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Export Québec/Stratégie exportation

Stratégie québécoise de l'exportation 2016-2020 - Oser exporter - Moderniser notre économie

Introduction

Les exportations, un des piliers d’un Québec prospère, innovant et durable

Le gouvernement rend publique la Stratégie québécoise de l’exportation 2016-2020, l’un des trois piliers de sa vision économique OSER#PROSPÉRER, avec l’appui à l’entrepreneuriat et l’aide au manufacturier innovant.

Le gouvernement entend ainsi créer un Québec prospère, innovant et durable sur tout le territoire et à l’image de ses régions.

Illustration 1

Les exportations, la prospérité et la création d’emplois

Dans une économie aussi ouverte que l’économie québécoise, la croissance des exportations et l'internationalisation de nos entreprises revêtent un caractère crucial pour la prospérité et la création d’emplois.

Au Québec, 1,1 million d’emplois dépendent directement ou indirectement des exportations internationales et interprovinciales de biens et de services1. Selon les dernières données disponibles, les emplois attribuables aux exportations hors Québec représentent 28,6 % du nombre total d'emplois et 72,7 % des emplois dans le secteur manufacturier2. Dans l’ensemble, en 2015, les exportations de biens et de services du Québec vers l’étranger et le reste du Canada représentaient 46,7 % du PIB3.

La prospérité future du Québec, la création d’emplois et le développement des régions reposent en bonne partie sur le dynamisme et l’essor de nos exportations.

Des atouts importants

Le Québec bénéficie d'atouts importants pour réussir sur les marchés extérieurs.

L'économie québécoise est relativement diversifiée. Elle s'appuie sur de nombreux secteurs d'excellence, soutenus par un large éventail d'acteurs voués à la recherche et à l'innovation. Elle peut compter sur une main-d'œuvre de grande qualité et sur des ressources naturelles abondantes.

Le Québec est ainsi un exportateur de classe mondiale dans plusieurs grands secteurs industriels. En 2014, le Québec était notamment le premier exportateur mondial de simulateurs de vol, de fils en aluminium et de papier journal en rouleaux ou en feuilles, le deuxième exportateur mondial d'aluminium sous forme brute et de pâtes mi-chimiques de bois, ainsi que le troisième exportateur mondial de véhicules aériens (avions et hélicoptères)4.

Des défis de plus en plus exigeants

L'économie québécoise est néanmoins confrontée à des défis de plus en plus exigeants sur les marchés d'exportation.

La concurrence internationale

Le premier défi est l'arrivée, en un peu plus d'une décennie, de concurrents qui ont accaparé rapidement de grandes parts de marché, bouleversant par la même occasion les conditions du commerce extérieur.

Le commerce international découle principalement de la recherche de produits et de services à moindre coût. À mesure que le commerce s'est libéralisé à l'échelle mondiale, la concurrence s'est forcément intensifiée.

Par conséquent, de nouveaux acteurs sont entrés en concurrence avec le Québec sur les différents marchés d'exportation et, en premier lieu, sur le plus important d'entre eux pour les entreprises québécoises, les États-Unis.

À titre d'exemple, depuis 2007, les exportations chinoises ont dépassé celles du Canada sur le marché américain. La Chine est maintenant le premier exportateur aux États-Unis, représentant à elle seule plus de 20 % de l'ensemble des importations américaines.

La montée du protectionnisme

Le deuxième défi est lié à la montée du protectionnisme dans divers pays.

Les entreprises québécoises ont directement bénéficié de la signature de l'Accord de libre-échange nord-américain et de l'établissement d'un espace commercial prévisible et sécuritaire pour le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Des efforts considérables ont été consentis, depuis, à l'établissement de nouvelles zones de libre-échange. Or, ces efforts se heurtent à de fortes tendances protectionnistes secouant notamment les principaux pays développés.

Aux États-Unis comme en Europe, une opposition croissante se manifeste à l'égard des nouveaux projets d'accord commercial et, plus globalement, contre la mondialisation des échanges. Cette montée du protectionnisme est suffisamment inquiétante pour avoir incité les pays du G20 à mettre la question à l'ordre du jour de leurs dernières discussions5.

