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Revue annuelle des tendances 2018

Retour sur les tendances annuelles 2017

L’an dernier, le Ministère a présenté un portrait sommaire des principaux courants et tendances, aux échelles nationale et internationale, qui ont marqué l’actualité et influencé la mission et les mandats du Ministère. Un an plus tard, où en sommes-nous? Comment la situation a-t-elle évolué? Retour sur les textes de l’année 2017.

L’automatisation du travail : combien d’emplois menacés?

C’est maintenant de plus en plus clair : l’automatisation du travail est à nos portes. Comme la réflexion sur l’intelligence artificielle (IA), le débat sur l’automatisation évolue rapidement. Si la tendance claire de l’an dernier était aux débats et aux analyses économiques autour d’un chômage de masse (ou non!) causé par l’arrivée de l’IA, l’heure est davantage au bilan de ce débat.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Ce qui ressort des interprétations sur les pertes d’emplois entourant ce virage technologique c’est qu’il est fort complexe, pour ne pas dire presque impossible, de déterminer précisément le nombre d’emplois qui seront transformés ou même perdus!

Or, le mouvement de transformation technologique lié à l’IA ne fléchit pas : les investissements dans les technologies de l’information et l’automatisation des processus.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. comptent parmi les initiatives les plus en vogue dans les entreprises, et cette situation se manifeste à des degrés divers un peu partout dans le monde. En fait, force est de constater que le contexte a changé : la dernière année a vu poindre des analyses plus nuancées sur les potentielles transformations et pertes d’emplois.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., mais surtout sur les solutions proposées.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Les efforts investis dans l’acquisition de compétences et la requalification professionnelle.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. doivent être liés à cette situation.

La plupart des acteurs annoncent que le potentiel d’accroissement de la productivité occasionné par l’IA et l’automatisation se fera par des processus appropriés, de la formation continue et une main-d’œuvre qualifiée.

Serions-nous entrés dans l’ère de la « démondialisation »?

Au début de l’année 2018, les assises de l’économie mondiale semblent inquiétantes pour plusieurs. Bien que l’économie mondiale prenne du mieux (à la suite de la crise financière de l’année 2008), aucune libéralisation commerciale importante n’a eu lieu depuis l’adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce en 2001. Le Brexit s’est aussi révélé pour plusieurs comme un acte de démondialisation. De plus, les flux commerciaux et les flux de capitaux n’ont pas augmenté plus vite que la production mondiale.

Dans le contexte de l’actuelle administration américaine, la question de la démondialisation est à l’ordre du jour : sous la présidence de Trump, les États-Unis remettent en question le fondement même de la coopération internationale.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., soit les traités de sécurité, les marchés ouverts, les institutions multilatérales et les tentatives de relever des défis mondiaux tels que les changements climatiques.  

La relocalisation ou le « reshoring.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. » est aussi une tendance liée à la démondialisation que l’on doit suivre, car de plus en plus d’entreprises, notamment des entreprises américaines, sont touchées par cette dernière. Par exemple, en 2016-2017, les États-Unis avaient ajouté 30 000 emplois nets.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. dans le secteur de la fabrication grâce à la relocalisation. Bien qu’un certain pourcentage de ces emplois soit rapatrié à l’interne, alors que de grandes multinationales comme Ford et Boeing augmentent la production de leurs usines nationales ou en ouvrent de nouvelles, de nombreuses PME envoient une partie de leur production.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. dans d’autres pays.

Les raisons qui expliquent les relocalisations sont l’augmentation des coûts en Chine, où les salaires pour les emplois manufacturiers ont triplé entre les années 2005 et 2016, ou le désenchantement par rapport aux délocalisations. Il est en effet arrivé que les économies que l’on faisait miroiter se soient avérées moins spectaculaires que prévu.

La blockchain, une technologie financière d’avant-garde

L’intérêt pour la blockchain.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a crû en 2016-2017. Le potentiel « disruptif » de cette technologie est désormais mis en avant non seulement par les banques, les industriels de la finance et les acteurs économiques, mais aussi par les décideurs des États, ce qui confirme la « tendance » annoncée par le Forum économique mondial. Si la blockchain a émergé comme une révolution technologique en financement de transactions commerciales, elle s’implante aussi dans des entreprises ou des gouvernements qui veulent s’adapter et innover dans divers domaines, dont :

La blockchain a notamment fait les manchettes en 2017 grâce aux cryptomonnaies; c’est bien cette technologie qui intéresse désormais les gouvernements, entre autres choses en raison de sa capacité à effectuer des transactions sécurisées et traçables en ligne. C’est dans le contexte de cet engouement pour une technologie prometteuse que la Commission européenne a lancé un Observatoire-forum sur la blockchain.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Remarquons aussi l’émergence de craintes de plus en plus fondées .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: cette technologie pourrait occasionner notamment la disparition de plusieurs emplois intermédiaires, par exemple ceux d’auditeurs financiers, qui n’auraient plus d’utilité vu la capacité de cette technologie à connecter les usagers à travers un système de confiance.

L’intelligence artificielle : de menace à majordome

Depuis quelques années, l’IA devient un outil incontournable dans divers domaines, que ce soit l’intelligence d’affaires, l’entretien des objets intelligents, les diagnostics de soins de santé ou les plateformes conversationnelles, parmi bien d’autres. Selon McKinsey & Company.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., cette situation s’explique par les progrès dans la conception d’algorithmes d’apprentissage automatique et d’apprentissage profond, la disponibilité d’une capacité de calcul bien plus puissante et la production massive de données par l’Internet des objets (IdO), qui peuvent être utilisées pour créer des modèles d’apprentissage automatique.

Ainsi, des machines intelligentes prendront progressivement en charge la gestion des données. Le potentiel de l’IA est tel que cela attire l’intérêt pour le financement de startups partout dans le monde, sinon pour l’acquisition de ces dernières par de grandes corporations. Des géants tels que Google, Facebook, Apple, Intel et même Ford.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. se sont lancés dans l’acquisition de startups dans le domaine de l’IA. L’entreprise Google est la plus active avec 11 acquisitions de startups depuis l’année 2012, suivie d’Apple avec 7.

La décarbonisation de l’économie : un enjeu planétaire

Au cours de l’année 2017, plusieurs acteurs économiques d’importance.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. se sont engagés plus à fond dans la décarbonisation de l’économie. Mentionnons notamment que le fonds souverain norvégien.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le fonds de pension de la Ville de New York.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et la compagnie d’assurance Lloyd’s.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. ont annoncé qu’ils retireraient leurs investissements du secteur des hydrocarbures. La Ville de New York va même jusqu’à intenter une poursuite contre les plus grandes entreprises pétrolières, en les tenant responsables des dommages liés aux changements climatiques. En outre, les gouvernements du G20 ont mis sur pied le Groupe de travail sur l’information financière relative aux changements climatiques.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Le 29 juin 2017, ce dernier rendait public son rapport, qui prône l’intégration des informations financières en lien avec les changements climatiques dans les rapports financiers des entreprises. 

La tendance se poursuit aussi ailleurs dans le monde : par exemple, l’Europe a lancé son programme-cadre en recherche et innovation, Horizon 2020, qui prévoit, entre autres choses, des investissements majeurs de 3,3 milliards d’euros (4,94 milliards de dollars canadiens) en décarbonisation de l’économie et en résilience face aux changements climatiques.

Le son de cloche est le même du côté de la Chine .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: avec près de 25 % des émissions de gaz à effet de serre, l’empire du Milieu est aussi un des premiers investisseurs dans les secteurs de l’éolien et de l’énergie solaire. La National Energy Administration chinoise a annoncé un programme d’investissements massifs dans les énergies renouvelables d’ici l’an 2020, ce qui amène des occasions de décarboniser la production d’acier, d’engrais et de produits chimiques, etc. Pour nombre d’experts.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., tout porte à croire que dans une économie mondiale zéro carbone, une grande partie de la production industrielle devrait se faire où le prix des énergies solaire et éolienne est bas.

Allant à contre-courant des démarches entreprises par plusieurs acteurs d’importance, l’administration Trump a annoncé, le 1er juin 2017, que les États-Unis se retiraient de l’accord de Paris sur le climat.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. La réaction à cette décision a été vive, alors que des personnalités publiques ainsi que des représentants d’États, de villes et de différents pays condamnaient ce retrait.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Aperçu des tendances en matière d’aide publique aux entreprises en Amérique du Nord

L’aide aux entreprises en Amérique du Nord est accordée de multiples façons par divers paliers de gouvernement et pour des motivations les plus variées. Le document suivant tente d’éclairer un phénomène qui, bien qu’il soit couramment au cœur de l’actualité économique, échappe souvent à une définition communément acceptée. De plus, autant les motivations qui justifient l’utilisation de subventions demeurent sensibles politiquement, autant les études sur leurs coûts et retombées économiques réels demeurent rares, voire contradictoires. Certaines solutions sont proposées en vue de mieux encadrer l’aide aux entreprises.

L’aide et les mesures publiques pour les entreprises : une définition à géométrie variable

L’aide publique aux entreprises est un outil de développement économique qui reflète les priorités des autorités en vue de réaliser des objectifs de développement économique. La crise financière de l’année 2008, par exemple, a amené les gouvernements à prendre des mesures exceptionnelles pour sauver diverses industries et entreprises de la faillite. Ainsi, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.), l’industrie automobile mondiale seulement aurait bénéficié de quelque 63 milliards de dollars canadiens en subventions pour la seule année 2008.

