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États-Unis - 1 mai 2020

Les répercussions financières de la science ouverte sur les éditeurs scientifiques aux États-Unis

Bloomberg.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. signale que plusieurs sociétés s’inquiètent de la possibilité que le gouvernement américain décide de passer un décret ordonnant que la recherche scientifique soit disponible sans contrainte de paiement. Cette décision ne serait que la continuité d’une législation adoptée par le Congrès en 2008 qui exige que les documents de recherche financés par les National Institutes of Health soient mis à la disposition de tous au plus tard 12 mois après leur publication.

De plus, en 2014, cette politique devait être étendue à toutes les recherches financées par le gouvernement fédéral. Par ailleurs, il semble que le Plan S de l’Union européenne aurait prévu que toutes les recherches financées par 19 agences européennes soient disponibles en libre accès à partir de l’année 2021. Voilà ce qu’est la science ouverte.

Ces développements ne font que souligner la complexité financière liée à la diffusion du savoir scientifique. Certes, certaines organisations se tirent bien d’affaire, car elles possèdent un grand nombre d’abonnements en dehors du monde universitaire et tirent la majeure partie de leurs revenus d’édition d’autres projets que la publication de revues scientifiques.

C’est le cas par exemple de l’American Chemical Society, dont la majeure partie des 534,6 millions de dollars de revenus provient des services d’information fournis par son Chemical Abstracts Service.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Ce dernier constitue la plus grande base de données publique sur les recherches en chimie et sciences connexes.

Toutefois, d’autres maisons d’édition sont bien plus vulnérables, car leur modèle d’affaires repose essentiellement sur la vente de revues. Mentionnons, par exemple, le Massachusetts Medical Society, l’éditeur du New England Journal of Medicine, ou l’American Association for the Advancement of Science, qui publie la revue Science. Dans ce dernier cas, notons qu’en 2017, les abonnements à Science ont rapporté 37,7 millions de dollars américains et la publicité, 12,9 millions, tandis que les autres « produits scientifiques » n’ont généré que 5,9 millions de dollars américains.

Devant les répercussions qu’aurait un décret imposant le libre accès au contenu scientifique, Bloomberg indique que 137 éditeurs de journaux, la plupart à but non lucratif, ont signé une lettre juste avant les vacances. Dans cette lettre, ils soutiennent qu’une telle politique « mettrait en péril la propriété intellectuelle des organisations américaines engagées dans la création de revues à comité de lecture et d’articles de recherche de haute qualité ». Par ailleurs, une autre lettre de protestation semble avoir obtenu le soutien de 60 sociétés scientifiques à but non lucratif.

Dans ce contexte, Bloomberg signale que la principale option qui a été évaluée pour financer les coûts des éditeurs est que les auteurs – ou leurs employeurs ou les bailleurs de fonds – paient pour faire publier des articles. Il semblerait toutefois que ce modèle d’affaires soit moins viable que les abonnements. Par exemple, l’éditeur Public Library of Science, un pionnier du libre accès fondé en 2001, a constaté que les frais de publication ont rapporté 31,7 millions de dollars américains en 2018, mais que les dépenses ont atteint 38 millions de dollars américains.