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Vecteurs – Veille stratégique en économie et innovation.

Revue annuelle des tendances 2019

La bioéconomie, une évolution « naturelle » de l’économie?

Pour un pays pionnier de la révolution verte comme la Finlande, dont 80 % du territoire est couvert de la forêt, la bioéconomie est apparue comme un choix logique alors que ses deux grands secteurs économiques, le papier et la téléphonie mobile connaissaient des difficultés.

Sa stratégie bioéconomique a permis de diminuer sa dépendance aux ressources fossiles, lutter contre l’appauvrissement des écosystèmes, stimuler la croissance économique et créer de nouveaux emplois, tout en respectant les principes du développement durable. La stratégie finlandaise.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. vise à augmenter le chiffre d’affaires de la bioéconomie à 100 milliards d’euros d’ici 2025 et à créer 100 000 nouveaux emplois dans le secteur. Et ce n’est qu’en exemple parmi d’autres, la bioéconomie connaît un essor marqué partout dans le monde.

Qu’est-ce que la bioéconomie?

La bioéconomie s’inscrit dans le contexte plus large de l’économie verte, c’est-à-dire une économie respectueuse de l’environnement qui utilise de façon plus efficace les ressources naturelles.

De manière plus précise, l’objectif est de passer d’une économie dépendante des ressources fossiles à une économie basée sur la biomasse, c'est-à-dire basée sur des ressources renouvelables (de la production à la transformation, jusqu’à la valorisation des co-produits et des biodéchets). Elle se veut également une source de sécurité alimentaire.

Ainsi, la filière comprend une grande diversité d’acteurs et domaines d’intervention :

  • Les producteurs à l’amont : agriculture, forêt et pêche; 
  • Diversité d’usages en aval : alimentaire, matériaux, énergie et valorisation des biodéchets.

Voici des exemples issus de la bioéconomie : des biocarburants avancés; la gomme en cellulose pour donner plus d’épaisseur aux yogourts; des produits en huile de pin pour colles; des pneus des automobiles contenant du caoutchouc et de l’huile naturels; des crèmes cosmétiques contenant des baies de bois; des matériels médicaux; des emballages biodégradables, etc.

Qui plus est, l’idée selon laquelle le secteur manufacturier se tourne vers la fabrication de produits chimiques à partir d’usines de micro-organismes plutôt que de raffineries de pétrole commence de plus en plus à faire son chemin, affirme l’OCDE, dans une analyse sur la question.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.

  • Plastique : peut être fabriqué à partir de la fermentation au lieu de l’huile (fabrication traditionnelle) ; carbone d’origine biologique;
  • Pneu de voiture : peut être fabriqué en latex biosourcé qui lui est fait à base de pissenlits;
  • Tapis : peut être fabriqué à partir de sucre;
  • Fil électrique : peut être fabriqué de graphène provenant de la transformation de l’huile de soja au lieu de les concevoir en cuivre;

Sur le site Fast Company, on mentionn.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.e que des ingénieurs ont trouvé le moyen de transformer des retailles de pommes de terre générées lors de la production de frites surgelées en une fibre pouvant être transformée en matériaux de construction. L’avantage est double : en plus de réduire la production de déchets, cette matière organique peut remplacer un produit comme les planches de panneau de fibres à densité moyenne sans recourir à des produits chimiques, voire même toxiques, et en prime, elle est complètement recyclable.

Également, une dépêche de l’agence Reuters.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. annonce que la société espagnole Ananas Anam a développé un textile appelé Piñatex, conçu à partir des feuilles des ananas qu'elle présente comme une solution de rechange au cuir animal. Le caractère transversal de la bioéconomie offre donc une opportunité de répondre de manière globale aux défis sociétaux interconnectés, tels que la sécurité alimentaire, la dépendance vis-à-vis des ressources fossiles, la pénurie des ressources naturelles et le changement climatique, tout en réalisant un développement économique durable.

La création du premier groupe de travail international sur la bioéconomie durable en 2016

C’est sous l’initiative du ministère allemand de l’Alimentation et de l’Agriculture (BMEL) qu’a été fondé le premier groupe de travail international sur la bioéconomie.

En mars 2018, il comptait 23 membres :

  • 11 pays (Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Brésil, Chine, États-Unis, Italie, Kazakhstan, Malaisie, Pays-Bas et Uruguay);
  • le Conseil allemand de bioéconomie;
  • la Commission européenne;
  • l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE);
  • le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CIAT);
  • le programme des Nations unies pour le développement (PNUE);
  • le Fonds mondial pour la nature (WWF);
  • le Conseil nordique des ministères;
  • le Consortium sur les industries biosourcées de l’Union européenne;
  • l’Université de Wageningen;
  • le Conseil mondial des entreprises pour le développement;
  • la FAO.

Le BMEL a financé la FAO pour qu’elle travaille sur des directives concernant la bioéconomie. Le projet s’est amorcé en mars 2017.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et prendra fin en août 2020. Les directives seront approuvées au cours de réunions régionales et particulières des parties prenantes. 

Le projet vise essentiellement à définir des lignes directrices en matière de bioéconomie pour aider les pays et les acteurs du domaine à élaborer et à mettre en œuvre des stratégies, des politiques et des programmes nationaux et régionaux de bioéconomie durable.

Mise en place par l’Europe des stratégies en matière de bioéconomie

Annoncée par le président Juncker.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. en 2018, la nouvelle stratégie européenne pour la bioéconomie.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. fait partie des actions de la Commission européenne pour donner un nouvel élan à l’emploi, à la croissance et à l’investissement dans l’Union européenne. La bioéconomie est susceptible de créer un million de nouveaux emplois verts d’ici l’année 2030.

Pour piloter cet effort collectif, la Commission lancera en 2019 14 mesures concrètes axées sur trois objectifs clés :

  • Développer et renforcer les biosecteurs en créant une plateforme d’investissement thématique pour la bioéconomie circulaire, dotée de 100 millions d’euros, afin de rapprocher les « bio-innovations » du marché et de réduire les risques pour les investissements privés en solutions durables; faciliter la mise en place de nouvelles bioraffineries dans toute l’Europe.
  • Déployer rapidement la bioéconomie dans toute l’Europe en mettant au point un programme stratégique de déploiement centré sur les systèmes alimentaires et agricoles durables, la sylviculture durable et les bioproduits; en créant un mécanisme pour soutenir l’Union européenne en matière de politiques de bioéconomie afin d’aider ses pays membres, dans le cadre d’Horizon 2020.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., à se doter de programmes nationaux et régionaux de bioéconomie; en lançant des actions pilotes pour le développement de la bioéconomie dans les zones rurales, côtières et urbaines.
  • Protéger l’écosystème et comprendre les limites écologiques de la bioéconomie en mettant en œuvre un système de suivi à l’échelle de l’UE pour mesurer les progrès accomplis vers une bioéconomie durable et circulaire; en améliorant les connaissances sur certains domaines particuliers de la bioéconomie en recueillant des données et en les rendant plus accessibles grâce au Centre de connaissances sur la bioéconomie.

Une stratégie bioéconomie pour la France, le plan d’action 2018-2020

La stratégie française bioéconomie, qui a été présentée au Conseil des ministres le 18 janvier 2017, définit un cadre de développement durable de la bioéconomie. Le plan d’action.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. décline la stratégie en actions, afin de déployer de manière opérationnelle la bioéconomie sur le territoire français au cours des années 2018, 2019 et 2020.

Plutôt axé sur le cadre et les outils nationaux, le plan d’action se décline en cinq axes :

  • Améliorer la connaissance.
  • Promouvoir la bioéconomie et ses produits auprès du grand public.
  • Créer les conditions propices à une rencontre entre l’offre et la demande.
  • Produire, mobiliser et transformer durablement des bioressources.
  • Lever les freins et mobiliser le financement.

Le plan d’action gouvernemental 2018-2019 de la Finlande

Dans son plan d’action gouvernemental 2018-2019.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la Finlande a fait de la bioéconomie et des solutions propres l’une de ses cinq priorités stratégiques. Le pays s’est donné comme but de devenir, d’ici l’année 2025, un pionnier des bioéconomies, des économies circulaires et des technologies propres.

Quatre situations sous-tendent cette priorité :

  • La Finlande a atteint les objectifs climatiques de l’année 2020 à l’avance. L’importation d’énergie fossile a été remplacée par de l’énergie locale, propre et renouvelable.
  • La croissance des entreprises de technologies propres, l’augmentation de l’utilisation durable des ressources naturelles et des entreprises rurales pluriactives ainsi qu’une économie circulaire efficace ont contribué à créer de nouveaux emplois sans compromettre la protection environnementale.
  • Le fardeau administratif qui a ralenti les efforts de régénération a été considérablement réduit.
  • La rentabilité de la nourriture produite s’est améliorée, et la balance commerciale a augmenté de 500 millions d’euros.

L’absence d’une stratégie canadienne

Selon la Chambre de commerce du Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le Canada est le seul pays développé qui n’a pas de stratégie ni de politique fédérale de croissance économique à long terme axée sur la bioéconomie. Dans une résolution politique adoptée en 2015, la Chambre de commerce est d’avis qu’une telle stratégie aurait pour résultat net la création de nouvelles entreprises, la revitalisation d’anciennes entreprises et des emplois pour les Canadiens. Cela aurait pour effet de créer une vaste gamme de produits tels que des biocarburants, des biomatériaux, des produits biochimiques, des produits de santé naturels et des produits pharmaceutiques tout en minimisant l’impact environnemental.

Un avenir prometteur, mais de nombreux défis pour la bioéconomie

Cette transition biotechnologique s’avère prometteuse sur plusieurs plans : emplois locaux, revitalisation économique pour les régions éprouvées, économie circulaire et réindustrialisation. Les bioraffineries auront besoin d’avoir un accès facile aux matériaux de la biomasse; c’est donc pourquoi elles devraient être situées dans des zones rurales ou semi-rurales. 

Cependant, avant que la bioéconomie devienne une réalité, de nombreux obstacles doivent être levés. Par exemple, une demande accrue de biomasse peut exercer une pression sur les terres qui sont utilisées pour la culture vivrière. Cette préoccupation s’est manifestée il y a quelques années lorsque la production de biocarburants s’est accélérée.

Pour sa part, l’OCDE encourage ses membres à concevoir et à mettre en œuvre des cadres nationaux pour évaluer la durabilité des bioproduits. Elle les incite également à utiliser des analyses de cycle de vie (tout ce qui entre dans un processus biotechnologique et tout ce qui est produit par le processus) chaque fois que c’est possible.

Qu’en est-il des biotechnologies?

Une des branches de la bioéconomie, les biotechnologies, englobe un large éventail de technologies utilisées dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de la foresterie, des pêches et de l’aquaculture, et de l’agro-industrie.

Ces technologies sont exploitées à diverses fins, telles que :

  • l’amélioration génétique des végétaux et des animaux pour augmenter leur rendement ou leur efficacité;
  • la caractérisation et la conservation des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture;
  • le diagnostic des maladies animales et végétales;
  • le développement de vaccins et la production d’aliments fermentés.

La FAO reconnaît.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qu’à condition d’être judicieusement associées à d’autres technologies de production de denrées alimentaires ou de produits et services agricoles, les biotechnologies pourront contribuer dans une large mesure à satisfaire les besoins d’une population en expansion et toujours plus urbanisée.  

La volonté d’IndieBio de déstabiliser le secteur de la biotechnologie dans la Silicon Valley

Dans un article publié sur le site de l’agence financière Bloomberg.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., on se demande dans quelle mesure IndieBio.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., un incubateur de jeunes entreprises du secteur des sciences de la vie qui travaillent sur tout, de la viande cultivée en laboratoire aux abeilles intelligentes en passant par les thérapies contre le cancer, peut-il prendre sa place dans l’univers hautement compétitif de la Silicon Valley.

Il va de soi que la manipulation des molécules n’est pas aussi simple que la manipulation des lignes de code, mais les progrès récents en laboratoire en ont grandement facilité le développement. En fournissant aux doctorants un financement de démarrage et des mentors commerciaux, IndieBio souhaite créer des entreprises prospères dans le domaine des sciences de la vie, de la même manière que Y Combinator.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a engendré Airbnb et d’autres entreprises similaires. Plutôt que de se diriger vers une carrière universitaire ou de travailler pour une grande entreprise, les doctorants disposent ainsi d’une autre option avec IndieBio.

Selon son fondateur, Arvind Gupta, « le développement du secteur des biotechnologies est suffisamment avancé et les coûts pour le faire, assez bon marché pour entreprendre des recherches à un stade précoce et d’une manière si fondamentalement nouvelle que personne encore ne l’a pratiquée ni essayée ».

