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International - 19 mai 2020

L’ONU prévoit que le coronavirus entraînera une baisse de 30 % à 40 % des flux d’IDE

Les dernières projections.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. actualisées (en date du 26 mars) de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) prévoient que le coronavirus entraînera une baisse de 30 % à 40 % des flux d’investissements directs étrangers (IDE). Les premières estimations publiées le 9 mars prévoyaient quant à elles une réduction comprise entre 5 % et 15 % des flux mondiaux d’IDE au cours de la période 2020-2021.

Selon le rapport de la CNUCED, « il est désormais évident que les efforts d’atténuation des pandémies et le confinement dans le monde auront des effets dévastateurs sur toutes les économies, indépendamment de leurs liens avec les réseaux d’approvisionnement mondiaux ».

En moyenne, les 5 000 plus grandes multinationales du monde pour ce qui est du chiffre d’affaires observent une révision à la baisse de 30 % de leurs prévisions de bénéfices pour l’année 2020. Étant donné que les bénéfices réinvestis sont un élément clé de l’IDE et que ces 5 000 multinationales représentent une part importante de l’IDE mondial, la CNUCED prévoit que les dépenses en capital seront fortement affectées.

La révision moyenne à la baisse des bénéfices a été plus forte dans les pays développés (35 %) que dans les pays en développement (20 %). Elle a d’ailleurs été particulièrement forte aux États-Unis. De plus, les révisions à la baisse en Europe dépassent désormais celles en Asie.

L’amplitude des dernières révisions attendues des bénéfices a été la plus forte dans les secteurs les plus touchés par la crise, notamment les compagnies aériennes (-116 %), l’hôtellerie, la restauration et les loisirs (‑41 %), l’énergie (-208 %) et l’automobile (-47 %). En général, certaines des industries les plus touchées représentent une part importante des dépenses d’investissement totales, ce qui indique que de nombreux investisseurs normalement importants seront touchés.

La CNUCED s’attend à ce que le coronavirus exerce une pression importante sur les investissements entièrement nouveaux et sur les fusions et acquisitions transfrontalières. Étant donné que plusieurs nouveaux projets d’investissement et d’expansion ont de longues périodes de gestation et des cycles de vie qui peuvent s’étendre sur des décennies, beaucoup seront probablement retardés, interrompus ou même suspendus indéfiniment. La mise en œuvre des projets d’investissement est également repoussée en raison de la fermeture physique des entreprises, des usines de fabrication et des chantiers de construction.

Les opérations de fusion et les acquisitions transfrontalières annoncées sont passées de 874 en février 2020 à 385 entre le 1er et le 20 mars, contre une moyenne mensuelle de 1 200 transactions en 2019. Les annonces de fusions et d’acquisitions devraient aussi baisser de 70 % dans le monde au premier trimestre de l’année 2020.

La CNUCED estime que les tendances préexistantes telles que le découplage – ou le relâchement des liens de la chaîne de valeur mondiale – et la relocalisation, alors que les multinationales tentent de renforcer la résilience de leur chaîne d’approvisionnement, pourraient être accélérées par la pandémie de la COVID-19.