Protéger les marchés traditionnels, ouvrir les marchés émergents : la lutte contre la montée du protectionnisme

Les entreprises québécoises doivent pouvoir s'appuyer sur des règles de commerce et d'échange stimulantes et équitables, ce qui suppose le renouvellement et le renforcement des accords de commerce, malgré l'actuelle montée du protectionnisme.

L'évolution rapide de l'environnement d'affaires

Un troisième défi concerne l'ajustement nécessaire de plusieurs secteurs d'activité aux tendances technologiques et environnementales ainsi qu'aux nouveaux modèles d'affaires.

Par exemple, les technologies de rupture, l'essor du commerce électronique et les changements climatiques ont des effets importants sur des pans entiers de notre économie, obligeant les entreprises à s'adapter constamment afin de demeurer compétitives.

De plus, la mondialisation toujours grandissante des chaînes d'approvisionnement oblige les entreprises à revoir leur modèle d'affaires en réalisant notamment des partenariats stratégiques ou des acquisitions à l'étranger dans le but de bénéficier d'un avantage concurrentiel sur le ou les marchés visés.

Conserver les marchés traditionnels américains et canadiens

Au sein du Canada, l'Accord de libre-échange canadien (ALEC)6 visera à faciliter et à stimuler les échanges commerciaux entre les provinces, ainsi qu'à offrir aux entreprises un cadre commercial stable. Les fournisseurs québécois obtiendront ainsi un accès élargi et non discriminatoire aux contrats publics des autres provinces.

En Amérique du Nord, les États-Unis, le Mexique et le Canada ont aménagé, avec la contribution déterminante du Québec, un espace commercial prévisible et sécuritaire permettant au commerce de prospérer et de contribuer à la croissance économique de l'ensemble du territoire.

Le Québec est aussi partenaire de plusieurs États américains dans le cadre de forums régionaux, ce qui donne l'occasion à ses représentants de promouvoir les échanges commerciaux avec les États-Unis.

Dans ces trois cas, le gouvernement du Québec intervient directement ou par l'intermédiaire du gouvernement fédéral afin de dynamiser les échanges, de renouveler les accords existants et de prémunir les entreprises québécoises contre les mesures protectionnistes de certains partenaires.

Ouvrir de nouveaux marchés

Comme par le passé avec l'Accord de libre-échange nord-américain, le Québec intervient activement pour défendre ses intérêts. Il travaille en collaboration avec le gouvernement fédéral à établir de nouveaux accords commerciaux et à contrer la montée du protectionnisme dans le monde.

Ces efforts portent leurs fruits.

Avec la conclusion éventuelle de l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne (AECG) et du Partenariat transpacifique (PTP), les entreprises du Québec auront un accès privilégié aux plus importants marchés du monde, représentant 60 % du PIB mondial. Avec la ratification et la mise en œuvre à venir de l'AECG et du PTP, qui devraient se réaliser d'ici 2018, les entreprises québécoises, comme l'ensemble des entreprises canadiennes, bénéficieront d'une position unique entre l'Union européenne et les marchés de l'océan Pacifique.

Le commerce extérieur : un moteur du développement économique du Québec

Le commerce extérieur occupe un rôle important dans le développement économique du Québec. Malgré la forte concurrence internationale et l'augmentation du protectionnisme, le Québec a su tirer son épingle du jeu sur les marchés extérieurs, internationaux comme interprovinciaux.

Une croissance soutenue des exportations

Depuis 2009, les exportations de biens et de services du Québec connaissent une croissance relativement soutenue. En effet, entre 2009 et 2015, les exportations vers l'étranger ont augmenté de 4,6 % annuellement en moyenne, atteignant 107,9 milliards de dollars en 20157. Au cours de la même période, les exportations de biens et de services du Québec vers les autres provinces ont augmenté en moyenne de 1,8 % par an pour atteindre 68,5 milliards de dollars en 20158.

Par contre, le solde des échanges commerciaux de marchandises du Québec était déficitaire de 7,7 milliards de dollars en 2015.

