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Note sur l'économie et le commerce de l'Afrique

Août 2019

Portrait de l'économie du continent et évolution des échanges commerciaux qu'il entretient avec le Québec.

Principaux indicateurs des pays d'Afrique, 2017
Pays d'Afrique Population
(en milliers)
PIB
(en milliards)
PIB par habitant
(en dollars US)
PIB réel 2017/2016
(variation en pourcentage)
Taux d'inflation 2017/2016
(variation en pourcentage)
Dette par rapport au PIB
(en pourcentage)
PIB : Produit intérieure brut.
Sources : Fonds monétaire international (FMI) et Organisation mondiale du commerce (OMC), décembre 2018.
Compilation : Direction des politiques et de l'analyse économiques, MEI, décembre 2018.
Afrique du Sud 56 522 349,3 6 180 1,3 5,3 53,0
Algérie 41 537 167,6 4 034 1,4 5,6 27,5
Angola 28 328 126,5 4 466 -2,5 29,8 65,0
Bénin 11 125 9,2 831 5,6 0,1 54,6
Botswana 2 292 17,4 7 584 2,4 3,3 14,0
Burkina Faso 19 193 12,6 655 6,4 0,4 38,1
Burundi 10 867 3,4 321 0,0 16,6 51,7
Cameroun 24 277 35,0 1 441 3,5 0,6 36,9
Cap Vert 538 1,8 3 301 4,0 0,8 125,8
Rép. centrafricaine 4 983 1,9 389 4,3 4,1 52,9
Comores 827 0,7 788 2,7 1,0 32,4
Congo 4 347 8,7 2 005 -3,1 0,5 130,8
Congo, Rép. dém. 86 654 41,4 478 3,4 41,5 18,1
Côte d'Ivoire 24 960 40,5 1 621 7,8 0,8 47,0
Djibouti 1 020 2,0 1 989 6,7 0,7 31,8
Égypte* 94 800 236,5 2 495 4,2 23,5 103,0
Érythrée 5 933 5,8 980 5,0 9,0 131,2
Éthiopie* 92 656 80,9 873 10,9 9,9 54,2
Gabon 2 025 14,9 7 373 0,5 2,7 62,7
Gambie 2 103 1,5 705 4,6 8,0 88,0
Ghana 28 278 47,0 1 663 8,4 12,4 71,8
Guinée 12 970 10,3 790 8,2 8,9 37,9
Guinée équatoriale 843 12,5 14 818 -3,2 0,7 37,4
Guinée-Bissau 1 700 1,4 794 5,9 1,1 53,9
Kenya 46 729 79,2 1 695 4,9 8,0 54,2
Lesotho 2 021 2,7 1 361 -1,6 5,3 33,7
Liberia 4 732 3,3 694 2,5 12,4 34,4
Libye 6 448 30,6 4 740 64,0 28,5 n.d.
Madagascar 25 613 11,5 449 4,2 8,3 36,0
Malawi 19 169 6,2 326 4,0 12,2 59,2
Mali 18 893 15,4 813 5,4 1,8 35,4
Maroc 34 852 109,3 3 137 4,1 0,8 65,1
Maurice 1 269 13,3 10 504 3,8 3,7 64,0
Mauritanie 3 881 4,9 1 271 3,5 2,3 96,6
Mozambique 29 538 12,6 426 3,7 15,3 102,1
Namibie 2 369 13,2 5 589 -0,8 6,1 41,3
Niger 18 758 8,2 438 4,9 2,4 45,3
Nigeria 188 686 376,4 1 995 0,8 16,5 21,8
Ouganda 37 674 26,6 707 4,8 5,6 40,0
Rwanda 11 839 9,1 772 6,1 4,8 40,5
Sao Tomé-et-Principe 213 0,4 1 847 3,9 5,7 88,4
Sénégal 15 859 21,1 1 331 7,2 1,3 48,3
Seychelles 94 1,5 15 859 5,3 2,9 63,6
Sierra Leone 7 408 3,6 488 3,7 18,2 63,9
Somalie n.d. 7,1 n.d. 2,3 n.d. n.d.
Soudan 40 783 45,8 1 123 1,4 32,4 121,6
Soudan du sud 12 585 3,1 243 -5,2 187,9 62,7
Swaziland 1 147 4,4 3 851 1,6 6,2 28,4
Tanzanie 50 045 51,8 1 034 6,0 5,3 37,0
Tchad 12 185 9,9 810 -3,1 -0,9 52,5
Togo 7 801 4,8 611 4,4 -0,7 75,7
Tunisie 11 532 40,0 3 465 2,0 5,3 70,3
Zambie 17 238 25,7 1 491 3,4 6,6 63,1
Zimbabwe 14 877 17,6 1 185 3,7 0,9 82,3
Total (Afrique) 1 203 016 2 188,0 1 818,8 n.d. n.d. n.d.
Exportations et importations de biens
Pays d'Afrique Exportations de biens Importations de biens
En milliard de dollars US Pourcentage En milliard de dollars US Pourcentage
Sources : Fonds monétaire international (FMI) et Organisation mondiale du commerce (OMC), décembre 2018.
Compilation : Direction des politiques et de l'analyse économiques, MEI, décembre 2018.
Afrique du Sud 88,8 16,4 101,3 10,6
Algérie 35,2 17,2 46,1 -2,2
Angola 34,6 25,5 14,5 10,9
Bénin 2,1 15,6 3,5 22,1
Botswana 5,9 -19,8 5,3 -14,3
Burkina Faso 2,9 14,6 3,8 12,6
Burundi 0,2 57,8 0,8 22,6
Cameroun 3,2 -2,2 5,1 -1,9
Cap Vert 0,1 -16,7 0,8 18,6
Rép. centrafricaine 0,1 19,2 0,4 13,2
Comores 0,0 29,0 0,3 15,1
Congo 5,4 43,3 6,4 16,6
Congo, Rép. dém. 7,8 38,0 5,2 1,8
Côte d'Ivoire 11,8 7,9 8,8 6,3
Djibouti 0,1 2,2 0,7 4,4
Égypte* 25,6 0,5 61,6 10,5
Érythrée 0,3 11,8 1,1 8,6
Éthiopie* 3,2 8,3 15,9 -4,1
Gabon 5,5 21,2 2,8 6,5
Gambie 0,1 -27,7 0,5 21,6
Ghana 13,8 24,2 12,6 -2,0
Guinée 4,6 90,3 3,5 -21,3
Guinée équatoriale 5,2 6,1 3,1 -1,7
Guinée-Bissau 0,3 23,1 0,4 58,7
Kenya 5,7 0,9 16,7 18,3
Lesotho 1,0 16,9 2,1 22,1
Liberia 0,4 39,4 1,1 -14,7
Libye 9,0 28,6 11,7 9,3
Madagascar 2,8 20,3 3,6 22,8
Malawi 0,9 -5,2 2,4 16,2
Mali 3,0 5,7 4,7 14,5
Maroc 25,3 10,9 44,9 7,8
Maurice 2,4 0,1 5,3 13,0
Mauritanie 1,7 22,9 2,1 10,2
Mozambique 4,7 42,0 5,7 8,5
Namibie 4,0 -2,2 6,6 0,6
Niger 1,1 9,1 1,9 9,2
Nigeria 46,9 34,0 45,0 15,4
Ouganda 2,9 16,9 5,6 15,9
Rwanda 1,2 59,6 2,0 -21,3
Sao Tomé-et-Principe 0,0 14,3 0,1 5,8
Sénégal 2,9 9,1 6,5 19,7
Seychelles 0,6 23,5 1,4 29,9
Sierra Leone 0,8 41,5 0,9 -5,6
Somalie n.d. n.d. n.d. n.d.
Soudan 4,1 31,3 9,2 10,1
Soudan du sud n.d. n.d. n.d. n.d.
Swaziland 2,0 21,7 1,6 15,0
Tanzanie 4,3 -15,6 10,0 7,9
Tchad 1,3 -32,5 2,0 -21,4
Togo 1,0 -5,4 2,4 4,0
Tunisie 14,2 4,7 20,7 6,1
Zambie 8,2 25,1 8,7 15,1
Zimbabwe 4,1 22,3 3,9 5,4
Total (Afrique) 413,3 16,5 533,2 7,7

