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Bulletins d’analyse

Ces bulletins proposent des analyses à valeur ajoutée portant sur les meilleures pratiques et enjeux ayant marqué l’actualité des derniers mois à l’échelle nationale et internationale. Les analyses comparent des initiatives réalisées dans d’autres territoires à celles mises en œuvre au Québec, selon les thèmes prioritaires de la veille au Ministère.

Août 2018

L’équité femmes-hommes : un enjeu central pour l’enrichissement et le développement économique

L’écart salarial entre les femmes et les hommes est une situation répandue dans le monde. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) le définit comme la différence entre le salaire médian des hommes et celui des femmes, rapportée au salaire médian des hommes. L’écart moyen parmi les pays de l’OCDE se situe à 14,1 %.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., alors qu’au Canada, il dépasse la moyenne, à 18,2 %. Au Québec, en 2016, on observait un écart de 16,4 %.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Évidemment, les statistiques varient en fonction de la méthode de calcul. Par exemple, selon le Conference Board du Canada, un calcul fondé sur le salaire horaire médian mesurerait plus justement l’écart de rémunération. Avec cette méthode, on observerait des écarts de 12,5 % au Canada et de 8,9 % au Québec.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Aujourd’hui, si les statistiques sur l’écart de rémunération sont éloquentes, il y a parfois confusion sur son origine et sur la nécessité d’une intervention publique pour corriger le tir.

Comprendre l’écart de rémunération

Lorsqu’il est analysé dans son ensemble, l’écart de revenus entre les femmes et les hommes est complexe et multifactoriel. Cependant, les études les plus récentes ciblent la maternité comme l’explication la plus importante de ces écarts. Cette situation est parfois appelée la « taxe maman » ou le childbearing penalty.

Selon le Pew Research Centre, généralement en début de carrière, les femmes se trouvent à quasi-parité avec les hommes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Une autre étude observe des écarts moyens de 10 %.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., mais ceux-ci demeurent stables et bien en deçà des écarts qui se creusent en cours de carrière. Puis, arrive le premier enfant.

Une étude du National Bureau of Economic Research basée sur des données danoises des années 1980 à 2013 a révélé qu’avoir des enfants crée un écart de rémunération de 20 % entre les sexes à long terme. Jusqu’à 80 %, de l’écart total entre les femmes et les hommes serait attribuable à la maternité.

Une autre étude de l’Institute for Fiscal Studies.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. en vient à la même conclusion. Entre le moment où un premier enfant nait et celui où il atteint l’âge de 20 ans, la mère gagne en moyenne près d’un tiers de moins par heure que le père.

Puisque les femmes assument encore la majorité des responsabilités familiales liées aux enfants, elles cherchent typiquement plus de flexibilité pour concilier le travail et la famille. Ainsi, elles optent notamment pour des emplois temporaires ou à temps partiel ou, dans certains cas, elles quittent le marché du travail pour un certain temps.

Durant les années où les femmes travaillent à temps partiel, occupent des emplois temporaires, ou ne participent pas au marché du travail, elles manquent les occasions d’augmentation de salaire qui sont généralement associées au travail permanent à temps plein. Les hommes, à l’inverse, n’occupent pratiquement pas de travail à temps partiel à la suite de l’arrivée d’un premier enfant.

Cette différence dans la progression du revenu s’accentue d’année en année, pour finalement atteindre un écart substantiel à long terme.

L’équité comme moyen pour développer l’économie

Évidemment, la question de l’équité salariale n’est pas qu’une affaire économique. Cependant, plusieurs observateurs reconnaissent les bénéfices économiques qu’apporterait la réduction, voire l’élimination, de cet écart, particulièrement dans un contexte de vieillissement de la population et de diminution du bassin de main-d’œuvre.

Qu’arriverait-il donc si on s’approchait d’une parité de rémunération et de taux d’activité?

Selon l’Organisation internationale du travail.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., si l’écart entre le taux d’activité des femmes et celui des hommes était réduit de 25 % dans les 25 prochaines années, le produit intérieur brut (PIB) mondial augmenterait de 3,9 %, soit de 5 800 milliards de dollars américains (7 454 milliards de dollars canadiens).

Une étude de l’Institute for Women’s Policy Research.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. estime que la parité des salaires aux États-Unis ajouterait un revenu additionnel de 512,6 milliards de dollars américains (659 milliards de dollars canadiens) à l’économie américaine, ce qui représente 2,8 % du PIB en 2016. Le Fonds monétaire international, pour sa part, estime que le PIB des États-Unis augmenterait plutôt de 5 %.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. si la participation au marché du travail des femmes était égale à celle des hommes.

Une étude du McKinsey Global Institute.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. estime que le PIB du Canada augmentera de 150 milliards de dollars canadiens d’ici l’année 2026, soit une hausse annuelle de 0,6 %. Pour le Québec, cela équivaudrait à une hausse de 34,6 milliards de dollars canadiens, c’est-à-dire à une croissance annuelle de 0,7 % à 0,9 % du PIB d’ici l’année 2026.

Que font les gouvernements pour ajuster le tir?

Selon un rapport du Forum économique mondial.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., au taux de progrès actuel, on estime que l’équité entre les femmes et les hommes sera atteinte dans 168 ans en Amérique du Nord (Canada et États-Unis). Pour atteindre l’équité ou l’accélérer, les gouvernements devront poser des gestes concrets.

Depuis longtemps, de nombreux gouvernements ont promu de l’équité salariale de différentes façons, dont :

  • lois;
  • congés parentaux;
  • services sociaux;
  • présence accrue des femmes dans les STIM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques).

L’OCDE recense une série de bonnes pratiques dans sa boîte à outils.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour réduire l’iniquité et la ségrégation par profession. Elle fait de même dans son rapport intitulé Atteindre l’égalité femmes-hommes..  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.

Figurant parmi les recommandations de l’OCDE, on remarque une tendance récente voulant que les gouvernements prennent action pour qu’une importance soit accordée à la transparence des entreprises dans l’attribution des salaires. Depuis l’année 2013, plusieurs pays comme l’Allemagne.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’Australie, le Royaume-Uni.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la Suède, etc. ont proposé et instauré des mesures qui vont dans ce sens. Récemment, plusieurs autres entités politiques ont suivi cette tendance.

France

Dans le cadre d’un projet de loi français .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les entreprises auront trois ans pour combler l’écart, sous peine d’amende. Un logiciel aura comme fonction de détecter les écarts dans les salaires accordés aux employés dans différentes entreprises. Si un écart est décelé et que l’entreprise n’arrive pas à régulariser la situation, les inspecteurs de l’État pourront remettre des contraventions équivalant à 1 % de la masse salariale de l’entreprise.

Les entreprises devront également faire preuve de transparence et fournir des données détaillées sur la distribution de leurs salaires.

Islande

Une nouvelle loi.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. islandaise exige désormais que les employeurs démontrent, au moyen de la certification d’un auditeur accrédité, que leur système de rémunération est conforme aux normes nationales.

Dans un délai de 4 ans à compter de l’année 2018, tout organisme public ou privé qui emploie plus de 25 personnes en Islande et qui n’a pas reçu d’un acteur indépendant la certification qu’il adopte des pratiques d’égalité salariale sera passible d’une amende de 50 000 couronnes islandaises (630 dollars canadiens) par jour.

Ontario

La loi de 2018 sur la transparence salariale.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. obligera les employeurs ontariens à publier le taux des salaires ou les échelles salariales pour les offres d’emplois publiques. Elle leur interdira aussi de se renseigner sur la rémunération antérieure des candidats. La loi.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. exigera également que les employeurs qui comptent plus de 100 employés recueillent des renseignements et préparent des rapports sur la transparence salariale, qui seront à leur tour publiés sur Internet. Le ministère du Travail pourra également publier sur le Web des renseignements concernant les violations de la loi et les pénalités qui en découlent.

Les mesures commenceront à être appliquées dans la fonction publique de l’Ontario, puis chez les employeurs ayant 250 employés ou plus à partir de l’année 2020.

Réaction des entreprises

Le cas du Royaume-Uni est intéressant puisqu’on y oblige également la divulgation publique des données sur la rémunération basée sur le genre. Par contre, dans ce modèle, il n’y a pas de mesure coercitive qui suit la divulgation des données. The Economist.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. rapporte que l’effet positif de ces données est le dialogue qui s’en est suivi dans les entreprises. Par exemple, à la suite de cet exercice et après avoir pris connaissance des résultats, la Royal Bank of Scotland Group a mis sur pied un plan pour atteindre la parité dans tous les corps d’emplois d’ici l’année 2030.

Plusieurs entreprises sont proactives et s’attaquent aux iniquités par elles-mêmes. Un bon exemple est le secteur de la technologie.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., dans lequel plusieurs géants, dont Adobe, Apple, Facebook, Microsoft, Intel et bien d’autres, ont éliminé les écarts de rémunération dans leur entreprise.

Une mondialisation économique sous haute tension

Il est pour le moins paradoxal qu’au moment où l’économie mondiale ne s’est jamais si bien comportée depuis la crise financière de l’année 2008, surgisse une remise en question des règles et de l’esprit du multilatéralisme qui ont si bien servi jusqu’ici l’intérêt des économies développées depuis la Seconde Guerre mondiale. En toile de fond, une rivalité économique et technologique de plus en plus vive entre les États-Unis et la Chine, notamment, qui pourrait bouleverser encore plus les tenants et aboutissants de la mondialisation au 21e siècle.

Dans ses dernières Perspectives économiques intermédiaires.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) juge que l’expansion économique mondiale s’affermit, sur un fond de hausse robuste de l’investissement accompagnée d’un rebond des échanges et d’un redémarrage de l’emploi qui alimentent une reprise généralisée.

L’OCDE prévoit que l’économie mondiale connaîtra une croissance de 3,9 % en 2018 et 2019, ce qui représente un rythme d’expansion plus rapide qu’en 2017. Toutefois, des tensions, des risques et des vulnérabilités, dont certains relèvent du secteur financier tandis que d’autres tiennent à la montée du protectionnisme, pourraient menacer le maintien d’une croissance forte et durable à moyen terme.

Incidemment, l’imposition de mesures douanières punitives par les États-Unis à des pays alliés comme le Canada, qui jugent ces mesures « illégales », représente non seulement un défi pour l’Organisation mondiale du commerce (OMC), mais plus généralement pour le multilatéralisme au sens large du terme.