Ainsi, chez l’incubateur IndieBio, les scientifiques qui ont l’esprit d’entreprise reçoivent 200 000 dollars américains et profitent de 4 mois d’accès à un laboratoire haut de gamme de 7 000 pieds carrés. Ces jeunes pousses travaillent à accélérer l’arrivée sur le marché de viande de laboratoire, de bois conçu en laboratoire, d’abeilles intelligentes, de produits chimiques non polluants et même de traitements du cancer.

Parmi les 94 entreprises qui ont suivi le programme, certaines ont attiré des investisseurs de renom tels que Bill Gates, la société de capital-risque Andreessen Horowitz et le géant de l’entreprise Tyson Foods inc.  

Par rapport à la première cohorte d’entreprises, la moitié seulement ont survécu, dont Clara Foods.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui a développé le premier blanc d’œuf au monde produit en laboratoire. Toutefois, l’entreprise s’est ensuite transformée pour produire du vin synthétique et a changé son nom pour Ava Winery.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

« Nous essayons de nous concentrer sur une seule chose et un seul produit », déclare Jun Axup, le directeur scientifique d’IndieBio. Détenant une participation de 8 % dans ses sociétés, IndieBio indique que 64 % d’entre elles ont levé des fonds additionnels, pour un total de plus de 174 millions de dollars américains. Environ 8 % des jeunes pousses ont été légalement fermées, mais plusieurs autres semblent inactives.

En 2017, le cabinet de recherche CB Insights a désigné IndieBio comme l’investisseur le plus actif dans les entreprises en démarrage basées sur la biologie synthétique, un mariage d’ingénierie et de biologie qui permet aux scientifiques de construire des gènes à partir de rien.

Ce succès de départ d’IndieBio a attiré la concurrence, dont Y Combinator.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et Verily.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Selon Bloomberg, IndieBio a au moins prouvé une chose : la biotechnologie sera le prochain secteur branché de la Silicon Valley.

Assurément, la bioéconomie s’avère un thème porteur pour l’avenir puisque la substitution des ressources fossiles par des ressources renouvelables représente l’une des ambitions phares de la bioéconomie durable. Et cette « révolution » se répand dans des secteurs aussi divers que la chimie, l’industrie, l’agriculture, la forêt et le bâtiment.

D’après le Forum économique mondial.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la bioéconomie représenterait l’avenir du secteur de la fabrication durable.

Pour plus d'information

La transition verte et numérique : le transport maritime en croissance soutenue

Le transport maritime est l’épine dorsale de l’économie mondiale. Plus de 90 % des échanges commerciaux.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. se font par bateau, et il s’agit du moyen le plus rentable de transporter des marchandises et des matières premières dans le monde entier.

Si les tendances favorables à la croissance économique mondiale se poursuivent, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED)  prévoit un taux de croissance annuel de 3,8 % du volume des échanges entre les années 2018 et 2023.

Selon l’étude du CNUCED.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le volume du commerce maritime mondial a augmenté de 4 % en 2017. Il s’agit du taux de croissance le plus rapide en cinq ans. Cette croissance s’explique principalement par l’augmentation de la production industrielle dans les marchés émergents, qui représentent 60 % des exportations par bateau. L’accroissement des échanges s’est accompagné d’une augmentation de la capacité de la flotte maritime de 3,3 %.

Les récents accords commerciaux favorisent également le transport maritime au Québec. Par exemple, depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange avec l’Europe à l’automne 2017, le port de Montréal a connu une hausse de 3,5 %.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. des échanges avec le vieux continent entre les mois de novembre 2017 et 2018.

Selon une étude de la firme Martin Associates (2018).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’industrie maritime au Québec :

  • procure 110 433 emplois directs, indirects et induits;
  • verse annuellement 5,8 milliards de dollars en salaires;
  • génère 4,7 milliards en revenus d’impôts;
  • engendre 16 milliards de dollars en activité économiques.

Les tendances dans l’industrie maritime

Dans son étude sur les transports maritimes, la CNUCED décrit sept tendances clés qui redéfinissent le paysage du transport maritime et façonnent les perspectives du secteur.

Parmi celles-ci, notons les suivantes :

Le protectionnisme

  • En ce qui concerne la demande, le commerce maritime est freiné par l’incertitude qu’engendrent divers risques d’ordre géopolitique et économique liés à la politique commerciale ainsi que certains changements structurels. L’Organisation des Nations Unies est préoccupée par la mise en place de politiques de repli et la montée du protectionnisme, qui sont susceptibles de miner la croissance économique mondiale, de restreindre les échanges et de modifier les circuits commerciaux.

La numérisation, le commerce en ligne et la mise en œuvre de l’initiative « une ceinture, une route »

  • Le progrès technique et la réorganisation des infrastructures du commerce mondial, ambitieusement lancée par la Chine, auront des effets notables sur les transports et le trafic maritimes. L’initiative « Une ceinture, une route » et le développement du commerce électronique peuvent faire augmenter le volume du commerce maritime, tandis que la numérisation aidera le secteur des transports maritimes à devenir plus efficient, comme il est de plus en plus demandé. 

La concentration

  • La concentration du secteur des transports maritimes réguliers, au moyen de fusions et d’alliances, a progressé ces dernières années, en réaction à la baisse de la demande et à la surcapacité du secteur, qui est dominé par les très gros navires-porte-conteneurs. Les effets de cette concentration sur la concurrence, le risque d’abus des grandes compagnies maritimes qui ont une position dominante et les conséquences possibles pour les plus petites entreprises restent préoccupants. 

Les changements climatiques

  • Les mesures visant à limiter l’empreinte carbone et à améliorer la performance environnementale du transport maritime international continuent de figurer parmi les priorités mondiales. La stratégie initiale adoptée en avril 2018 par l’Organisation maritime internationale, qui a pour objectif de réduire les émissions annuelles de gaz à effet de serre d’au moins 50 % d’ici l’année 2050 par rapport à leur niveau de l’année 2008, marque un grand progrès.
  • En ce qui concerne la pollution atmosphérique, la décision de fixer à 0,50 % maximum la teneur en soufre du mazout entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Afin que ce plafond soit respecté à l’échelle mondiale, il sera important que les propriétaires et les exploitants de navires continuent d’étudier les diverses options possibles et qu’ils adoptent des stratégies telles que l’installation d’épurateurs et le passage au gaz naturel liquéfié ou à d’autres combustibles à faible teneur en soufre.

Pour ce qui est des tendances dans l’industrie maritime, deux d’entre elles ont particulièrement retenu l’attention : le verdissement et la numérisation de l’industrie.

Le verdissement de l’industrie maritime

Le carburant représente environ la moitié des coûts d’exploitation dans l’industrie maritime. Le type de carburant utilisé pour le déplacement des navires entre les ports est donc primordial. Depuis les années 1960, le mazout lourd est le choix dominant de l’industrie, puisqu’il est accessible et bon marché. Par contre, il se trouve à être très polluant.

Aujourd’hui, les transports maritimes ne produisent que 3 % des émissions de dioxyde de carbone, mais ce sont d’autres émissions, telles que le soufre et les particules fines (respectivement 15 % et 11 % du total mondial) qui sont considérées comme un problème grave. Le type de carburant utilisé dans l’industrie maritime est généralement interdit dans les autres secteurs.

Toutefois, cette exemption sera levée le 1er janvier 2020, avec la mise en place d’une nouvelle réglementation par l’Organisation maritime internationale (OMI). Cette réglementation vise à réduire de 3,5 % à 0,5 % la teneur en soufre autorisée dans le carburant des navires.

Selon la HSBC.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les transports maritimes représentent 10 % de la demande mondiale de pétrole dans le secteur des transports. Un porte-conteneur consomme en général 80 tonnes de carburant à haute teneur en soufre par jour, soit l’équivalent de 46 millions de voitures au diesel.

Dans son analyse, la HSBC s’inquiète toutefois de l’incidence économique et de la hausse probable des prix du pétrole brut, qui devrait avoir des répercussions sur les consommateurs. Le groupe bancaire britannique s’attend à un déséquilibre immédiat entre l’offre et la demande, avec des carburants plus propres en quantité limitée, tandis qu’une quantité importante de carburant à haute teneur en soufre sera laissée non vendue.

La révolution numérique dans l’industrie maritime

Les navires autonomes

Beaucoup d’attention a été portée sur les véhicules autonomes dans les dernières années, mais la navigation autonome a pour le moment fait peu de vagues. Pourtant, c’est exactement ce qu’une équipe de Rolls-Royce en Finlande et en Norvège cherche à développer. Pour ce faire, elle s’est alliée à Intel avec l’objectif de déployer des flottes entièrement autonomes d’ici l’année 2025.

Selon CB Insights.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., plusieurs facteurs expliquent l’intérêt pour les navires autonomes :

  • La possibilité de réduire les coûts opérationnels : puisque l’infrastructure servant à accommoder l’équipage sera supprimée, il sera possible de concevoir un navire plus souple et léger qui consomme moins de carburant.
  • La sécurité : entre 75 % et 96 % des accidents maritimes sont dus à des erreurs humaines; l’automatisation devrait permettre d’augmenter la sécurité opérationnelle et, par le fait même, la sécurité dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement du commerce mondial.
  • La réduction des frais d’équipage : parce que les équipages seraient plus petits, les transporteurs pourraient profiter de réductions de coûts sur les salaires, les assurances et les équipements liés au bien-être des membres de l’équipage. Selon les estimations, les dépenses associées à l’équipage peuvent représenter jusqu’à 30 % du coût total d’un transport par bateau.

Rolls-Royce Marine estime.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. que d’ici l’année 2030, les navires autonomes seront chose courante sur les océans.

Pour sa part, M. Soren Skou, le directeur du géant armateur danois Maersk, émet des doutes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. sur la rapidité à laquelle les choses évolueront : « Je ne pense pas que nous serons autorisés à naviguer avec des porte-conteneurs de 400 mètres de long et pesant 200 000 tonnes, sans aucun être humain à bord. Je ne pense pas que ce sera un facteur d’efficacité. »

Pour le moment, l’OMI a donné son accord quant à une définition des navires de surface autonomes ainsi qu’à un cadre d’analyse des règles applicables. Le Comité sur la sécurité maritime de l’OMI a entamé des travaux de nature juridique et réglementaire pour permettre l’arrivée de ces navires.

Entretemps, selon le professeur Masamichi Hasebe, le conseiller juridique principal à l’association japonaise pour la sécurité maritime, c’est en Scandinavie que l’on pourrait voir la première réglementation sur la navigation autonome. Selon lui, « le Danemark, la Norvège et la Finlande peuvent modifier la réglementation nationale sans attendre la réglementation internationale. En outre, des pays partageant les mêmes idées, tels que Singapour et la Chine, pourraient adopter la même approche ».

Les ports 4.0

Les ports prennent le pas de l’automatisation plus lentement que les secteurs qui se caractérisent par une complexité comparable. Par exemple, dans le secteur minier, les entreprises précurseures en automatisation ont amélioré leurs coûts et leur productivité de 20 à 40 %, selon McKinsey & Company.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Dans le secteur de l’entreposage, on estime que ces pourcentages se situent entre 10 et 30 %.

Cependant, un récent sondage auprès des entreprises réalisé par McKinsey & Company montre que l’automatisation est devenue une tendance mondiale. Parmi les répondants, 80 % prévoient qu’au cours des cinq prochaines années, au moins la moitié des nouveaux ports seront entièrement ou partiellement automatisés. De surcroît, plus de la moitié des répondants s’attendent à ce qu’au moins 50 % des 50 principaux ports dans le monde entament la préparation de plans de modernisation ou ajoutent des équipements automatisés au cours des cinq prochaines années.

Les répondants prévoient que l’automatisation réduira les frais d’exploitation de 25 à 55 % et qu’elle augmentera la productivité de 10 à 35 %, ce qui correspond également aux estimations de McKinsey & Company pour l’ensemble des activités portuaires. Cependant, ces attentes ne se concrétisent généralement pas, en particulier dans les projets de ports entièrement automatisés. Selon McKinsey, les dépenses d’exploitation diminuent effectivement, mais seulement de 15 à 35 %. La productivité, quant à elle, baisse d’environ 7 à 15 % au lieu d’augmenter.

D’autres applications numériques innovantes commencent à voir le jour.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., mais elles s’avèrent être davantage dans une phase d’essai, comme les jumeaux numériques pour des ports virtuels et la blockchain pour l’amélioration de la connectivité des ports.

