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International - 19 mai 2020

La stratégie de Taïwan contre le coronavirus tire profit de la technologie et de la participation citoyenne

Foreign Affairs.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. analyse comment la COVID-19 a mis à l’épreuve la cohérence des systèmes sociaux et de gouvernance des pays affectés, notamment les États-Unis et la Chine, dans leurs efforts pour contenir la propagation de ce virus. Il semblerait que le bilan est plutôt sombre.

En Chine, la propagation du coronavirus a été favorisée par le refus initial des autorités politiques de reconnaître l’ampleur de la crise. Une situation semblable a été observée aux États‑Unis, où la mise en place des mesures de distanciation sociale a pris un certain temps. De plus, aux États-Unis, il est devenu évident que la lutte contre la pandémie a été entravée par le manque d’investissement en santé publique.

La réponse de l’Union européenne, qualifiée de bureaucratique et souvent de technophobe, n’a pas été plus encourageante. Certains pays présentent un taux d’infection démesuré par rapport au nombre d’habitants : l’Italie a un taux quatre fois plus élevé que celui de la Chine tandis que celui de l’Allemagne en atteint la moitié.

Ces déficits contrastent nettement avec la performance de Taïwan où, dit-on, les cas de coronavirus n’atteignent qu’un cinquième de ceux des États-Unis et moins d’un dixième du taux de Singapour, un pays pourtant reconnu pour l’efficacité de ses efforts. Comment expliquer les accomplissements de ce petit pays?

Selon Foreign Affairs, Taïwan a réussi à gérer les urgences en misant sur la fusion de la démocratie et les possibilités de mobilisation sociale offertes par la technologie. C’est ce qu’on appelle la technologie civique, une nouvelle culture politique pleine de dynamisme qui a révélé toute sa puissance dans la lutte contre le coronavirus.

En effet, il semblerait qu’en Taïwan, la convergence de l’action collective participative et de l’activisme technologique – que l’on appelle le « hacktivisme civique » – rend possible le partage rapide de l’information, la configuration de partenariats public-privé et la création de preuves de concepts rapides et efficaces pour les services publics en ligne. Vraisemblablement, ces éléments se sont avérés critiques dans la coordination d’un ensemble, consensuel et transparent, de réponses pour lutter contre le coronavirus.

Les résultats rapportés sont prometteurs. Foreign Affairs se réfère à un rapport publié récemment par la Stanford University School of Medicine qui souligne 124 interventions que le gouvernement de Taïwan a mises en œuvre en s’appuyant, en partie, sur des initiatives communautaires, des hackathons et des délibérations numériques sur la plateforme de démocratie numérique vTaiwan.

Un exemple intéressant est le développement de Face Mask Map, une application qui fournit au public des données précises, en temps réel, sur l’emplacement et la disponibilité des masques. Cette application est le résultat d’une collaboration entre le ministère du Numérique de Taïwan, des entrepreneurs et des hacktivistes civiques qui ont participé aux efforts pour rationaliser la fourniture des masques à la population. Ce faisant, il a été possible de réduire la panique et d’empêcher l’apparition d’un marché noir. Malgré l’achalandage, l’application s’est révélée utile et a encouragé le gouvernement à accroître les ressources informatiques pour consolider son fonctionnement.