Le contexte économique en abrégé

La croissance économique de l'Afrique a été relativement forte au cours de la décennie. Les résultats économiques généraux continuent de s'améliorer. Entre 2008 et 2017, le taux de croissance moyen du produit intérieur brut (PIB) réel était de 4,9 %.

Cette performance était supérieure à celle des économies des pays de l'Amérique latine et des Caraïbes (2,1 %), mais inférieure à celle des économies émergentes d'Asie1 (7,3 %).

Plusieurs facteurs expliquent cette bonne performance d'ensemble de l'économie africaine : la consommation, les investissements publics en infrastructures2, l'entrée (même en baisse) de l'investissement direct étranger (IDE)3, les bonnes politiques macroéconomiques, les réformes structurelles en cours, l'amélioration du climat des affaires, la hausse des prix des produits de base (en particulier du pétrole et des minerais, qui a duré un certain temps avant leur baisse et qui a bénéficié aux pays riches en ressources naturelles).

Le taux d'inflation moyen reste relativement élevé. Un taux à deux chiffres est observé dans les régions (pays) touchées par un conflit ou qui ne sont pas membres d'une union monétaire. La création d'emplois est restée anémique et n'a pas suivi le rythme de la croissance économique.

Les situations budgétaires continuent de s'améliorer grâce aux efforts d'assainissement. La dette de l'Afrique, quant à elle, continue d'augmenter, sans toutefois constituer une menace aux équilibres. Le financement des nombreux projets en cours explique en partie cette situation.

Malgré ces bons résultats d'ensemble, on observe, sur le plan régional, une hétérogénéité (des différences) dans les performances des économies africaines. Ainsi, l'Afrique de l'Est est la sous-région qui a connu la plus forte et la plus rapide croissance (5,6 % enregistré en 2017). L'Afrique du Nord a enregistré le second taux de croissance le plus élevé d'Afrique (5,0 % en 2017). La croissance en Afrique australe a presque doublé, passant de 0,9 % en 2016 à 1,6 % en 2017. L'économie de l'Afrique de l'Ouest a réalisé une performance de 2,5 %. En Afrique centrale, les résultats de la croissance sont décevants (0,7 %) en dépit du redressement des prix des hydrocarbures (pétrole).

Après une performance modeste en 2016 (2,1 %) causée en bonne partie par la baisse des prix des produits de base et des ressources naturelles, l'économie africaine s'est rétablie.

En 2017, les performances de l'économie de l'Afrique étaient les suivantes :

  • une croissance du PIB réel de 3,6 %;
  • un taux moyen d'inflation de 12,6 %;
  • un déficit budgétaire moyen de 5,3 % du PIB, contre 7,0 % en 2016.