Pour en savoir davantage sur ce sujet :

L’arrivée de l’Internet quantique : bénéfices et obstacles

En 2017.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les recherches de laboratoire ont fait un pas de géant lorsque le gouvernement chinois a lancé le premier satellite quantique au monde conçu pour envoyer et recevoir des Qbits d’information codifiée dans des photons sur une lumière infrarouge.

Plus précisément, le satellite a créé des paires de photons avec des propriétés quantiques intriquées. Par la suite, il les a acheminées simultanément vers des stations au sol situées à Delingha, Lijiang et Nanshan. Chaque paire de particules a parcouru 1 240 miles avant d’atteindre ses destinations.

Par ailleurs, tout récemment en octobre 2018, dans un rapport du Massachusetts institute of technology.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (MIT), trois scientifiques du célèbre centre QuTech de l’Université de technologie de Delft (TU Delft) se sont donné pour objectif de se servir de la mécanique quantique pour créer un réseau de communication parfaitement sécurisé entre Delft et trois autres villes néerlandaises d’ici la fin de l’année 2020.

Le site Gizmodo.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., de son côté, indiquait que des scientifiques de l’Université de Chicago ont annoncé leur intention de mettre en place un lien quantique sur une distance de 30 miles. Selon Jian-Wei Pan, de l’Université des sciences et technologies de Chine.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., un réseau quantique mondial pourrait exister d’ici l’année 2030.

Qu’est-ce que l’informatique quantique?

Depuis quelques années, les chercheurs travaillent à développer l’informatique quantique, c’est-à-dire toute une nouvelle génération d’ordinateurs qui ne fonctionneraient plus avec de l’information codifiée selon le système binaire traditionnel dans lequel un seul bit ne peut avoir que deux états, soit 0 ou 1.

En informatique quantique, un Qbit (la version quantique d’un bit informatique) peut représenter simultanément un état quantique composé de deux valeurs ou plus, un phénomène appelé « superposition ».

Quels sont les bénéfices de cette innovation? Essentiellement, les Qbits permettraient d’effectuer tous les calculs simultanément, ce qui devrait se traduire par une accélération spectaculaire de la performance des ordinateurs. Ainsi, bien que cette technologie soit encore embryonnaire elle attire de plus en plus l’intérêt des gouvernements qui perçoivent une technologie majeure aux possibilités insoupçonnées.

Les spécialistes sont d’avis que pour tirer le meilleur parti de cette nouvelle informatique, il faudrait déployer un « internet quantique » afin de mettre en place un réseau d’ordinateurs quantiques à l’échelle planétaire. Selon le site Nature.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’internet quantique permettrait l’apparition d’une panoplie de nouvelles applications qui ne sont pas envisageables à l’heure actuelle avec les communications classiques.

L’Internet quantique

Déjà en 2014, The Guardian.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. signalait que la clé du développement de l’internet quantique est la capacité de codifier des informations sur des photons de lumière que l’on pourrait produire sur demande. Le journal signalait qu’une équipe de chercheurs de l’Eindhoven University of Technology avait réussi à concevoir un dispositif capable de « sculpter un photon », c’est-à-dire d’y ajouter des données. Cette innovation était considérée comme un premier pas vers le partage de « particules intriquées » de façon quantique.

Mais alors, qu’est-ce que l’intrication quantique? Afin de comprendre cette terminologie complexe, on est forcé de s’intéresser au domaine de la mécanique quantique. Le site Science.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. nous apprend que l’intrication quantique correspond à la connexion mystérieuse entre une particule ou un groupe de particules.

Si l’on observe une particule à un endroit, une autre particule changera ses propriétés même si elle est située à une grande distance, voire à une année-lumière. Cette caractéristique de la mécanique quantique est si intrigante que même Einstein l’a rejetée, la considérant comme « l’action fantasmagorique à distance ».

Mais enfin, qu’est-ce que cette action fantasmagorique, l’intrication quantique, a à voir avec l’internet quantique? La réponse se trouve dans le partage des particules intriquées. Ainsi, comme l’explique le site Futurism.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., au lieu d’utiliser des fréquences radio pour connecter divers ordinateurs, on enverrait les signaux à travers un réseau quantique qui utilise des photons intriqués.

Or, selon le site Physics.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la création de ce type de particules intriquées ne représente pas une grande difficulté. Les particules de lumière (photons) peuvent être intriquées en divisant une seule particule en deux photons dans un dispositif laser muni d’un cristal spécial.

Les bénéfices

Le site Cnet.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. rapporte que l’accroissement sans précédent de la puissance de calcul amené par l’informatique quantique pourrait révolutionner de nombreux secteurs industriels, tout d’abord, évidemment, l’industrie de l’informatique et le développement de l’intelligence artificielle. On estime en effet que de nombreuses applications sont envisageables dans les domaines :

  • de la santé;
  • de la chimie;
  • de l’industrie;
  • de la sécurité informatique;
  • des voitures autonomes;
  • de l’énergie;
  • des transports et de la gestion du trafic.

Même son de cloche de la part de The Globe and Mail.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qui, dans son édition du 27 septembre 2017, signalait que « le monde est à la veille d’une technologie qui pourrait révolutionner l’utilisation des ordinateurs, tout en offrant une multitude de nouveaux produits et fonctionnalités ». Selon ce journal, l’adoption de cette technologie pourrait déclencher le prochain super cycle industriel et transformer de fond en comble notre façon de faire les choses dans d’innombrables secteurs.

Dans le domaine de la santé, par exemple, l’informatique quantique devrait rendre possible une analyse plus efficace des données génétiques ou faciliter la découverte de nouveaux traitements, notamment en radiothérapie ou en cancérologie.

L’informatique classique n’est pas assez puissante pour tester toutes les solutions possibles. Par ailleurs, l’industrie pourrait utiliser les Qbits pour trouver les meilleures combinaisons de molécules et créer de nouvelles thérapies.

La capacité de simuler des molécules permettrait également de concevoir de nouveaux alliages pour créer, par exemple, des matériaux supraconducteurs capables de transmettre du courant sans perte. D’autres innovations sont à prévoir. Par exemple, Microsoft espère se servir des algorithmes quantiques pour développer un catalyseur qui serait, dit-on, capable d’extraire le dioxyde de carbone de l’atmosphère.

Pour ce qui est des applications industrielles, l’informatique quantique, en raison de sa puissance de calcul, devrait apporter des solutions d’optimisation dans plusieurs secteurs, à savoir :

  1. Le transport de marchandises et les livraisons;
  2. L’optimisation du trafic et la gestion de la congestion;
  3. La production d’énergie produite par les centrales nucléaires et les barrages hydroélectriques.

La puissance de calcul de l’informatique quantique permettrait aux applications d’intelligence artificielle d’atteindre de nouveaux sommets en matière de performance. Il serait donc possible d’améliorer prodigieusement la reconnaissance vocale ou la reconnaissance d’images. Cette dernière capacité est essentielle dans l’industrie de l’automobile, ce qui explique l’intérêt de grands constructeurs, tels que Daimler ou Volkswagen, pour l’informatique quantique.

Cependant, il semblerait que cet intérêt est surtout motivé par le potentiel de la cryptographie quantique. Selon The Guardian, le développement des réseaux quantiques semble attiser l’intérêt de plusieurs gouvernements en raison de leur capacité à rendre la communication entre deux ordinateurs impénétrables, c’est-à-dire totalement à l’abri des pirates informatiques. Le site Wired.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. explique que selon les lois de la mécanique quantique, si quelqu’un essayait d’intercepter la clé cryptographique codifiée dans un signal quantique, il la détruirait immédiatement.

Enfin, le site Technology for Accountants.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. souligne que l’informatique quantique est un moyen d’atteindre l’efficacité énergétique parce que l’utilisation de particules subatomiques permet d’effectuer les calculs beaucoup plus rapidement et avec moins d’énergie. Cette caractéristique devient critique si l’on en croit les conclusions d’un rapport produit par la Semiconductor Industry Association. Selon ce rapport, vers l’année 2040, il n’y aurait pas assez d’énergie dans le monde pour faire fonctionner les machines.

Les obstacles

Les défis sont toutefois majeurs. Un des problèmes principaux est la difficulté à manipuler les signaux quantiques. Il est à noter que le satellite quantique lancé par le gouvernement chinois était en effet capable d’envoyer et de recevoir des informations, mais pas de les emmagasiner.

Le site Electronic products.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (2017) indique que les meilleures mémoires quantiques ne peuvent conserver des informations que pendant moins d’une heure. Par ailleurs, l’entreposage de données quantiques soulève le problème de l’infrastructure requise pour mettre en place un réseau quantique opérationnel.

Le site Inverse.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. explique que contrairement à l’internet classique (pour lequel les informations transmises ne dépendent pas d’un type de signal particulier), dans le cas de l’informatique quantique, il s’agit de séparer deux photons intriqués entre deux ordinateurs très éloignés l’un de l’autre. Les photons ne peuvent pas être transmis à travers des câbles électriques, et les câbles de fibre optique détruisent les photons lorsque les distances sont trop longues.

Certains spécialistes estiment qu’à terme, on verra l’émergence d’un internet quantique parallèlement à l’internet traditionnel et que les gens l’utiliseront pour des tâches très précises, par exemple envoyer un message sécurisé à l’aide de la cryptographie quantique.

Selon Wired.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., c’est cette idée qui anime certaines entreprises qui travaillent à développer des ordinateurs quantiques, comme Google et IBM. Ainsi, au lieu de mettre sur le marché des ordinateurs quantiques personnels, ces entreprises proposent de placer l’informatique quantique dans l’infonuagique (cloud) pour que les utilisateurs puissent s’y connecter si jamais ils souhaitent sécuriser leurs communications.  

Pour plus d'information :

Des compétences d’avenir à développer

D’ici l’année 2025, les machines réaliseront plus de la moitié de toutes les tâches sur le marché du travail

Partout dans le monde, les entreprises doivent composer avec la difficulté de trouver la main-d’œuvre nécessaire au maintien ou à l’accroissement de leurs activités. De leur côté, plusieurs travailleurs sont soit sous-qualifiés soit surqualifiés pour leur emploi.

Selon Mckinsey & Co.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la pénurie d’employés et l’inadéquation des compétences ont des conséquences négatives sur l’économie et le marché du travail. Les effets peuvent notamment se traduire par une augmentation des coûts de la main-d’œuvre, une perte de productivité et l’adoption plus lente des nouvelles technologies. Inversement, les travailleurs qualifiés, en fonction des besoins des organisations, peuvent stimuler la croissance économique.

Selon les plus récentes données de Statistique Canada .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.(novembre 2018), le pays enregistre un taux de chômage historiquement bas de 5,6 %. Au Québec, le taux se situe plutôt à 5,2 %.

Dans un récent rapport.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’Institut du Québec conclut que dans le contexte d’aujourd’hui, l’heure n’est plus à la création d’emplois, mais qu’il est temps de créer de la valeur et d’accroître les emplois productifs.

Selon l’économiste en chef de Deloitte, Craig Alexander.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., il faut évaluer le bassin de main-d’œuvre actuel afin de savoir s’il est insuffisant pour compenser les offres d’emplois actuelles ou s’il existe simplement une inadéquation entre les emplois offerts et les compétences disponibles sur le marché du travail.

L’arrivée de la quatrième révolution industrielle.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. amplifiera considérablement l’enjeu de l’adéquation des compétences. Cette révolution s’accompagnera de l’essor de plusieurs nouvelles technologies, dont :

  • l’intelligence artificielle;
  • l’Internet des objets;
  • les véhicules autonomes;
  • la nanotechnologie;
  • l’énergie renouvelable;
  • les systèmes informatiques quantiques;
  • la biotechnologie.

En raison de cette explosion de nouveaux domaines, de nouveaux marchés émergeront, ce qui nécessitera un nouvel ensemble de compétences pour l’emploi.

En général, on observe ces changements sous l’angle de l’automatisation des tâches et des emplois. À ce sujet, le plus récent rapport sur l’avenir du travail du Forum économique mondial (FEM).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. estime qu’à l’heure actuelle, seulement 29 % des tâches sont automatisées, alors que d’ici l’année 2025, les machines réaliseront plus de la moitié de toutes les tâches sur le marché du travail.

De plus, l’Internet mobile à haut débit, l’intelligence artificielle, l’adoption généralisée de l’analyse des données massives et la technologie nuagique (cloud computing) devraient être le moteur de croissance des entreprises.

En conclusion, le rapport souligne les conséquences tangibles de ces changements sur les emplois à l’horizon de l’an 2022. Il estime qu’environ 75 millions d’emplois dans le monde seront supprimés, mais que ces pertes seront compensées par la création d’environ 133 millions de nouveaux emplois. Il s’agit donc d’un gain net pour l’économie mondiale.