Pour Richard N. Haass, le président du Council on Foreign Relations.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui a précédemment occupé le poste de directeur de la planification des politiques pour le département d’État des États-Unis (2001-2003), les conséquences des multiples décisions présidentielles américaines sont graves :

« La décision des États-Unis d’abandonner le système mondial qu’elle a aidé à ériger, puis à préserver pendant plus de sept décennies, marque un tournant, car les autres puissances n’ont ni l’intérêt ni les moyens de le soutenir. Le résultat sera un monde moins libre, moins prospère et moins pacifique. »

Sur son blogue, Jean-François Boittin,.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. un expert en commerce international au Centre français d’étude et de recherche en économie internationale, déclare ceci :

« La décision prise sur l’acier et l’aluminium et le discours présidentiel qui l’accompagne remettent fondamentalement en cause le positionnement des États-Unis par rapport au monde, mais pas seulement dans le domaine des échanges internationaux. Ils signifient clairement que les engagements pris par les États-Unis à l’égard des pays tiers ont une valeur purement relative et peuvent être remis en cause à tout moment. »

Cette série de décisions du président Trump depuis son élection (l’imposition de tarifs sans avoir préalablement statué sur les griefs en question; une violation possible des règles de l’OMC.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.; le retrait de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste et de l’Accord de Paris sur le climat, etc.), combinée au vote pour le Brexit l’an dernier, à la montée en puissance de mouvements nationalistes et populistes et aux bouleversements tous azimuts induits par les nouvelles technologies notamment, exprime et suggère une désaffection grandissante d’une frange de la population à l’égard de la mondialisation.

Dans un sens, compte tenu de l’ampleur des perturbations causées par des économies de plus en plus interconnectées, personne, en effet, ne devrait se surprendre de voir une telle réaction. Ce qui surprend le plus, toutefois, c’est pourquoi cette situation arrive-t-elle dans cette conjoncture-ci?

Dans le journal The New York Times, Neil Irwin, un analyste économiste.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., défend la thèse suivante : le mouvement contre la mondialisation qui se répand à travers le monde occidental arrive au pire moment, soit trop tard pour sauver les emplois industriels qui ont été perdus, mais suffisamment tôt pour risquer de nuire à la capacité des pays riches de vendre des biens et des services sophistiqués à une classe moyenne mondiale en pleine expansion.

Nouvelle tangente de la mondialisation

Selon un rapport du McKinsey Global Institute.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., ce qui distinguerait la nouvelle tangente de la mondialisation serait l’augmentation de la diffusion de l’information, qui aurait des implications différentes pour les travailleurs dans les pays riches.

Ces implications seraient de plus grandes capacités de connectivité et de communication, qui n’apparaîtraient pas dans les données traditionnelles sur les flux commerciaux ou les flux de capitaux. Cela inclurait un plus grand nombre de personnes qui utilisent les plateformes de médias sociaux pour entrer en communication avec des personnes d’autres pays, des entreprises qui comptent sur des travailleurs indépendants à travers le monde et des petites et moyennes entreprises qui font des affaires avec des partenaires du monde entier par Internet.

La rivalité croissante entre la Chine et les États-Unis viendrait aussi, en toile de fond, altérer le cours de la mondialisation. Selon David Autor, économiste au Massachusetts Institute of Technology .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.et auteur de nombreux ouvrages.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. sur l’enjeu des impacts économiques de la Chine sur les travailleurs, entreprises et industries aux États-Unis, le défi présenté par la Chine, aujourd’hui, touche des produits plus complexes sur le plan technologique, comme les automobiles, les avions ou les microprocesseurs. L’enjeu réel, toutefois, concerne la propriété intellectuelle ainsi que des industries et des technologies dites « frontières », qui sont des domaines couverts par l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., mais duquel les États-Unis se sont retirés.

Incidemment, la défense des droits de propriété intellectuelle américains fait partie de l’un (promouvoir la prospérité américaine) des trois piliers de la stratégie de sécurité nationale.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. des États-Unis publiée en décembre dernier. C’est l’un des arguments utilisés par le président Trump dans son offensive contre la Chine, en réponse à laquelle le président chinois annonçait récemmen.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.t son intention de renforcer le régime de protection des droits de propriété intellectuelle de son pays. Rappelons qu’en 2017, la Chine détenait 42,8 % du nombre total de brevets déposés dans le monde.

Au Canada, le développement, la protection et la commercialisation de la propriété intellectuelle sont devenus des enjeux majeurs.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.(voir notamment la page 4 du document). Le 26 avril dernier, le gouvernement canadien lançait sa stratégie en matière de propriété intellectuelle.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Lutte acharnée pour la suprématie technologique

Selon Ian Bremmer, le président et fondateur d’Eurasia Group, comme il a été rapporté dans le journal Les Affaires.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le potentiel de confrontation économique et technologique entre les États-Unis et la Chine représente le plus grand risque géopolitique pour les multinationales nord-américaines :

« La Chine dépense beaucoup d’argent aux quatre coins du monde pour construire des infrastructures et pour mettre en place des standards chinois. Cette stratégie vise à créer un ordre mondial qui est plus aligné sur les intérêts de Pékin et moins sur ceux des États-Unis. »

Le Rhodium group.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a calculé que l’investissement direct bilatéral entre les deux plus grandes économies du monde a chuté d’un tiers en 2017 pour atteindre 55 milliards de dollars canadiens alors que les tensions commerciales commençaient à fuser. Les investissements devraient encore baisser en 2018.

Dans un article d’opinion, Steven Rattner.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., un ancien conseiller au département du Trésor, avance que la lutte qui s’annonce sera ni plus ni moins une lutte entre la démocratie libérale, d’un côté, et le capitalisme dirigé par l’État, de l’autre. Dans le contexte de vive concurrence qui s’annonce, le modèle chinois continue de prospérer et de s’affirmer, alors que le fondement de l’ordre traditionnel mondial de l’après-Seconde Guerre mondiale continue, lui, de subir de plus en plus de pression.

Si les dernières escarmouches commerciales devaient éclater en une véritable guerre commerciale et stratégique, de nouveaux obstacles au commerce international pourraient bloquer une récompense longtemps prédite à propos de la mondialisation : une classe mondiale émergente avide.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de produits et de services sophistiqués qu’il faudra satisfaire.

L’investissement vert : un levier pour la transition vers un développement durable de l’économie

L’Accord de Paris sur le climat a concrètement souligné la volonté des États à travers le monde de s’attaquer aux enjeux de l’environnement et des changements climatiques et de les propulser au sommet des priorités. Avec cet accord.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., 195 pays se sont entendus pour adopter des sources d’énergie verte, réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter la hausse des températures mondiales.

L’atteinte de ces objectifs exigera des investissements importants dans des fonds et des projets considérés comme « verts ». Par exemple, en ne comptant que le secteur énergétique, l’Agence internationale de l’énergie.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. estime que des investissements de 3,5 billions de dollars américains (environ 4,5 billions de dollars canadiens) seraient nécessaires en moyenne chaque année jusqu’en 2050 pour remplir ces objectifs. Cette somme représente deux fois le niveau d’investissement actuel.

Dans les dernières années, il est apparu évident que le monde de la finance jouerait un rôle crucial dans l’atteinte des objectifs internationaux sur le climat. Dans ce contexte, on remarque la place grandissante que prennent l’investissement responsable et l’investissement vert.

Selon l’Association pour l’investissement responsable, l’investissement responsable « est l’intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la sélection et la gestion des investissements ». Il s’agit d’un terme générique qui a évolué au cours des dernières années, de manière à couvrir plusieurs véhicules d’investissement comme les fonds éthiques ainsi que les fonds de partage, d’épargne solidaire, etc.

L’investissement vert, qui tient compte de l’environnement et qui est considéré comme un moyen de combattre les changements climatiques, s’inscrit dans le contexte plus général de l’investissement responsable.

Popularité grandissante et bénéfices apparents

La part de l’investissement responsable dans les actifs sous gestion est considérable. À l’échelle mondiale, une étude du Global Sustainable Investment Alliance.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. démontre que la valeur des actifs mondiaux qui cadrent avec une stratégie d’investissement responsable avait progressé de 61 % des années 2012 à 2014, puis de 25 % entre les années 2014 et 2016, pour s’élever à 22,89 billions de dollars américains. Cette somme représente 26,3 % de tous les actifs sous gestion.

Au Canada, l’investissement responsable représente 38 % de l’industrie canadienne de l’investissement. Il équivaut à 1,5 mille milliards de dollars en actifs sous gestion responsable, ce qui représente une augmentation de 49 % en deux ans.

En plus de la popularité grandissante de ce type d’investissement, on constate aussi qu’il porte ses fruits. Un rapport de la banque Nordea.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. indique que sur une période de trois ans, les rendements opérationnels et boursiers des sociétés les mieux notées quant aux critères ESG ont surpassé de 42 % ceux de leurs homologues qui tardent à appliquer ces critères.

Par contre, comme il a été expliqué plus tôt, l’investissement vert n’est qu’une partie du vaste portfolio de l’investissement responsable. Autrement dit, un investissement dans un fond assorti de critères ESG n’équivaut pas forcément à un investissement bénéfique pour l’environnement. Bien que la proportion des investissements verts dans les investissements responsables soit difficile à déterminer, un exemple européen offre une perspective à ce sujet.

Un rapport de Novethic.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. indique que les encours des fonds verts des sociétés d’investissement à capital variable (SICAV) et des fonds communs de placement (FCP) s’élevaient à 32,2 milliards d’euros (50,4 milliards de dollars canadiens). Il s’agit d’une progression de 49 % par rapport à l’année 2016. Malgré une montée impressionnante, ce montant ne représente que 0,3 % du total des SICAV et des FCP.

Les investissements verts demeurent donc modestes, mais leur popularité a connu une forte croissance dans les dernières années. Une considération de plus en plus grande leur est accordée, notamment par les grands investisseurs institutionnels.

Par exemple, au Canada en 2017, une déclaration a été faite par 31 investisseurs institutionnels.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. représentant des actifs sous gestion d’environ 1,2 billion de dollars canadiens. Dans cette déclaration, les investisseurs s’engageaient notamment à encourager les sociétés canadiennes cotées en bourse à se doter d’un cadre de divulgation d’informations sur leur exposition aux risques liés aux changements climatiques. Ils promettaient aussi de demander à ces sociétés de déterminer et d’évaluer des occasions de placement et d’investissement qui ont peu d’incidence sur les émissions de gaz à effet de serre ou qui favorisent la transition énergétique.

