique place le développement de l'intelligence artificielle au centre de sa stratégie économique

Le développement de l'intelligence artificielle (IA) est un enjeu de premier ordre pour le gouvernement britannique. En effet, les autorités de ce pays sont d'avis que certaines techniques algorithmiques sophistiquées, telles que l'apprentissage automatique (deep learning), ont le potentiel de propulser une augmentation marquée de la productivité en plus d'aider à résoudre des problèmes sociaux complexes. 

En effet, selon un rapport produit par PwC (2017) sur l'économie britannique, l'année 2018 représente le jalon à partir duquel l'intelligence artificielle peut finalement être appliquée un peu partout. Ce rapport prévoit que l'IA, malgré les pertes d'emplois envisagées, pourrait faire augmenter la productivité de l'économie britannique de 30 %, avec des économies escomptées de 25 %.

Afin d'atteindre ces objectifs, le Royaume-Uni a mis en branle une stratégie industrielle qui examine les défis qui attendent ce pays et qui inévitablement façonneront l'évolution de l'économie de l'avenir, à savoir le vieillissement de la population, l'économie verte (clean growth), l'avenir de la mobilité et le développement de l'intelligence artificielle.

Une initiative de taille entamée dans le cadre de la stratégie industrielle est l'Accord sectoriel pour l'intelligence artificielle (AI Sector Deal), qui est dotée d'un budget d'un milliard de livres sterling. Annoncée par le secrétaire d'affaires Greg Clark et le secrétaire pour le numérique Matt Hancock en mars 2018, cette initiative rallie les efforts du gouvernement et d'une cinquantaine d'entreprises chefs de file en technologie qui injectent près de 300 millions de livres sterling en investissements privés.

Il est à noter que dans le cadre de cet accord, on prévoit investir 400 millions de livres sterling afin de remédier à la pénurie de compétences en matière de sciences, de technologie, d'ingénierie et de mathématiques. De plus, on prévoit investir dans la formation de 8 000 enseignants spécialisés en informatique en plus de financer, jusqu'en 2025, 1 000 étudiants au doctorat qui poursuivront des études en lien avec l'IA.

Enfin, l'Accord sectoriel pour l'intelligence artificielle prévoit la mise en place d'un écosystème institutionnel censé maximiser le potentiel transformateur de l'IA. Par exemple, un conseil pour l'IA aura pour tâche de réunir les chefs de file de l'industrie et des universités, qui seront soutenus par le Bureau de l'intelligence artificielle (Office for Artificial Intelligence) créé en mars 2018.

En outre, conscientes que le développement vertigineux des technologies peut susciter des questionnements sur le plan éthique, les autorités britanniques envisagent la mise en place d'un nouveau centre d'éthique des données et d'innovation (Centre for Data Ethics and Innovation). Cet organisme aura la responsabilité de parvenir à un consensus sur les meilleures pratiques dans l'utilisation des données en plus d'envisager la mise en place de nouveaux règlements.

Pour en savoir davantage sur ce sujet :