L’aide publique prend une multitude de formes qui vont des subventions directes aux garanties de prêts, en passant par des services-conseils, des achats publics ou des mesures fiscales. Le portrait de l’aide publique est altéré par l’absence de comptabilisation de certaines aides indirectes, comme des exemptions de taxes municipales, des prêts avantageux, une monnaie dévaluée, des terrains à prix réduits ou d’autres avantages qui peuvent fausser les comparaisons.

En raison des difficultés mêmes à définir ce qui constitue une aide publique aux entreprises, toute tentative d’analyse comparative à travers les entités politiques devient hasardeuse ou risquée, puisqu’il n’est pas simple de déterminer si une intervention gouvernementale constitue une aide ou non. Par exemple, selon l’OCDE, certaines mesures sont considérées comme de l’aide selon les définitions de l’Union européenne, mais ne le sont pas selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et vice-versa.

Une autre façon pour le gouvernement de soutenir les entreprises est l’achat de biens et de services auprès du secteur privé. À titre d’exemple, l’organisation américaine GOOD JOBS FIRST.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., un centre de ressources sur les politiques nationales favorisant la responsabilisation des entreprises et des gouvernements dans le développement économique et la croissance intelligente, évalue que les organismes fédéraux américains dépensent environ 500 milliards de dollars canadiens annuellement pour l’achat de biens et de services auprès d’entreprises privées.

L’exemple de l’Accord SMC de l’OMC

L’Accord sur les subventions et les mesures compensatoires (Accord SMC) de l’Organisation mondiale du commerce définit le terme « subvention ».  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. comme suit : « Il doit y avoir : i) une contribution financière; ii) des pouvoirs publics ou de tout organisme public du ressort territorial d’un membre; iii) qui confère un avantage ». Ces trois éléments doivent impérativement être réunis. L’Accord établit également qu’il ne peut y avoir de subvention tant qu’il n’y a pas de dépense imputée sur le budget de l’État. Il contient une liste des types de mesures qui constituent une telle contribution financière :

  • dons;
  • prêts;
  • participation au capital social;
  • garanties de prêt;
  • incitations fiscales;
  • fourniture de biens ou de services;
  • achat de biens.

L’Accord stipule qu’une contribution financière des pouvoirs publics n’est pas une subvention tant qu’elle ne confère pas un « avantage ». Or, dans bien des cas, l’évaluation et l’interprétation de ce que constitue un « avantage » ne sont pas claires et soulèvent une ambiguïté : dans quelles circonstances un prêt, une participation au capital social ou l’achat d’un bien par les pouvoirs publics confèrent-ils un avantage? L’Accord SMC ne donne que des orientations partielles sur ces aspects.

Qu’est-ce qui motivent les autorités à accorder de l’aide?

Les raisons pour lesquelles l’aide publique aux entreprises est accordée sont aussi variées que la qualité de ses bénéficiaires. La nature et l’ampleur de l’aide peuvent varier en fonction de la nature « offensive » ou « défensive » de la politique industrielle.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Au Canada, une étude.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de John Lester, chercheur à l’Université de Calgary.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., démontre que la motivation des gouvernements à subventionner les entreprises repose sur deux grands objectifs :

  1. Améliorer la performance économique.
  2. Atteindre un objectif social en soutenant des entreprises, des industries ou des régions particulières (politique industrielle).

En moyenne, dans les cinq pays ou provinces analysés dans l’étude (gouvernement fédéral, Colombie-Britannique, Alberta, Ontario et Québec), la répartition entre ces deux objectifs est d’environ 70 pour 30 en faveur des mesures de développement économique.

Selon M. Lester.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les gouvernements accordent des subventions afin de créer ce que l’on appelle souvent de « bons emplois », c’est-à-dire des emplois dans des industries où les salaires et la productivité sont élevés. Une réflexion s’impose toutefois quant au coût moyen par emploi créé qui est jugé « acceptable » par les contribuables.

En plus de la volonté de créer des emplois de qualité, l’aide gouvernementale sert de levier pour attirer des investissements privés. Alors que les marchés font généralement du bon travail en affectant le capital financier aux fins les plus productives, les gouvernements expriment des préoccupations quant à la capacité des petites et moyennes entreprises (PME) à accéder au financement externe. Ainsi, d’après l’étude de M. Lester.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., plus de la moitié des subventions accordées aux entreprises canadiennes viseraient à s’attaquer au problème de financement (de même qu’à encourager plus d’entreprises à entreprendre des activités de recherche et développement).

Dans une étude récente sur les megadeals.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. aux États-Unis, soit les incitations financières évaluées à plus de 62 millions de dollars canadiens que les autorités mettent en place pour attirer les grandes entreprises prestigieuses sur leur territoire comme Amazon ou Foxconn, GOOD JOBS FIRST a calculé qu’il en coûtait, en moyenne, plus de 812 000 dollars canadiens par emploi aux contribuables. Ce niveau n’atteindra jamais le seuil de rentabilité pour les contribuables selon l’organisme.

Dans une analyse sur la course aux subventions.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. à laquelle se livrent les villes nord-américaines pour attirer le deuxième siège social de la multinationale Amazon, la Brookings Institution estime que l’obtention d’un bon emploi continue d’être une priorité pour les ménages américains. Par conséquent, les dirigeants locaux et étatiques subissent une pression intense pour assurer à leurs communautés une croissance économique plus soutenue et inclusive, particulièrement dans les zones défavorisées.

Maximiser les retombées de l’aide financière

Une étude de l’Upjohn Institute .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.aux États-Unis conclut que des prestations personnalisées, telles que des formations adaptées de développement de la main-d’œuvre ou des programmes d’aide à la fabrication, constituent une option moins coûteuse que les subventions financières traditionnelles. Les chefs de PME qui ont été sondés dans un rapport récent de GOOD JOBS FIRST.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., pour leur part, affirment que les biens publics comme l’éducation, le transport en commun et la formation professionnelle, qui profitent à tous les employeurs, mériteraient plus de soutien.

Enfin, la Brookings Institution suggère.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. que les gouvernements créent un fonds régional financé à même les revenus tirés de la valeur accrue des terres autour du siège social. Elle propose aussi qu’ils mettent de côté une partie des revenus provenant des abattements fiscaux dont bénéficient de grandes firmes comme Amazon afin de développer des avantages mutuellement bénéfiques – transport en commun et développement de la main-d’œuvre – qui sont essentiels au succès à long terme de l’entreprise et de la communauté. 

L’ampleur des montants alloués

D’après l’OCDE.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les données disponibles les plus complètes sur l’aide publique aux entreprises sont celles qui concernent l’Union européenne. Si l’on exclut l’aide aux chemins de fer, le volume de l’aide de l’État a diminué de moitié entre les années 1992 et 2008, en passant de 1 % à 0,54 % du produit intérieur brut (PIB). Toutefois, l’inclusion des mesures qui ont été prises pour faire face à la crise financière de l’année 2008, qui se chiffrent à 315 milliards de dollars canadiens, soit 1,7 % du PIB, modifie radicalement le bilan. Le portail de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics du gouvernement français donne un aperçu du nombre de subventions et de la variété de l’aide publique qui sont.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. proposées aux entreprises de ce pays.

Au Canada, dans l’étude de l’Université de Calgary.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., on estime que le gouvernement fédéral (14 milliards de dollars) et les quatre plus grandes provinces (15 milliards de dollars) dépensent environ 29 milliards de dollars par année en subventions aux entreprises dans des dépenses de programmes, le système fiscal, les entreprises publiques et les investissements gouvernementaux directs. Ces subventions représentent près de la moitié des recettes de l’impôt sur le revenu des sociétés qui sont perçues par les cinq administrations.

Au Canada, le régime fiscal est de loin le mode de prestation privilégié dans toutes les provinces et territoires. L’Alberta se démarque comme la province qui accorde le plus de subventions par habitant. Au cours de l’exercice 2014-2015 (dernière année disponible), les subventions par personne s’élevaient à 640 dollars en Alberta. La Colombie-Britannique et le gouvernement fédéral ferment la marche ex aequo avec 390 dollars. L’Alberta a probablement accru son « avance » grâce aux mesures qui ont été présentées dans la mise à jour financière d’octobre 2015 et dans le budget de 2016.

Les résultats de l’étude de l’Université de Calgary contrastent à plusieurs égards avec les résultats de celle que l’Institut économique de Montréal.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a rendue publique récemment (janvier 2018) et qui démontre qu’au Canada, le Québec est toujours un champion des subventions. Encore une fois, la définition de ce qui constitue une aide publique aux entreprises de même que le périmètre de l’aide analysée et la méthodologie utilisée divergent grandement.

En 2012, le journal The New York Times (NYT) a mené une enquête.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (et bâti une base de données.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.) sur l’aide accordée aux entreprises par les États américains. Il a été estimé que les autorités locales aux États-Unis accordaient au-delà de 105 milliards de dollars canadiens annuellement en aide publique aux entreprises.

Toutefois, en incluant l’aide du gouvernement fédéral américain, le NYT estime à 211 milliards de dollars canadiens l’ensemble de l’aide qui est consentie chaque année aux entreprises sur le territoire américain. Une analyse récente produite par Tim Bartik de l’Upjohn Institute.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. aux États-Unis révèle que cette même année, le coût estimé des mesures incitatives aux États-Unis était d’environ 56 milliards de dollars canadiens et que le recours à ces mesures avait triplé durant les 25 dernières années. Cette somme représentait moins de 10 % des impôts locaux et de ceux des États en 1990, mais plus de 30 % en 2015.