Plusieurs établissements financiers majeurs ont emboîté le pas de l’investissement vert. Parmi ceux-ci, voici quelques exemples récents :

  • HSBC.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. : la banque britannique s’est engagée à fournir 100 milliards de livres (environ 170 milliards de dollars canadiens) de financement durable d’ici l’an 2025.
  • BBVA .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: la banque espagnole promet d’injecter 100 milliards de dollars américains (128 milliards de dollars canadiens) dans des projets d’énergie verte et dans d’autres secteurs de développement durable d’ici l’année 2025.
  • Caisse de dépôt et placement du Québec .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: elle prévoit bonifier de 50 % ses investissements sobres en carbone, ce qui représente 8 milliards de dollars canadiens. Elle compte diminuer de 25 % son empreinte carbone d’ici l’année 2025.
  • Les caisses Desjardins.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. : elles visent à réduire de 25 % l’empreinte carbone de leur portfolio d’investissements sur les marchés publics en privilégiant les énergies renouvelables. La part de leurs investissements liés aux énergies fossiles représente présentement 2,3 % de leurs investissements, soit 6,5 milliards de dollars canadiens sur 276 milliards de dollars d’investissements totaux.

Plusieurs États et organisations supranationales reconnaissent l’importance de la mobilisation du secteur financier comme levier pour permettre la transition vers une économie plus durable. Elles ont donc entrepris des réflexions et des actions concrètes pour faciliter cette transition. Deux exemples européens se sont récemment démarqués.

Royaume-Uni

Dans sa stratégie industrielle, le Royaume-Uni considère la croissance propre comme un des grands défis pour son économie. En mars 2018, un groupe de travail sur la finance verte mis sur pied par le gouvernement britannique a déposé un rapport contenant plusieurs recommandations.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour accélérer la transition vers la croissance propre, dont celles-ci :

  • Que les entreprises, investisseurs et régulateurs financiers intègrent dans leurs rapports financiers le cadre sur la divulgation des risques associés aux changements climatiques présenté dans le rapport du Task Force on Climate-related Financial Disclosures.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. découlant du G20;
  • Que le gouvernement clarifie la façon dont l’obligation fiduciaire doit couvrir les enjeux relatifs aux critères ESG et s’assurer que ceux-ci sont pris en compte.

Union Européenne

En mars 2018, la Commission européenne a dévoilé son plan d’action sur la finance durable.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Parmi les actions concrètes qu’elle veut mener pour promouvoir l’investissement vert, on compte notamment celles-ci :

  • Créer des standards et des labels pour les produits financiers verts;
  • Développer les indices financiers durables;
  • Clarifier les obligations des investisseurs institutionnels et des gestionnaires d’actifs;
  • Renforcer la transparence en matière de durabilité en améliorant les règles comptables.

Pour suivre son plan d’action, la Commission prévoit présenter une législation sur la définition de l’investissement vert.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. tout en mettant sur pied un système de classification unifié pour définir les placements et pratiques durables.

Les PME : petits joueurs face aux gros défis

Le poids des petites et moyennes entreprises (PME) dans l’économie est colossal. Selon la US Small Business Administration.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., au nombre de 28,8 millions, les PME représentaient aux États-Unis 99,7 % de toutes les entreprises du pays en 2016. Elles employaient 56,8 millions de travailleurs en 2013, ce qui correspondait à 48 % de la main-d’œuvre privée.

Au Royaume-Uni, les PME sont la pierre angulaire de l’économie. En 2016, selon la Federation of Small Businesses.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., 99,3 % des entreprises privées dans ce pays étaient des PME. Celles-ci ont rapporté des revenus de plus de 3,11 billions de dollars canadiens (1,8 trillion de livres sterling), ce qui représente 47 % du chiffre d’affaires du secteur privé au Royaume-Uni. De plus, elles emploient 15,7 millions de personnes, soit l’équivalent de 60 % de tous les travailleurs du secteur privé.

Pour ce qui est du Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., en 2015, sur un total de 1,17 million d’entreprises, on comptait 1,14 million de petites entreprises (97,9 %) et 21 415 entreprises de taille moyenne (1,8 %), pour un total de 99,7 % de PME. Enfin, selon l’Institut de la statistique du Québec, en décembre 2015, on dénombrait au Québec.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. 235 075 petites entreprises et 4 301 entreprises de taille moyenne. Ainsi, plus de neuf salariés sur dix (91,6 %) travaillaient dans les PME du secteur privé au Québec en 2015.

  • Le nombre d'employés est le critère le plus utilisé pour définir statistiquement une PME. Toutefois, ce nombre peut varier selon les enquêtes réalisées et le pays d'origine.
  • Au Canada, deux définitions d'une PME sont admises de façon générale. La première, qui renvoie à une entreprise de moins de 500 employés, est véhiculée par Industrie Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. La seconde, qui définit une entreprise de moins de 250 employés, est véhiculée par l'Organisation de coopération et de développement économiques.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et est couramment utilisée au ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation.
  • Au Royaume-Uni.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le gouvernement définit également la petite entreprise (de 0 à 49 employés), la moyenne entreprise (de 50 à 249 employés) et la grande entreprise (plus de 250 employés) selon le nombre de salariés.
  • Aux États-Unis, la définition d'une PME varie selon l'industrie. Pour être considérée comme étant une petite entreprise et accéder aux contrats gouvernementaux, une entreprise doit respecter les normes définies par la Small Business Administration.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., lesquelles varient de façon considérable selon les secteurs d'activité. Par exemple, dans le secteur manufacturier, une PME doit compter 500 employés ou moins, alors que dans le secteur du commerce de gros, elle doit compter 100 employés ou moins. Une entreprise active dans l'exploitation du minerai de cuivre et du nickel peut, quant à elle, compter jusqu'à 1 500 employés et être considérée en tant que PME.

Selon la Fédération nationale de l’entreprise indépendante (NFIB).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les petites entreprises aux États-Unis semblent, depuis l’année dernière, surfer sur une vague d’optimisme. Le Small Business Optimism Index.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (janvier 2018), qui comprend dix indicateurs sur la santé des petites entreprises, est à la hausse et bat des records. Par exemple, l’indicateur « Now is a Good Time to Expand » de cet index a atteint 32 %, ce qui représente le plus haut niveau de l’histoire depuis que le NFIB a commencé à mener son sondage il y a 45 ans.

De même, l’indicateur Actual Earnings a grimpé de 11 points par rapport à décembre 2017, un sommet inégalé depuis l’année 1988. Par ailleurs, la création d’emplois a été solide dans le secteur des petites entreprises, malgré les difficultés des entrepreneurs à trouver des travailleurs qualifiés, ce qui entrave la croissance de l’emploi.

Aux dires de la présidente et chef de la direction de NFIB, Juanita Duggan, « les propriétaires de petites entreprises rapportent non seulement de meilleurs profits, mais ils sont également prêts à croître et à prendre de l’expansion. Le niveau record d’enthousiasme pour l’expansion suit une année d’optimisme record chez les petites entreprises ».

Les défis à surmonter

Toutefois, les petites entreprises font face à un environnement complexe et la compréhension de ces enjeux peut être démontrée par la situation dans laquelle évoluent les PME aux États-Unis. Selon le magazine INC, les millions de petites entreprises américaines doivent relever de nombreux défis pour maintenir leur compétitivité, notamment en ce qui concerne leur capacité à se différencier et à attirer de nouveaux clients. Les entrepreneurs sont donc contraints à obtenir un rendement exceptionnel et à montrer une grande capacité d’adaptation à un marché en évolution constante.

Selon un rapport sur les PME au Royaume-Uni.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. publié en janvier 2018 par Dun & Bradstreet.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., une entreprise américaine spécialisée dans l’analyse de données sur les entreprises, seulement un tiers des PME interrogées estiment qu’il existe un soutien suffisant pour les petites entreprises au Royaume-Uni. En effet, le rapport souligne qu’à peine la moitié des PME interrogées (43 %) ont déclaré avoir profité d’un soutien financier au moment de leur démarrage.

De plus, en ce qui concerne le soutien non financier, qui peut s’avérer crucial durant les premières étapes de vie d’une PME, la recherche de Dun & Bradstreet montre que seulement un tiers des PME rencontrées avaient pu compter sur des services-conseils. Puis, enfin, à cela s’ajoutent d’autres facteurs qui inquiètent les entrepreneurs britanniques, notamment :

  1. Le défi de garder une longueur d’avance sur la concurrence (40 %);
  2. Le démarchage de nouveaux clients pour soutenir la croissance (33 %);
  3. L’incertitude par rapport aux répercussions du Brexit (32 %);
  4. La capacité de maintenir la stabilité des affaires dans une économie incertaine (32 %).

La recherche de Dun & Bradstreet suggère également que les PME britanniques n’ont pas une compréhension appropriée de l’évolution de la réglementation et de ses effets sur leurs affaires. En fait, seulement 22 % des entrepreneurs ont déclaré se sentir « très confiants » par rapport à leur connaissance de la réglementation qui s’applique à leur entreprise. D’ailleurs, seulement 58 % des PME comprennent entièrement la réglementation qu’elles sont censées respecter.

Enfin, les PME britanniques semblent aussi manquer d’informations détaillées sur la chaine d’approvisionnement. À vrai dire, seulement 51 % des entrepreneurs pensent que l’analyse des données est vitale pour l’avenir de leur entreprise.

Les nouvelles technologies et leur impact sur les PME

Malgré la vague d’optimisme qui semble déferler sur les PME aux États-Unis, le Forum économique mondial.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. signale de son côté que les petites entreprises sont frappées de plein fouet par les forces de la globalisation numérique et qu’elles sont à la merci d’un processus de consolidation du commerce qui les force à réduire leur main-d’œuvre ou à carrément fermer leurs portes et à faire faillite. On estime qu’aux États-Unis, environ 10 000 emplois dans le commerce au détail.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. sont perdus chaque mois. En 2017, plus de 8 600 magasins ont dû fermer leurs portes. Il s’agit du chiffre le plus élevé jamais enregistré.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. De plus, une étude récente de The Economist.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a révélé qu’en 2012, la concentration était plus élevée qu’en 1997 dans près des deux tiers des 900 secteurs économiques analysés.

Quoique les causes de cette consolidation soient multiples, un facteur de taille est la montée et l’adoption fulgurante des technologies numériques mobiles. Ces dernières privilégient les gros joueurs qui sont déjà très présents sur le marché et qui possèdent les ressources pour concevoir des expériences intégrées de consommation à l’échelle globale. Il s’agit d’offres que les petites entreprises ne peuvent simplement pas égaler. Par ailleurs, l’évolution vers de nouvelles technologies, telles que la réalité virtuelle, ne fera que consolider l’emprise de géants du commerce électronique.