Quelles sont les compétences d’avenir?

Dans un autre rapport, McKinsey souligne que pour les emplois du futur, trois types de compétences sont considérées comme essentielles dans le contexte de l’adoption de l’intelligence artificielle et de l’automatisation :

  • Les compétences cognitives complexes : elles comprennent l’alphabétisation et l’écriture avancées, les compétences quantitatives et statistiques, la pensée critique et le traitement de l’information complexe. Les médecins, les comptables, les analystes en recherche, les écrivains et les éditeurs, notamment, possèdent ces compétences.
  • Les compétences sociales : elles regroupent des compétences avancées en communication et en négociation, l’empathie, l’apprentissage continu, la capacité à gérer les autres et l’adaptabilité. Les emplois dans des domaines comme le développement d’affaires, la programmation, l’intervention d’urgence et l’accompagnement exigent ce type de compétences. La demande pour ces compétences augmentera de 24 % d’ici l’an 2030, et ces dernières représenteront 22 % des heures travaillées.
  • Les compétences technologiques : les compétences en technologies de l’information, en passant par l’analyse de données, l’ingénierie et la recherche, devraient permettre aux personnes qui les possèdent d’occuper les emplois les plus lucratifs. On peut penser aux développeurs de logiciels, aux ingénieurs, aux experts en robotique et aux chercheurs scientifiques. La demande pour ces compétences connaîtra la plus forte croissance et augmentera de 55 % d’ici l’an 2030. Celles-ci représenteront 17 % des heures travaillées par rapport à 11 % en 2016.

Dans son plus récent rapport sur l’avenir du travail, le FEM dresse une liste des emplois qui connaîtront une demande croissante d’ici l’année 2022.

Parmi ceux-ci figurent :

  • les analystes de données;
  • les développeurs de logiciels et d’applications;
  • les spécialistes du commerce électronique et des médias sociaux;
  • les spécialistes en intelligence artificielle et en apprentissage automatique;
  • les spécialistes des mégadonnées;
  • les ingénieurs en robotique;
  • les analystes en sécurité de l’information.

Signe de l’importance des besoins en main-d’œuvre, un rapport du Brookfield Institute.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. indique que plusieurs de ces compétences sont déjà recherchées dans le secteur de la technologie en Ontario.

Comment les employeurs se préparent-ils aux changements?

Étant donné la vague de nouvelles technologies et les tendances qui bouleversent les modèles commerciaux et la division du travail entre les travailleurs et les machines, la grande majorité des employeurs interrogés dans l’étude du FEM affirment que la plupart des emplois auront beaucoup changé dans quatre ans.

D’ici l’année 2022, pas moins de 54 % de tous les employés auront besoin de mettre à niveau leurs compétences.

Parmi ceux-ci :

  • environ 35 % devraient avoir besoin d’une formation additionnelle d’une durée pouvant aller jusqu’à 6 mois;
  • 9 % devraient avoir besoin d’une requalification de 6 à 12 mois;
  • 10 % devraient avoir besoin d’une formation complémentaire de plus d’un an.

Les employeurs interrogés indiquent qu’ils veulent concentrer leurs efforts sur la mise à niveau des compétences de leurs employés qui exercent actuellement des rôles ayant une grande valeur ajoutée. Ils souhaitent ainsi renforcer la capacité stratégique de leur entreprise.

De plus, 41 % des employeurs sont prêts à concentrer leurs efforts sur le renforcement des compétences de leurs employés les plus performants. Seulement 33 % des employeurs ont indiqué vouloir prioriser les employés à risque qui remplissent les rôles les plus susceptibles d’être affectés par les perturbations technologiques. Autrement dit, selon le rapport, les personnes qui ont le plus besoin de mettre à niveau leurs compétences sont celles qui auront le moins de chances de bénéficier de formations.

Comment préparer la main-d’œuvre aux compétences de demain?

Selon un rapport du C.D. Howe Institute (2018.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.), bien que la main-d’œuvre du Québec coure moins de risque d’être perturbée par l’automatisation, la capacité des travailleurs à apprendre à utiliser les nouvelles technologies ou à se recycler dans un autre secteur d’activité y est inférieure à la moyenne canadienne.

Cette situation est attribuable aux travailleurs les plus âgés, qui ont en moyenne de plus faibles compétences fondamentales (littératie, numératie, résolution de problèmes en environnement technologique) et qui sont donc plus à risque de rencontrer des difficultés lors d’une transition d’emploi.

Or, pour atténuer les effets de l’automatisation, le C.D. Howe Institute propose aux provinces qui risquent de subir des perturbations d’étendre leurs programmes en éducation pour développer les compétences et assister les individus en situation de chômage. Un exemple de mesure à prendre est celui de l’Ontario, où l’on a bonifié le programme d’aide financière aux études pour les étudiants adultes.

Parmi ses recommandations phares pour contrecarrer les effets de l’automatisation sur les travailleurs peu qualifiés, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) demande aux gouvernements de renforcer les compétences de la main-d’œuvre par l’apprentissage tout au long de la vie.

C’est également le constat qu’avait fait The Economist, dans un rapport produit en collaboration avec la firme ABB.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Selon eux, la formation continue est une façon privilégiée d’affronter l’automatisation des emplois.

Plusieurs gouvernements cherchent la bonne formule pour encourager les travailleurs à suivre volontairement des formations de perfectionnement périodiques. À Singapour, par exemple, on expérimente le financement de « comptes d’apprentissage » que les adultes utiliseraient pour payer le coût de formations tout au long de leur vie.

L’OCDE parle également du compte personnel de formation (lifelong learning accounts) parmi ses exemples de bonnes pratiques pour développer les compétences de façon continue. Ainsi, les travailleurs, qui disposeraient tous d’un compte individuel indépendant de leur employeur, pourraient utiliser les fonds disponibles à tout moment pour investir dans de la formation continue, que ce soit pour avancer dans leur carrière ou pour s’adapter à un nouvel emploi à la suite de l’automatisation. L’OCDE mentionne des systèmes existants qui ont connu du succès à Singapour et en Écosse.

Pour plus d’information, consultez les articles suivants :

La sécurité informatique au centre des activités et du succès des entreprises

Un phénomène en pleine croissance

La multitude de cyberattaques de grande envergure.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. au cours des années 2016 à 2018 a placé la sécurité informatique, qui était autrefois une préoccupation relativement sous-estimée, au centre des activités et du succès des entreprises.

Selon un rapport de l’association.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. professionnelle américaine Security Industry Association.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., c’est en 2017 que le cybercrime s’est généralisé définitivement. La multiplication des cas de violation de données en est la preuve flagrante, à un point tel que pour les entreprises, ce type d’attaque est devenu un élément incontournable dans le contexte d’affaires.

Pour constater que ce type d’agression gagne en sévérité et en sophistication, il suffit de mentionner les cyberattaques dont a été victime Yahoo (3 milliards de comptes volés en 2016), le vol de renseignements personnels de 57 millions d’utilisateurs d’Uber (2016) ou un des cas les plus graves, la violation de données chez Equifax.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (2017), qui a permis aux cyberpirates de s’approprier les données personnelles de 143 millions de clients aux États-Unis.

Selon les données de Gemalto.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., au cours des 6 premiers mois de l’année 2017, il y a eu 918 cas de violation qui ont compromis 1,9 milliard d’enregistrements de données. Cela représente une augmentation de 164 % par rapport à l’année précédente. Les coûts associés au cybercrime sont colossaux.

L’entreprise Cybersecurity Ventures estime que ce type de délit entrainera des coûts globaux de 6 billions de dollars entre les années 2017 et 2021.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et que les dépenses en cybersécurité atteindront 1 milliard de dollars pour la même période.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

D’ailleurs, le développement accéléré des technologies de rupture, telles que l’intelligence artificielle ou la blockchain, complexifie l’environnement de la cybersécurité. On prévoit l’émergence de logiciels malveillants très complexes qui pourront changer de forme continuellement et qui seront par conséquent très difficiles à repérer.

Au Canada

Selon le sondage bisannuel sur le crime économique de PwC Canada du 7 mars 2018.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les entreprises canadiennes sont des cibles pour les auteurs de crimes économiques, tels que la cybercriminalité, le détournement d’actifs et la fraude à la consommation. Ce sondage révèle que 55 % des entreprises canadiennes ont été victimes de crimes économiques au cours des 24 derniers mois, alors que ce pourcentage n’était que de 37 % en 2016. 

Un rapport publié en mars 2018.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. par Canadian Global Affairs Institut.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (CGAI) signale que la cybercriminalité connaît une croissance exponentielle au Canada. Il souligne les répercussions de la cybercriminalité dans trois domaines qui peuvent avoir un effet majeur sur l’économie canadienne :

  1. La propriété intellectuelle : elle joue un rôle critique dans les affaires. Il s’agit des licences, des redevances, du transfert de technologie, du capital-risque, de la gestion des actifs de propriété intellectuelle, de l’application des marques et des brevets ainsi que des actions en justice. Ces actifs sont très convoités par les pirates informatiques. Cependant, selon le rapport du CGAI, à la différence des agences de sécurité, ni le gouvernement canadien ni les entreprises privées ne comprennent encore assez bien cette menace. De plus, la cybercriminalité s’avère un véritable obstacle pour de nombreux secteurs exportateurs de l’économie canadienne.
  2. L’expansion du commerce électronique : le rapport met en évidence la vulnérabilité aux cyberattaques de ce nouveau modèle d’affaires, que ce soit en ce qui a trait aux serveurs, aux canaux de communication ou à la confidentialité des données. 
  3. Les villes intelligentes (smart cities) : bien que l’on s’accorde pour dire que l’interconnectivité rapportera des bénéfices économiques majeurs pour la gestion des villes, cela créera assurément de nouvelles incitations à la cybercriminalité. Selon le CGAI, on estime que d’ici l’année 2021, il y aura environ 28 milliards d’appareils connectés à Internet dans le monde et que 16 milliards d’entre eux seront liés à l’Internet des objets.

La cybersécurité est devenue un sujet transversal qui touche les domaines les plus diversifiés. À l’heure actuelle, elle constitue aussi une source d’incertitude en raison des répercussions que des cas de violation de la sécurité à répétition peuvent avoir sur la confiance des consommateurs et la protection de leurs données à l’ère du numérique.

Les banques

Les cyberrisques et les atteintes à la protection des données augmentent et représentent la plus grande inquiétude dans le secteur bancaire. 52 % des cadres dans les services financiers s’attendent à ce que la cybercriminalité soit le crime économique le plus disruptif au cours des deux prochaines années.

Ainsi, bien que les banques canadiennes se tournent vers l’innovation et les technologies émergentes dans leur modèle d’affaires, il semblerait qu’elles devront améliorer davantage leur cybersécurité afin de réduire les risques pour l’écosystème numérique. C’est ce qui ressort du rapport de 2018 sur le secteur bancaire canadien de PwC Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui présente la situation de la cybersécurité et les grands enjeux de gestion du risque.

Cependant, malgré une conscience accrue des dangers, les banques peinent à mettre en œuvre leurs stratégies de cybersécurité en raison des techniques de plus en plus sophistiquées des cyberassaillants, de l’évolution rapide de la technologie et des multiples exigences réglementaires.

Le secteur manufacturier

D’ailleurs, un rapport publié par l’organisation de manufacturiers EEF.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., en partenariat avec la firme d’assurance American International Group.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. Inc. et le Royal United Services Institute.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., révèle que près de la moitié des entreprises manufacturières ayant été victimes d’une cyberattaque ont connu une perte financière ou une perturbation majeure de leurs activités.

Selon ce rapport, le niveau de sensibilité face à la menace de la cybersécurité et les mesures de mitigation qui sont en place varient beaucoup dans le secteur manufacturier. Plus de 40 % des entrepreneurs avouent ne pas posséder assez d’information pour évaluer les risques de façon précise. De plus, 45 % d’entre eux ne sont pas certains de disposer des bons outils pour faire face à ce type de menaces.

Par ailleurs, selon une étude d’IBM.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le secteur manufacturier est la troisième industrie la plus visée par les cyberattaques. Animés d’une motivation financière, les pirates informatiques privilégient l’espionnage industriel en ciblant surtout la robotique et l’impression 3D. Ils profitent également de failles de sécurité existantes dans des lignes de production qui, de surcroît, sont de plus en plus connectées en raison de l’Internet des objets.

Les petites et moyennes entreprises

Selon le site business.com.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les petites et moyennes entreprises (PME) seraient aussi vulnérables aux cyberattaques que les grandes compagnies multinationales. Même si les brèches de sécurité de géants tels que Target, JPMorgan et Netflix ont fait la manchette, les statistiques les plus récentes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. signalent que les PME sont les plus fréquentes victimes. De plus, près de 60 % des PME qui ont subi une cyberattaque ont dû fermer leurs portes définitivement en moins de six mois.

