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Europe - 1 juin 2020

Recyclage ou élimination?

Dans une analyse.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. sur la question, Avenir Suisse, un groupe de réflexion suisse d’inspiration libérale, estime qu’il est nécessaire d’établir des priorités concernant ce qui peut être recyclé.

En principe, un produit peut être éliminé à la fin de sa vie ou de son utilisation, ce qui inclut la mise en décharge, l’incinération ou l’exportation. Il peut aussi être réintégré dans le cycle des matières premières au moyen du recyclage. En matière d’impact environnemental, il est difficile de faire une comparaison directe entre ces différents parcours, et c’est la raison pour laquelle la méthode de la saturation écologique est utilisée. Cette dernière prend en compte un large spectre d’atteintes environnementales et les ramène à un seul indicateur par voie d’agrégation totale. Les résultats sont des unités de charge écologique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (UCE), qui permettent de comparer différentes substances et différents procédés. Un million d’UCE correspondent à un trajet en voiture de 3 000 kilomètres, à 70 000 heures de fonctionnement d’un ordinateur portable ou à la combustion de 370 kilogrammes de mazout (Kägi, 2017).

La question clé est toujours de savoir pour quel matériau le recyclage est intéressant sur le plan du bénéfice environnemental supplémentaire (UCE économisée ou eUCE) et des coûts nets additionnels par rapport à l’incinération dans une usine d’incinération des déchets (scénario de référence en Suisse). Le Specific-Eco-Benefit-Indicator (Sebi), calculé à partir du quotient eUCE/CHF, donne des pistes de réponses. Plus la valeur du Sebi est élevée, plus l’écoefficacité du recyclage est grande par rapport à l’incinération et plus le bénéfice écologique par franc (suisse) dépensé est important (Bunge, 2015). Dans l’étude présentée dans l’analyse, les piles 1990, les appareils électriques SENS et les emballages en aluminium présentent les valeurs Sebi les plus élevées.

Ainsi, d’un point de vue écologique et économique, le recyclage des plastiques ne vaut guère la peine, contrairement à une opinion très répandue. Une étude réalisée pour la Suisse conclut ce qui suit : « Le tri des matières plastiques dans les ménages a un faible rapport coût-avantage comparativement au tri des bouteilles en PET. L’avantage écologique est relativement faible, et les coûts sont élevés. » L’idée de privilégier « un sac en toile de jute au lieu des sacs plastiques », par exemple, est trompeuse. Une étude suppose même qu’un sac en tissu doit être utilisé 113 fois pour être plus performant qu’un sac en plastique après une seule utilisation (Heartland Institute, 2017).

Qu’est-ce qui est donc approprié et à quel moment? Le recyclage ou l’élimination? Les unités de charge écologiques sont un outil intéressant pour déterminer les priorités en matière de recyclage d’un point de vue environnemental. Toutefois, il n’existe pas de calcul de l’UCE régulièrement mis à jour.

La décision de recycler un certain matériau a des conséquences financières. Il faut analyser si, pour des raisons d’efficacité, d’autres matériaux ne devraient pas être collectés au même coût, ou si d’autres mesures environnementales (en dehors de la gestion des déchets) sont plus appropriées, c’est-à-dire si elles génèrent un plus grand bénéfice écologique par franc investi.