Quelle est la voie à suivre pour les petites entreprises? Selon le Forum économique mondial, la réponse semblerait être la démocratisation des outils numériques. À cet égard, le magazine Forbes signale.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qu’en 2018, de plus en plus de propriétaires de petites entreprises adopteront l’intelligence artificielle (IA) en tant qu’outil pour augmenter leur concurrence sur le marché. On prévoit que l’IA sera utilisée pour automatiser des tâches administratives ordinaires, augmenter la qualité de la prise de décisions grâce à une bien meilleure connaissance des préférences des clients, etc.

À part l’adoption de nouvelles technologies, d’autres tendances peuvent avoir un effet sur l’avenir des petites entreprises. Par exemple, Forbes mentionne également.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. l’expansion de la « gig economy .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.», c’est-à-dire un marché du travail caractérisé par la prédominance de contrats à court terme ou du travail indépendant (freelance). Selon le magazine, ce nouveau modèle d’organisation du travail est devenu populaire à la suite de la crise économique de l’année 2008. Pour les startups, la gig economy est une façon moins dispendieuse et plus flexible de se procurer des talents comparativement à l’embauche de travailleurs à temps plein.

À l’heure actuelle, 42 % des petites entreprises emploient des travailleurs sur une base contractuelle. Notons que selon Forbes, presque tous les 10 millions d’emplois créés entre les années 2005 et 2015 étaient des postes indépendants. En fait, les pigistes représentent déjà 35 % de la main-d’œuvre américaine, soit 55 millions de travailleurs aux États-Unis.

Les tendances les plus récentes

Le magazine INC cible les tendances qui pourraient avoir une incidence majeure sur les petites entreprises :

  • La montée de la génération Z : Il s’agit des consommateurs nés au milieu des années 1990. Ils ne connaissent pas le commerce traditionnel et ils se démarquent par leur esprit entrepreneurial (72 % veulent démarrer une entreprise), leur aisance avec le numérique et leur préférence pour la consommation axée sur l’expérience client, c’est-à-dire sur une forme de marketing qui fait appel aux émotions des gens (60 % des membres de la génération Z y sont favorables). On prévoit que la génération Z représentera 40 % de tous les consommateurs d’ici l’an 2020.
  • L’irruption de la technologie blockchain : C’est en 2018 que l’adoption de cette technologie connaitra des points critiques. La blockchain permettra à une nouvelle catégorie de consommateurs d’avoir accès aux services financiers modernes. On parle notamment d’actifs numériques capables de proposer des services bancaires, des prêts et des véhicules d’investissement à plus de deux milliards d’adultes qui, partout dans le monde, sont à l’heure actuelle privés de ressources financières de base.
  • L’introduction de l’économie de l’expérience : Quoique la convivialité des ventes en ligne ébranle progressivement le monopole autrefois incontesté du commerce traditionnel, les consommateurs sont toujours à la recherche d’expériences uniques et mémorables. Les petites entreprises sont prêtes à relever ce défi. Par exemple, Target, un commerce de détail très populaire, investit massivement en technologie afin d’offrir à ses clients des rayons interactifs où ils peuvent expérimenter avec des produits intelligents, c’est-à-dire des produits connectés à Internet (micro-ondes, luminaires, ventilateurs, etc.) et contrôlés par des dispositifs numériques mobiles.

Tendances récentes en matière de systèmes de transport intelligent (STI) et de marchés des données

Les systèmes de transport intelligents (STI) sont les applications des nouvelles technologies de l’information et de la communication au domaine des transports et de sa logistique. On les dit « intelligents » parce que leur développement repose sur des fonctions généralement associées à l’intelligence : capacités sensorielles et de choix, mémoire, communication, traitement de l’information et comportement adaptatif. 

Plus précisément, les STI peuvent être définis comme des systèmes de détection, de stockage de données, de communication, de traitement d’information et de décision ou d’aide à la décision qui sont utilisés :

  • dans des véhicules;
  • dans la gestion et l’exploitation de systèmes de transport;
  • pour faciliter l’utilisation de services de transport aux utilisateurs qui y sont associés.

Le but est de sauver des vies, du temps, de l’argent et de l’énergie. Ces nouveaux systèmes concourent à maîtriser la mobilité en favorisant notamment le remplacement de la voiture par des modes plus respectueux de l’environnement.

Étude d’étalonnage sur les systèmes de transport intelligents (STI)

Plusieurs pays d’Asie, d’Europe et les États-Unis.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. sont dans la course à la fois pour développer et déployer des systèmes de transport intelligents et des marchés de données concomitantes. Le Canada, pour sa part, prend quelques initiatives intéressantes, mais modestes, aux échelles provinciale et municipale, par exemple au Nouveau-Brunswick.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., à Toronto.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. ou à Montréal.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. La plupart des gouvernements en sont encore à élaborer des plans, des feuilles de route ou des stratégies pour couvrir les différents aspects que revêt une telle révolution intelligente.

Si plusieurs projets de démonstrations sont en cours (en Chine, au Japon [Public-Private ITS Initiative/Roadmap 2016.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.] et en Corée du Sud [Mid to Long-Term Master Plan in Preparation for the Intelligent Information Society Managing the Fourth Industrial Revolution.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.]), il semble bien que ce soit également dans ces deux derniers pays que l’on ait poussé la planification stratégique des STI le plus loin. Toutefois, c’est en Corée du Sud que l’effort interministériel, la réflexion et la planification des étapes pour réaliser une société intelligente (y compris le développement du marché des données) se sont avérés les plus aboutis. En matière de mesures et d’interventions publiques, l’Allemagne.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la Chine.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la Corée du Sud, l’Australie.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et la Nouvelle-Zélande.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. s’avèrent les endroits les plus intéressants où l’information est la plus disponible.

En matière de marché de données, l’Union européenne (UE) classifie d’exemplaire le marché de données de la République fédérale d’Allemagne.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. L’on constate, toutefois, qu’il existe peu de projets menés par les États de l’UE pour la création d’un « marché de données ». De manière générale, l’État se trouve davantage en phase prospective qu’en mode action. Il agit plutôt comme un facilitateur, en encadrant le marché pour créer des conditions équitables dans un environnement changeant.

Au sein de l’Union européenne, depuis l’année 2016, la Commission européenne a mis sur pied une stratégie.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. en matière de mobilité coopérative, connectée et automatisée pour les systèmes de transport intelligents coopératifs (STI-C).

Cette stratégie consiste à rassembler autour de la table les différentes parties prenantes (gouvernements, compagnies automobiles, entreprises en technologies de l’information et de la communication, société civile, etc.) afin de créer une vision commune des STI. Cela inclut une convergence des investissements, l’élaboration de normes et de règles communes en ce qui a trait à la sécurité et à la protection des données et l’établissement d’un cadre juridique pour l’évolution des STI.

Du point de vue de l’Union européenne, la question de la compatibilité entre différents STI d’un pays à l’autre demeure un enjeu majeur. Le financement et le soutien public, même les interventions structurantes à l’échelle nationale, sont problématiques, voire inexistants dans plusieurs pays.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Ce problème ramène les États européens à privilégier souvent la participation à des projets européens au détriment de leurs besoins nationaux, ce qui diminue leur efficience sur les plans local et national.

Le Transport Research and Innovation Monitoring and Information System.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. ou TRIMIS est un site de la Commission européenne qui fait un suivi de l’efficience et des progrès d’implantation des pays membres de l’UE en matière de recherche dans le secteur des transports : les tendances technologiques, les capacités de recherche et d’innovation et les développements récents en recherche sont présentés en accès libre.

Le site offre les services suivants :

  • Le profil par pays .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.: les programmes, les organismes responsables, les parties prenantes, les modes de financement, les types de projets, etc.;
  • Les projets en cours;
  • Les programmes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qui financent et soutiennent la recherche dans le secteur des transports;
  • Les feuilles de route des États européens.

Si les gouvernements élaborent les cadres d’intervention et de planification, les villes, quant à elles, prennent une multitude d’initiatives (voir l’Atlas mondial des véhicules autonomes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.). Elles travaillent à la transition vers un avenir sans conducteur en organisant des tests de l’industrie ou leurs propres projets pilotes et en élaborant des politiques et des plans proactifs. À mesure que le rythme d’innovation des véhicules autonomes s’accélère, les villes sont devenues les lieux de prédilection en matière d’expérimentation. Les géants de la technologie, les constructeurs automobiles et les startups se concentrent sur les villes parce que c’est là que les futurs clients vivent et travaillent.

Les données associées au STI : un enjeu de plus en plus critique

Au dernier Congrès mondial des systèmes de transport intelligents en 2017.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les enjeux liés à la propriété et à la mise en commun des données ont fait l’objet d’une table ronde sur l’innovation et l’intégration numériques au profit des transports et de la mobilité au 21e siècle. Ces enjeux continueront d’être étudiés et de faire l’objet de discussions approfondies. Il est dans l’intérêt des gouvernements, de l’industrie, du milieu universitaire et du secteur des technologies de collaborer plus étroitement pour décider des façons de mieux déployer la technologie et de développer de bons modèles.

Les données continuent de soulever de nombreux enjeux. Elles font régulièrement la une de l’actualité, et les pouvoirs publics s’impliquent de plus en plus dans ce domaine.

Voici quelques exemples :

  • La France vient d’annoncer l’élaboration d’une politique économique articulée autour de la donnée (rapport Villani.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.).
  • Au Canada, le projet de la firme Alphabet Sidewalk Labs.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. à Toronto continue de susciter des inquiétudes (voir l’article du journal The Globe and Mail.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.) concernant la façon dont les données seront collectées, détenues et monétisées, et les conséquences sur la vie privée.
  • Les législateurs du monde entier surveillent de plus en plus les géants mondiaux de l’Internet tels que Facebook et Google quant à la collecte de données personnelles.
  • En Corée du Sud, l’une des priorités du Plan directeur interministériel à moyen et à long terme.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour préparer l’avènement de la société d’information intelligente est l’identification et la génération de valeur à partir des données en tant que source de compétitivité future. L’objectif principal est de transformer la Corée, qui est un pays pauvre en données, en un pays riche en données. Pour y arriver, le gouvernement veut établir un système national de gestion des données pour le développement d’une infrastructure à grande échelle qui facilite l’apprentissage automatique. Le Plan vise également à encourager la création d’entreprises spécialisées dans les transactions de données (leur nombre passerait de 50 en 2016 à 100 d’ici l’an 2020). Une autre priorité du Plan est d’utiliser les technologies de l’information pour bâtir la prochaine génération d’infrastructures de transport, de distribution et d’activités urbaines.
  • En Chine, « la permissivité de la réglementation chinoise déterminera le rythme d’évolution de la technologie des véhicules autonomes », selon les acteurs de l’industrie consultés par le Financial Times.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. D’ailleurs, ce pays possède deux avantages cruciaux selon The Economist.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. : la qualité de la recherche et le fait qu’il s’avère une véritable mine de données personnelles peu protégées.