Selon The Telegraph.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., puisque les victimes de cyberattaques sont souvent de très larges compagnies, les petites et moyennes entreprises peuvent avoir tendance à se sentir plus à l’abri et à négliger les investissements en cybersécurité. De plus, les outils de sécurité informatique offerts sur le marché sont très complexes et coûteux, ce qui peut nuire à leur implantation dans les PME, qui ne possèdent pas de ressources comparables à celles des grandes entreprises.

Les analystes lancent cependant un avertissement : même si les cyberpirates ne semblent pas viser les PME directement, il ne faut pas oublier que ces derniers scrutent sans cesse le Web et les infrastructures numériques. Peu importe leur taille, les entreprises qui ont des failles de sécurité demeurent une cible de choix. En fait, on estime que les PME sont la cible de plus de 50 % de toutes les cyberattaques.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Selon le site LBMC,.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. cette vulnérabilité éveille l’intérêt des cyberpirates parce que les PME possèdent souvent des données de grande valeur. En cas d’intrusion, les propriétaires de ces entreprises seraient plus disposés que ceux des grandes compagnies à payer aux pirates informatiques une somme pour récupérer les informations confidentielles et de grande valeur. Dans ce contexte, les cyberpirates considèrent les PME comme une passerelle de choix pour accéder aux grandes entreprises, grâce à l’effet domino.

Pour contrecarrer ces risques, le National Cyber Security Centre.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. du Royaume-Uni a publié, en octobre 2017, le Guide en ligne des petites entreprises.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. afin d’aider les PME à se protéger contre la menace grandissante des cyberattaques.

Le secteur de la santé

Selon un rapport d’Accenture (2017).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’utilisation croissante des dossiers médicaux électroniques et d’autres technologies dans le secteur des soins de santé éveille un intérêt croissant chez les cyberpirates. En effet, un rapport publié en 2016.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. par le Center for Technology Innovation de Brookings signale qu’environ 155 millions de patients américains ont été les victimes dans près de 1 500 cas de violation de données entre les années 2009 et 2015. Notons qu’en 2015, Anthem.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui est le deuxième plus grand fournisseur d’assurance maladie aux États-Unis, a été victime d’une cyberattaque massive ayant entrainé la perte de près de 80 millions de dossiers de patients.

Les analystes indiquent.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qu’en utilisant une variété de techniques (les logiciels malveillants avancés, les attaques de déni de service distribué [DDoS], les failles SQLi.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les menaces persistantes avancées [APT].  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les attaques Zero Day.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les rootkits.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et le détournement de clics, notamment), les cybercriminels ont facilement contourné les protocoles de sécurité et se sont approprié de précieuses informations personnelles.

Les compétences requises

Un rapport de Capgemini (2017).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. met l’accent sur l’état des compétences numériques, plus particulièrement sur les compétences en cybersécurité qui se font rares sur le marché du travail, mais pour lesquelles la demande est très forte. Plus de la moitié (55 %) des entreprises sondées affirment que le fossé des compétences numériques se creuse et que les compétences en cybersécurité se classent au premier rang autant parmi les compétences recherchées que parmi les compétences pour lesquelles il existe un manque.

L’intégration de l’intelligence artificielle

Pour ce qui est du rôle des nouvelles technologies transformationnelles, l’entreprise ABI Research.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (2017) anticipe que l’industrie de la cybersécurité tirera progressivement parti des capacités de l’apprentissage automatique et que cela fera grimper les dépenses en analyse de données et en intelligence artificielle à 96 milliards de dollars américains vers l’année 2021.

À terme, on prévoit que la cybersécurité des entreprises sera assurée en tout temps par des équipes mixtes dans lesquelles seront combinées les capacités humaines et la puissance de calcul et de surveillance de logiciels propulsés par l’intelligence artificielle.

L’infonuagique

Selon la Security Industry Association, la cybersécurité dans l’infonuagique pose problème. Il s’agit d’un marché en pleine expansion dont la valeur atteindra 8,9 milliards de dollars vers l’an 2020. On signale que dans ce type de contexte technologique, les brèches de sécurité s’expliquent souvent moins par les agissements des cyberpirates que par la négligence des employés, qui ne prennent pas les mesures appropriées pour protéger des informations critiques entreposées dans les serveurs.

Par ailleurs, le besoin d’une gouvernance robuste en cybersécurité devient d’autant plus incontournable dans le contexte de l’expansion des dispositifs mobiles et de nouvelles tendances, telles que l’utilisation au bureau des ordinateurs personnels (bring your own device.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.). Ces innovations, qui augmentent la faculté d’adaptation, ont notamment permis aux employés d’introduire dans leur lieu de travail des logiciels que la haute direction n’autorise pas toujours. 

De plus, la popularisation de l’Internet des objets suscite des craintes parce qu’une cyberattaque contre un objet connecté à l’Internet crée des vulnérabilités potentielles qui peuvent être utilisées par les cyberpirates et compromettre la sécurité physique d’une entreprise.

Pour plus d’information :

La transformation numérique : comment fusionner technologie et stratégie pour rester compétitives

L’inévitable transformation numérique

Adaptation et évolution, voici les deux mots qui guident le changement des entreprises novatrices qui veulent réussir. Ces entreprises doivent comprendre comment fusionner technologie et stratégie pour rester compétitives. Le constat est donc clair : la transformation numérique que l’on évoque depuis plusieurs années est désormais incontournable pour assurer une viabilité à moyen et long terme des entreprises.

La transformation numérique est dans l’air du temps. L’IDC Research.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., dans une publication intitulée FutureScape: Worldwide Digital Transformation 2018 Predictions, a rapporté qu’« à la fin de 2019, les dépenses de transformation numérique (DX) atteindront 1 700 milliards de dollars dans le monde, soit une augmentation de 42 % par rapport à l’année 2017 ».

Un rapport produit par Microsoft.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. en partenariat avec l’International Data Corporation (IDC) Asia/Pacific prévoit que vers l’an 2021, la transformation numérique ajoutera environ 1,16 billion de dollars américains au produit intérieur brut (PIB) de l’Asie-Pacifique et entraînera une augmentation du taux de croissance de 0,8 % par an.

L’enquête menée auprès de 1 560 chefs de moyennes et grandes entreprises situées dans 15 pays de la région révèle que la transformation numérique aura un impact social majeur sur trois aspects, à savoir :

  1. La création de villes plus intelligentes, plus sécuritaires et efficaces;
  2. La création d’emplois ayant une plus grande valeur ajoutée;
  3. L’augmentation potentielle du revenu personnel en raison du travail autonome et du travail numérique.

Il est à noter qu’en 2017, environ 6 % du PIB de la région provenait des répercussions de technologies numériques telles que :

  • les dispositifs mobiles;
  • l’infonuagique;
  • l’Internet des objets;
  • l’intelligence artificielle (IA).

Aux dires de Daniel-Zoe Jiménez, le directeur de la recherche responsable de la transformation numérique chez IDC Asia/Pacific, ce pourcentage devrait connaitre une croissance exponentielle atteignant au moins 60 % du PIB d’ici l’année 2021.

De plus, l’IDC prévoit que vers l’année 2019, l’IA sera la technologie responsable de 40 % des initiatives de transformation numérique. Elle pourra fournir des informations critiques et opportunes pour de nouveaux modèles d’exploitation et de monétisation pour les pays de la région.

Selon Ralph Haupter, le président de Microsoft Asia, l’intelligence artificielle est vue comme « le principal catalyseur de la croissance future ». L’étude confirme que cette technologie monopolise l’intérêt des clients et qu’elle est un choix quasiment incontournable dans leurs initiatives de transformation numérique.

Toutefois, malgré ses incontestables atouts, la transformation numérique amène de changements profonds sur le plan sociétal, notamment son effet sur l’avenir de la main-d’œuvre tel qu’on la connaît aujourd’hui. À guise d’exemple, il est à noter qu’un rapport de la RBC.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (novembre 2018) estime qu’en raison des changements technologiques, plus de 25% des emplois au Canada connaitront une perturbation au cours de la prochaine décennie.

Il est donc urgent de développer une économie fondée sur les compétences technologiques que le 21e siècle exige avec urgence. Dans ce contexte, le rapport Digitalization and the American Workforce.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de Brookings s’avère très pertinent, car il met en relief l’acquisition de compétences numériques en tant que condition préalable au succès individuel, industriel et régional.

La transformation numérique, c’est plus que la simple numérisation

Forbes souligne la différence fondamentale entre une numérisation primaire (digitization) qui correspond tout simplement à la transition de la forme analogique à la forme numérique et la digitalisation à laquelle sont confrontées les organisations lorsqu’elles entament la numérisation des processus et les rôles présents dans les opérations d’une entreprise. En fait, dans la digitalisation de nombreux domaines de la vie sociale sont restructurés autour des infrastructures de communication numérique et des médias.

Cependant, la transformation numérique va encore plus loin : elle implique une « transformation d’affaires stratégique » axée sur le client. Ce changement nécessite impérativement un changement organisationnel transversal afin d’être en mesure de mettre en œuvre les technologies numériques. Même son de cloche de la part de The Enterprises Project.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour qui la transformation numérique correspond à « l'intégration de la technologie numérique dans tous les domaines d'une entreprise ».

Dans ce cas-ci, la technologie modifie profondément les opérations d’une entreprise ainsi que la façon de créer de la valeur et d’en faire profiter aux clients. De plus, cette transformation comporte également une dimension culturelle, car les entreprises doivent constamment contester le statu quo, expérimenter et ne pas avoir peur de l'échec.

George Westerman, chercheur du Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui est cité dans le site CIO.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., renchérit lorsqu’il signale que la transformation numérique représente une « modification radicale de la façon dont une organisation utilise la technologie, les personnes et les processus pour changer radicalement les performances de l'entreprise. »

Les obstacles à la transformation numérique

Qu’il s’agisse de la rentabilité, de la productivité, de l’innovation ou de l’agilité, les facteurs qui propulsent la transformation numérique sont multiples.

Selon le site Contrôle de gestion.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., trois raisons principales expliquent la nécessité de la transformation numérique : 

  1. Elle accélère la conception et la mise en marché des nouvelles solutions numériques qui sont mises sur le marché.
  2. Elle accroit la compétitivité des entreprises traditionnelles qui doivent faire face à la concurrence numérique de jeunes entreprises innovantes, les startups, qui sont nées à l’ère du numérique.
  3. Elle contribue à combler les attentes des clients et à fournir une expérience client transparente et exceptionnelle.

Cependant, les obstacles que rencontrent les entreprises dans leurs efforts de transformation sont de taille. Un élément critique est certainement le leadership. En effet, la transformation est d’une nature si complexe et vaste qu’elle met au défi les compétences des responsables organisationnels.

Le site NTT Security.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. met l’accent sur le besoin de réinventer le leadership afin d’encourager de nouvelles formes de collaboration et de créer un nouvel environnement d’affaires. Par ailleurs, dans ce contexte, des changements culturels sont donc à prévoir, notamment l’encouragement de l’autonomie et l’engagement des employés. 

Un rapport publié par Deloitte en octobre 2018.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. cible les secteurs où il semble y avoir un décalage entre les plans et les actions concrètes concernant la transformation numérique. Selon Deloitte, la transformation numérique qui est en cours est profondément liée aux enjeux soulevés par la quatrième révolution industrielle, dans laquelle la convergence entre les technologies numériques et physiques (l’intelligence artificielle, l’infonuagique et l’Internet des objets) est en train de créer des entreprises bien plus flexibles, réactives et intelligentes.

Toutefois, la recherche que Deloitte a menée auprès de 400 dirigeants révèle qu’il existe quatre secteurs où les ambitions de transformation ont de la difficulté à se concrétiser.

Deloitte parle de paradoxes par rapport aux éléments suivants :

  1. La stratégie : quoique les gestionnaires perçoivent le caractère stratégique des efforts de transformation numérique, il semble qu’ils n’arrivent pas à saisir complètement les possibilités stratégiques offertes par celle-ci, par exemple la rentabilité.
  2. La transformation de la chaîne d’approvisionnement : il s’agit d’un secteur prioritaire pour la transformation numérique dans lequel on prévoit des investissements d’envergure. Cependant, Deloitte fait le constat que les dirigeants qui sont directement concernés ne semblent pas avoir la chance de participer aux décisions relatives aux investissements prévus.    
  3. Les talents : la plupart des dirigeants consultés estiment posséder les talents dont ils ont besoin pour mener la transformation numérique de leur entreprise. Cela étant dit, le défi semble être la gestion du talent et la définition des nouvelles habiletés. Dans ce contexte, la recherche, la formation et la rétention de nouveaux talents deviennent un enjeu organisationnel, voire culturel.   
  4. L’innovation : la recherche de Deloitte semble suggérer que les initiatives transformationnelles sont animées largement par des enjeux de productivité et des objectifs opérationnels à court terme plutôt que par le souci de profiter de véritables possibilités de transformation.