Les forces de l'économie québécoise

Le développement des exportations peut s'appuyer sur les forces de l'économie québécoise :

  • Une population active diversifiée et innovante ayant un niveau d'instruction élevé.
  • Des infrastructures de transport intermodal efficaces.
  • Une économie relativement solide et diversifiée comprenant de nombreux créneaux d'excellence (aéronautique, bioalimentaire, sciences de la vie, multimédia, technologies vertes, etc.).
  • Une abondance de ressources naturelles et d'hydroélectricité, une ressource propre, renouvelable et abordable.
  • Des entrepreneurs dynamiques, des entreprises ayant tracé la voie du succès (Alimentation Couche-Tard, Bombardier, CGI, etc.), des filiales de grands groupes.
  • La bonne réputation des entreprises québécoises et une souplesse manufacturière.

Des occasions à saisir

Les entreprises québécoises ont des occasions à saisir, notamment les suivantes :

  • Le taux de change du dollar canadien favorable aux exportations et la reprise économique bien amorcée aux États-Unis.
  • La conclusion de nouveaux accords de commerce.
  • La forte croissance de certains marchés porteurs où le Québec est déjà présent, tels que la Chine, l'Inde et le Mexique.

Une stratégie pour faire croître les entreprises par l’internationalisation

La Stratégie québécoise de l’exportation 2016-2020 a pour but d’amener nos acteurs économiques à relever ces différents défis en proposant une vision cohérente de l’action gouvernementale et en mettant à la disposition des entreprises des moyens qui leur permettront de se développer grâce aux marchés extérieurs.

  • Le premier volet de la Stratégie québécoise de l’exportation 2016-2020 illustre l’action gouvernementale en cours afin d’appuyer la compétitivité, notamment celle des grandes entreprises du Québec, pour maximiser les retombées sur la conquête des marchés extérieurs. En effet, parmi les principaux produits et services qui représentent près de 35 % des exportations internationales, nous trouvons les catégories de biens et de services suivants : les aéronefs, l’aluminium, les minerais et métaux, le bois, les pâtes et papiers, le tourisme et l’électricité, pour lesquelles des stratégies sont en cours.

    Ce premier volet consolide la vision gouvernementale en mettant en lumière les grandes politiques et stratégies sectorielles mises en œuvre par le gouvernement au cours des derniers mois afin d’appuyer les secteurs dont sont issus ces biens et services, soit la Stratégie québécoise de l’aérospatiale 2016-2026, la Stratégie québécoise de développement de l’aluminium 2015-2025, la Vision stratégique du développement minier au Québec et le Plan Nord, le Plan pour l’industrie forestière, le Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020 et son Plan d’action 2016-2020 ainsi que la Politique énergétique 2030.

    La Stratégie québécoise de l’exportation 2016-2020 renforce la cohérence et la complémentarité des actions en cours dans le cadre de ces grandes politiques et stratégies sectorielles afin de favoriser la performance de nos grands secteurs à l’exportation.
  • Le deuxième volet de la Stratégie québécoise de l’exportation 2016-2020 constitue une réponse aux besoins des PME exprimés dans le cadre des consultations préalables afin d’aider ces dernières à relever les défis actuels.

    Avec ce deuxième volet, le gouvernement met à la disposition des PME québécoises différents moyens de soutenir leurs ambitions sur les marchés extérieurs, en renforçant leur capacité d’exportation et en facilitant la mise en œuvre de leurs projets de commercialisation internationale. Au total, ces appuis représentent un budget de 536,8 millions de dollars pour les quatre prochaines années, dont 125,6 millions de dollars en nouveaux crédits.
  • Le troisième volet de la Stratégie québécoise de l’exportation 2016-2020 a pour but de donner une impulsion vers les marchés sectoriels extérieurs.

    En misant sur des marchés sectoriels spécifiques offrant aux entreprises des occasions d’affaires internationales intéressantes et en s’appuyant sur les forces reconnues du Québec, le gouvernement précise comment les mesures du deuxième volet seront mises en œuvre de façon ciblée, selon les clientèles visées par les entreprises québécoises.

    En assurant une meilleure adéquation entre l’offre québécoise et la demande mondiale, le Québec se donne les moyens d’accélérer son intégration dans les chaînes de valeur mondiale et de se positionner par rapport à la concurrence.

D’importants moyens à la disposition des entreprises pour croître par l’internationalisation

La Stratégie québécoise de l'exportation 2016-2020 met en lumière toute la gamme des programmes et services disponibles aux entreprises et propose de nouveaux moyens d'aider ces dernières à relever leurs défis et à atteindre leurs objectifs.