Les destinataires de l’aide – PME versus grandes entreprises

L’étude de l’Université de Calgary indique que les petites entreprises canadiennes (dont les revenus bruts sont inférieurs ou égaux à 10 millions de dollars) reçoivent entre 40 et 60 % de toutes les subventions, et ce, partout au Canada, excepté au Québec, où cette part se situe à un peu moins de 20 %. Le gouvernement fédéral accorde environ les deux tiers de ses subventions aux petites entreprises et au secteur de l’agriculture. En Ontario, les petites entreprises, ainsi que les secteurs de l’agriculture et de la fabrication, recevaient un peu plus de la moitié des subventions aux entreprises en 2014-2015. Bien que la concentration y soit moins grande que dans les autres provinces et territoires, trois secteurs au Québec – les petites entreprises, l’agriculture, l’information et le commerce électronique – représentent 46 % du total des subventions.

Les résultats de l’étude de l’Université de Calgary contrastent avec ceux d’autres études publiées récemment en Ontario : le Rapport Drummond.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (2012), Avantage Ontario.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (2012), le Rapport d’experts pour la compréhension, la gestion et l’évaluation des programmes de soutien aux entreprises de l’Ontario (2014) et le Report of the Expert Panel Examining Ontario’s Business Support Programs.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Ce dernier rapport concluait, entre autres choses, que les programmes de soutien aux entreprises de l’Ontario favorisaient les entreprises les plus grandes et les plus anciennes. L’étude montrait qu’en 2011-2012, le soutien aux entreprises de moins de 2 ans s’élevait à environ 0,2 milliard de dollars, tandis que l’aide aux entreprises de 10 ans ou plus atteignait 1,9 milliard de dollars. Les entreprises qui génèrent un revenu supérieur à 20 millions de dollars et qui représentent 0,1 % de toutes les entreprises reçoivent 30 % du soutien global aux entreprises.

L’enquête de 2012 du journal The New York Times .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.révèle qu’aux États-Unis, l’aide publique est attribuée aux entreprises dont la taille et le secteur d’activité sont des plus variés (conglomérat pétrolier, entreprises technologiques, hôtels, banques, magasins à grande surface, etc.) par le truchement de plus de 1 874 programmes répertoriés. Pour sa part, au cours des 15 dernières années, GOOD JOBS FIRST a calculé.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. que le gouvernement fédéral américain a accordé aux entreprises établies sur son territoire des subventions et des crédits d’impôt de 87 milliards de dollars canadiens, dont les deux tiers ont été attribués à de grandes entreprises.

Certaines grandes banques et sociétés énergétiques étrangères figurent parmi les plus importants bénéficiaires. Le soutien aux entrepreneurs fédéraux sous la forme de prêts et de garanties de prêts implique des sommes impressionnantes. Dans le cas de la société Boeing, le montant s’est élevé à plus de 80 milliards de dollars canadiens et provenait exclusivement de la Banque Export-Import.

Une autre analyse de GOOD JOBS FIRST.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de plus de 4 200 mesures incitatives au développement économique dans 14 États américains révèle que les grandes entreprises ont reçu une part très dominante de l’aide accordée. Enfin, une analyse rapporte.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. que 106 des 141 milliards de dollars canadiens alloués en mesures incitatives à l’échelle locale et au niveau des États ont été versés à seulement 965 grandes multinationales. La société Boeing est, de loin, l’entreprise qui a reçu le plus d’avantages (137 subventions totalisant 17 milliards de dollars canadiens).

Le défi de la transparence et de la reddition de comptes

Aux États-Unis, il n’existe pas de comptabilité nationale gouvernementale qui permet de répertorier l’ensemble des programmes d’aide que les États, villes et comtés offrent aux entreprises. Dans l’État de New York, l’organisme sans but lucratif ProPublica a créé la liste la plus complète des subventions accordées par 12 grands programmes de l’État des années 2011 à 2014 : New York State Subsidy Tracker.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Pour sa part, l’organisation américaine GOOD JOBS FIRST.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. publie régulièrement des études ainsi qu’une base de données sur l’aide publique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. offerte aux entreprises qui sont établies sur le territoire des États-Unis.

Au Canada, l’Université de Calgary soutient que l’Alberta est la province la moins transparente en ce qui concerne les rapports publics sur les subventions aux entreprises. Les gouvernements ne divulguent tout simplement pas cette information dans une seule et même publication. M. Lester explique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qu’il est arrivé à cette estimation en combinant l’information issue des états financiers du gouvernement, les comptes de dépenses fiscales et les rapports annuels des entreprises publiques avec les réponses aux demandes d’accès à l’information. Selon les résultats de l’étude, le Québec et le gouvernement fédéral fournissent l’information la plus utile et transparente à cet égard.

Pour sa part, le rapport annuel 2015 du Bureau du vérificateur général de l’Ontario.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. concluait que le ministère de l’Économie ne tentait pas de déterminer si le financement de 1,45 milliard de dollars des programmes de développement économique et d’emploi qu’il offrait aux entreprises ontariennes renforçait réellement l’économie, améliorait l’emploi ou aidait les bénéficiaires à devenir plus concurrentiels. En janvier 2015, le gouvernement ontarien annonçait qu’il regroupait ses programmes existants dans un nouveau fonds de 2,7 milliards de dollars, le Fonds pour l’emploi et la prospérité.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., dont 2 milliards de dollars seraient directement administrés par le ministère de l’Économie et 700 millions, par d’autres ministères.

Dans le passé, beaucoup d’incitatifs financiers échappaient à l’examen du public. Aux États-Unis, ce n’est que récemment, en raison du Statement 77 du Governmental Accounting Standards Board.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., que les gouvernements des États et des collectivités locales ont été tenus de divulguer les revenus perdus dans les incitatifs de développement économique. Même s’il existe des exemples de régions métropolitaines qui signent des pactes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour réduire la concurrence fondée sur les incitatifs, une étude récente révèle.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. que la plupart des États hésitent encore à le faire.

Enfin, de l’avis de M. Lester, les subventions aux entreprises devraient être mieux gérées et communiquées de manière plus transparente. Les gouvernements devraient préparer un rapport annuel complet sur les subventions qui sont accordées aux entreprises dans le contexte des dépenses de programmes, du régime fiscal et des activités des entreprises publiques. Ce rapport décrirait la nature des programmes, énoncerait leurs objectifs et rendrait compte des niveaux de financement. Il exposerait ainsi en termes généraux les avantages et les coûts attendus de l’intervention gouvernementale, les bénéficiaires de la mesure et ceux qui doivent en assumer les coûts.

Une transparence accrue ouvrirait ainsi la voie à de meilleures évaluations des subventions, idéalement par une organisation indépendante telle que le Directeur parlementaire du budget à l’échelle fédérale

L’économie circulaire : émergence d’un nouveau modèle économique?

Dans le contexte actuel d’augmentation de la population mondiale et de consommation, plusieurs experts prédisent l’épuisement de ressources naturelles essentielles à l’économie au cours du prochain siècle. Certaines projections.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. prévoient notamment l’épuisement des ressources en or, en argent, en plomb et en cuivre d’ici l’année 2050. Par ailleurs, selon un rapport de la Food and Agriculture Organisation.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., 30 % des ressources halieutiques (ressources provenant de milieux aquatiques) sont actuellement surexploitées, et 60 % sont exploitées au maximum de leur capacité, alors que la production halieutique est passée de 20 à 90 millions de tonnes annuellement entre les années 1950 et 2014. Toujours selon la FAO.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., si l’on prend en compte le reboisement, la déforestation a provoqué une perte nette de 5,2 millions d’hectares entre les années 2000 et 2010.

Depuis le début des années 2000, mais surtout au cours des cinq dernières années, plusieurs États ont pris des initiatives visant à favoriser l’émergence d’une économie « circulaire » afin de contrer cette menace pour leur économie. Ce nouveau modèle économique a notamment pour objectif de faire face à la surexploitation des ressources naturelles, à l’augmentation des coûts des matières premières et de l’énergie ainsi qu’à la raréfaction des terres. L’économie circulaire vise donc à permettre aux systèmes économiques d’émerger de l’économie linéaire, qui se base sur la logique « extraire, fabriquer et jeter ».  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., en favorisant la réduction de la consommation de matières et leur utilisation en boucle.

Définition de l’économie circulaire au Québec

« Système de production, d’échange et de consommation visant à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service, dans une logique circulaire, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien-être des individus et des collectivités. »

Source : Pôle québécois pour l’émergence de l’économie circulaire

Afin de permettre l’émergence d’un système économique qui répond aux critères de l’optimisation lorsque les ressources sont utilisées, l’économie circulaire se base sur sept piliers.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. :

  • L’approvisionnement durable (extraction/exploitation et achats durables);
  • L’écoconception;
  • L’écologie industrielle et territoriale;
  • L’économie de fonctionnalité;
  • La consommation responsable;
  • L’allongement de la durée d’usage;
  • Le recyclage.

Plusieurs pays s’impliquent dans la mise en œuvre de l’économie circulaire, et chacun est animé par différentes motivations pour appliquer ce modèle de développement. Certains États comme la Chine doivent faire face à de graves problèmes de pollution. D’autres pays, comme le Japon, ont une économie grandement dépendante de l’importation de matières premières, ce qui les place en situation de vulnérabilité. En plus de la Chine et du Japon, les principaux pays engagés dans la mise en œuvre de l’économie circulaire sont les suivants : l’Allemagne, la Belgique, la Corée, la France, les Pays-Bas et la Suède. Mentionnons que l’Union européenne prend aussi des initiatives pour favoriser l’adoption de ce modèle dans ses pays membres.