En 2017, selon les données de la Banque mondiale, le PIB4 de l'Afrique représentait environ 3 % (2,8 %) du PIB mondial5.

Les perspectives économiques pour l'Afrique restent favorables. La croissance économique en Afrique devrait s'accélérer au cours des années à venir. Les prévisions indiquent une croissance de l'économie africaine de 4,0 % en 2019 et 4,1 % en 20206. Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et la Banque africaine de développement (BAfD)7, environ 40 % des économies africaines devraient enregistrer une croissance d'au moins 5 %.

Toutefois, plusieurs risques pèsent sur ces perspectives, en dépit de ces anticipations optimistes. En effet, les perspectives économiques restent tributaires de la croissance mondiale qui est, elle-même, conditionnée fortement par les tensions commerciales entre les États-Unis et leurs principaux partenaires commerciaux. En outre, les conditions climatiques (sécheresses ou inondations), les problèmes d'insécurité (terrorisme), le coût du financement et surtout la future trajectoire des prix des produits de base sont des facteurs de risque qui peuvent modifier les perspectives et les prévisions économiques relatives à l'Afrique.

Les défis auxquels l'Afrique fait face depuis longtemps sont nombreux. Ceux-ci apparaissent dans l'Agenda 20638 de l'Union africaine9. Le principal de ces défis est de parvenir à matérialiser (réaliser) des engagements pris en 2013 par l'Union africaine dans le cadre de l'Agenda 2063.

Les axes de cette vision globale sont, entre autres : le panafricanisme, le sens de l'unité, l'autonomie, un commerce intra-africain plus florissant, une intensification de l'industrialisation, la démocratie et la parité, l'intégration, la solidarité et le développement durable.

Pour atteindre ces objectifs, l'Afrique entend intensifier ses efforts afin d'ajouter la valeur et de bénéficier de la transformation de ses ressources minérales, en vue de son industrialisation, de la création suffisante d'emplois et de l'amélioration du mieux-être des populations.

Cette ambitieuse mission que se sont donnée les pays africains représente leur principal défi pour les 50 prochaines années. Les buts poursuivis comprennent, entre autres, les éléments suivants :

  • consolider les progrès en cours;
  • exploiter stratégiquement les possibilités qui s'offrent au continent;
  • permettre à l'Afrique une forte industrialisation et une profonde transformation socio-économique positive;
  • améliorer le mieux-être des populations en rendant la croissance durable et inclusive.

Les finances publiques

Au cours des dernières années, plusieurs pays africains sont parvenus à assainir leur situation budgétaire. Les uns en augmentant les recettes fiscales, et les autres en réduisant les dépenses. Les augmentations de revenus (recettes) ont pu être réalisées en partie grâce à la hausse des prix des matières premières, mais aussi grâce aux réformes fiscales mises en œuvre.

Par ailleurs, les conditions extérieures difficiles ont exposé les sensibilités budgétaires de certaines économies africaines, en particulier celles qui sont tributaires des ressources naturelles, ainsi que plusieurs autres. Même si les recettes de source intérieure se sont améliorées au cours des dernières décennies, le ratio des recettes fiscales sur le PIB demeure faible dans la plupart des pays africains.

En ce qui concerne la dette, le ratio de la dette sur le PIB était de 53 % en Afrique en 201710, avec une certaine hétérogénéité entre les pays. Il y a les pays avec un ratio inférieur à 40 % (Algérie, Botswana, Mali, etc.) et ceux ayant un ratio supérieur à 100 % (Cap‑Vert, Égypte, Érythrée, etc.). Dans certains cas (16 cas), les données indiquent que des pays sont en situation de surendettement.

La dette de l'Afrique augmente, mais cette dette ne semble pas être un facteur de risque systémique pour le continent.

Toutefois, des mesures vigoureuses s'avèrent nécessaires en matière de finances publiques pour accroître la mobilisation fiscale. Dans le même esprit, la réforme fiscale et la surveillance vigilante et efficiente des dépenses sont nécessaires pour garantir la soutenabilité de la dette en Afrique.

Les accords commerciaux régionaux (ACR)11

Plusieurs ACR ont été signés et mis en œuvre.

En Afrique, les ACR concernent surtout la région subsaharienne. Elle compte entre 5 et 14 économies membres et leur composition a tendance à se chevaucher.

Le Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) est le plus vaste ACR en matière de nombre de membres (20 pays), et il représentait 21 % des exportations africaines totales en 2017.

En valeur, la Communauté de développement de l'Afrique australe (CDAA) vient en tête de liste des ACR africains, avec 41 % des exportations totales de l'Afrique en 2017.

La contribution des combustibles et des produits miniers représente plus de 50 % des exportations totales pour la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) (voir le graphique 5.7).

La diversification des exportations au cours des dernières années a permis aux membres du COMESA d'avoir une gamme de produits d'exportation plus équilibrée, en grande partie grâce à l'augmentation des exportations « d'autres produits alimentaires » vers les pays de l'Union européenne (UE) et vers les autres pays africains. Leurs exportations de combustibles et de produits miniers ont représenté 38 % des exportations totales en 2016.

Le commerce interrégional n'est pas très développé entre les ACR africains. Le commerce intra-ACR représente entre 2 % et 11 % des exportations totales, sauf dans le cas de la CDAA, où il représente 19 % des exportations.

Parmi les accords mentionnés, c'est aussi dans la CDAA que la part des exportations de produits manufacturés est la plus importante.

Des initiatives comme la Zone de libre-échange continentale africaine, qui vise à créer un marché unique des biens et des services sur le continent africain, devraient permettre de réduire les coûts du commerce intrarégional, ce qui encouragerait la création de chaînes de valeur régionales et la diversification des produits d'exportation.