Un exemple : les effets de la transformation numérique dans les services financiers

L’open banking (banque ouverte) fait son apparition en tant que sujet d’innovation majeur dans l’industrie bancaire et s’avère un élément clé dans la transformation numérique de la société. Mais de quoi s’agit-il au juste? Selon le site Investopedia.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., ce terme réfère à un modèle décentralisé qui, par l’entremise des interfaces de programmation (application programming interface ou API), permet aux utilisateurs d’accéder au réseau de données d’établissements financiers.

Pour McKinsey (septembre 2017).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’open banking correspond à un modèle collaboratif dans lequel les données bancaires sont partagées entre deux parties non affiliées au moyen de deux API afin de proposer des services améliorés sur le marché. Il s’agit d’une technologie de rupture qui redéfinit la manière dont les données financières sont créées, partagées et utilisées. Elle ébranle la prédominance des banques traditionnelles par la mise en place de méthodes novatrices et de nouvelles technologies qui modifient les règles des jeux financiers.

Selon Accenture.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’open banking oblige à considérer la banque comme une « plateforme », avec un modèle d’affaires qui met en rapport d’un côté les personnes et les processus et d’un autre, les actifs et une infrastructure technologique. Cette « plateformisation » amène toute une panoplie de nouvelles interactions entre les utilisateurs internes et externes.

McKinsey.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. abonde dans le même sens lorsqu’il signale que le partage de données est censé créer un écosystème de services financiers entièrement nouveau dans lequel le rôle des banques subira des transformations majeures. Mentionnons à ce sujet que le 13 janvier 2018, la Commission européenne a mis en place la Directive révisée sur les services de paiement, mieux connue sous le nom de PSD2.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Selon le site Finyear.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la directive PSD2 provoquera l’un des plus importants bouleversements du secteur bancaire depuis des décennies, car elle prévoit que les entreprises, avec le consentement des clients, devront rendre accessibles les informations sur les comptes de leurs clients à des tiers, notamment à des prestataires de paiements mobiles.

Les banques seront donc obligées de donner accès à leurs systèmes d’information par l’entremise des interfaces API. McKinsey estime de son côté que dans ce contexte, les banques n’auront pas d’autre choix que de repenser leur mode de fonctionnement dans un marché qui s’ouvre rapidement à de nouvelles formes de concurrence.

La transformation numérique au gouvernement

Selon le site FreeBalance (janvier 2018).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la transformation des modèles d’affaires en raison des répercussions technologiques concerne tout à fait le gouvernement puisque celui-ci travaille essentiellement avec l’information. Cependant, la transformation des modèles d’affaires gouvernementaux implique plusieurs changements profonds dans les façons de faire.

Tout d’abord, il semble que le gouvernement doit cesser d’être un simple fournisseur de services pour devenir une plateforme où les services seront fournis de façon électronique en utilisant des données ouvertes (open data). De plus, ce nouveau type de gouvernement sera centré plus sur les citoyens que sur les établissements, de sorte qu’il sera possible d’avoir une vision simplifiée de l’offre des services gouvernementaux.

La personnalisation des services, le travail en réseau, l’interaction numérique par défaut, l’accent sur la proactivité, l’expérimentation et l’innovation sont toutes des caractéristiques d’un gouvernement transformationnel qui accueille de façon enthousiaste les investissements en technologie et qui propose de nouveaux modèles d’affaires capables de créer une nouvelle valeur pour les citoyens.

Pour en savoir davantage sur ce sujet :

Évolution des salaires : 2018 l’année qui marque le plus rapide taux de croissance depuis juin 2009

Dans la dernière année, une situation similaire a affecté plusieurs pays, défié la logique économique et mystifié les économistes à travers le monde : durant une période de chute historique du taux de chômage et de resserrement du marché du travail, les salaires, eux, ont stagné.

Dans son plus récent Rapport mondial sur les salaires 2018-2019.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’Organisation internationale du travail fait le constat suivant : la croissance des salaires dans le monde a non seulement été inférieure à celle de l’année 2016, mais elle a aussi atteint son taux de croissance le plus bas depuis l’année 2008, pour rester bien en deçà des niveaux atteints avant la crise financière mondiale.

Pour sa part, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) rapportait, dans son document sur les perspectives de l’emploi 2018.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qu’à la fin de l’année 2017, dans la plupart de ses pays membres, le taux de chômage se situait en dessous, ou presque, du taux observé avant la crise économique de l’année 2008. Durant la même période, la croissance des salaires nominaux dans la zone de l’OCDE était deux fois plus basse qu’avant cette crise. De nombreux observateurs ont tenté d’interpréter ces résultats.

Selon l’OCDE, la stagnation des salaires est multifactorielle et peut être expliquée par :

  • le faible niveau de l’inflation;
  • le ralentissement marqué de la productivité;
  • l’accroissement des emplois à bas salaire.

En ce qui concerne ce dernier point, l’OCDE a constaté une dégradation considérable du salaire moyen pour les emplois à temps partiel par rapport à celui pour les emplois à temps plein. Cette situation est associée à la hausse de l’emploi involontaire à temps partiel dans de nombreux pays.

Changements à l’horizon?

Au cours de l’année 2018, les nouvelles données qui ont été publiées laissent présager de possibles changements. Aux États-Unis, le département du Travail a annoncé.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., en novembre 2018, que le salaire horaire moyen avait augmenté de 3,1 %, ce qui représente le plus rapide taux de croissance depuis juin 2009.

Au Canada, la situation est similaire. En mai 2018, Statistique Canada observait la plus forte croissance des salaires depuis neuf ans. Une récente étude économique de Desjardins.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. indique que le Québec affiche une hausse de 4,8 % de la rémunération hebdomadaire moyenne par rapport à une hausse moyenne d’environ 3 % au Canada.

Selon Desjardins, la rareté de la main-d’œuvre est l’une des principales raisons qui expliquent cette hausse des salaires. Le taux de chômage historiquement bas, associé à une réduction du bassin de travailleurs en raison du vieillissement de la population, fait en sorte que les employeurs sont en compétition croissante pour la main-d’œuvre. Autrement dit, il semblerait que la logique économique commence à avoir raison des salaires.

Toutefois, Desjardins estime dans son étude que puisque la hausse des salaires n’est pas accompagnée d’une augmentation de la productivité, il en résultera une hausse du prix des biens et services, c’est-à-dire une montée de l’inflation.

C’est ce qui a été observé durant l’été 2018 aux États-Unis. Le quotidien Le Devoir rapportait.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qu’au moment où le salaire horaire moyen calculé en août sur une période de 12 mois était de 2,9 %, l’inflation calculée au mois de juillet 2018 se trouvait au même niveau que les hausses salariales. Dans ce cas, l’augmentation des salaires ne s’est pas automatiquement traduite par un plus grand enrichissement des ménages.

Selon la société Deloitte, l’augmentation de la productivité du travail accélère la croissance des salaires. Dans son rapport sur les perspectives économiques canadiennes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., elle est d’avis que les politiques visant à accroître la compétitivité des entreprises pourraient engendrer une croissance accrue des salaires. Parmi les mesures possibles, on compte les incitatifs pour investir dans de nouveaux équipements et du matériel ainsi que la fixation de taux d’imposition compétitifs.

À ce sujet, l’Institut du Québec a publié un rapport.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. sur l’augmentation des emplois bien rémunérés et la croissance accrue de la productivité. Selon lui, pour s’attaquer à la productivité, il faut à la fois investir dans la formation et le développement des compétences (capital humain) et stimuler les investissements dans la machinerie, les équipements et le virage numérique (stock de capital).

De plus, il recommande de soutenir les secteurs dans lesquels le Québec excelle, ce qui inclut notamment les technologies numériques comme la science des données, l’intelligence artificielle, l’infonuagique, les technologies vertes, etc.

Un regard prospectif sur les salaires : les compétences et l’effet des technologies

Un rapport du Fonds monétaire international .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.estimait que la nouvelle révolution technologique ferait augmenter la productivité, mais baisser les salaires. Autrement dit, l’automatisation aurait une incidence positive sur la croissance économique, mais négative sur l’égalité, alors que les écarts de richesses se creuseraient davantage entre les plus riches et les plus pauvres.

L’arrivée de la quatrième révolution industrielle chamboulera le monde du travail. Pour se préparer à ces changements et pour assurer une place aux travailleurs dans l’économie de demain, plusieurs observateurs misent sur les compétences d’avenir, soit celles qui sont spécifiquement humaines.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. La rationalité derrière cette attitude est que les compétences recherchées seront celles qui ne pourront être remplacées par les machines, et donc, que le fruit de ces compétences créera une réelle valeur qui se traduira par des salaires plus élevés.

En ce qui concerne le constat sur l’automatisation, tant le FMI que l’OCDE proposent de placer l’éducation au centre des solutions. Ce raisonnement repose sur le fait que la substitution des travailleurs par les machines a été nettement moins prononcée pour les travailleurs hautement qualifiés, c’est-à-dire ceux qui possèdent de bonnes compétences dans le domaine du numérique, en littératie et en numératie, et qui occupent des emplois avec des tâches non routinières. On sous-entend ainsi que le renforcement des compétences sera essentiel au rétablissement du lien entre les salaires médians réels et la productivité.

Pour sa part, l’OCDE insiste sur des mesures de formation pour les travailleurs qui gagnent de faibles revenus ou qui sont plus susceptibles de se retrouver sur le chômage durant une longue période. Ses données montrent également que les travailleurs peu qualifiés ont trois fois moins de chances que leurs homologues hautement qualifiés de bénéficier d’une formation.

Elle insiste également pour que les États introduisent des mesures afin d’inciter les employeurs à s’impliquer davantage dans la formation de leurs employés, notamment en ce qui concerne les petites et moyennes entreprises, qui peinent à offrir ces formations.

Selon l’économiste en chef de Deloitte, les plus petites entreprises ne disposent pas des ressources suffisantes pour faire de la formation. En cas de défaillance du marché concernant l’investissement dans le développement des compétences, les gouvernements ont un rôle à jouer en ce qui a trait au financement de la formation professionnelle générale qui est donnée par toutes les entreprises et de la formation professionnelle particulière offerte par les plus petites entreprises.

Notre article concernant les tendances annuelles à ce sujet donne une perspective plus claire sur les compétences d’avenir. N’hésitez pas à le consulter.

Pour en savoir davantage sur la question des salaires :

L’intervention de plus en plus vigoureuse des pouvoirs publics face à une concentration du marché

Dans quelle mesure les parts de marché sont-elles concentrées entre les mains d’un petit nombre d’entreprises? Selon la définition de l’Organisation de coopération et de développement économiques.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la concentration du marché est souvent utilisée comme un indicateur indirect de l’intensité de la concurrence.

Une des tendances lourdes de l’année 2018 est l’intervention de plus en plus vigoureuse des pouvoirs publics face à une concentration du marché qui s’est renforcée au cours des dernières décennies. Cette situation semble s’être empirée dans une économie de plus en plus numérisée et pose désormais des défis importants en termes perte de dynamisme économique, de l’assèchement du bassin de startups et de petites et moyennes entreprises ainsi que de la diminution de la concurrence. Comment expliquer cette situation?

États-Unis et Europe : des parcours opposés

Pendant des décennies, les États-Unis ont été un chef de file en matière de déréglementation et d’abolition des monopoles (Loi sur la déréglementation des compagnies aériennes, dissolution d’AT&T, etc.). En conséquence, ce pays était un endroit idéal pour le consommateur de la classe moyenne. Toutefois, à partir de l’an 2000, les marchés américains ont commencé à perdre leur compétitivité, selon une analyse du journal The Washington Post.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. basée sur une étude récente de German Gutiérrez et Thomas Philippon.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. du National Bureau of Economic Research.

Des choix politiques délibérés expliquent ces changements. Les pays européens ont créé le marché unique, qui est entré en vigueur en 1993, et ont déréglementé leurs marchés intérieurs. Aujourd’hui, la plupart des pays de l’Union européenne obtiennent de meilleurs résultats que les États-Unis en adoptant des politiques qui rendent les industries plus compétitives et diminuent leur concentration.