Elle apporte notamment de nouveaux services, de nouvelles ressources financières et un renforcement des ressources d'accompagnement. Ces bonifications des moyens mis à la disposition des entreprises leur permettront de réaliser leurs ambitions sur les marchés extérieurs.

Ceux-ci visent particulièrement les PME, qui jouent un rôle essentiel dans la croissance de nos exportations et font rayonner le Québec sur les marchés extérieurs.

Avec la Stratégie mise en place pour les quatre prochaines années, le gouvernement souhaite voir croître l'empreinte des PME québécoises sur la scène internationale.

La diminution du fardeau fiscal des PME bénéficiera directement aux PME exportatrices

Les entreprises exportatrices évoluent dans un contexte compétitif. Pour accroître leurs parts de marché à l'extérieur du Québec, elles doivent bénéficier d'un régime fiscal concurrentiel.
Depuis le budget 2014-2015, le gouvernement a mis en place une série d'allègements fiscaux en faveur des PME :

  • Réduction du taux d'imposition (secteurs manufacturier et primaire).
  • Réduction du taux de cotisation au Fonds des services de santé.

Ces allègements amélioreront directement la compétitivité des PME exportatrices.

Une stratégie gouvernementale issue d'un grand nombre de consultations

La Stratégie québécoise de l'exportation 2016-2020 a été élaborée en étroite collaboration avec les acteurs et intervenants concernés, permettant de fonder les mesures retenues sur les enjeux et les besoins exprimés par les entreprises québécoises.

Les consultations ont pris les formes suivantes :

  • Une dizaine de consultations sectorielles, organisées en collaboration avec plusieurs partenaires sectoriels, au cours desquelles les entreprises ont pu s'exprimer sur des mesures répondant à leurs enjeux spécifiques.
  • Une consultation publique sur le Web, au cours de laquelle les PME québécoises ont eu la possibilité de s'exprimer sur leurs priorités en matière de développement des exportations.
  • Une série de rencontres auprès d'organismes de soutien aux entreprises qui ont permis d'échanger sur les différents enjeux stratégiques de l'exportation, notamment le financement.
  • Deux rencontres du comité consultatif d'Export Québec, composé d'entreprises et d'associations, qui ont permis d'obtenir des recommandations et de valider les orientations et les mesures proposées.
  • Des contributions des ministères et organismes du gouvernement du Québec concernés.

Au total, plus de 200 entreprises et organismes de développement économique ont contribué aux réflexions entourant l'élaboration de la Stratégie québécoise de l'exportation 2016-2020.

Le comité consultatif d'Export Québec a joué un rôle stratégique dans cette démarche de consultation.

  • Mis en place en 2011, le comité consultatif d'Export Québec est un lieu d'échange et de consultation du ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation auprès de ses partenaires et clients, concernant les orientations d'Export Québec ainsi que les outils à mettre en place pour assurer le développement des exportations québécoises.
  • Les membres du comité consultatif sont désignés par les partenaires associatifs. Il s'agit de dirigeants d'entreprises exportatrices représentatifs de la communauté d'affaires québécoise.

1. Institut de la statistique du Québec et ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Impact économique des exportations québécoises : 2005, 2007 et 2010.

2. Institut de la statistique du Québec et ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Impact économique des exportations québécoises : 2005, 2007 et 2010.

3. Ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Le Calepin – Le commerce extérieur du Québec, édition 2015, p. 9.

4. Statistique Canada, Institut de la statistique du Québec et UN Comtrade Database, compilation par la Direction des politiques et de l'analyse économiques, juin 2016.

5. Sommet du G20 à Hangzhou, Chine, 5 septembre 2016.

6. Dans le cadre des négociations visant à renouveler l'Accord sur le commerce intérieur (ACI), les premiers ministres des provinces et des territoires sont parvenus, en juillet 2016, à une entente de principe venant tracer la voie à l'adoption de l'ALEC.

7. ISQ, Comptes économiques du Québec, données du 1er trimestre 2016.

8. ISQ, Comptes économiques du Québec, données du 1er trimestre 2016.

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