Enfin, une analyse récente du Brookings Institution.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. montre que la qualité et la quantité de données disponibles aujourd’hui sont plus élevées qu’elles ne l’ont jamais été. Les organismes publics ont ainsi l’occasion d’instaurer des réformes liées aux données qui les aideront à créer des collectivités plus équitables, durables et efficaces. Cependant, l’intégration de toutes ces données dans la planification et la mise en place des communautés, y compris les systèmes de transport, ne sera pas évidente pour les raisons suivantes :

  • Un nombre limité d’agents et des budgets restreints pour les organismes publics peuvent en ralentir l’adoption;
  • Les politiques d’approvisionnement gouvernementales demeurent coincées dans une ère analogique.
  • Les préoccupations de confidentialité introduisent des risques et des incertitudes;
  • Les données privées pourraient être indisponibles pour les acteurs publics;
  • Les modèles de planification et d’investissement gouvernementaux doivent être mis à jour pour que ces nouvelles ressources disponibles puissent être utilisées pleinement.

Toujours selon la Brookings Institution, des leçons clés apparaissent, notamment les suivantes : plusieurs ensembles de données générées publiquement ne font pas partie des processus de planification publique, de même que les programmes gouvernementaux n’arrivent pas à suivre le rythme d’innovation en matière de données. Parmi les défis à relever, on peut noter ceux-ci :

  • Un manque de capacités et de normes gouvernementales;
  • Des politiques d’approvisionnement dépassées pour une grande quantité de données;
  • Les meilleures données qui sont encore peu partagées;
  • Des risques persistant en matière de calibrage, de validation et de confidentialité.

Récemment, on a pu constater, notamment dans l’Union européenne, une prise de conscience des gouvernements par rapport à ces enjeux, alors que ceux-ci occupent de plus en plus le rôle de gardiens de l’équité, en travaillant sur une uniformisation concernant les données, leur accès, leur sécurité et le maintien de la vie privée des usagers.

La révolution numérique dans le secteur des soins de santé

Depuis quelques années, les investissements en technologies de soins de santé affichent une croissance vertigineuse. En 2015, Fortune constatait.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qu’entre les années 2010 et 2014, les startups du secteur de la santé avaient connu un essor majeur, comme en témoigne le nombre record d’opérations de capital de risque effectuées durant cette période, qui représente une expansion de 200 %.

Selon McKinsey & Company.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., depuis l’année 2011, les investisseurs en capital-risque ont investi plus de 18,5 milliards de dollars canadiens (14 milliards de dollars américains) dans plus de 1 200 entreprises spécialisées dans le développement des technologies de santé numériques et mobiles aux États-Unis.

D’ailleurs, les consommateurs semblent de plus en plus sensibilisés à la valeur de ce type de technologies et à la convivialité des dispositifs mobiles. Entre les années 2014 et 2015, la connaissance de la population en matière de technologies de soins de santé a plus que doublé, bien que leur utilisation accuse encore des retards. Bref, la numérisation des services de santé suscite l’intérêt de la population.

Par ailleurs, une étude de McKinsey & Company.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. signale qu’entre les années 2012 et 2016, les bénéfices totaux de l’industrie des soins de santé (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement, ou BAIIA) ont augmenté plus rapidement que le BAIIA combiné des 1 000 entreprises américaines les plus puissantes. 

Les éléments déclencheurs

Qu’est-ce qui explique ultimement l’irruption des startups technologiques dans le domaine de la santé?

Selon The Balance.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., parmi les facteurs qui encouragent la réforme, l’augmentation des coûts du secteur de la santé aux États-Unis en est certes un des principaux. En 2015, les coûts des soins de santé s’y élevaient à plus de 4 100 milliards de dollars canadiens (3 200 milliards de dollars américains), ce qui équivaut à 17,8 % du produit intérieur brut (PIB) du pays, soit un coût par personne de 12 700 dollars canadiens (9 990 dollars américains).

Cette somme représente une nette différence avec les 35,04 milliards de dollars canadiens (27,2 milliards de dollars américains) dépensés en 1960, soit 5 % du PIB. Selon CNN Money.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., ce pourcentage devrait atteindre 19,9 % d’ici l’année 2025.

Selon PwC’s Health Research Institut.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.e, même si des changements structurels – tels que la recherche de valeur, l’accent mis sur la gestion des soins et le partage des coûts avec les consommateurs – ont réussi à ralentir l’augmentation explosive des coûts médicaux, il est à prévoir que ceux-ci atteindront 6,5 % du PIB aux États-Unis en 2018. Ils continueront donc à dépasser la performance de l’économie.

De son côté, McKinsey & Company cible.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. la faible productivité de l’industrie des soins de santé. Elle signale qu’entre les années 1999 et 2014, celle-ci n’a augmenté que de 6 % dans les soins de santé, mais de 18 % dans les autres industries de services et de 78 % dans le secteur manufacturier.

C’est dans ce contexte d’explosion des coûts que McKinsey & Company .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.estime que le système de soins de santé américain est prêt pour une rupture technologique d’envergure qui sera pilotée par des innovations révolutionnaires. Pensons, par exemple, au développement de la technologie médicale et l’influence sur ce domaine des données massives (big data), des techniques avancées d’analyse de données, de l’apprentissage automatique et de la numérisation.  

Les acteurs qui seront capables de mettre au point des solutions créatives utilisant ce type de technologie pourront profiter d’un potentiel d’amélioration dont la valeur est estimée à près de 644 milliards de dollars canadiens (500 milliards de dollars américains). C’est en raison de gains prévus que les entreprises technologiques ont fait une entrée fulgurante dans cette industrie.

En 2016, McKinsey & Company estimait que les technologies.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qui permettent d’offrir des soins primaires à moindre coût pourraient générer des économies de 225 à 283 milliards de dollars canadiens (de 175 à 220 milliards de dollars américains) par année si leur usage devenait massif. De surcroît, l’amélioration de la productivité entraînée par l’automatisation des tâches et l’intensification du libre-service pourrait contribuer à l’obtention d’une réduction additionnelle de 30,9 à 61,8 milliards de dollars canadiens (de 24 à 48 milliards de dollars américains) des coûts administratifs globaux.

Selon les recherches menées par McKinsey & Company.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les consommateurs de soins de santé – qui sont financièrement à l’aise et bien outillés sur le plan technologique – exigent aujourd’hui plus d’autonomie et une nouvelle façon d’interagir avec les fournisseurs et les assureurs du domaine des soins de santé. Ainsi, l’essor des nouvelles technologies dans ce secteur s’expliquerait essentiellement par l’insatisfaction des consommateurs à l’égard de la rigidité du système de santé traditionnel.

Le potentiel de ces technologies peut se décliner en six catégories :

  1. Le libre-service : des applications qui facilitent la planification des rendez-vous, le renouvellement des ordonnances et le paiement des factures;
  2. Le bien-être : des applications capables d’évaluer l’état de santé du patient et de surveiller les traitements ou les signaux des dispositifs qui sont portés, ingérés ou incorporés dans le corps humain;
  3. La transparence clinique : des applications qui aident les patients à mieux utiliser les services de santé en leur permettant de prendre des décisions plus éclairées;
  4. La transparence financière : des applications qui aident les consommateurs à comparer les prix et les avantages de différents plans offerts par les fournisseurs de soins de santé;
  5. L’accès virtuel : des applications qui permettent aux consommateurs de consulter des médecins en ligne, d’être suivis à distance ou de recevoir certains types de soins à domicile;
  6. La livraison distribuée : des plates-formes informatiques qui permettent la transmission d’informations aux consommateurs au moyen de plusieurs modes d’interaction.

Les grandes tendances

Quelles sont les tendances technologiques qui se dessinent dans les soins de santé pour l’année 2018?

Le réseau TechTarget cible les tendances suivantes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui ont le potentiel de modifier fondamentalement la façon dont les services de santé sont fournis à l’heure actuelle :  

  • L’arrivée de la blockchain dans les soins de santé est la première tendance. On prévoit qu’elle permettra de protéger et d’échanger plus facilement les données de santé et d’améliorer ainsi leur interopérabilité.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. De plus, grâce à cette technologie, les patients pourront mieux contrôler leurs données et les transmettre à qui ils veulent. À l’heure actuelle, des géants tels qu’IBM, Intel, Google et Microsoft travaillent au développement de la blockchain dans le secteur de la santé.
  • La deuxième tendance est l’analyse de données.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (analytics). Après la mise en place des dossiers de santé électroniques (DSE), les experts prévoient que les fournisseurs de produits informatiques se pencheront davantage sur l’analyse de données des patients. Cela permettra de fournir des rapports, de les partager en temps réel entre les diverses spécialités des soins de santé et de mieux coordonner les efforts en santé publique. En fait, pour les fournisseurs de DSE, l’intégration de l’analyse des données des patients est devenue un nouveau domaine d’affaires en plein essor.
  • Enfin, on envisage qu’en 2018, l’intelligence artificielle (IA) commencera à avoir une incidence réelle dans les organisations du secteur des soins de santé. Selon un sondage mené par le Center for Connected Medicine.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et le Pittsburgh Medical Center.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. en Pennsylvanie, on a déjà recours à l’IA pour le soutien à la prise de décisions cliniques, la gestion des maladies, les réadmissions et le traitement des demandes. Cependant, certains experts prévoient que l’IA commencera à fournir de la valeur dans d’autres domaines tels que le diagnostic du cancer, la pathologie et la reconnaissance d’images.

Les grands risques

Malgré son potentiel de transformation, l’introduction de ce type de technologies dans les soins de santé n’est pas sans risques, car elle soulève toute sorte de craintes en matière de cybersécurité. La corporation Symantec.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. est d’avis que les soins de santé sont actuellement confrontés à un grand nombre de menaces de la part d’acteurs malveillants de plus en plus sophistiqués.

Ceux-ci ont développé la capacité de voler des données confidentielles, de faire du chantage aux hôpitaux et même de perturber ou d’arrêter les services. Pensons à l’attaque du virus informatique WannaCry.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui a paralysé le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni le 12 mai 2017. Selon le National Audit Office.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., cette attaque a eu des répercussions potentiellement graves pour le NHS et sa capacité à fournir des soins aux patients.