Le commerce extérieur de l'Afrique

En 2017, le commerce extérieur de biens de l'Afrique (exportations et importations de biens) s'élevait à 946,5 G$ US12, ce qui correspondait à 43,3 % de son PIB. En volume, les exportations ont crû de 4,2 % en 2017 par rapport à l'année 2016, comparativement à 1,0 % pour les importations. Les exportations et les importations représentaient respectivement 43,7 % et 56,3 % du commerce total africain de biens.

En 2017, le commerce extérieur de biens de l'Afrique a connu une croissance de 2 %.

Le commerce de biens de l'Afrique avec le monde représente 2,5 % du commerce total mondial de biens.

Près de 40 % des exportations africaines se composaient de matières premières (et/ou de produits de base combustibles ou miniers).

Le commerce intra-africain

L'augmentation du commerce intrarégional en Afrique se heurte à des obstacles. L'insuffisance des infrastructures et les coûts élevés à l'exportation et à l'importation empêchent les économies africaines de tirer pleinement profit de leur proximité des marchés.

Par rapport aux économies à revenu élevé (économies industrialisées ou avancées), le coût des formalités douanières à l'exportation peut être trois fois plus élevé pour les membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), où les coûts du commerce sont les plus faibles parmi tous les ACR africains. Ces coûts peuvent être jusqu'à sept fois plus élevées pour les membres de la CEMAC.

En mars 2018, 44 pays africains ont signé l'Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine, qui vise à accélérer l'intégration économique de l'Afrique et à intensifier les échanges à l'intérieur du continent. En 2016, la part des échanges intra‑africains dans le commerce total de l'Afrique est passée à 19,6 %, contre 15,2 % en 2014. C'est beaucoup plus que les 10,3 % enregistrés en 2008.

En effet, en 2016, plus de 80 % des exportations étaient destinées à d'autres continents que l'Afrique, et moins de 20 % à l'Afrique13. À titre de comparaison, 69 % des exportations européennes se sont faites entre pays de la région, tout comme 59 % des exportations asiatiques. Le portrait en Amérique du Sud est similaire à celui de l'Afrique.

Les investissements directs étrangers

En 2017, selon les données de la CNUCED, les flux d'investissement direct étranger vers l'Afrique se sont chiffrés à 42 G$, ce qui constitue une baisse de 21 % par rapport à l'année 2016.

Selon le même organisme, les flux sortants se sont élevés à 12,1 G$ US, soit une croissance de 7,5 % par rapport à l'année 2016.

Le commerce de marchandises14 entre le Québec et l'afrique15

L'évolution des échanges

En 2018, les échanges commerciaux de marchandises entre le Québec et l'Afrique se chiffraient à 2,2 G$, ce qui représentait 51 % des échanges entre le Canada et l'Afrique, mais également une baisse de 32,3 % par rapport à l'année 2017.

Cette baisse est principalement attribuable à la diminution de la valeur des importations du Québec (-681,3 M$), celle des exportations ayant augmenté (+105,4 M$).

Au cours de la période 2014‑2017, la croissance annuelle moyenne de la valeur des échanges a été négative (-19,6 %).

Toujours en 2018, la valeur des échanges commerciaux de marchandises entre le Québec et l'Afrique représentait 6 % de la valeur des échanges entre le Québec et l'UE-28 et 1,1 % de ses échanges internationaux totaux.

Au cours de la période considérée, la valeur totale des échanges présentait une allure tendanciellement baissière.

Le solde des échanges a été négatif pour le Québec au cours de chacune des années de la période considérée (2014‑2018).

Les exportations

En 2018, la valeur des exportations de marchandises du Québec à destination de l'Afrique s'établissait à 779 M$ et représentait 17,4 % de la valeur des exportations totales canadiennes vers ce continent. Elle correspondait également à une hausse de 15,6 % par rapport à l'année 2017. Cette hausse est principalement attribuable aux exportations de voitures de tourisme et autres types de véhicules (+46,1 M$), de papier journal en rouleaux ou en feuilles (+31,7 M$), de parties d'avions, d'hélicoptères et d'autres véhicules aériens (10,4 M$) ainsi que de parties de véhicules pour voies ferrées ou similaires (+10,2 M$).

La même année, la valeur des exportations de marchandises du Québec vers l'Afrique représentait 20,5 % de la valeur des exportations québécoises de marchandises vers l'Amérique latine, 6,6 % des exportations vers l'UE‑28 et 0,8 % des exportations internationales totales de marchandises du Québec.

Au cours de la période considérée (2014‑2018), la valeur des exportations québécoises de marchandises vers l'Afrique a enregistré une croissance annuelle moyenne positive (+1,2 %).

En 2018, les cinq produits en tête de liste des exportations québécoises vers l'Afrique étaient les suivants :

  • les voitures de tourisme et les autres types de véhicules (18,5 % du total);
  • les avions, les hélicoptères et les autres véhicules aériens (9,6 %);
  • le lait et la crème de lait, concentrés ou additionnés de sucre (7,0 %);
  • le papier journal en rouleaux ou en feuilles (6,3 %);
  • les turboréacteurs et turbopropulseurs et les autres turbines à gaz (5,7 %).

La valeur des 25 principaux produits québécois exportés vers l'Afrique représentait 72,8 % de la valeur de l'ensemble des exportations du Québec vers ce continent.