Un travail d’étalonnage réalisé par des étudiantes de l’Université de Sherbrooke pour le compte du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI) a permis de cerner 105 mesures que ces États ou pays ont prises en lien avec l’économie circulaire, dont :

  • la mise en place de stratégies (12);
  • de programmes (29);
  • de plans d’action (13);
  • de lois (18);
  • d’aides financières (19);
  • de plateformes Web (16).

Parmi ces mesures, plus de 70 ont été instaurées depuis l’année 2013.

Initiatives gouvernementales novatrices en matière d’économie circulaire

Allemagne 

Dans le cadre de sa stratégie de développement durable.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’Allemagne s’est fixé comme objectif de multiplier par deux la productivité des matières dans son économie avant l’année 2020, en fonction de l’année de référence 1994. De plus, elle s’est dotée d’une Stratégie sur les matières premières.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Cette dernière vise à améliorer notamment l’efficience de l’extraction et de la transformation des matières premières et à mieux utiliser les rejets. Dans le contexte de cette stratégie, l’Allemagne a mis en place son Programme de recherche et de développement sur les technologies pour les matières premières.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Ce programme met l’accent sur le financement de projets qui ciblent les matières premières stratégiques pour l’économie allemande.

Chine

En 2008, la Chine a adopté la Loi sur la promotion de l’économie circulaire.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Cette loi vise notamment la réduction de l’utilisation de certaines ressources, l’interdiction d’importer certaines matières résiduelles, l’écoconception, l’application de normes d’emballage, la réduction de la consommation d’eau dans les procédés industriels et l’efficacité énergétique.

La Chine a aussi adopté un plan de promotion de l’économie circulaire.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., dont l’objet est notamment de rendre des capitaux disponibles pour la réalisation de projets. Le plan vise aussi à ce que 50 % des parcs industriels nationaux et 30 % des parcs industriels régionaux effectuent de la symbiose industrielle.

En lien avec ces orientations, la Chine a annoncé en 2017 qu’elle interdirait l’importation de plusieurs catégories de matières résiduelles.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. afin, notamment, de favoriser le développement de sa filière locale de récupération. Cette décision ne sera pas sans effets pour plusieurs pays occidentaux, dont le Canada. À titre d’exemple, le Québec exportait environ 300 000 tonnes de papier ou de carton et 40 000 tonnes de plastiques annuellement en Chine. Plusieurs régions du monde se retrouvent donc devant l’obligation de développer rapidement les capacités de traitement pour ces matières qui étaient jusqu’à maintenant traitées en Chine.

Corée du Sud

La Corée du Sud s’est dotée en 2016 d’une Loi-cadre sur la circulation des ressources.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Cette loi impose aux entreprises des taux de récupération pour certaines catégories de matières résiduelles. Les coûts pour l’élimination de matières ont aussi été rehaussés, et l’État a mis en place un système de certification de la qualité des matières recyclées. 

Séoul a aussi aménagé une plateforme Web pour développer l’économie de partage (partage d’objets, d’espaces et de connaissances). Cette plateforme permet la mise en place du concept d’économie de fonctionnalité, qui constitue un des sept piliers de l’économie circulaire, et elle est disponible pour les particuliers, les entreprises et les organisations.  

France

La France met en œuvre une stratégie pour l’allongement de la durée de vie des produits.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Cette stratégie implique des interventions auprès des fabricants, mais aussi du soutien pour le secteur de la réparation. La réparation de biens manufacturiers permet de réduire les impacts environnementaux en limitant la production de nouveaux biens. 

Parallèlement, la France a adopté une loi visant la lutte contre l’obsolescence programmée.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Cette loi permet d’intenter des poursuites contre les fabricants qui mettent sciemment en marché des produits dont certains aspects de la conception visent à réduire leur durée de vie. L’application de cette loi a mené, en 2017, à une plainte en justice et à une enquête concernant les pratiques commerciales de la compagnie Epson.

L’hexagone prévoit le lancement de sa feuille de route en économie circulaire.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. au cours de l’année 2018. Celle-ci visera notamment à réduire de moitié l’enfouissement et la récupération de 100 % du plastique d’ici l’année 2025.

Québec

Plusieurs ministères et organismes contribuent aux travaux du Pôle québécois sur l’émergence de l’économie circulaire, qui est composé des principaux acteurs socioéconomiques possédant une expertise dans le domaine ou souhaitant contribuer à l’implantation de l’économie circulaire au Québec.

Le MESI s’est engagé, dans son Plan d’action en développement durable, à élaborer, d’ici l’année 2020, une stratégie d’économie circulaire en collaboration avec les acteurs du terrain, y compris le Pôle québécois sur l’émergence de l’économie circulaire.

Pour ce faire, le MESI a mis sur pied, en janvier 2017, un comité interministériel en économie circulaire qui regroupe douze ministères et organismes et qui est coanimé avec Recyc-Québec.

Un secteur privé mobilisé

À l’occasion du 48e forum économique mondial de Davos, plus de 30 grandes entreprises exerçant leurs activités dans 16 secteurs ont uni leurs forces pour mettre en œuvre l’économie circulaire grâce à Factor10.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., une initiative du World Business Council of Sustainable Development (WBCSD).

Cette initiative vise à réinventer la façon dont les entreprises produisent, utilisent et disposent des matériaux afin de s’éloigner du modèle économique traditionnel qui consiste à « extraire, fabriquer et jeter » pour adopter un modèle régénérateur. Le but ultime est de passer à un système sans déchets. Selon la firme de consultants Accenture, l’économie circulaire représente une occasion de croissance de 4 500 milliards de dollars américains (5 500 milliards de dollars canadiens).

Selon Peter Bakker, le président et chef de la direction du WBCSD, le projet Factor10 reçoit la masse critique de soutien du secteur privé qui est nécessaire pour mettre en œuvre l’économie circulaire à l’échelle mondiale. À ce jour, les entreprises engagées comprennent : Accenture, Arcadis, ArcelorMittal, BASF, BCG, Groupe BMW, CRH, Dow, DSM, Enel, ExxonMobil, EY, Honda, IFF, KPMG, Michelin, Navigant, Novartis, Philips, PWC, Rabobank, Renault, SABIC, Saint-Gobain, Solvay, Stora Enso, Veolia, Yara et Yokogawa.

Investissements publics en recherche et développement : les tendances mondiales

Les systèmes nationaux de recherche et développement (R-D) sont une clé de la réussite économique. En permettant le développement des connaissances ou la commercialisation de nouveaux services et produits ou encore de nouvelles technologies, le soutien à la R-D, public ou privé, est perçu comme un bon indicateur de la compétitivité, du potentiel technologique et des capacités futures d’un pays. Ces dernières années, les événements géopolitiques, la lenteur de la croissance économique, les crises environnementales, les besoins énergétiques et la quête de stratégies de croissance ont tous impacté la science et la recherche.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Depuis quelques années, la nouvelle répartition des forces scientifiques qui s’instaure peu à peu dans le monde est une tendance lourde. Les délocalisations des dernières décennies et la croissance des pays asiatiques (la Chine et la Corée du Sud en particulier) ont conduit les États, notamment les pays développés, à se questionner sur le maintien de leur compétitivité par leur progrès scientifique et technique.

Dans ce contexte, le rôle des pouvoirs publics, notamment des investissements, est un enjeu de fond. Quelles sont les tendances en matière de dépenses publiques de recherche et développement dans le monde? Depuis des années, de nombreux États ont compris la nécessité de disposer de données fiables sur les investissements publics en R-D afin de mesurer leur compétitivité économique et d’éclairer leurs interventions et politiques. De plus en plus d’États, d’organismes supranationaux (par exemple, l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE], l’UNESCO, etc.) ou d’organismes de recherche recueillent ces données.

De nombreux indicateurs existent sur l’effort d’un pays en matière de R-D .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: on peut penser, entre autres choses, au nombre de chercheurs, de publications scientifiques ou de dépôts de brevets qui sont produits chaque année. Le plus important d’entre eux, qui permet de donner une vue d’ensemble des efforts (privés et publics) d’un pays en matière de R-D, est l’intensité de la R-D, soit la part des dépenses de R-D dans le produit intérieur brut (PIB).

Cet indicateur se nomme la « dépense intérieure de recherche-développement » (DIRD) et mesure la dépense totale qui est affectée à l’ensemble des travaux de R-D dans un pays sur une année, qu’ils soient financés par des établissements privés ou publics de ce pays ou par des établissements étrangers. On peut ensuite calculer le poids de la DIRD dans le PIB (en pourcentage). Cet indicateur sert notamment à faire des comparaisons avec d’autres pays.

Un aperçu global des investissements publics et privés en R-D

Pour l’année 2015, l’UNESCO affirme que les dépenses mondiales de R-D.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (privées et publiques) ont atteint un record d’environ 1 700 milliards de dollars américains (2 128 milliards de dollars canadiens). Notons que 80 % de ces dépenses sont concentrées dans une dizaine de pays de l’OCDE. L’UNESCO explique, dans ce contexte, que les investissements publics et privés en R-D sont inégalement distribués depuis quelques années.

Les États-Unis demeurent bons premiers, avec environ 28 % des investissements mondiaux en R-D. La Chine s’est hissée à la deuxième place (21 %), devant l’Union européenne (19 %) et le Japon (10 %). Le reste du monde représente 67 % de la population totale, mais à peine 23 % des dépenses globales de R-D. Pour les prochaines années, la plupart des indicateurs.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. montrent que les États-Unis, le Japon et la Chine seront en tête de la compétition technologique mondiale.