Selon Symantec, il ne fait aucun doute que des attentats pourraient survenir et que ce risque ne s’estompera pas cette année. Par conséquent, les systèmes de soins de santé devront apprendre à intégrer ces risques dans leurs processus d’affaires. Il s’agit d’un changement considérable, car toujours selon Symantec, la cybersécurité n’a pas toujours été une priorité absolue pour les organisations de soins de santé.

Quelle formule gagnante pour attirer l’investissement direct étranger (IDE) ?

Les investissements directs à l’étranger, ou investissements directs étrangers (IDE), sont les mouvements internationaux de capitaux réalisés en vue de créer, de développer ou de maintenir une filiale à l’étranger ou d’exercer le contrôle (ou une influence considérable) sur la gestion d’une entreprise étrangère.

Élément moteur de la multinationalisation des entreprises, les IDE comprennent aussi bien les créations de filiales à l’étranger que les fusions-acquisitions transfrontières ou les autres relations financières (notamment les prêts et emprunts intragroupes).

De manière plus technique, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) définit les IDE.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. comme suit : « type d’investissement transnational effectué par le résident d’une économie (l’investisseur direct) afin d’établir un intérêt durable dans une entreprise (l’entreprise d’investissement direct) qui est résidente d’une autre économie que celle de l’investisseur direct […] L’existence d’un “intérêt durable” est établie dès lors que l’investisseur direct détient au moins 10 % des droits de vote de l’entreprise d’investissement direct. »

Les dirigeants politiques souhaitent tous une économie en croissance, alimentée par l’investissement. Dès lors, attirer les IDE sur son territoire devient une priorité et un enjeu incontournable. Toutefois, selon John Manley.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., ex-vice-premier ministre du Canada et président et chef de la direction du Conseil canadien des affaires, « le Canada est dans une féroce compétition mondiale pour attirer l’investissement international. Et il n’y a rien de plus facilement effrayé qu’un dollar d’investissement ».

Tandis que Montréal a attiré des investissements étrangers records en 2017.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le stock des investissements directs étrangers au Canada, lui, a progressé de 1,9 % l’année dernière pour se chiffrer à 824 milliards de dollars, principalement en raison des fonds investis par les investisseurs directs étrangers dans les sociétés affiliées existantes, selon l’organisme Statistique Canada..  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.

Pour sa part, l’agence Bloomberg avance, dans un article récent,.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. que le Canada subit encore les effets de l’effondrement des prix du pétrole, alors que son voisin du Sud attire l’attention avec des réductions d’impôts et des menaces protectionnistes. 

Dans son rapport sur la politique monétaire en date de janvier 2018.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la Banque du Canada estime que les investissements directs étrangers en installations nouvelles au Canada diminuent depuis le milieu de l’année 2016, surtout ceux en provenance d’Europe, mais aussi des États-Unis, un signe possible des effets de l’incertitude liée aux politiques de commerce extérieur. Une analyse récente du journal The Globe and Mail .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.sur cette question révélait que cette incertitude serait alimentée par les négociations qui entourent l’Accord de libre-échange nord-américain, les menaces protectionnistes persistantes aux États-Unis et la perte soudaine de l’avantage fiscal concurrentiel des entreprises canadiennes. La hausse des coûts de la main-d’œuvre et de l’électricité aggraverait le contexte aux yeux des décideurs du monde des affaires cités dans l’analyse.

Les divers classements internationaux donnent un aperçu des tendances de fonds en matière d’IDE ainsi que du degré de compétitivité ou d’inclusion des économies, de la qualité de leur environnement d’affaires, etc., et donc, de leur attractivité générale en ce qui a trait aux investisseurs internationaux. En voici quelques-uns.

D’après l’A.T. Kearney Foreign Direct Investment (FDI) Confidence Index.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (2017), par exemple, le risque politique est devenu un facteur prépondérant dans la façon dont les investisseurs déterminent où investir. En 2017, les questions de gouvernance et de réglementation représentaient les trois principaux facteurs que les investisseurs considèrent lorsqu’ils décident où investir. Les IDE continuent d’être perçus comme un vecteur de croissance dans un environnement d’affaiblissement des flux commerciaux mondiaux et de renforcement du protectionnisme.

Pour une troisième année consécutive, les tensions géopolitiques demeurent en tête de liste des facteurs considérés comme imprévisibles par les investisseurs. Pour la cinquième année de suite, les États-Unis trônent en tête de l’Indice d’A.T. Kearney. L’Allemagne arrive à la deuxième place, tandis que la Chine chute à la troisième position. Le Canada occupe le cinquième rang après avoir été troisième en 2016 et quatrième en 2015.

Pour sa part, l’Indice de compétitivité globale 2017-2018.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. du Forum économique mondial classe 137 économies en fonction de leur capacité à soutenir une croissance inclusive. Près de dix ans après la crise économique, l’économie mondiale se trouve en meilleure forme. Toutefois, selon le Forum, la période actuelle en est une de changement et d’incertitude sans précédent. Les vents géopolitiques contraires entrent en collision avec les changements technologiques rapides. La Suisse occupe la tête du classement général pour la sixième année consécutive, suivie des États-Unis, de Singapour, des Pays-Bas, de l’Allemagne et de Hong Kong. Le Canada occupe le quatorzième rang.

Le Centre de la compétitivité mondiale de l’IMD en Suisse publie chaque année un classement sur la compétitivité mondiale.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. établi à l’aide de 260 indicateurs. En 2017, 63 pays étaient classés. Selon le directeur du Centre, les indicateurs qui se sont démarqués parmi les pays affichant les meilleures améliorations étaient liés à l’efficacité gouvernementale et commerciale ainsi qu’à la productivité. Hong Kong a consolidé sa place dominante au classement annuel. La Suisse et Singapour arrivent deuxième et troisième, tandis que les États-Unis figurent à la quatrième place, leur plus basse position en cinq ans. Les Pays-Bas complètent la liste des cinq premiers, alors que le Canada se classe douzième.

La 15e édition du rapport Réformer pour créer des emplois.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de 2018 du Groupe de la Banque mondiale recense 264 réformes de l’environnement des affaires dans 119 pays au cours de la dernière année. Ces réformes visent à attirer des investissements, à renforcer la compétitivité et à favoriser la création d’emplois. Le rapport analyse chaque année la facilité de faire des affaires pour les petites et moyennes entreprises du monde entier en mesurant les réglementations qui concernent dix domaines (indicateurs) du cycle de vie d’une entreprise. La Nouvelle-Zélande, Singapour et le Danemark continuent d’occuper les trois premières places du classement 2018, devant la Corée du Sud, Hong Kong et les États-Unis. Le Canada occupe le 18e rang mondial.

Enfin, fDi Intelligence, une filiale du journal Financial Times.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., offre plusieurs services d’étalonnage international sur les IDE. Le grand Montréal s’est hissé au sommet des meilleures villes d’avenir des Amériques pour l’attraction des investissements directs étrangers dans le classement American Cities of the Future 2017-2018.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. du prestigieux fDi Magazine.

Les meilleures pratiques en matière de promotion et d’attraction de l’IDE

Dans une étude comparative produite en 2016, laIvey Business School de la Western University.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a comparé la performance canadienne avec les meilleures pratiques en matière de promotion et d’attraction des IDE. L’étude avance que les principaux éléments de base pour atteindre les meilleures performances par les gouvernements de l’Ontario et celui du Canada sont déjà en place (le Québec n’était pas inclus dans l’étude). Ces deux gouvernements (Investir en Ontario.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et Investir au Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.) auraient des mandats clairs pour attirer les IDE, leur personnel est présent dans des marchés clés partout dans le monde (ainsi que dans diverses villes de l’Ontario) et leurs sites Web fournissent une gamme croissante d’information à valeur ajoutée aux investisseurs potentiels.

Toutefois, l’étude souligne que « l’approche du gouvernement canadien en matière d’IDE est loin de garantir que des informations fiables, opportunes et adaptées sur les principaux paramètres de décision d’investissement sont largement disponibles et communiquées aux décideurs ciblés dans le cadre d’engagements stratégiques coordonnés et qu’un continuum de services est fourni de manière proactive tout au long du processus de ciblage, d’approbation et de suivi des candidatures d’investisseurs potentiels ».

L’étude montre, entre autres choses, que les meilleures pratiques consistent :

  • à renforcer la capacité des différents paliers de gouvernement à travailler de façon coordonnée pour combiner une solide base analytique;
  • à offrir une orientation de service à la clientèle de manière continue.

Or, trois lacunes importantes ont été cernées dans l’analyse de l’offre canadienne :

  • Il doit y avoir une démarche claire, partagée et stratégique pour attirer les IDE. Cette démarche doit être ancrée dans l’analyse continue de la proposition de valeur pour les IDE, non seulement pour le Canada, mais aussi pour l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement propre à une industrie particulière.
  • Il existe un besoin clair et pressant de mécanismes nouveaux ou améliorés de coordination officielle, de communication et de surveillance des éléments constitutifs existants entre les trois paliers de gouvernement (fédéral, provincial et régional ou municipal).
  • Il doit y avoir une augmentation importante et durable de la priorité accordée à l’attraction des IDE à chaque palier de gouvernement.

L’étude fait trois recommandations clés sur la manière d’améliorer les résultats en matière d’attraction des IDE :

  • Élaborer une stratégie conjointe explicite entre les provinces et le gouvernement fédéral qui définit, en détail, le genre d’investissements qu’ils veulent attirer sur leur territoire, les ressources nécessaires pour mettre en œuvre cette stratégie et un chemin critique pour atteindre leurs objectifs;
  • Clarifier les rôles de toutes les parties concernées afin d’apporter de la clarté, de minimiser les chevauchements et de promouvoir une collaboration efficace;
  • Promouvoir une participation visible, soutenue et ciblée des gestionnaires gouvernementaux.

Soutenus par une stratégie conjointe, les ministres et les hauts fonctionnaires devraient maintenir des contacts réguliers avec les cadres d’entreprises et d’industries clés au pays et à l’étranger, même lorsque des occasions d’investissement précises ne font pas l’objet de discussions.

Le premier ministre devrait être invité à participer à des rencontres importantes, au pays et à l’étranger, qui mettent le Canada et les provinces directement sur le devant de la scène pour des présidents-directeurs généraux d’entreprises étrangères.