Les importations

En 2018, la valeur des biens dédouanés au Québec en provenance de l'Afrique était de 1,4 G$ US et correspondait à 32,6 % de la valeur totale des importations canadiennes en provenance de ce pays. Elle représentait une baisse de 32,3 % par rapport à l'année 2017. Cette baisse s'explique principalement par la chute des importations d'huiles de pétrole (-734,4 M$).

En 2018, les importations de marchandises du Québec en provenance de l'Afrique représentaient 13 % des importations québécoises de marchandises en provenance de l'Amérique latine, 6 % des importations de marchandises en provenance de l'UE‑28 et 1,4 % des importations internationales totales de marchandises du Québec.

Cette même année, les cinq produits en tête de liste des biens manufacturés dédouanés au Québec en provenance de ce continent étaient les suivants :

  • les huiles brutes de pétrole ou de minéraux bitumineux (17,7 % du total);
  • le cacao en fèves et les brisures de fèves, bruts ou torréfiés (13 %);
  • les agrumes frais ou secs (8,1 %);
  • le cuivre affiné et les alliages de cuivre (7,4 %);
  • la vanille (4,7 %).

La valeur des 25 principaux produits importés d'Afrique représentait 85,3 % de la valeur de l'ensemble des importations du Québec en provenance de ce continent.

Les sociétés et les investissements sous contrôle étranger16

L'Afrique du Sud avait deux sociétés ou filiales installées au Québec. Cependant, plusieurs entreprises québécoises et canadiennes ont des activités en Afrique et/ou font affaire avec des pays d'Afrique. Certaines y sont même installées.

Annexe

Tableau 1

Commerce de marchandises entre le Québec et l'Afrique (54 pays), 2014-2018
(en millions de dollars américains)
  2014 2015 2016 2017 2018
* Les totaux peuvent ne pas être égaux à la somme de leurs composantes à cause des arrondis.
Sources : Statistique Canada et Institut de la statistique du Québec.
Compilation : Direction des politiques et de l'analyse économiques, MEI, juillet 2019.
Exportations de biens et services 743 767 596 674 779
Importations de biens et service 3 887 2 986 3 057 2 109 1 428
Commerce extérieur total 4 630 3 753 3 653 2 783 2 207

Tableau 2

Exportations de marchandises du Québec, par groupe de produits à destination de l'Afrique(54 pays), 2014-2018
(en millions de dollars et en pourcentage)
Description des produits
Classification SH4
2014 2015 2016 2017 2018
M$ % M$ % M$ % M$ % M$ %
* Les totaux peuvent ne pas être égaux à la somme de leurs composantes à cause des arrondis.
Sources : Statistique Canada et Institut de la statistique du Québec.
Compilation : Direction des politiques et de l'analyse économiques, MEI, juillet 2019.
Voitures de tourisme et autres types de véhicules 60,0 8,1 56,7 7,4 74,7 12,5 98,2 14,6 144,3 18,5
Avions, hélicoptères et autres véhicules aériens ou spatiaux 106,7 14,4 259,1 33,8 71,8 12,0 68,1 10,1 74,7 9,6
Lait et crème de lait, concentrés ou additionnés de sucre 11,3 1,5 12,6 1,6 13,9 2,3 50,1 7,4 54,3 7,0
Papier journal (en rouleaux ou en feuilles) 32,3 4,4 22,6 2,9 32,3 5,4 17,1 2,5 48,8 6,3
Turboréacteurs, turbopropulseurs et autres turbines à gaz 35,6 4,8 37,3 4,9 35,5 6,0 35,7 5,3 44,7 5,7
Déchets et débris de fonte, de fer ou d'acier 90,9 12,2 0,1 0,0 0,0 0,0 20,0 3,0 23,5 3,0
Parties d'avions, d'hélicoptères et d'autres véhicules aériens 29,7 4,0 20,9 2,7 12,2 2,0 7,7 1,1 18,1 2,3
Simulateurs de vol et leurs parties 25,2 3,4 12,6 1,6 1,9 0,3 11,7 1,7 18,1 2,3
Médicaments présentés sous forme de doses 11,1 1,5 11,7 1,5 13,7 2,3 13,2 2,0 16,7 2,1
Parties et pièces destinées aux machines de construction 7,3 1,0 9,1 1,2 9,0 1,5 11,8 1,7 16,3 2,1
Parties de véhicules pour voies ferrées ou similaires 4,5 0,6 5,8 0,8 4,1 0,7 2,1 0,3 12,2 1,6
Outils de forage, sondage 7,2 1,0 7,0 0,9 13,0 2,2 15,2 2,3 11,9 1,5
Articles de friperie 11,6 1,6 14,7 1,9 11,9 2,0 11,3 1,7 8,7 1,1
Mèches de sûreté, cordeaux détonants, allumeurs, détonateurs 5,3 0,7 6,8 0,9 5,2 0,9 5,8 0,9 8,6 1,1
Articles de friperie 7,4 1,0 6,6 0,9 7,7 1,3 6,8 1,0 7,3 0,9
Ferro-alliages 0,0 0,0 0,6 0,1 6,0 1,0 5,5 0,8 7,0 0,9
Froment (blé) et méteil 4,6 0,6 4,9 0,6 6,6 1,1 6,6 1,0 6,9 0,9
Instruments et appareils pour analyses physiques ou chimiques 6,4 0,9 6,0 0,8 4,9 0,8 10,8 1,6 6,8 0,9
Mélanges de substances odoriférantes pour la fabrication de boissons 0,1 0,0 0,2 0,0 0,3 0,0 4,9 0,7 6,7 0,9
Instruments et appareils pour la régulation ou le contrôle automatiques 1,0 0,1 0,5 0,1 1,0 0,2 2,0 0,3 6,0 0,8
Viandes et abats comestibles de volailles 5,5 0,7 3,3 0,4 4,7 0,8 7,2 1,1 5,4 0,7
Machines et appareils à trier, cribler, séparer, laver, concasser 10,9 1,5 4,6 0,6 8,5 1,4 12,1 1,8 5,3 0,7
Bombes, grenades, torpilles, projectiles et autres munitions 0,3 0,0 0,9 0,1 1,3 0,2 0,7 0,1 5,3 0,7
Appareils électriques de signalisation acoustique ou visuelle 4,5 0,6 4,3 0,6 6,2 1,0 6,5 1,0 5,0 0,6
Bois sciés ou dédossés au long, tranchés ou déroulés 8,1 1,1 7,0 0,9 4,2 0,7 2,7 0,4 4,9 0,6
25 principaux produits ci-dessus* 487,6 65,6 515,7 67,3 350,4 58,8 433,8 64,4 567,4 72,8
Autres produits* 255,3 34,4 250,9 32,7 246,0 41,2 240,0 35,6 211,7 27,2
Total 742,9 100,0 766,6 100,0 596,4 100,0 673,7 100,0 779,1 100,0