Pour l’année 2015, l’UNESCO présente, dans un tableau interactif.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les DIRD du monde entier : si les États-Unis investissent financièrement en R-D plus que tout autre pays, de nombreux pays dont l’économie est de plus petite taille ont aussi une DIRD nettement plus élevée; des pays comme Israël, le Japon et la Corée du Sud se positionnent mieux par rapport au pourcentage de leur PIB.

Pour l’essentiel, l’intensité plus élevée de la R-D dans le monde (grâce aux investissements publics et privés), qui a doublé des années 1990 à 2014, démontre une montée des économies émergentes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui représentent désormais près du tiers de la DIRD mondiale comparativement à moins de 10 % en 2000. La croissance de régions qui ne sont pas comprises dans la zone de l’OCDE.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. est la plus marquante, tout particulièrement l’Asie. La Chine affiche une des croissances des investissements en R-D les plus soutenues, soit le tiers de la croissance mondiale des années 2000 à 2015 (voir plus bas). Entre ces deux mêmes années, la Chine, le Japon, la Malaisie, Singapour, la Corée du Sud, Taiwan et l’Inde ont vu leurs parts totales des investissements mondiaux passer de 25 % en 2000 à 40 % en 2015 pour excéder les parts américaines et européennes à la fin de la même période.

La diminution des dépenses publiques en R-D dans les pays de l’OCDE

La crise économique de l’année 2008 a fourni l’occasion à de nombreux pays développés de réaffirmer le rôle de la R-D dans les stratégies de développement ou de relance économique. Néanmoins, il n’est pas certain que leurs actions renverseront une tendance de plus en plus marquée : la diminution des dépenses publiques en R-D, soit les dépenses qui sont affectées en majeure partie à des organisations publiques de recherche, mais aussi au secteur privé par des subventions, et la perte de la suprématie scientifique et technique de plusieurs pays de l’OCDE..  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.

À cet effet, l’UNESCO.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. constate que l’État a tendance à prendre moins d’engagement en matière de R-D dans de nombreux pays à revenu élevé (Australie, Canada, États-Unis, etc.) et que l’investissement en R-D augmente dans les pays émergents ou à faible revenu. Le son de cloche est le même à la National Science Foundation.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et à l’OCDE.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. : les dépenses publiques de R-D dans les pays de l’OCDE ont reculé en 2014 pour la première fois depuis que ces données sont recueillies, soit depuis l’année 1981. Cette situation est surtout causée par des investissements publics dans d’autres domaines qui sont priorisés (les retraites, la santé, etc.) et qui accaparent désormais un lot croissant des ressources publiques.

Les dépenses publiques de R-D.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qui ont été analysées des années 2000 à 2015 révèlent que des pays comme l’Allemagne, la Corée et le Japon dépensent plus en R-D que dans d’autres domaines, et ce, davantage aujourd’hui qu’en l’an 2000. Toutefois, ces mêmes données indiquent aussi qu’il existe une diminution claire des efforts publics en R-D.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. dans d’autres pays :

  • Espagne;
  • États-Unis;
  • Finlande;
  • France;
  • Italie;
  • Royaume-Uni.

Par ailleurs, l’OCDE fait ressortir d’autres tendances :

  • Depuis l’année 2016, plus d’un tiers de la recherche mondiale effectuée par le secteur public et les établissements d’enseignement supérieur se fait dans des économies qui ne font pas partie de l’OCDE. Par exemple, en 2014, les dépenses publiques de R-D de la Chine représentaient approximativement le double de celles du Japon. De plus, des pays comme l’Inde, la Russie, le Taipei chinois, l’Iran et l’Argentine possèdent des systèmes scientifiques publics qui figurent parmi les plus importants au monde.
  • Cinq pays, à savoir les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne et l’Inde, effectuaient 59 % de la R-D publique mondiale en 2014, et 25 autres pays représentaient près de 90 % du total. Cette prépondérance d’un petit nombre de pays s’explique en partie par leur taille.
  • Les organismes de bienfaisance, les fondations et les philanthropes apportent une contribution croissante au financement de la recherche universitaire depuis quelques années; pensons notamment au domaine de la santé.
  • Certains pays se sont spécialisés; ainsi, 24 % des dépenses publiques de R-D aux États-Unis sont effectuées dans les domaines de la santé et de la médecine. Cette proportion se chiffre à 22 % au Royaume-Uni et à 17 % au Canada. Le secteur de l’énergie, de son côté, représente 19 % de ces dépenses au Mexique, 11 % au Japon et 9 % en Corée. Les priorités nationales évoluent et coïncident de plus en plus souvent avec des enjeux de société, tels les changements climatiques et la démographie.

Face à cette baisse de la recherche publique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., il faut s’attendre à ce que le rôle des entreprises s’accentue partout dans le monde. Notons que dans l’OCDE, les besoins en recherche sont financés à 86,5 % en moyenne par les entreprises.

La montée de la Chine

Parallèlement, la National Science Foundation.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a constaté, entre autres choses, que si la Chine occupe encore la seconde place derrière les États-Unis dans de nombreux secteurs liés à la recherche et développement, cette situation changera dans la prochaine décennie. Elle mentionne que la Chine, qui se trouve juste derrière les États-Unis avec 20,8 % des investissements mondiaux, a vu sa contribution augmenter 4 fois plus rapidement que ces derniers, c’est-à-dire de 18 % en moyenne par année durant la période 2010-2015. Si les États-Unis investissent pour le moment plus que la Chine, force est de constater que son rythme soutenu de soutien en R-D fera qu’elle prendra la première place dans ce domaine dans les 5 à 10 prochaines années.

Que ce soit en matière de nombre d’étudiants, de dépôt de brevets ou d’investissements en capital de risque, les États-Unis conservent pour l’instant la première place. Or, la croissance exponentielle de la Chine dans tous ces domaines rend de plus en plus possible un retrait des États-Unis en seconde position dans un futur toujours plus rapproché. Pourtant, certains critiques jugent négativement ce postulat.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., en remettant en question la méthodologie des organismes pour définir ce qui constitue ou non des investissements en R-D : si on reconnaît qu’il y a croissance, on ne se gêne pas pour dire que les États peuvent mener des guerres de chiffres dans le domaine.

Les défis du monde d’aujourd’hui : l’exemple du programme de développement durable à l’horizon 2030

Comme il en ressort du Rapport de l’UNESCO sur la science – Vers l’horizon 2030.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la recherche scientifique mondiale se tourne de plus en plus vers la résolution de problèmes et vise à relever les défis urgents liés à l’environnement et au développement. Selon l’UNESCO, l’intérêt pour l’investissement en R-D, notamment de la part de pays émergents, est causé par cette réorientation des priorités.

Au-delà des enjeux géopolitiques et environnementaux d’aujourd’hui et de demain ou des constats d’organismes de recherche ou supranationaux, un autre facteur qui aura un effet sur les investissements publics en R-D au cours des prochaines années est notamment l’influence des Nations Unies (ONU), par l’entremise de son Programme de développement durable à l’horizon 2030. Celui-ci cherche à mener les pays du monde entier à accroître leurs dépenses publiques en R-D ainsi que le nombre de chercheurs d’ici l’an 2030.

Pour l’ONU, un investissement public adéquat dans la recherche fondamentale comme dans la recherche-développement est conditionnel à la réalisation de ce programme, notamment de l’objectif 9 « Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.». L’innovation technologique et la R-D font partie intégrante du programme. Même si les gouvernements ont adopté des objectifs de développement durable, il est clair que ces derniers ne seront réalisés que si tous les groupes de parties prenantes se les approprient; la communauté scientifique, elle, le fait déjà.

Conclusion

Ce qu’il faut retenir pour l’essentiel est que la plupart des organismes supranationaux sonnent l’alarme : l’amenuisement du financement public accordé à la recherche scientifique et technologique dans plusieurs pays de l’OCDE est désormais une évidence. Au-delà de la montée de l’innovation dans les pays émergents, cette situation pourrait mettre en péril l’innovation au moment même où des enjeux d’envergure mondiale, comme les changements climatiques, les tensions géopolitiques et le vieillissement démographique, exigent des solutions globales. Tous prônent l’augmentation des investissements dans le domaine.

L’écart croissant en matière d’investissement public dans la R-D entre les pays fortement développés et les pays émergents ou à revenu intermédiaire est la tendance des prochaines années. Toutefois, il faut aussi prendre en considération des enjeux qui vont au-delà du financement. Si la plupart des activités de R-D ont cours dans des pays à revenu élevé, il faut maintenant constater que l’innovation se produit dans des pays où l’on trouve tous les niveaux de revenu. C’est un signe que la science et l’innovation sont de plus en plus reconnues comme un facteur de développement partout dans le monde, en particulier dans les pays non membres de l’OCDE, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années.

Par ailleurs, il faut aussi remarquer que, dans bien des cas, l’innovation ne dépend nullement de la R-D ni d’investissements publics. Dans une majorité de pays considérés par l’Institut de statistique de l’UNESCO.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., plus de 50 % des entreprises innovaient sans R-D. Les gouvernements devraient en tenir compte et éviter de se concentrer exclusivement sur des mesures qui incitent les entreprises à faire de la R-D.

Au-delà de la lenteur de la croissance économique et de la diminution des investissements publics en R-D, la formulation d’une politique de science et d’innovation efficace.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. sera une tâche difficile dans l’avenir pour tous les gouvernements. Afin de maximiser un développement économique induit par la science et l’innovation et d’assurer un retour sur investissement, les gouvernements doivent savoir intervenir dans plusieurs champs à la fois, notamment :

  • l’éducation;
  • les sciences fondamentales et appliquées;
  • le développement technologique et l’intégration de technologies durables;
  • la R-D des entreprises;
  • le contexte économique général.