Selon les auteurs de l’étude, les efforts de déréglementation et de lutte antimonopole ont pratiquement cessé aux États-Unis, où aucune réforme majeure du marché des biens et des services n’a été effectuée depuis l’année 1996. Les réglementations complexes et les licences accordées par les États américains ont proliféré à un rythme effarant, ce qui a nui aux petites entreprises. De plus, lorsqu’elles poursuivent des conglomérats pour avoir enfreint les lois antitrust, les agences gouvernementales ont du mal à obtenir gain de cause. Cette situation reflèterait l’influence croissante des intérêts des entreprises aux États-Unis.

Dans le secteur financier seulement, une analyse du Financial Times.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. révélait que les trois grands de l’industrie américaine (BlackRock, Vanguard et State Street) ont atteint une taille et une efficacité telles qu’ils contrôlent 80 % de l’argent investi dans des fonds indiciels américains. Selon Jack Bogle, le fondateur de la firme d’investissement Vanguard, « si les tendances historiques se maintiennent, une poignée d’investisseurs institutionnels géants détiendront, un jour, le contrôle des votes de pratiquement toutes les grandes sociétés américaines ».

Une série de données compilées par la Brookings Institution.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. dresse un portrait préoccupant du dynamisme économique aux États-Unis. Elle révèle à la fois une augmentation de la concentration dans diverses industries et une diminution du nombre de startups. Ces données coïncident également avec une baisse de la productivité, de l’investissement et du dynamisme dans le marché du travail.

L’étude révèle notamment ce qui suit :

  1. La concentration des entreprises est en hausse, en particulier dans les secteurs de la vente au détail et de la finance.
  2. Les fusions et les acquisitions sont devenues plus courantes.
  3. Le flux d’investissement par rapport à l’excédent net d’exploitation.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a diminué de plus d’un tiers depuis le début des années 60.
  4. De nombreuses entreprises ont un pouvoir important sur le marché du travail.
  5. Les taux de démarrage d’entreprise sont en baisse dans tous les secteurs. La part de l’emploi occupée par les jeunes entreprises a diminué de plus d’un tiers depuis l’année 1987.
  6. Les subventions des États aux entreprises ont triplé depuis l’année 1990.
  7. La multiplication de certifications professionnelles est associée à une mobilité réduite des travailleurs.

Les auteurs d’une analyse du journal The New York Times.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. corroborent cette situation de manière éclairante en constatant que peu de secteurs échappent à la vague de consolidation.

Les géants qui en ont résulté profitent de leurs nouvelles économies d’échelle ainsi que de la mondialisation et de la technologie numérique pour se développer davantage. Cette concentration économique leur est grandement bénéfique, tandis que les revenus des familles stagnent et que l’inégalité des revenus augmente.

Les données du Bureau de recensement des États-Unis (Business Dynamics Statistics) montrent combien de travailleurs américains sont employés par des entreprises de taille différente aujourd’hui et combien l’ont été par le passé. Les changements survenus depuis 25 ans sont saisissants : depuis l’année 1989, c’est parmi les plus petites entreprises que la proportion de l’emploi a le plus diminué aux États-Unis, tandis que les plus grandes entreprises ont connu la plus forte croissance. Aujourd’hui, les entreprises qui emploient au moins 10 000 salariés procurent du travail à plus de personnes que les entreprises de moins de 50 travailleurs.

D’autre part, en 2016, le magazine The Economist a publié une longue analyse sur l’intensité concurrentielle du capitalisme aux États-Unis.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. En segmentant l’économie américaine en 900 secteurs couverts par le recensement quinquennal des États-Unis, l’analyse révélait que les deux tiers de ces secteurs étaient devenus plus concentrés entre les années 1997 et 2012. La moyenne pondérée des parts des quatre plus grandes entreprises de chaque secteur était passée de 26 % à 32 %.

Plus récemment, en scrutant trois mesures statistiques différentes, le magazine en est venu à la conclusion que la concurrence diminue aux États-Unis et en Europe et suggère qu’il y a de bonnes raisons de s’inquiéter. Les bénéfices bondissent tandis que les parts de marché des entreprises géantes continuent de croître. La situation serait la même au Mexique, au Royaume-Uni et en Chine selon The Economist.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Des défis encore plus grands dans l’économie numérique

Si dans l’économie traditionnelle les tendances à la concentration étaient déjà évidentes, à l’ère numérique ces tendances se sont exacerbées. Des experts comme Karim Foda et Nirav Patestiment.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. que le déclin de la concurrence constitue un thème central pour expliquer la faible croissance de la productivité et l’inégalité croissante des revenus qui ont façonné l’économie mondiale à une époque de mutation technologique rapide.

La combinaison de marchés de plus en plus concentrés, du pouvoir de marché croissant des grandes compagnies et du ralentissement du dynamisme des entreprises suggère que la concurrence entre les entreprises s’affaiblit. Le problème est que la montée en puissance des entreprises dominantes risque d’entraver la diffusion de la technologie et aggravera les inégalités de revenus.

À ces préoccupations s’ajoutent deux caractéristiques essentielles de l’économie numérique : le grand potentiel d’expansion avec les plates-formes numériques et l’importance croissante du capital immatériel qui, par leur nature même, se prêtent à des entreprises plus grandes et plus dominantes.

Comment les pouvoirs publics devraient-ils réagir?

Bon nombre de ces nouveaux développements justifient une action politique pour assurer une concurrence vigoureuse et une prospérité économique, affirment les experts. Dans une étude, la Brookings Institution.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. souligne que des politiques publiques plus avisées peuvent aider en évitant les réglementations qui étouffent délibérément ou accidentellement la concurrence et en soutenant la croissance des nouvelles entreprises plutôt que l’attribution de subventions aux entreprises bien implantées depuis longtemps.

Dans une autre étude publiée également par la Brookings Institution.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les auteurs recommandent des réformes fondamentales dans l’application des lois antimonopoles américaines. Pour sa part, Zia Qureshi, un analyste invité à la Brookings Institution, suggère de renforcer la concurrence.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. dans l’industrie et la finance pour freiner la croissance des structures monopolistiques et les abus de pouvoir sur le marché. Les politiques de concurrence doivent être réorganisées pour l’ère numérique, qui est marquée par la montée en puissance des géants de la technologie (GAFA). Les politiques en matière de technologie doivent aussi être réformées de manière à promouvoir l’innovation et une large diffusion plutôt que de servir principalement à préserver les avantages des entreprises en place, comme dans les systèmes de brevets actuels.

Pendant ce temps, la Commission européenne a mis en place des mesures.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour mieux surveiller les agissements des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). Amazon, le seul des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qui n’avait pas encore été inquiété par l’Union européenne, se retrouve désormais dans le viseur de la Commissaire européenne qui vient de lancer une enquête pour déterminer si Amazon abuse de sa position dominante.

Au Japon, un groupe d'experts recommande.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. une surveillance accrue des entorses à la concurrence et à la vie privée par les géants du numérique. Selon ces experts, les géants des technologies « ont tendance à monopoliser le marché en profitant de coûts bas et d'économies d'échelle ». Ils appellent à une meilleure protection de la vie privée des Japonais, et à plus d'équité et de transparence de la part des géants de l'internet et des technologies.

Les autorités japonaises de la concurrence ont également fait part récemment de leurs inquiétudes et de leur intention de scruter les pratiques des mastodontes que sont notamment Google, Amazon, Facebook ou Apple. Sur la base de ce rapport d’expert, le gouvernement annoncera sous peu les principes d'une nouvelle réglementation.

Tout récemment, la France a annoncé qu’elle taxerait les géants du Web.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. dès le mois de janvier 2019. En effet, suite à l’échec des négociations au niveau européen, le ministre français des Finances annonçait le 17 décembre dernier la mise en place d’une taxe numérique bien plus développée que le projet similaire discuté par les ministres du Conseil. La France entend en effet étendre l’assiette « aux revenus publicitaires, aux plateformes et à la revente de données personnelles », ce qui pourrait rapporter jusqu’à 500 millions d’euros par an.

Le débat fait rage quant aux solutions à apporter pour rendre le capitalisme plus concurrentiel. Certains approuvent qu’un effort sérieux soit fait pour éliminer les formalités administratives et les régimes de licences professionnelles qui étranglent les petites entreprises et dissuadent les nouveaux venus. D’autres examinent la possibilité d’assouplir les règles qui protègent trop certains droits de propriété intellectuelle.

Pour plus d'information :

Les GovTechs, un marché à croissance rapide

Une des tendances lourdes de l’année 2018 est la montée en puissance des technologies gouvernementales (ou GovTechs), ces nouvelles applications liées aux services publics et spécialement conçues pour les besoins du gouvernement. Un premier sommet européen des GovTechs.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a d’ailleurs été organisé à Paris le 12 novembre 2018.

Il est intéressant d’observer les liens entre la mobilisation et l’utilisation des startups technologiques par les gouvernements afin d’améliorer l’efficience et la prestation des services publics, que ce soit la perception des impôts, les paiements entre les citoyens et le gouvernement, la distribution de l’aide sociale ou le maintien de la sécurité, par exemple.

Dans un contexte plus large, la question qui se pose est celle-ci : dans quelle mesure l’intégration et la promotion de technologies émergentes au gouvernement, notamment par l’entremise des startups technologiques, peuvent-elles servir de modèle et de tremplin pour accélérer l’adoption de ces technologies dans le reste de la société et l’économie?

Des distinctions à considérer

Dans son rapport 2017 sur les technologies gouvernementales à surveiller.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la société de conseils en technologies de l’information Ovum mentionne que si le gouvernement en ligne cherche à améliorer les processus existants, le digital government (ou GovTech) se traduit plutôt par une transformation des services et par l’innovation.

Selon Tanya Filer, responsable du Digital State Project de l’Université de Cambridg.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.e, il y a une distinction à considérer. « il existe un risque d’universalisme technologique : l’idée que la même solution technologique peut résoudre les problèmes du monde entier. L’histoire nous a appris que ce n’est pas le cas ».

Un marché en forte expansion pour répondre à de multiples besoins

Le marché.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. des GovTechs est estimé à 400 milliards de dollars américains et croît rapidement : la Thaïlande a pour ambition.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de lancer une nouvelle industrie GovTech, et Singapour possède une agence.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. spécialisée dans la GovTech, sans compter différentes initiatives prometteuses en Israël (Fonds d’innovation numérique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.), au Royaume-Uni (GovTech Catalyst.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.) et en Argentine (Network Party.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.), notamment.

De jeunes entreprises technologiques sont à l’origine de ce type de transformation. Leur déploiement illustre la manière dont les problèmes locaux peuvent façonner la GovTech. Elles sont en mesure d’offrir un plus grand degré d’agilité, de créativité et d’innovation par rapport aux fournisseurs traditionnels qui sont en place.

Selon les dernières données disponibles, il existe 2 000 startups rien qu’en Europe, qui sont appelées à perturber les modèles traditionnels de fourniture de services publics. La majorité d’entre elles se trouvent au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, mais beaucoup ont également été lancées au Benelux, en Scandinavie, dans les pays baltes et en Europe de l’Est.

Une abondance d’initiatives variées

  • Israël a donné la priorité à la création d’innovations locales. Le gouvernement israélien affecte des fonds publics au Fonds d’innovation numérique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour financer les startups qui répondent aux défis majeurs du secteur public. L’État joue un rôle clé dans le financement de ces startups et se fait rembourser par la suite au moyen de redevances. Plutôt que de demander aux startups de mettre au point des solutions prédéfinies, Digital Israel.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’agence gouvernementale numérique du pays, les invite à participer à un appel de projets pour résoudre des problèmes particuliers.
  • Au Danemark, NemKonto.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., un compte bilatéral pour les paiements entre les citoyens et le gouvernement, a transformé la manière dont les autorités danoises interagissent avec le public. Son système d’identification électronique, NemID, offre à chaque citoyen un moyen sûr d’identification personnelle en ligne. Cinq ans après le lancement du service, plus de 95 % de la population danoise l’a utilisé.
  • Le Royaume-Uni utilise la technologie pour relever les défis économiques au moyen de son programme GovTech Catalyst.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Ce programme cherche à répondre aux défis auxquels le pays est confronté et à remédier à des problèmes aussi divers que le vieillissement sain, l’avenir de la mobilité, la croissance propre ou la productivité. L’accent est mis sur la création ou l’aide à la création de jeunes entreprises qui peuvent contribuer également à la croissance économique. Toute organisation du secteur public dans le pays peut soumettre un défi, auquel les entreprises et les établissements d’enseignement proposent ensuite des solutions. Du financement est disponible pour chaque étape du défi.
  • Dans un tout autre registre, l’Argentine utilise la technologie pour renforcer l’engagement de ses citoyens sur le plan politique. Le Network Party.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a été créé explicitement pour introduire une forme de démocratie directe dans le système parlementaire. Il s’agit d’une plateforme libre et gratuite au moyen de laquelle les citoyens transmettent leurs opinions à leurs députés sur la meilleure manière de voter à l’Assemblée législative.