La Gig economy, les emplois atypiques et la nature changeante de l’emploi

La gig economy, c’est-à-dire le marché du travail caractérisé par les contrats à court terme ou le travail à la pige, qu’on appelle parfois le travail à la tâche ou l’économie des « jobines », a retenu beaucoup l’attention ces dernières années. L’emploi du terme est souvent associé à d’autres modèles comme l’économie collaborative, l’économie de plateformes ou la on-demand economy. Si le terme porte à confusion ou est difficile à situer parmi les modèles économiques émergents, le Forum économique mondial (FEM) nous aide à le définir.

Dans un rapport préparé en collaboration avec PricewaterhouseCoopers.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le FEM explique que dans la gig economy, une plateforme numérique relie les employés potentiels à des employeurs qui cherchent à pourvoir des postes temporaires dans le cadre de contrats. Semblable à la façon dont les plateformes d’économie collaborative donnent accès à une ressource en la rendant profitable à la fois pour le propriétaire et l’utilisateur, les plateformes de la gig economy facilitent l’accès au temps d’un travailleur. Pour le prestataire de services, la plateforme centralise les possibilités de travail et lui permet de publiciser son offre de services. Pour l’employeur, qu’il soit un individu ou une entreprise, la plateforme offre un accès à de la main-d’œuvre.

Parmi les exemples connus de plateformes de gig economy, mentionnons :

  • Taskrabbit;
  • Uber;
  • Lyft;
  • Deliveroo;
  • Foodora;
  • Amazon Mechanical Turk.

Un modèle fugace ou une tendance d’avenir?

Pour le moment, il s’agit d’une partie du marché du travail qui est en expansion, mais dont l’importance est difficile à évaluer par rapport au reste du marché du travail ou au travail atypique qui existait avant l’arrivée des plateformes numériques. Il est également difficile d’établir des comparaisons entre diverses entités politiques. Cette difficulté s’explique notamment par des divergences dans la définition de gig economy, mais il est tout de même possible d’avoir certaines indications sur son ampleur.

Au Royaume-Uni, une étude gouvernementale.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a montré qu’environ 2,8 millions de personnes avaient participé à la gig economy entre l’été 2016 et l’été 2017, ce qui représente 4,4 % de la population. D’autres données de la Royal Society of Arts.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. estiment le nombre de travailleurs de la gig economy à 1,1 million. De plus, un sondage effectué en 2017 révèle que 8 millions de personnes au Royaume-Uni considéreraient un travail dans la gig economy dans le futur. Les jeunes (de 16 à 30 ans) sont particulièrement attirés par cette forme de travail.

Le Pew Research Center.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. souligne que 8 % des Américains ont tiré des revenus d’un travail effectué dans la gig economy en 2016. De plus, la Brookings Institution affirme que ce marché du travail.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. est en expansion aux États-Unis. Par exemple, l’entreprise en services de transport Lyft (l’équivalent d’Uber) a doublé son nombre d’employés en 2017, qui est passé à 1,4 million de conducteurs en janvier 2018.

Il est important de mentionner que toute forme de travail atypique ne fait pas forcément partie de la gig economy. Par contre, l’arrivée des plateformes numériques, qui sont au cœur de ce nouveau modèle, contribue aujourd’hui à propulser la montée du travail atypique, qui s’impose de plus en plus comme une tendance d’avenir sur le marché de l’emploi.

Selon le National Bureau of Economic Research.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., 94 % des nouveaux emplois créés aux États-Unis entre les années 2005 et 2015 étaient temporaires, sur appel, contractuels ou à la pige. De plus, une étude du groupe de logiciels financiers Intuit.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. souligne que 80 % des entreprises américaines ont l’intention de faire davantage appel aux services d’une main-d’œuvre flexible d’ici l’an 2020. Une étude d’Upwork, le plus grand site de travail à la pige aux États-Unis, estime que 57,3 millions d’Américains font déjà du travail à la pige et que la majorité des travailleurs seront pigistes d’ici l’année 2027.

Au Canada, selon une étude de Randstad.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., de 20 à 30 % de la main-d’œuvre canadienne est composée de travailleurs non traditionnels, c’est-à-dire de travailleurs occasionnels, de consultants, de contractuels, de travailleurs à temps partiel et de pigistes. Selon la même étude, 85 % des entreprises sondées prévoient augmenter considérablement leur part de travailleurs flexibles d’ici l’année 2025. Enfin, une étude d’Intuit Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. estime que 45 % des Canadiens seront des travailleurs non traditionnels d’ici l’an 2020.

L’Institut de la statistique du Québec considère que les emplois temporaires, les emplois à temps partiel (moins de 30 heures par semaine) et les emplois des travailleurs autonomes font partie des emplois atypiques. Selon cet organisme, près de 37 % des emplois au Québec en 2017 étaient considérés comme atypiques.

La montée de la gig economy et du travail atypique en général soulève des réactions partagées. D’un côté, on évoque qu’il s’agit d’une forme de travail qui donne de la flexibilité aux travailleurs, un meilleur équilibre entre la vie personnelle et le travail ou même un revenu complémentaire à un emploi principal. Pour les entreprises.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., ces travailleurs augmentent leur efficience et leur flexibilité, en plus de leur permettre de réduire leurs coûts.

D’un autre côté.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., certains affirment que ces emplois ne sont pas aussi flexibles qu’ils ne semblent, puisque les employés doivent travailler lorsque les compagnies ont besoin d’eux. De plus, les travailleurs ne reçoivent pas de prestations telles que des congés payés ou des indemnités de maladie, et même, dans certains cas, ils gagnent un taux horaire inférieur au salaire minimum.

Comment les gouvernements réagissent-ils?

La gig economy a posé des interrogations et des défis aux gouvernements, notamment en ce qui a trait à l’application du droit du travail et de la protection sociale. Par exemple, la Cour suprême de l’État de la Californie.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a récemment rendu plus difficile pour les entreprises de la gig economy le classement des travailleurs comme des entrepreneurs indépendants plutôt que comme des employés. Cette décision obligera donc les compagnies comme Uber, par exemple, à se conformer aux lois sur le salaire minimum et les heures supplémentaires, à payer des indemnités d’accident du travail et d’assurance chômage ou différentes charges sociales.

Ce jugement en suit un autre de nature similaire, rendu l’an dernier au Royaume-Uni.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Ce dernier remettait en cause une prétention fondamentale des plateformes de la gig economy, qui soutiennent qu’elles ne sont qu’un intermédiaire qui connecte des utilisateurs et non des employeurs au sens traditionnel.

Ces bouleversements alimentent des questionnements sur la nature du travail ainsi que sur l’avenir de celui-ci et ses implications sur la société.

Pour sa part, dans son World Economic Outlook de 2017.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le Fonds monétaire international soutient que la montée du travail à temps partiel et des contrats temporaires remet en question la structure actuelle du système d’assurance sociale, qui fonctionne selon un modèle binaire de travail à temps plein ou de chômage.

Devant ces changements, plusieurs gouvernements se sont penchés sur la pertinence de leur système de droit du travail et sur la potentielle nécessité de le moderniser. L’exemple récent du Royaume-Uni s’est démarqué.

En juillet 2017, un rapport commandé par le gouvernement du Royaume-Uni.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. examinait la façon dont les pratiques d’emploi devraient changer pour suivre les nouveaux modèles économiques. Ce rapport portait sur les répercussions des nouvelles formes de travail axées sur les plateformes numériques, telle la gig economy, sur les droits et responsabilités des employés, sur les libertés et obligations des employeurs et sur le cadre réglementaire actuel en matière d’emploi.

Le rapport recommandait entre autres choses la création d’une nouvelle catégorie de travailleurs, l’entrepreneur dépendant (par opposition à l’entrepreneur indépendant), qui donnerait aux travailleurs de la gig economy des avantages sociaux et un salaire décent. Le gouvernement a réagi à ce rapport.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. plus tôt en 2018 en annonçant qu’il ferait appliquer de manière plus stricte les droits relatifs aux vacances et aux congés de maladie pour les personnes travaillant dans la gig economy.

Entretemps, selon Daniel Mercure.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., professeur à l’Université Laval, la gig economy aura plusieurs conséquences possibles sur la société. Notamment, on peut s’attendre à une diminution des protections sociales, à des retraites plus tardives, au désengagement des entreprises des fonds de pension, à une multiplication des entrepreneurs sur le Web et à une spécialisation accrue de la main-d’œuvre.

Octobre 2017

Légalisation du cannabis : quels impacts économiques potentiels au Québec?

Le gouvernement fédéral a entrepris un processus qui mènera à la légalisation du cannabis pour des usages récréatifs au Canada d’ici l’année 2018. Par conséquent, le gouvernement du Québec a entrepris de définir les modalités qui viendront encadrer ce nouveau marché.

La démarche implique de prendre en considération différents enjeux, notamment dans les domaines de la santé publique et de la justice. De plus, comme ce fut le cas dans l’ensemble des pays qui ont entrepris de légaliser le cannabis à des fins récréatives, des impacts économiques sont à prévoir sur le territoire de la province.

Basée sur les différentes études qui sont disponibles sur le sujet, l’analyse qui suit présente une synthèse des différents impacts économiques qui ont été observés dans les pays ayant précédé le Québec dans le processus de légalisation du cannabis à des fins récréatives. Bien que le contexte québécois puisse différer de celui de ces pays, certains des impacts qui ont été constatés pourraient s’observer au Québec.

Légalisation versus décriminalisation

Alors que certains pays européens ont choisi la décriminalisation, les États américains et le Canada optent plutôt pour la légalisation. Sur le plan économique, cette nuance entraîne de très grandes différences. Alors que les Pays-Bas.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. tolèrent le commerce de détail et la possession simple, il est interdit d’y exploiter des installations professionnelles de production de cannabis.

Les effets économiques de cette approche se limitent principalement au commerce de détail et à l’attraction touristique. De plus, l’approvisionnement en cannabis des détaillants se fait en bonne partie auprès de producteurs illégaux locaux ou étrangers.  

À l’heure actuelle, il est plus aisé de comparer la situation dans les États américains qui ont légalisé l’usage récréatif du cannabis avec les politiques que l’on envisage au Canada. Le recensement des études a donc ciblé précisément ces États ainsi que les études prévisionnelles de retombées économiques qui ont été effectuées jusqu’à maintenant pour le Canada et les provinces canadiennes.

La présente analyse se base donc sur les expériences des États suivants :

  • Alaska;
  • Californie;
  • Colorado;
  • Maine;
  • Massachusetts;
  • Nevada;
  • Oregon;
  • Washington.