Tableau 3

Importations de marchandises du Québec, par groupes de produits en provenance de l'Afrique (54 pays), 2014-2018
(en millions de dollars et en pourcentage)
Description des produits
Classification SH4
2014 2015 2016 2017 2018
M$ % M$ % M$ % M$ % M$ %
* Les totaux peuvent ne pas être égaux à la somme de leurs composantes à cause des arrondis.
Sources : Statistique Canada et Institut de la statistique du Québec.
Compilation : Direction des politiques et de l'analyse économiques, MEI, juillet 2019.
Huiles brutes de pétrole ou de minéraux bitumineux 2 736,2 70,4 1 839,0 61,6 2 035,5 66,6 987,3 46,8 252,9 17,7
Cacao en fèves et brisures de fèves, bruts ou torréfiés 173,8 4,5 181,1 6,1 177,8 5,8 172,7 8,2 186,3 13,0
Agrumes, frais ou secs 51,6 1,3 83,9 2,8 84,4 2,8 115,5 5,5 116,3 8,1
Cuivre affiné et alliages de cuivre sous forme brute 35,1 0,9 34,8 1,2 18,4 0,6 42,1 2,0 105,2 7,4
Vanille 23,6 0,6 21,4 0,7 20,8 0,7 32,1 1,5 66,9 4,7
Minerai de titane et ses concentrés 54,3 1,4 39,2 1,3 40,7 1,3 57,8 2,7 59,4 4,2
Minerai de d'aluminium et ses concentrés 49,7 1,3 58,3 2,0 49,5 1,6 69,8 3,3 55,0 3,9
Parties d'avions, d'hélicoptères et d'autres véhicules aériens 34,3 0,9 33,3 1,1 27,8 0,9 36,5 1,7 39,6 2,8
Minerai de nickel et ses concentrés 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 16,9 0,8 38,9 2,7
Minerai de zinc et ses concentrés 86,7 2,2 59,4 2,0 35,9 1,2 33,4 1,6 34,8 2,4
Caoutchouc naturel et gommes naturelles analogues 33,2 0,9 41,2 1,4 42,0 1,4 33,2 1,6 34,0 2,4
Pâte de cacao, même dégraissée 4,2 0,1 16,4 0,5 26,2 0,9 24,6 1,2 32,5 2,3
Huile d'olive et ses fractions 5,2 0,1 8,4 0,3 10,4 0,3 12,5 0,6 22,8 1,6
Engrais minéraux ou chimiques azotés 12,6 0,3 30,3 1,0 38,1 1,2 17,7 0,8 22,5 1,6
Ferro-alliages 14,4 0,4 32,3 1,1 24,9 0,8 28,6 1,4 21,3 1,5
Sel (y compris le sel préparé pour la table et le sel dénaturé) 1,8 0,0 2,5 0,1 4,0 0,1 7,1 0,3 20,9 1,5
Vins de raisins frais 16,7 0,4 16,2 0,5 17,5 0,6 18,6 0,9 18,3 1,3
Cendres et résidus contenant du métal ou des composés métalliques 8,7 0,2 20,1 0,7 27,7 0,9 39,3 1,9 15,1 1,1
Café, même torréfié ou décaféiné 8,2 0,2 10,5 0,4 11,3 0,4 16,8 0,8 14,9 1,0
Beurre, graisse et huile de cacao 11,0 0,3 3,1 0,1 10,4 0,3 20,1 1,0 13,2 0,9
Tapis et autres revêtements de sol en matières textiles 14,3 0,4 15,6 0,5 19,3 0,6 23,3 1,1 12,4 0,9
Raisins, frais ou secs 1,4 0,0 2,7 0,1 6,3 0,2 7,2 0,3 11,4 0,8
Produits laminés plats en aciers inoxydables 3,3 0,1 3,0 0,1 1,9 0,1 1,7 0,1 9,0 0,6
Machines et appareils à trier, cribler, séparer, laver, concasser 1,7 0,0 5,2 0,2 10,6 0,3 4,5 0,2 8,4 0,6
Dattes, figues, ananas, avocats, mangues, frais ou secs 2,5 0,1 5,0 0,2 4,5 0,1 5,4 0,3 6,7 0,5
25 principaux produits ci-dessus* 3 384,6 87,1 2 563,1 85,8 2 746,0 89,8 1 824,9 86,5 1 218,7 85,3
Autres produits* 502,6 12,9 423,2 14,2 311,1 10,2 284,6 13,5 209,5 14,7
Total 3 887,1 100,0 2 986,2 100,0 3 057,1 100,0 2 109,5 100,0 1 428,2 100,0