Les conditions de succès

Une analyse sur le site Apolitical.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. intitulée Le dilemme de la fonction publique : pas de risque, pas d’innovation révèle que jouer de prudence peut aussi freiner l’innovation et la productivité.

Le contexte est le suivant : les gouvernements nous ont donné certaines des inventions les plus importantes du monde (de l’exploration spatiale à l’Internet, en passant par les vaccins et l’énergie éolienne), mais ils ont de bonnes raisons d’éviter les risques. Toute erreur faite par des fonctionnaires, qui sont les gardiens de l’argent public, peut aussi donner lieu à une mauvaise presse et, dans le pire des cas, causer un embarras politique. Dans le secteur privé, l’échec signifie une perte d’investissement tandis que risquer l’argent des contribuables pourrait mettre en péril les services publics, dont la santé, les écoles et les garderies.

Or, l’innovation a un lien direct avec la productivité, et l’écart d’efficacité entre les entreprises et le gouvernement continue de se creuser. Selon Mariel Reed, ex-stratège en innovation pour le Bureau de l’innovation civique de la ville de San Francisco, le meilleur moyen pour les gouvernements de promouvoir l’innovation consiste à mettre en place des programmes et des lieux consacrés à l’expérimentation. San Francisco procède de cette façon avec plusieurs projets conçus pour la collaboration entre les startups et les employés du gouvernement.

Si des villes comme San Francisco et West Hollywood sont des leaders qui poussent les établissements publics à prendre des risques, d’autres (aux échelles municipale, régionale et fédérale) ont du mal à intégrer l’innovation dans l’élaboration des politiques. En Australie, diverses expériences sont menées dans le domaine de l’innovation sociale.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., et l’on constate que les défis demeurent nombreux.

Enfin, pour la responsable du Digital State Project de l’Université de Cambridge.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., Tanya Filer, le constat est clair : les gouvernements du monde entier souffrent d’un déficit de connaissances en ce qui concerne les technologies numériques et les possibilités qu’elles offrent en matière de fourniture de services publics, d’élaboration de politiques et de réglementation.

Pour madame Filer, il existe trois manières d’améliorer l’écosystème GovTech :

  • L’écosystème GovTech a besoin « d’investisseurs patients » puisque les cycles d’achat gouvernementaux peuvent souvent être très longs.
  • Les systèmes d’achats dans le secteur public doivent aussi changer.
  • Les gouvernements devraient recourir à des appels d’offres de nouvelles générations afin de proposer plus de projets.

Pour plus d’information :

Hausse fulgurante de l’investissement responsable

Une des tendances lourdes qui s’est dégagée tout au long de l’année 2018 est la montée de l’investissement responsable (IR). Les actionnaires à travers le monde demandent de plus en plus aux entreprises de poursuivre des objectifs de performance environnementale qui vont au-delà de la simple rentabilité financière et qui appuient le développement d’un modèle économique plus vert.

Les investissements considérés comme responsables sont ceux qui prennent en compte les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Les investissements doivent donc promouvoir l’adoption de bonnes pratiques chez les entreprises en matière d’externalités afin de diminuer le plus possible leur impact sur l’environnement, soutenir des activités qui respectent les valeurs universelles (droits de la personne, normes internationales du travail, lutte contre la corruption, etc.) ou encourager une bonne gouvernance (manière dont l’entreprise est dirigée, administrée et contrôlée), notamment dans les relations qu’entretiennent les entreprises avec leurs actionnaires, leur conseil d’administration et leur direction.

Selon la société de gestion d’actifs BlackRock, en juillet 2018, le flux de capitaux dans les fonds indiciels ESG.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. était de l’ordre de 230 millions de dollars américains par mois (305 millions de dollars canadiens), alors qu’en 2010 dans le monde, le flux mensuel était de 30 millions de dollars (40 millions de dollars canadiens).

L'IR représente aujourd'hui 50,6 % de l'industrie canadienne de l'investissement, une hausse par rapport aux 37,8 % d'il y a deux ans, ce qui marque une étape importante dans l'histoire du développement de l’IR au pays selon l'Association pour l'investissement responsable.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

De plus, entre 2015 et 2017, les actifs sous gestion d'IR sont passés de 1,5 mille milliards de dollars canadiens à 2,13 mille milliards de dollars canadiens. Il s'agit d'une croissance de 41,6 % en 2 ans.

L'investissement chinois.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. dans l’IR a augmenté de 1 600% entre 2016 et 2017. La part chinoise du marché mondial des technologies propres atteignait 21% en 2017. Les investissements chinois.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. dans les projets d'énergie propre sont passés de 32 milliards de dollars américains en 2016 (40 milliards de dollars canadiens) à 44 milliards de dollars américains (40 milliards de dollars canadiens). Au niveau mondial, environ un tiers des projets d'énergie éolienne et solaire et près des deux tiers des centrales nucléaires sont actuellement construits en Chine.

En 2017, le Global Cleantech Innovation Index.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a classé le Canada au quatrième rang mondial, soulignant la vigueur de son secteur et l'abondance de fonds d’investissement ciblant ce secteur. Le mouvement vers le financement responsable s’accentue mondialement et le Québec ne fait pas exception.

De surcroît, le Canada possède une industrie des technologies propres.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. d'une valeur de 13,27 milliards de dollars canadiens, avec 850 entreprises employant 55 000 personnes. Selon le Asia-Pacific Foundation, le marché chinois qui devient de plus en plus vert et offre une opportunité considérable pour les entreprises canadiennes.

Pourquoi une telle augmentation dans les investissements durables?

Comme l’évoque un récent rapport d’Axioma.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., un fournisseur de solutions d’analyse du risque et du portefeuille de marché des entreprises, les entreprises qui appliquent de meilleurs critères ESG ont une performance supérieure à la moyenne du marché et dépassent leurs indices financiers. En outre, l’investissement dans des sociétés qui ont des normes élevées peut contribuer à atténuer l’exposition aux responsabilités et aux coûts potentiels pouvant résulter des problèmes ESG, ce qui rend cet investissement particulièrement intéressant.

Le Rapport de tendances de l’investissement responsable canadien de 2018.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de l’Association pour l’investissement durable.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui est une association représentant l’industrie canadienne de l’investissement responsable, révèle que l’IR poursuit son expansion rapide au Canada.

Selon un sondage mené auprès de 106 gestionnaires d’actifs ou propriétaires d’actifs, cet intérêt pour l’IR s’expliquerait par quatre raisons principales :

  • La gestion des risques;
  • L’amélioration des rendements au fil du temps;
  • La satisfaction de la demande du client ou du bénéficiaire;
  • Le respect de l’obligation fiduciaire.

Ce qui s’est fait en 2018 à travers le monde pour favoriser l’IR

  • Le fonds souverain norvégien.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a déclaré qu’il envisageait de cesser ses participations dans des entreprises qui exercent leurs activités dans le secteur des combustibles fossiles, même si depuis sa création en 1990, ses investissements dans l’exploitation pétrolière lui ont rapporté plus de 1 000 milliards de dollars américains (environ 1 250 milliards de dollars canadiens).
  • Le géant européen de l’assurance, Axa.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., a annoncé qu’il se départirait de plus de 825 millions de dollars américains (environ 1 030 millions de dollars canadiens) d’investissements dans la production pétrolière et les pipelines liés aux sables bitumineux du Canada pour des raisons éthiques et commerciales.
  • Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., a déclaré que 237 entreprises ayant une capitalisation boursière de plus de 6 billions de dollars, dont 20 grandes banques, soutenaient désormais des systèmes de divulgation liés au climat.
  • Le gouvernement de la Grande-Bretagne a investi.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. 9,8 millions de livres sterling (environ 17 millions de dollars canadiens) dans l’e4Future Project, un consortium d’entreprises énergétiques et d’opérateurs de réseau pour le développement d’une technologie qui permettra aux véhicules électriques non seulement de se recharger, mais aussi de communiquer directement avec le réseau électrique afin de répondre à la demande soit en renvoyant l’électricité au réseau, soit en réduisant leur taux de facturation.
  • Le ministère canadien de l’Environnement et du Changement climatique a lancé, à Vancouver, le Défi pour une économie à faibles émissions de carbone.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., un fonds de plus de 500 millions de dollars canadiens. Ce dernier vise à mettre à profit « l’ingéniosité canadienne » pour réduire les émissions de carbone et produire de la croissance propre.

Le principal enjeu entourant l’IR

Il est difficile de déterminer quels sont les investissements responsables crédibles vu l’absence d’un consensus méthodologique qui encadre les critères ESG. Il est donc compliqué pour les investisseurs de savoir quel investissement est réellement un IR et donc de cibler précisément ce type de produit.

L’effet des produits financiers responsables devrait donc être évalué pour s’assurer que l’investissement respecte les critères ESG. Cela permettrait de réduire les tentatives d’écoblanchiment.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et d’augmenter la confiance des investisseurs.

Les différentes solutions pour répondre à cet enjeu

  • Adopter des politiques d’investissement orientées vers les normes internationales comme celles qui sont comprises dans le Pacte mondial des Nations Unies.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..
  • Demander à un organisme indépendant de certifier les investissements responsables afin d’assurer une totale indépendance et une meilleure transparence.
    • C’est ce que propose l’agence financière d’étiquetage du Luxembourg (LuxFLAG), une association indépendante à but non lucratif délivrant un label climatique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qui garantit aux investisseurs que leur fonds d’investissement investit au moins 75 % du total des actifs dans des investissements liés à l’atténuation des changements climatiques ou à l’adaptation à ceux-ci ou encore à des activités transversales.
  • Améliorer l’encadrement des nombreux labels ESG afin de permettre aux investisseurs de repérer avec plus de facilité les produits et stratégies réellement durables.
    • Le groupe d’experts de haut niveau sur la finance durable de la Commission européenne lance d’ailleurs un processus visant à proposer une classification pour définir des critères particuliers. Cette classification devrait jouer un rôle critique, car elle permettra de distinguer ce qui pourrait faire partie de la catégorie des investissements responsables.
  • Faire un filtrage négatif, qui consiste à exclure systématiquement des entreprises, des industries ou des secteurs particuliers de l’univers d’investissement sur la base de considérations éthiques ou de caractéristiques ESG négatives.
  • Créer un institut de la finance verte.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui deviendrait un « guichet unique » pour tous les travaux relatifs à ce secteur.
  • Laisser les intermédiaires financiers développer leurs propres méthodologies.
    • Par exemple, le groupe Lombard Odier, un groupe bancaire indépendant, recueille des données extra-financières afin de déterminer si elles correspondent à une prise de conscience, à une action ou à un résultat. Il attribue par la suite à la société une note relative aux critères ESG, ce qui permet aux actionnaires de connaître réellement les répercussions ESG de l’entreprise.
    • La Banque européenne d’investissement.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (BEI) a coordonné un groupe de 11 établissements financiers internationaux en 2015, ce qui lui a permis de publier des lignes directrices relatives à un cadre harmonisé de rapports sur les incidences des projets liés à des obligations vertes. La BEI s’assure donc, dans sa plate-forme commune d’investissement pour le climat, que ces critères sont respectés.
  • Ajouter de la réglementation qui peut contribuer à mesurer les efforts en matière de critères ESG. En effet, les 17 objectifs de développement durable des Nations Unies exercent déjà un effet positif sur la recherche et la pratique financière et donnent un cadre permettant de mesurer les répercussions ESG des entreprises selon les 17 objectifs. 

L’augmentation de l’investissement volontaire montre bien que les investisseurs veulent présentement « verdir » l’économie. Toutefois, certains groupes réclament des mesures plus musclées que l’investissement volontaire, telles que la mise en place de réglementations favorisant les entreprises responsables. Rachel Owens.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., responsable de l’UE Plaidoyer, Global Witness, a elle-même avancé que « des décennies de dégâts prouvent que les mesures volontaires pour le secteur financier européen ne sont pas suffisantes; l’UE doit réglementer maintenant ».

Les investisseurs s’attendent à une croissance des IR de modérée à élevée pour les deux prochaines années (87 % selon le sondage de l’Association pour l’investissement responsable.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.), ce qui démontre que ce sera toujours un sujet d’actualité en 2019. Pour finir, la rentabilité à long terme de ces investissements les rend très intéressants pour les investisseurs qui ont choisi d’encourager l’économie de demain, une économie durable.

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