Les pouvoirs publics font face à des dilemmes trouver un équilibre :

  • entre la recherche qui est entreprise à l’échelle locale et à l’international;
  • entre la recherche fondamentale et appliquée;
  • entre la création de connaissances et la production de connaissances à mettre sur le marché;
  • entre la science d’intérêt général et la science qui stimule le commerce.

Les startups au cœur de l’innovation et de la création d’emplois

Le terme startup est connu et s’est imposé comme modèle entrepreneurial : il est désormais clair que les startups ont un effet considérable sur la croissance économique. Elles offrent des emplois mieux rémunérés et plus durables que les autres entreprises en démarrage et elles contribuent à l’innovation, à la productivité et à la compétitivité.

Ainsi, les dernières années ont démontré que les startups gardent le cap en tant que moteur d’innovation et de croissance pour les sociétés industrialisées. Les percées technologiques, des investissements en capital de risque et la création d’emplois en sont la preuve.  

Un nouveau modèle d’affaires

En 2017, les startups ont continué à se consolider en tant que moteurs d’innovation pour les sociétés industrialisées et se multiplient encore rapidement, même dans des pays moins avancés. Aujourd’hui, elles représentent nettement un nouveau modèle d’affaires adapté au marché numérique. L’emprise de ce modèle est telle que le magazine Les affaires (27 janvier 2018).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. explique que les grandes entreprises pourraient s’inspirer des qualités avérées des startups – agilité, vitesse, engagement des employés et nouveaux modes de gestion – pour stimuler leur innovation.

Leur effet sur la création d’emplois est majeur. Une étude qui a été menée en 2012.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et qui est abondamment citée estime que les startups représentent environ 20 % de la création totale d’emplois aux États-Unis, tandis que près de 50 % de la création brute d’emplois est attribuable aux entreprises à forte croissance (high-growth startups).

Selon le Small Business Administration.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. du gouvernement fédéral américain, parmi les 15,8 millions de nouveaux emplois créés aux États-Unis depuis l’année 2010, plus de 10 millions provenaient de petites entreprises et de startups. D’ailleurs, le Bureau de recensement des États-Unis.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. affirmait, en septembre 2017, que 414 000 startups avaient créé 2,5 millions de nouveaux emplois en 2015.

Les initiatives gouvernementales 

Les gouvernements se montrent extrêmement proactifs dans le développement d’environnements propices à l’épanouissement de ces jeunes entreprises. Leurs efforts se sont multipliés au cours de l’année 2017, et cette tendance s’accentuera vraisemblablement en 2018. 

Un exemple remarquable est la Station F.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le nouvel incubateur de startups qui a vu le jour à Paris en juin 2017. Cette initiative répond à l’ambition de créer une masse critique d’entrepreneurs, d’investisseurs de capital de risque, d’incubateurs et d’accélérateurs reconnue comme une des plus grandes au monde. Notons que la mise en œuvre de cette initiative revêt une telle importance pour les aspirations d’innovations technologiques de la France qu’elle a mérité d’être inaugurée par le président Emmanuel Macron lui-même.

Les géants Facebook et Amazon soutiennent la Station F, et Microsoft y établira son programme d’intelligence artificielle pour startups. Facebook est en train de développer un programme incubateur appelé Startup Garage, qui offrira du mentorat aux entrepreneurs prometteurs dans plusieurs domaines, dont la santé et l’éducation.  

Un autre exemple porteur est celui de Singapour, où le gouvernement a annoncé, en mars 2017, la création de l’enseigne Startup SG.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Forte d’une croissance exponentielle de startups – dont le nombre est passé de 22 000 en 2003 à 48 000 en 2015 – Startup SG propose une stratégie de soutien globale qui couvre autant le financement que le soutien au développement de compétences et l’assistance des incubateurs.

Les investissements

Selon Clipperton Finance.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., une société européenne de conseil en investissement, avec 9,7 milliards de dollars canadiens (7,7 milliards de dollars américains) de fonds récoltés au premier semestre de l’année 2017, les investissements dans les startups ont atteint un sommet en France et en Europe. Ces derniers représentent une hausse de 30 % par rapport à l’an passé et dépassent le record précédent de 8,8 milliards de dollars canadiens (7 milliards de dollars américains) qui a été établi au premier semestre de l’année 2015. Clipperton Finance constate une augmentation de 31 % des collectes de fonds des startups innovantes. La hausse atteint:

  • 49 % dans la zone Allemagne-Autriche-Suisse (2 milliards de dollars canadiens);
  • 30 % au Royaume-Uni (2,9 milliards de dollars canadiens);
  • 28 % en France (1,5 milliard de dollars canadiens).

Enfin, le développement des startups n’est plus l’apanage du monde industrialisé. Dans le rapport Emerging Startup Hubs Report.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. publié par CB Insights.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (2017), on constate que les investisseurs sont de plus en plus actifs dans la recherche de niches technologiques prometteuses. Cela représente une chance pour de nouveaux pôles émergents de démarrage de startups tels que :

  • Kuala Lumpur;
  • Istanbul;
  • Vienne;
  • Dubaï;
  • Buenos Aires;
  • Lagos.

Les startups et les technologies disruptives : les deeptechs

Les deeptechs, c’est-à-dire les startups qui sont fondées sur une découverte scientifique ou une technologie disruptive unique possédant le potentiel de révolutionner les marchés, attirent particulièrement l’attention des décideurs, et avec raison.

Prenons l’exemple de New York : l’écosystème technologique de cette ville .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.représente plus de 291 000 emplois, procure un rendement économique de 217,8 milliards de dollars canadiens (124,7 milliards de dollars américains) et compte plus de 7 500 entreprises technologiques. De plus, dans cet écosystème, le taux de croissance des emplois du secteur de la technologie se chiffrait à 18 % au cours des 10 dernières années.

Selon Forbes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., dans le lexique populaire, les startups ont commencé, ces dernières années, à être assimilées à des sociétés technologiques, comme si les deux étaient intrinsèquement liées. Mentionnons que Gartner.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., dans son rapport Hype Cycle for Emerging Technologies (2017.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.), a analysé plus de 2000 technologies émergentes et a décelé trois « mégatendances » qui sont censées offrir aux entreprises un avantage concurrentiel au cours des cinq à dix prochaines années :

Les exemples d’application de l’intelligence artificielle incluent les véhicules autonomes, l’apprentissage automatique (machine learning), l’informatique cognitive, l’interface utilisateur conversationnelle, etc.

Dans son analyse des tendances technologiques stratégiques pour l’année 2018.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (publiée en octobre 2017), Gartner a ciblé dix technologies qui auront un potentiel « disruptif » au cours des cinq prochaines années. Parmi celles-ci, soulignons l’analyse de données, la blockchain, les plateformes conversationnelles et une technologie qui connait une expansion marquante : les objets intelligents ou l’Internet des objets (IdO).

En juillet de l’année 2017, McKinsey & Company a publié les résultats préliminaires d’une enquête.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. menée auprès des chefs de file du monde des affaires. Ces résultats ont permis d’anticiper une forte croissance de l’IdO d’affaires au cours des prochaines années. Les répondants à l’enquête indiquent que l’IdO d’affaires pourrait créer la plus grande valeur dans le secteur de la fabrication (30 %) et de l’opération des services (40 %).

Selon l’IoT Agenda du réseau Tech Target.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’intelligence artificielle, l’Internet des objets et la transformation numérique constituent le socle des changements révolutionnaires à venir. En fait, l’imbrication de ces trois technologies est en train de bouleverser l’industrie manufacturière, où l’on parle déjà de l’émergence de l’Industrie 4.0. Ce nouveau concept décrit la tendance qui est en cours, à savoir l’automatisation et l’échange de données dans l’industrie manufacturière. Au-delà de l’effet de l’automatisation sur la productivité et la croissance économique, une de ses conséquences est certes ses répercussions sur la main-d’œuvre.

L’automatisation et l’incidence sur le travail

L’entreprise CB Insights.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a aussi constaté en 2017 la prolifération de startups qui utilisent la robotique, l’IA et l’Internet des objets pour automatiser des processus très structurés et prévisibles dans une multitude de domaines industriels et des services publics. Une des conséquences de cette transformation technologique est l’éventuelle hausse du chômage. CB Insights estime qu’aux États-Unis, l’automatisation pourrait faire disparaitre plus de 10 millions d’emplois au cours des 5 à 10 prochaines années. Selon le rapport Jobs lost, jobs gained: Workforce transitions in a time of automation.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., publié par McKinsey Global Institute (décembre 2017), jusqu’à un tiers des activités de travail pourraient être remplacées d’ici l’an 2030.

Cependant, McKinsey estime que l’effet positif de l’intelligence artificielle sur la productivité et la croissance économique fera augmenter la demande de main-d’œuvre. En outre, le vieillissement de la population créera vraisemblablement une multiplicité de nouveaux emplois, que ce soit dans les domaines des soins de santé ou des loisirs.

Enfin, il est probable que les gouvernements mettent en place des politiques qui faciliteront le développement de compétences, des requalifications ou des changements de catégorie professionnelle pour ceux qui verront leurs emplois disparaitre. 

