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S'informer/Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation

Oser innover - Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation 2017-2022

Montréal

Tables d'action régionales

Faits saillants du 19 septembre 2016

Enjeux et défis collectifs mentionnés

Urgence d’agir

  • On doit se réveiller et avoir un sentiment d’urgence, afin d’accélérer la transition vers une économie du savoir. Nos différences (de langue et de culture) nous amènent un certain niveau de confort, ce qui est dangereux; nous devons réaligner nos grandes forces pour faire un pas de plus.
  • En raison de l’accélération du développement des technologies, il s’avère plus que jamais nécessaire d’opérer des changements majeurs dans notre système d’innovation afin de combler le fossé qui ne cesse de se creuser avec d’autres économies de la planète.

Synergie et collaborations

  • Montréal a plusieurs avantages que bien des villes envieraient. Nous avons un potentiel de synergie important, mais aussi un frein à ce que les collaborations se mettent en œuvre. Il faut enlever les barrières.
  • Au Québec, on ne sait pas comment véritablement travailler en réseau. Depuis dix ans, nous avons fait le constat que les collaborations ne se font pas suffisamment. Il faut collaborer davantage et modifier nos façons de faire.
  • On doit éviter de se refermer sur nous-mêmes. Il importe notamment de faire tomber les barrières afin que nos politiques soient cohérentes avec celles qui existent au Canada et à l’international.
  • La mentalité de protection des acquis doit tomber. Certains acteurs d’ici se voient comme des compétiteurs. Pourtant, la compétition provient de partout sur la planète. Nous devons agir ensemble pour être compétitifs.

Valorisation de l’innovation

  • Le Québec doit mieux exploiter ses idées. Nous faisons de bonnes choses qui sont ensuite exploitées ailleurs. Ce paradigme doit cesser.
  • Le Québec performe assez bien en amont de la chaîne d’innovation. Peu d’acteurs sont cependant en mesure de porter l’innovation plus loin, d’où la difficulté, à court terme, de valoriser le savoir.
  • La commercialisation est l’enfant pauvre. Il faut se donner le coup de pouce nécessaire pour être capables de se rendre à la fin du processus.

Innovation sociale

  • Nous avons une vision traditionnelle de l’innovation, de l’économie et du rôle de l’entreprise. Cette vision doit être élargie afin d’inclure la notion de « mieux vivre ensemble », ce qui nous aidera notamment à mieux produire, mieux consommer et mieux protéger notre environnement.
  • Des indicateurs sociaux doivent s’ajouter à ceux, plus traditionnels, qui servent à mesurer l’innovation et l’économie.

PME et innovation

  • La culture d’innovation n’est pas encore présente au Québec. Les PME ne savent pas toujours comment innover ni comment structurer cette démarche. Elles manquent de connaissances en gestion de l’innovation et en marketing de l’innovation. Il faut leur donner les bons outils. On connaît les meilleures pratiques de gestion pour l’innovation; il faut s’en inspirer.
  • La réalité des PME est que 90 % des innovations passent par un besoin concret pour répondre à un appel d’offres. Il serait pertinent de sensibiliser les grands donneurs d’ordres pour aider les PME dans ce contexte. Comment aller chercher la capacité des gens de passer en mode créatif au quotidien?
  • Certaines de nos institutions phares, comme Hydro-Québec, sont mal exploitées en matière d’innovation. Celles-ci disposent cependant d’un potentiel énorme et d’une responsabilité sociale à cet égard.
  • Il existe encore un fossé difficile à réconcilier entre les universités et les entreprises. Par exemple, le milieu manufacturier ne s’associe pas à celui des universités. Il manque encore de porteurs de ballons; un changement de culture s’impose.

Gouvernance

  • Le Québec n’a pas fait de choix en matière de recherche et d’innovation. La priorisation semble difficile à réaliser. Il faut agir de façon ciblée pour se démarquer à l’international (ex. : Fraunhofer).
  • Il est important que le gouvernement soit partie prenante (milieu preneur) et montre l’exemple et matière de recherche et d’innovation.

Statistiques sur les principaux sujets colligés par les participants

Individuellement (30 fiches)
  • Outils gouvernementaux (67 %)
  • Culture de l’innovation (37 %)
  • Transfert (30 %)
  • Commercialisation (27 %)
Collectivement (8 fiches)
  • Culture de l’innovation (75 %)
  • Gouvernance (75 %)
  • Outils gouvernementaux (50 %)
  • Commercialisation (50 %)

Sujets qui ressortent

  • Collaboration et synergies entre les acteurs de l’innovation.
  • Nécessité d’investir en commercialisation.
  • Priorisation de nos actions afin de se démarquer à l’international.
  • Simplification des programmes et des cadres réglementaires.
  • Lieux de rencontre, espaces collaboratifs, hubs de collaboration entre acteurs issus de différents milieux.

Pistes de solution collectives mentionnées

Fiscalité

  • Modifier les règles fiscales afin d’améliorer la collaboration.
  • L’aide directe est toujours plus structurante pour l’entreprise. Le crédit d’impôt devrait être aboli et réinvesti en aide directe.

Collaboration

  • Éviter le piège d’opposer les besoins de l’industrie, qui sont à court terme, et les besoins de développement de la société, à plus long terme. Pour atteindre ce but, des centres de proximité (lieux physiques) doivent être créés : ils rapprocheront tous les acteurs et créeront de la synergie.
  • Avoir des lieux de rencontres permanents. L’innovation est le résultat du maillage entre les personnes; nous devons avoir des lieux propices aux échanges.
  • Revoir le cadre de financement des universités afin de favoriser les collaborations. L’organisation actuelle du financement universitaire n’encourage pas la collaboration entre les universités.

Programmes

  • Nous devons bâtir sur ce qui existe. Nous ne devons pas réinventer les programmes, mais les appliquer avec jugement, en simplifiant l’application des différents critères. Les cadres réglementaires doivent aussi être flexibles afin qu’ils s’adaptent aux différentes réalités.
  • Développer des outils pour bien comprendre les modalités d’accès aux programmes d’innovation.
  • Financer les récepteurs de technologie qui prennent des risques.

PME et innovation

  • Dans le milieu manufacturier, il faut aller voir les PME sur le terrain pour comprendre leurs besoins. Une fois le diagnostic établi, les PME doivent mieux connaître ce qui s’offre à elles (ex. : courtier en innovation).
  • Le programme Passeport innovation est un bon outil qui aide les PME à se construire un plan pour innover. Il leur permet de profiter de retombées à court terme. 

Autres

  • À l’instar de l’Allemagne, le Québec doit être reconnu à l’international. Une des façons d’y arriver serait de prioriser nos interventions en ciblant nos actions. Nous ne pouvons être bons dans tout. Il est important d’agir là où ça compte.
  • L’innovation n’est pas une chaîne unidirectionnelle. C’est un cercle ayant plusieurs boucles d’innovation. Il faut donc ajouter de la cohérence aux programmes pour favoriser les interactions multiples, outiller les étudiants pour leur donner des aptitudes entrepreneuriales, mais aussi inciter les entreprises à les accueillir.
  • Travailler sur notre capacité à valoriser le succès d’ici, mieux vendre Montréal à l’étranger et solidifier nos bases afin d’intéresser et d’attirer les gens d’affaires.

Une idée inspirante

  • Avoir des lieux de rencontres permanents. L’innovation est le résultat du maillage entre les personnes; nous devons avoir des lieux propices aux échanges.