Vous avez des questions à propos des mesures économiques mises en place en soutien aux entreprises touchées par le coronavirus (COVID-19)? Consultez la page Québec.ca/coronavirus.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

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International - 19 mai 2020

COVID-19 : atténuer le compromis travail-sécurité tout en redémarrant l’économie

Pour ramener les gens au travail avant qu’un vaccin soit disponible, les autorités politiques devront trouver le juste équilibre entre les risques médicaux et les risques économiques. Une analyse.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. publiée sur le site européen en recherche économique VOX divulgue certains calculs quant à la part des tâches qui peuvent être accomplies sans exposer les travailleurs au risque de contracter la COVID-19.

Quatre questions sont particulièrement pertinentes dans le contexte actuel :

  1. Combien d’emplois peuvent être exercés tout en garantissant la sécurité au travail?
    Le travail à domicile est évidemment le moyen le plus sûr d’effectuer votre travail sans courir le risque de contracter une infection. Mais quelle est la part du travail qui peut être effectuée à distance? Dans la plupart des pays européens, la part des travailleurs couverts par le télétravail ou les accords de travail intelligent (y compris le travail à domicile complet) en temps normal est inférieure à 10 % (Eurofound, 2017). Mais dans le csontexte actuel, on peut s’attendre à ce que le nombre de travailleurs concernés ait augmenté pour atteindre environ 15 % de l’emploi dans le pays moyen de l’Union européenne.
    Cependant, la question cruciale est de savoir combien d’emplois peuvent être exercés à distance.
    Tableau 1 – Part des emplois pouvant être exercés à domicile

  2. Combien de ces emplois pourront être exercés dès que les plus sévères restrictions de mobilité seront abolies?
    Dès que les mesures de confinement les plus restrictives seront levées, il sera possible d’exercer un plus large éventail de professions, en particulier celles qui impliquent :

    • une mobilité limitée à partir de la maison et aucun contact personnel (par exemple, les vétérinaires, les gardiens d’animaux, les forestiers et les agents de conservation, les archivistes, les bijoutiers, les chimistes, etc.);
    • une mobilité limitée avec des contacts en personne peu fréquents et sûrs (par exemple, les mécaniciens, les plombiers, les électriciens ou les conducteurs).

    Tableaux 2 et 3 – Travail pouvant être réalisé avec un plus grand assouplissement de la politique de confinement

    Le résultat de ces calculs de fond demeure décevant, car même après avoir limité les contacts et la mobilité de personne à personne, la part des emplois « sûrs » reste inférieure à 50 % dans tous les pays pour lesquels cet exercice a été réalisé.

  3. Les changements nécessaires pour rendre les emplois « plus sûrs » entraîneront-ils des pertes de productivité importantes?
    Le retour des gens au travail dans un monde où la COVID-19 n’a pas encore été éradiquée nécessitera probablement de profonds changements dans l’organisation du travail. L’effet sur la productivité, au moins à court et à moyen terme, est susceptible d’être négatif, car les travailleurs devront s’adapter à différentes manières de travailler.
  4. Combien de ces emplois « sûrs » sont essentiels pour mener la guerre contre la COVID-19?
    Malheureusement, la part des emplois sûrs est particulièrement faible dans la plupart des industries stratégiques qui sont concernées par la guerre contre le coronavirus, notamment celles qui pourraient aider à supporter les contraintes de capacité dans le secteur de la santé, telles que les fabricants de produits pharmaceutiques de base, de préparations pharmaceutiques, d’appareils électromédicaux et de mesures, d’instruments et de fournitures médicales.

En résumé, les résultats suggèrent que la part des emplois qui peuvent être exercés sans mettre la santé des travailleurs en danger est limitée et qu’elle n’atteint probablement pas 50 %. Surtout, cette part est encore plus faible dans les industries stratégiques qui approvisionnent le secteur de la santé.