Tableau 4

Exportations du Québec à destination de l'Afrique (54 pays), selon les principales industries, 2014-2018
(en millions de dollars et en pourcentage)
Description des industries
Classification SCIAN 5
2014 2015 2016 2017 2018
M$ % M$ % M$ % M$ % M$ %
* Les totaux peuvent ne pas être égaux à la somme de leurs composantes à cause des arrondis.
Sources : Statistique Canada et Institut de la statistique du Québec.
Compilation : Direction des politiques et de l'analyse économiques, MEI, juillet 2019.
Grossistes-distributeurs d'automobiles et camions légers neufs et d'occasion CAN 51,1 6,9 50,8 6,6 66,1 11,1 86,0 12,8 131,0 16,8
Fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces  148,5 20,0 292,9 38,2 96,4 16,2 87,8 13,0 109,2 14,0
Fabrication de produits laitiers (sauf congelés)  15,3 2,1 14,1 1,8 14,7 2,5 52,9 7,9 57,3 7,4
Usines de papier  38,8 5,2 25,2 3,3 35,2 5,9 19,8 2,9 50,4 6,5
Fabrication de moteurs, de turbines et de matériel de transmission de puissance  30,1 4,0 31,7 4,1 27,6 4,6 30,1 4,5 32,0 4,1
Fabrication d'instruments de navigation, de mesure et de commande et d'instruments médicaux  23,1 3,1 15,3 2,0 14,1 2,4 23,0 3,4 25,6 3,3
Fabrication de machines pour l'extraction minière et l'exploitation pétrolière et gazière  23,9 3,2 16,8 2,2 25,1 4,2 32,9 4,9 25,3 3,3
Grossistes-distributeurs de métaux recyclacles CAN 90,9 12,2 0,1 0,0 0,5 0,1 20,0 3,0 23,5 3,0
Fabrication de produits pharmaceutiques et de médicaments  16,1 2,2 16,8 2,2 18,5 3,1 17,9 2,7 20,8 2,7
Fabrication de machines pour le commerce et les industries de services  27,4 3,7 18,5 2,4 4,5 0,8 15,8 2,3 20,5 2,6
Fabrication de voitures et de véhicules automobiles légers  4,0 0,5 5,6 0,7 9,0 1,5 12,2 1,8 13,3 1,7
Fabrication de matériel ferroviaire roulant  4,6 0,6 5,9 0,8 4,5 0,7 2,8 0,4 12,1 1,6
Sidérurgie  8,5 1,1 1,4 0,2 11,2 1,9 9,4 1,4 11,0 1,4
Abattage et transformation d'animaux  18,6 2,5 24,6 3,2 9,6 1,6 16,5 2,4 10,2 1,3
Fabrication de tous les autres produits chimiques  1,9 0,3 2,6 0,3 3,5 0,6 7,1 1,0 9,1 1,2
Fabrication de soupapes en métal  11,7 1,6 15,2 2,0 11,7 2,0 11,2 1,7 8,6 1,1
Fabrication d'explosifs  5,3 0,7 6,8 0,9 5,2 0,9 5,8 0,9 8,6 1,1
Fabrication de machines pour la construction  7,7 1,0 7,5 1,0 8,8 1,5 9,8 1,5 8,5 1,1
Grossistes-distributeurs d'autres matières recyclacles CAN 8,2 1,1 7,3 1,0 7,8 1,3 6,9 1,0 7,4 0,9
Fabrication de tous les autres produits métalliques  1,3 0,2 3,8 0,5 3,3 0,6 9,9 1,5 7,3 0,9
Culture du clé  4,6 0,6 4,9 0,6 6,6 1,1 6,6 1,0 6,9 0,9
Fabrication de matériel de manutention  4,3 0,6 6,9 0,9 5,9 1,0 10,7 1,6 6,7 0,9
Fabrication d'autres machines industrielles  4,3 0,6 1,2 0,2 3,0 0,5 9,9 1,5 6,7 0,9
Fabrication de matériel électrique  6,4 0,9 4,2 0,5 5,0 0,8 6,2 0,9 5,7 0,7
Fabrication d'autres types de matériel de communication  4,7 0,6 4,3 0,6 6,4 1,1 6,6 1,0 5,3 0,7
25 principaux produits ci-dessus* 561,2 75,5 584,3 76,2 404,1 67,8 517,8 76,9 623,0 80,0
Autres produits* 181,7 24,5 182,4 23,8 192,3 32,2 155,9 23,1 156,1 20,0
Total 742,9 100,0 766,6 100,0 596,4 100,0 673,7 100,0 779,1 100,0
 

