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États-Unis - 1 juin 2020

Les données économiques sont sur le point de devenir étranges

Une analyse.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. économique du journal The New York Times avance qu’au moment où les États-Unis connaissent un effondrement insondable de leur activité économique, les outils dont nous disposons pour comprendre ce qui se passe dans l’économie deviennent déformés ou plus difficiles à interpréter, pour un large éventail de raisons.

Les principaux indicateurs économiques comme le taux de chômage reposent sur des enquêtes auprès des personnes et des entreprises, mais la crise de la COVID-19 affecte déjà le nombre de personnes et d’entreprises qui y répondent. Cela pourrait fausser les résultats. Les goulots d’étranglement dans les systèmes d’emploi à l’échelle des États freinent artificiellement le nombre de personnes qui peuvent déposer des demandes de prestations de chômage. Et pour un grand nombre de personnes, il n’est pas évident de savoir comment classer leur statut d’emploi.

De plus, les conventions qui facilitent normalement la comparaison des données économiques dans le temps, comme l’ajustement aux variations saisonnières et la conversion des données de croissance trimestrielles en données annualisées, sont plus susceptibles de créer de la confusion que de donner une image claire.

Cela pourrait créer de la confusion au Congrès et à la Réserve fédérale concernant l’évaluation des efforts qui s’avèrent nécessaires pour sauver l’économie.

Selon Tara Sinclair, économiste à l’Université George Washington et spécialiste de l’étude des cycles économiques, « la fermeture de grands pans de l’économie n’était pas prévue dans la construction de nos statistiques économiques ».

Toutefois, même si les agences statistiques parviennent à collecter des données précises, certaines des conventions relatives à la manière dont elles sont rapportées et discutées risquent de créer une image trompeuse. Par exemple, la plupart des principales données économiques sont « désaisonnalisées » afin de se concentrer plus facilement sur l’évolution des tendances dans l’économie plutôt que sur les rythmes habituels de l’année. Les détaillants ajoutent des emplois à l’automne et les suppriment en janvier après la période des fêtes, par exemple.

Cependant, aujourd’hui, avec d’énormes perturbations sans lien avec les saisons, l’application de ces modifications peut exagérer ou minimiser les dommages liés au coronavirus. On peut soutenir, par exemple, que les 4,97 millions de nouvelles demandes de prestations de chômage la semaine dernière donnent une image plus précise que les 5,25 millions de demandes désaisonnalisées.