Les deeptechs hautement innovantes

Quoique les deeptechs agissent dans les disciplines les plus variées, on souligne deux types de deeptechs qui ont le potentiel de transformer profondément l’avenir de leur industrie :

  1. les startups spécialisées dans les technologies financières (fintechs);
  2. les startups de soins de santé (healthcare startups). 

Les finatechs

Dans son analyse des tendances pour l’année 2018.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., CB Insights mentionne qu’avec des investissements de 20,4 milliards de dollars canadiens (16,6 milliards de dollars américains), l’année 2017 a enregistré un record pour les fintechs et les financements mondiaux de fintechs par capital de risque.

Mentionnons, par exemple, que le financement européen des technologies financières a augmenté de plus de 120 % en 2017. De plus, à l’heure actuelle, il est possible de répertorier globalement 25 fintechs de type « licornes » (c’est-à-dire des entreprises dont la valeur atteint au moins 1,23 milliard de dollars canadiens [1 milliard de dollars américains]) ayant une valeur totale de 93,6 milliards de dollars canadiens (75,9 milliards de dollars américains).

Depuis l’année 2012, le nombre de transactions en capital de risque favorisant les fintechs a connu une hausse constante pour atteindre 944 en 2016. Cependant, quoique les fonds d’investissement aient aussi augmenté entre les années 2012 et 2015, on constate une diminution en 2016. Ainsi, avec 16,7 millions de dollars canadiens (13,5 millions de dollars américains) récoltés en 2016, on est légèrement en deçà du record de 17,4 millions de dollars canadiens (14,1 millions de dollars américains) enregistré l’année précédente (2015).

En outre, une des initiatives liées à l’engouement pour les fintechs est le démarrage de l’accélérateur « FinTech Hive » à Dubaï. Cet incubateur a été créé en avril 2017 à la suite de l’appel de candidatures lancé par le Centre financier international de Dubaï.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Il a donc pour objectif de créer une plateforme d’innovation où les fintechs pourront développer leurs produits en collaboration avec les acteurs financiers régionaux.

Les startups médicales (healthcare startups)

Les applications de l’intelligence artificielle dans le secteur des soins de santé sont nombreuses, que l’on pense à la découverte de nouveaux médicaments, à l’assistance virtuelle aux patients, à la précision de l’imagerie médicale et à bien d’autres choses encore.

Déjà, au début de l’année 2015, le magazine Fortune.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. signalait que les investissements en capital de risque dans les startups médicales avaient progressé de 200 % entre les années 2010 et 2014. Cette croissance exponentielle est attribuable aux répercussions d’une population vieillissante qui exige de meilleurs soins de santé et à l’arrivée de nouvelles technologies médicales (par exemple, les technologies portables et le « chat vidéo »). Ces investissements ont d’ailleurs continué de s’accroitre en 2017 : en août de la même année, CB Insights a souligné l’augmentation du financement des startups proposant des solutions d’IA dans le secteur de la santé..  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.

Conclusion

Le rôle des startups en tant que moteur d’innovation et de création d’emplois n’a plus à être démontré. L’influence de ces jeunes entreprises sur l’économie est incontestable. Ces dernières représentent un modèle d’affaires adapté à l’économie numérique. Les gouvernements sont fortement engagés dans leur développement, et les investisseurs cherchent de façon incessante des niches prometteuses.

Par ailleurs, les progrès de l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle et les plateformes numériques fondent le socle de nombreuses nouvelles technologies qui propulsent les deeptechs vers de nouveaux sommets d’innovation. Par ailleurs, on observe un accroissement des startups dans le domaine de la robotique et de l’automatisation des procédés, ce qui aura un effet certain sur le marché de l’emploi.

Néanmoins, les prédictions selon lesquelles des millions d’emplois allaient disparaître ont cédé leur place à des évaluations plus mesurées; force est de constater que les initiatives gouvernementales en matière de requalification professionnelle, de soutien à la croissance économique et de réponse aux besoins d’une population âgée sont une tendance de plus en plus présente dans de nombreux pays.

La pénurie de main-d’œuvre et le futur de l’emploi

La situation du marché de l’emploi au Québec

Depuis plusieurs années, les médias rapportent régulièrement des cas d’employeurs qui peinent à embaucher du personnel : il y aurait une pénurie de main-d’œuvre au Québec. Cette situation s’expliquerait par la diminution du bassin de travailleurs (vieillissement de la population et départ à la retraite des baby-boomers), conjuguée à une économie en croissance qui favorise la création d’emplois.

Au Canada, le taux de chômage est tombé à 5,7 %.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. au mois de décembre 2017. Il s’agit de son plus bas taux depuis l’année 1976. Au Québec, à la même période, le taux de chômage se trouvait en deçà de la moyenne canadienne, c’est-à-dire à 4,9 %, un nouveau record depuis l’année 1976. Le taux d’emploi a également atteint un sommet inégalé.

De plus, il y avait 87 470 postes à pourvoir dans l’ensemble du Québec.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. au troisième trimestre de l’année 2017. Cela représente une hausse de 31 % par rapport à la même période l’an dernier.

Ces statistiques mettent en évidence le fait que l’économie québécoise se porte bien au chapitre de l’emploi. De plus, bien que le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale n’ait pas établi de seuil de plein-emploi, selon plusieurs.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. observateurs, nous nous trouvons dans cette situation en ce moment.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Quant au taux de remplacement, qui mesure le renouvellement du bassin de main-d’œuvre, il indique que la tendance s’est renversée dans l’ensemble du Québec et que désormais, à l’exception des régions administratives de Montréal et du Nord-du-Québec, il y a moins de travailleurs qui intègrent le marché du travail que de travailleurs qui le quittent.

Cette conjoncture suggère des signes de pénurie de main-d’œuvre qui affectent actuellement les entreprises. Toutefois, en vivons-nous réellement une, et si oui, aurions-nous raison d’anticiper une aggravation dans le futur?

La définition d’une pénurie de main-d’œuvre

Il ne semble pas y avoir de consensus sur ce qu’est une pénurie de main-d’œuvre : l’affirmation de l’existence ou non d’une pénurie demeure relativement subjective. L’explication la plus simplifiée.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. serait qu’il y a pénurie lorsque la demande excède l’offre ou, autrement dit, lorsqu’il y a plus d’emplois offerts que de gens prêts à pourvoir ces postes.

Selon le Centre d’étude sur l’emploi et la technologie.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., pour réellement qualifier une situation de pénurie, il faut aussi observer « la présence de postes vacants qui perdurent et qui imposent à l’entreprise des pertes de production, en dépit du fait que la rémunération offerte et les autres conditions de travail correspondent à celles du marché ».

De plus, les pénuries de main-d’œuvre qualifiée et de main-d’œuvre non qualifiée ont des origines différentes. Selon le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., pour affirmer qu’il existe une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, une combinaison simultanée des points suivants doit être observée :

  • Un taux de chômage faible dans la profession ou l’industrie;
  • Un taux de croissance de l’emploi positif;
  • Une hausse importante des salaires;
  • La présence d’une rente importante dans certaines spécialisations;
  • Moins d’exigences relatives au niveau d’expérience requis pour l’emploi;
  • Un taux de roulement élevé des employés qualifiés;
  • Un recrutement chez les immigrants dans des catégories d’emplois précises.

Toutefois, comme il n’y a pas de définition claire et consensuelle de ce qu’est une pénurie, et comme le jugement final est complexe et subjectif, il serait difficile d’affirmer sans ambiguïtés que le Québec dans son ensemble vit en ce moment une pénurie de main-d’œuvre.

Cela ne veut pas dire néanmoins que le marché du travail ne se resserre pas et que les problèmes de recrutement, voire les pénuries dans un secteur d’activité donné, dans un type d’emploi ou en fonction de la géographie du marché de l’emploi, n’existent pas.

Le milieu des affaires perçoit qu’il s’agit d’un phénomène bien réel qui s’intensifie. La plus récente enquête de la Banque du Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. sur les perspectives des entreprises indique que les pénuries de main-d’œuvre sont « de plus en plus courantes ».

À ce propos, la même enquête souligne qu’à l’échelle canadienne, les domaines des technologies de l’information, du tourisme, de l’hôtellerie, de la construction et de l’immobilier sont particulièrement touchés.

Le rapport de l’Enquête sur le recrutement, l’emploi et les besoins en formation dans les établissements au Québec.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., menée en 2015 par Emploi Québec, donne des indications à ce sujet, car on y démontre l’existence de difficultés autant dans les métiers qualifiés que dans les métiers non qualifiés. Par exemple, dans le secteur de la coiffure, la proportion des postes difficiles à pourvoir dépassait 50 %. Cette dernière atteignait 48 % pour les postes de superviseurs des ventes, 25 % pour les pharmaciens ainsi que 22 % pour les mécaniciens et réparateurs de véhicules automobiles, de camions et d’autobus.

L’enquête sur les postes vacants.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.1 de Statistique Canada, quant à elle, permet d’obtenir des indications additionnelles. Le taux de postes vacants au Canada (2,9 %) permet de constater que la situation est semblable ou même plus difficile dans le reste du Canada. Alors qu’au Québec ce taux se trouvait à 2,5 %, celui-ci atteignait jusqu’à 3 % en Ontario et jusqu’à 4,2 % en Colombie-Britannique.

Les cas observés à l’international

Pour le moment, cette tendance peut aussi être constatée à l’échelle internationale. En novembre 2017, le taux de chômage des pays de l’OCDE se situait à 5,6 %.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., c’est-à-dire au même niveau qu’avant la crise de l’année 2008. Dans plusieurs pays membres, la cloche d’alarme de la pénurie de main-d’œuvre est sonnée.