Tableau 5

Importations du Québec à destination de l'Afrique (54 pays), selon les principales industries, 2014-2018
(en millions de dollars et en pourcentage)
Description des produits
Classification SH4
2014 2015 2016 2017 2018
M$ % M$ % M$ % M$ % M$ %
* Les totaux peuvent ne pas être égaux à la somme de leurs composantes à cause des arrondis.
Sources : Statistique Canada et Institut de la statistique du Québec.
Compilation : Direction des politiques et de l'analyse économiques, MEI, juillet 2019.
Culture de noix et de fruits (sauf les agrumes)  212,7 5,5 221,7 7,4 223,1 7,3 236,8 11,2 282,8 19,8
Extraction de pétrole et de gaz  2 736,2 70,4 1 839,0 61,6 2 035,5 66,6 987,3 46,8 252,9
17,7 99,9 2,6 88,2 3,0 71,5 2,3 86,7 4,1 123,8 8,7
Extraction d'autres minerais métalliques  105,5 2,7 98,8 3,3 92,0 3,0 129,4 6,1 117,4 8,2
Culture d'oranges  44,6 1,1 77,4 2,6 79,4 2,6 105,7 5,0 99,9 7,0
Extraction de minerais de cuivre, de nickel, de plomb et de zinc  103,2 2,7 103,2 3,5 61,4 2,0 72,3 3,4 73,7 5,2
Fabrication de chocolat et de confiseries à partir de fèves de cacao  21,5 0,6 28,0 0,9 43,6 1,4 49,4 2,3 50,1 3,5
Fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces  34,8 0,9 33,5 1,1 28,2 0,9 36,9 1,7 39,6 2,8
Sidérurgie  67,5 1,7 58,2 1,9 37,9 1,2 30,9 1,5 37,6 2,6
Fabrication d'autres produits en caoutchouc  33,2 0,9 41,3 1,4 42,3 1,4 40,6 1,9 34,2 2,4
Amidonnerie et fabrication de graisses et d'huiles végétales  7,0 0,2 10,1 0,3 12,8 0,4 14,9 0,7 25,4 1,8
Fabrication d'engrais  12,6 0,3 30,4 1,0 38,2 1,2 17,7 0,8 22,7 1,6
Extraction d'autres minerais non métalliques  3,1 0,1 3,6 0,1 5,1 0,2 8,4 0,4 22,2 1,6
Mise en conserve, marinage et séchage de fruits et de légumes  15,8 0,4 15,5 0,5 17,8 0,6 15,8 0,7 18,6 1,3
Vineries  16,7 0,4 16,2 0,5 17,5 0,6 18,7 0,9 18,3 1,3
Culture d'agrumes (sauf les oranges)  7,0 0,2 6,6 2,0 5,0 0,2 9,8 0,5 16,2 1,1
Usines de tapis et de carpettes  16,5 0,4 17,3 0,6 21,2 0,7 25,6 1,2 15,8 1,1
Fabrication de vêtements coupés-cousus pour femmes et filles ÉU 10,5 0,3 11,4 0,4 12,4 0,4 14,9 0,7 15,7 1,1
Fabrication de vêtements coupés-cousus pour hommes et garçons ÉU 11,5 0,3 13,8 0,5 13,3 0,4 13,3 0,6 14,6 1,0
Préparation et conditionnement de poissons et de fruits de mer  6,5 0,2 8,8 0,3 9,6 0,3 6,5 0,3 12,1 0,8
Fabrication de machines pour l'extraction minière et l'exploitation pétrolière et gazière  2,1 0,1 4,9 0,2 10,6 0,3 4,7 0,2 9,6 0,7
Fabrication de semi-conducteurs et d'autres composants électroniques  5,0 0,1 5,6 0,2 5,8 0,2 4,5 0,2 6,6 0,5
Fabrication d'assaisonnements et de vinaigrettes  1,0 0,0 3,0 0,1 1,9 0,1 1,7 0,1 9,0 0,6
Fabrication de fils et de câbles électriques et de communication  1,7 0,0 5,2 0,2 10,6 0,3 4,5 0,2 8,4 0,6
Fabrication d'autres produits chimiques inorganiques de base 2,5 0,1 5,0 0,2 4,5 0,1 5,4 0,3 6,7 0,5
25 principaux produits ci-dessus* 3 384,6 87,1 2 563,1 85,8 2 746,0 89,8 1 824,9 86,5 1 218,7 85,3
Autres produits* 502,6 12,9 423,2 14,2 311,1 10,2 284,6 13,5 209,5 14,7
Total 3 887,1 100,0 2 986,2 100,0 3 057,1 100,0 2 109,5 100,0 1 428,2 100,0

1. Incluant la Chine et l’Inde.

2. Le faible niveau de stock des infrastructures reflète le niveau d’avancement des économies du continent.

3. Les IDE entrants sont concentrés dans les secteurs des ressources naturelles (pétrole et gaz, or, minerai de fer, magnésium, bois, etc.) ainsi que dans les produits d’exportation liés à l’agriculture (café, cacao, coton, arachide, etc.).

4. PIB valorisé en dollars américains courants.

5. Sources : FMI et Banque mondiale.

6. FMI, OCDE et Banque mondiale.

7. BAfD, Perspectives économiques en Afrique, 2019.

8. Le projet Agenda 2063 est une vision et un plan d’action pour faire de l’Afrique un continent prospère et pacifique. En outre, il s’agit d’un programme panafricain destiné à renforcer la coopération intra-africaine au cours des 50 années à venir.

9. L’Union africaine est une organisation d’États africains créée en 2002 à Durban, en Afrique du Sud, en application de la Déclaration de Syrte du 9 septembre 1999. Elle a remplacé l’Organisation de l’unité africaine.

10. Source : BAfD, 2019.

11. Idem.

12. Organisation mondiale du commerce et Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

13. Source : CNUCED.

14. Dans le présent contexte, les termes biens et marchandises sont interchangeables.

15. Voir les tableaux 1 à 5 de l’annexe pour des données additionnelles.

16. Source : Statistique Canada, Liens de parenté entre sociétés, 4e trimestre de 2018.