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International - 1 avril 2021

Qu'est-il arrivé aux emplois à haut risque d'automatisation?

Une étude.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) examine ce qui est arrivé aux emplois menacés d'automatisation au cours de la dernière décennie, et ce, dans 21 pays. On prétend que cette étude est la première à évaluer les résultats en matière d'emploi à l'aide de la mesure du risque d'automatisation basée sur les tâches conçue par l'OCDE. Les chercheurs n'ont trouvé aucune preuve démontrant une suppression nette d'emplois à l'échelle nationale. Cependant, ils ont réussi à prouver que l'automatisation a assombri les perspectives d'emploi pour certaines catégories de travailleurs, notamment les travailleurs agricoles qualifiés, les employés de bureau et les travailleurs dans les secteurs de la métallurgie et de la machinerie.

Les auteurs ont cherché à savoir si les pays et les emplois qui étaient censés présenter un risque élevé d'automatisation en 2012 ont effectivement connu des baisses d'emploi la période suivante, si certains groupes démographiques étaient plus vulnérables à ces changements et comment la stabilité de l'emploi a évolué dans ces professions. Ils ont constaté que les pays qui étaient confrontés à un plus grand risque d'automatisation en 2012 ont connu une croissance de l'emploi plus élevée entre les années 2012 et 2019. Ils ont également observé que l'emploi s'est accru pour la majorité des professions, bien que celles pour lesquelles le risque d'automatisation était plus élevé aient enregistré une croissance plus faible de l'emploi ou même des baisses.

Même si les travailleurs peu instruits n'ont pas été plus affectés par les tendances de l'automatisation, les auteurs notent que les possibilités d'emploi se sont accompagnées d'une baisse du nombre de travailleurs peu instruits en raison de l'amélioration générale des compétences de la main-d'œuvre. Cependant, les travailleurs peu scolarisés sont de plus en plus concentrés dans les professions à haut risque.

Les auteurs concluent que « l'anxiété face à un avenir sans emploi est peut-être exagérée ». Mais ils recommandent également que les politiques soient focalisées sur les personnes qui ne bénéficient pas des avantages de l'automatisation de manière équitable, à savoir les personnes peu instruites. De plus, ils notent que « le potentiel qu'a l'automatisation de produire des résultats encore plus défavorables parmi les professions à haut risque d'automatisation est encore plus inquiétant dans le contexte actuel de la sévère baisse de l'emploi provoquée par la COVID-19 ». Ils suggèrent des programmes de formation pour accompagner les individus dans leurs transitions professionnelles, différentes protections sociales et des programmes d'éducation pour préparer les jeunes travailleurs à de nouveaux emplois plus qualifiés.

Notons qu'en juin 2020, Statistique Canada a publié un document de recherche.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. sur cet enjeu.