Au Japon, où le taux de chômage est à 2,8 % et où les effets anticipés du vieillissement de la population sont alarmants, un sondage du ministère des Finances suggère que 70 % des entreprises font face à une pénurie de main-d’œuvre.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

En Allemagne, où le taux de chômage atteint 3,6 %, on trouve 1,1 million de postes vacants. Les travailleurs qualifiés qui sont recherchés.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour occuper ces postes sont difficiles à trouver, ce qui provoque un ralentissement de la croissance économique.

En France, même avec un taux de chômage de 9,2 %, on parle de pénurie dans certains domaines. Par exemple, un rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. mentionne notamment une pénurie pour 80 000 emplois d’ici l’an 2020 dans les domaines du numérique et de l’électronique, à cause de la non-compatibilité des compétences demandées avec les compétences de la main-d’œuvre disponible.

En observant les cas à l’international, bien que des situations de pénurie puissent survenir dans plusieurs secteurs, comme au Québec, le principal défi est celui de la main-d’œuvre qualifiée et la correspondance des compétences enseignées avec celles qui sont requises sur le marché du travail. Cette réalité est d’autant plus vraie lorsqu’on considère les transformations économiques à venir.

L’avenir de l’emploi

Dans l’immédiat, différents observateurs proposent plusieurs solutions pour pallier les problèmes de recrutement. Parmi celles-ci, mentionnons l’immigration.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui peut permettre de pourvoir les postes vacants autant pour les emplois qualifiés que pour les emplois non qualifiés; l’automatisation.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., quant à elle, peut permettre de remplacer des postes routiniers non qualifiés, et l’amélioration des conditions de travail (hausse de la rémunération, avantages liés au travail, flexibilité des horaires, etc.) peut agir comme incitatif pour attirer la main-d’œuvre.

Pour ce qui est de l’évolution de la situation, il serait audacieux d’affirmer que la pénurie de main-d’œuvre est définitivement une tendance pour les prochaines années et que celle-ci se généralisera.

Selon la Caisse Desjardins dans son étude sur le marché du travail.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le Québec peut être exposé à des conséquences économiques incontrôlables : « La tension qui règne sur le marché du travail actuellement pourrait être atténuée par des événements de nature économique (hausse rapide du dollar canadien nuisant aux exportations, échec de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain, baisse généralisée du tonus économique mondial ou continental, etc.). »

À ce titre, la plus récente mise à jour économique qui a été effectuée avant la parution de ce texte indiquait une légère hausse du taux de chômage au Canada après la perte de 88 000 emplois à temps partiel. Cela constitue le plus grand recul mensuel depuis l’année 2009.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Néanmoins, il demeure nécessaire de considérer certains facteurs d’avenir, plus ou moins prévisibles, qui auront potentiellement des conséquences sur le futur du marché de l’emploi.

Dans les prochaines années.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., au Québec comme ailleurs en Occident, la main-d’œuvre pourrait être insuffisante pour compenser le bassin grandissant de retraités. Cette situation exercerait une pression sur le régime de retraite, le marché du travail, le filet de sécurité sociale et les finances publiques dans leur ensemble. La diminution de la part d’adultes qui sont en âge de travailler pourrait aussi mener à une baisse du revenu par habitant, ce qui réduirait la prospérité générale.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Selon un rapport de l’Institut du Québec.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., un million de travailleurs prendront leur retraite entre les années 2015 et 2024. On estime également qu’il y aura 140 000 travailleurs en moins pour 630 000 retraités de plus en 2030. Cela pourrait faire baisser de 0,7 % ou de 1 % le produit intérieur brut potentiel.

De plus, un autre phénomène important est susceptible d’avoir un effet au Québec et partout ailleurs dans le monde : l’automatisation des emplois.

Au Québec, bien que cette dernière soit difficile à évaluer, on estime que quelque 1,4 million de postes seront éliminés, réduits ou réaffectés.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Les employés concernés seront touchés de nombreuses façons, que ce soit par la transition vers de nouveaux emplois, par l’apprentissage de nouvelles tâches et compétences ou par le chômage causé par l’arrivée de technologies de rupture, notamment.

La disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée dépendra grandement de la formation et de l’éducation des étudiants dès leur jeune âge ainsi que de la main-d’œuvre existante, qui devra adapter ses compétences au moyen de la formation continue. Les métiers qui exigent des compétences numériques ou sociales et qui impliquent des tâches manuelles ou cognitives non routinières seront plus à l’abri de la robotisation et de l’intelligence artificielle. Ils seront grandement demandés sur le marché du travail.

À ce titre, un rapport du C.D. Howe Institute.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a révélé que les travailleurs québécois plus âgés sont moins préparés à l’automatisation à cause de leur niveau de littératie et de numératie, de leur capacité à résoudre des problèmes et de leur adaptabilité en milieu technologique. L’omission ou l’incapacité d’adapter les compétences de la main-d’œuvre au futur marché de l’emploi risque de conduire à une hausse du chômage et à une baisse des salaires, selon un rapport prospectif du McKinsey Global Institute.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Le grand défi des sociétés occidentales semble davantage se trouver dans la concordance entre les compétences et la demande sur le marché de l’emploi. L’arrivée de la quatrième révolution industrielle, celle du numérique, qui sera accompagnée de l’automatisation et de l’intelligence artificielle, mais aussi des objets connectés, des données massives et de la réalité virtuelle, modifiera de façon profonde l’organisation du travail et le marché de l’emploi.

La meilleure approche pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre ou les changements qui se pointent à l’horizon demeure la préparation des citoyens aux compétences d’avenir grâce à une bonne éducation.

Glossaire des tendances annuelles 2018

  • Analyse de données (analytics) .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: science qui consiste à examiner des données brutes, dans le but de tirer des conclusions à partir de ces informations.
  • Apprentissage automatique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (machine learning) : application de l’intelligence artificielle qui permet aux systèmes d’apprendre et d’améliorer automatiquement l’expérience sans que cette dernière soit explicitement programmée. L’apprentissage automatique se concentre sur le développement de programmes informatiques capables d’accéder aux données et de les utiliser pour apprendre par eux-mêmes.
  • Chaîne de blocs (blockchain).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. : technologie d’entreposage et de transmission d’informations qui est transparente, sécurisée, et qui fonctionne sans organe central de contrôle. Elle est aussi présentée comme une base de données distribuée qui gère une liste d’enregistrements protégés contre la falsification ou la modification par les nœuds de stockage.
  • Deeptechs .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: startups de haute technologie qui sont fondées sur une découverte scientifique ou une technologie disruptive unique possédant le potentiel de révolutionner les marchés.
  • Économie circulaire.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. : système de production, d’échange et de consommation qui vise à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service, dans une logique circulaire, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien-être des individus et des collectivités.
  • Écoconception.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. : démarche d’intégration des caractéristiques environnementales dans la conception du produit en vue d’améliorer la performance environnementale de celui-ci tout au long de son cycle de vie.
  • Écologie industrielle .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: système lié à l’économie circulaire dans lequel les acteurs économiques sont appelés à développer des synergies, de façon à réutiliser localement les résidus de production et à mutualiser certains services et équipements. L’objectif est de tendre vers des circuits courts d’échanges (flux de matières ou d’énergie) et ainsi de limiter globalement la consommation de ressources et les incidences sur l’environnement.
  • Économie de fonctionnalité.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. : économie qui consiste à remplacer la notion de vente du bien par celle de la vente de l’usage du bien, ce qui entraîne le découplage de la valeur ajoutée et de la consommation d’énergie et de matières premières.
  • Fintechs : combinaison des termes « finance » et « technologie » désignant une startup innovante qui utilise la technologie pour repenser les services financiers et bancaires.
  • Internet des objets .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: infrastructure mondiale pour la société de l’information qui permet de disposer de services évolués en interconnectant des objets (physiques ou virtuels) grâce aux technologies de l’information et de la communication interopérables qui sont existantes ou en évolution. 
  • Petite entreprise : généralement définies au Canada comme des entreprises admissibles à la déduction qui est accordée aux petites entreprises. À l’échelle fédérale, elles sont considérées comme des entreprises dont l’actif est inférieur ou égal à 10 millions de dollars et donc, qui sont admissibles à un taux d’imposition réduit sur 500 000 dollars de revenu d’entreprise exploitée activement.
  • Plateformes conversationnelles .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: interface de gestion des interactions en temps réel entre une marque et ses clients. Ces interactions personnalisées, entre les conseillers d’une marque et chaque client, peuvent avoir lieu sur un site de commerce en ligne, une application mobile ou la messagerie électronique, les médias sociaux tels que Facebook et Twitter, etc.
  • Ressources halieutiques .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: ressources vivantes (animales et végétales) des milieux aquatiques marins ou dulçaquicoles (eau douce) qui sont exploitées par l’homme (pêche ou aquaculture).
  • Startups médicales (healthcare startups) : startups qui utilisent les technologies numériques pour transformer le secteur des soins de santé. Parmi les innovations, on compte la numérisation des dossiers des patients et la création de diverses plateformes numériques pour les recherches de médecins et de professionnels de la santé.
  • Technologies disruptives .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: technologie qui remplace une technologie existante et qui bouscule l’industrie ou un produit grâce à une percée révolutionnaire créant une industrie complètement nouvelle. Ce terme a été inventé par Clayton M. Christensen, professeur à la Harvard Business School, dans son livre à succès de 1997, The Innovator’s Dilemma.

Note 1. La proportion d’emplois inoccupés par rapport à l’ensemble des emplois salariés disponibles.

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