Effets économiques observés dans d’autres pays à la suite de la légalisation du cannabis

  • Des impacts économiques dans des secteurs diversifiés

    Les approches de légalisation nord-américaines permettent le développement non seulement d’entreprises de vente au détail, mais aussi de production et de transformation. Aussi, certains États américains ont conçu des formations en lien avec le secteur économique du cannabis.

    D’autres services connexes se développent tels que des services financiers et des services de laboratoires, de sécurité et de consultants (politiques publiques, économie, etc.).
  • Transfert de la demande du marché noir vers le marché encadré et croissance rapide de ce dernier

    À la suite d’une légalisation, une grande part des consommateurs de cannabis légal sont d’anciens consommateurs de cannabis illégal. Comme une part importante de la population consommait déjà du cannabis dans les États qui l’ont légalisé, le développement du marché légal se fait à grande vitesse, avec le transfert des consommateurs vers ce marché.

    Ce transfert s’effectue à la condition que le prix du cannabis légal devienne compétitif en comparaison avec celui du cannabis illégal. Une telle situation est observable au Colorado.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et au Nevada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Dans le cas de l’Alaska.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., on constate plutôt la persistance du marché noir étant donné l’insuffisance de l’offre sur le marché encadré. L’Alaska impose une taxe fixe plutôt qu’une taxe basée sur un pourcentage du prix de vente, ce qui limite les possibilités de baisse de prix sur le marché légal.
  • Augmentation du tourisme lié à la consommation de cannabis

    Parce qu’il a été le premier État à adopter une politique de légalisation du cannabis récréatif, le Colorado.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a vu son secteur touristique croître de manière considérable. Cet effet devrait s’estomper au fur et à mesure que plusieurs États et pays adopteront des politiques similaires en Amérique du Nord, ce qui diluera du coup ce pouvoir d’attraction.
  • Développement des secteurs des équipements de production et de transformation

    Avec l’automatisation des processus de production.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et l’augmentation des parts de marché pour des produits transformés (pâtisseries, boissons) à base de cannabis, les secteurs des équipements de production et de transformation sont en croissance rapide dans plusieurs États. La production en serre semble s’imposer en raison de sa plus grande productivité que la culture extérieure.
  • Développement du secteur de la vente de détail

    Les États ayant légalisé le cannabis récréatif ont confié le commerce à des commerçants privés.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qui exploitent des commerces spécialisés. Ainsi, les États séparent le commerce de cannabis médical du commerce de cannabis récréatif. Les exigences de ces deux marchés semblent en effet différentes, et ces deux catégories de consommateurs s’attendent à des expériences clients de nature très distincte.  
  • Production légale et exportation illégale vers des endroits où la consommation récréative n’est pas légalisée

    Le Colorado.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. constate qu’un marché gris s’est développé et qu’une partie de la production légale est exportée dans des États voisins où la consommation récréative n’est pas légalisée. Certains observateurs mettent en cause les limites relativement élevées qui sont autorisées pour les autoproducteurs (quatre plants par personne).

    La même situation pourrait se produire au Québec, surtout parce que la production illicite actuelle dépasse grandement la consommation interne et qu’elle serait exportée dans une proportion de 57 %, selon une étude.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  • Développement économique et création d’emplois

    Selon un article paru dans le magazine Forbes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
    , le secteur du cannabis légal aux États-Unis pourrait permettre de créer 250 000 emplois d’ici l’année 2020, ce qui représente plus que l’ensemble du secteur manufacturier américain. Une étude spécialisée.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. produite par le Marijuana Business Daily prévoit que la valeur des impacts économiques totaux se situera entre 24,4 milliards de dollars et 44 milliards de dollars en 2020.

    Toujours selon cette étude, la valeur du marché total, à maturité, est estimée entre 40 et 45 milliards de dollars. Dans plusieurs États, le secteur économique du cannabis légal sera un important vecteur de développement économique au cours des prochaines années.

    Comme, pour l’instant, les États où le cannabis est légalisé voient leur marché comblé par des entreprises locales, les effets multiplicateurs d’une dépense dans le secteur sont plus élevés que ceux que l’on observe dans d’autres secteurs économiques. Selon cette même étude, l’industrie procurerait déjà entre 100 000 et 150 000 emplois.
  • Automatisation et consolidation

    Des entreprises productrices ou transformatrices performantes se sont développées en exerçant leurs activités aux États-Unis ou ailleurs au Canada pour répondre à la demande des marchés récréatifs ou médicaux. Selon le Marijuana Business factbook 2016.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le secteur se consolide graduellement et de grandes entreprises émergent de ce processus.

    Selon les futures règles commerciales dans le secteur, ces entreprises auront peut-être la possibilité d’exporter leur production sur le marché québécois ou d’installer des unités de production sur le territoire de la province pour fournir le marché local. C’est notamment le cas d’une entreprise en Alberta qui, selon cet article paru sur le site Internet de Radio-Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., amorce la construction de la plus grande serre de production de cannabis au monde.
  • Incidence sur la consommation de tabac et d’alcool

    Les conclusions divergent quant aux effets de la légalisation du cannabis sur la consommation de tabac et d’alcool. Certaines études concluent que ces produits sont complémentaires et que l’augmentation de la consommation de cannabis peut entraîner une hausse de la consommation d’alcool et de tabac.

    D’autres études indiquent plutôt que ces produits sont des substituts des uns et des autres et que la hausse de la consommation de cannabis peut entraîner une diminution de la consommation de tabac et d’alcool. En ce sens, les caractéristiques socio-économiques des consommateurs observés semblent influencer grandement leurs comportements.

    Selon une étude réalisée par des chercheurs australiens.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., dans la mesure où le marché encadré se compose en bonne partie d’anciens consommateurs de cannabis illicite, les effets de substitution ont une incidence limitée sur la consommation totale d’alcool et de tabac.  

Conclusion

Plusieurs facteurs viendront influencer les impacts économiques réels de la légalisation du cannabis au Québec.

Tout d’abord, la légalisation se fera ici quand plusieurs États américains auront déjà entrepris ce virage et en même temps que la légalisation dans le reste du Canada. Cela devrait limiter les conséquences sur le tourisme.

De plus, le niveau d’évolution des entreprises qui exercent leurs activités dans d’autres marchés pourrait représenter un avantage pour celles qui envisagent de s’établir au Québec.

Par ailleurs, plusieurs paramètres restent à définir quant au modèle d’encadrement du marché qui aura cours sur le territoire, notamment en ce qui concerne:

  • l’autoproduction;
  • la vente au détail;
  • l’ouverture du marché à l’importation et à l’exportation.

Par contre, bien que sa situation soit particulière, le Québec possède l’avantage de pouvoir prendre en considération les répercussions des décisions des États et des pays qui l’ont précédé dans ce processus.   

Craindre l’automatisation? L’exemple du débat sur la « taxe-robot »

Personne ne passera à côté; l’intelligence artificielle transformera le marché du travail : si la productivité des entreprises sera impactée positivement, des millions d’emplois seront affectés, alors que la nature du travail, les ressources et les compétences changeront.

Depuis quelques années, de nombreuses études ont été publiées sur cette « automatisation des emplois » et prédisent un chômage technologique à des degrés variables.

Des questions apparaissent alors :

  • Quels emplois disparaîtront et apparaîtront?
  • Les entreprises qui ne se robotiseront pas demeureront-elles compétitives?
  • Quelles seront les compétences de demain?

Les pistes d’actions et de solutions préconisées par les pouvoirs publics divergent beaucoup d’un État à l’autre; chacun est confronté à la nécessité de l’automatisation des emplois pour demeurer compétitif tout en restant prudent pour l’avenir de la main-d’œuvre.

Un exemple de ce dilemme a été le débat fortement polarisé en Europe au début de cette année : l’idée d’une « taxe-robot », comme réponse aux « craintes » liées à l’automatisation, a été débattue au Parlement européen et lors de la campagne présidentielle française.

À l’été 2017, le débat continu, et d’autres pays réfléchissent à des solutions similaires.

Qu’est-ce que la « taxe-robot »?

L’idée est ancienne. À partir des années 1800 et de l’avènement de l’industrialisation, certains ont avancé le projet de taxer le travail mécanique compte tenu des emplois perdus. Les craintes actuelles autour de l’automatisation des emplois ont mené au retour de cette réflexion. Malgré différentes écoles de pensée sur la question, le raisonnement des défenseurs de la « taxe-robot » se décline ainsi.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. : le travail va inévitablement se raréfier sous l’effet de l’automatisation progressive de tâches de plus en plus compliquées.

S’il y a moins d’emplois, les cotisations sociales prélevées sur le travail humain vont donc diminuer. Pour combler ce vide, l’idée serait de taxer la valeur ajoutée par l’automatisation. Ainsi, au moment où l’on fait appel à un robot pour faire le travail à la place d’un employé dans une entreprise, ce robot devrait être taxé puisqu’il empêche un humain d’effectuer la tâche, d’être rémunéré et, par conséquent, de payer des impôts.

Pour ses partisans, cette mesure fiscale permettrait aux États de continuer à financer des projets de société, comme un revenu universel de base, ou des secteurs comme la santé, l’éducation, la formation ou encore la construction et l’entretien de grandes infrastructures. Il s’agirait donc essentiellement de réinventer une partie de la fiscalité des États.

Pour ou contre?

Le débat est d’abord apparu en Europe au début de l’année 2017, là où le taux de robotisation est élevé. L’eurodéputée Mady Delvaux a fait voter le « rapport Delvaux » au Parlement européen. Celui-ci portait, entre autres choses, sur la mise en place d’un cadre juridique pour les robots qui anticipe les « changements sociétaux » liés à la robotique, notamment en matière d’emploi.

Le rapport invitait ainsi à débattre du système fiscal et social devant l’automatisation et à présenter une loi sur le sujet : on voulait obliger les entreprises à « notifier l’étendue et la part de la contribution de la robotique à leurs résultats financiers, à des fins de fiscalité et de calcul des cotisations sociales.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. ». Le Parlement européen a adopté le rapport Delvaux, mais les deux dispositions les plus polémiques et les plus importantes, soit la « taxe-robot » et l’idée d’un revenu universel de base,.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. ont été éliminées du rapport.

Ce rapport a incité ensuite le candidat socialiste défait Benoit Hamon.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. lors de la dernière élection présidentielle en France au printemps 2017 à poursuivre le débat. Pour Hamon, la « taxe-robot » assurerait la protection sociale et un revenu universel garanti par l’État. Lorsqu’un salarié est remplacé par une machine, « la richesse créée bénéficie essentiellement aux actionnaires ». Pour changer la donne, il faut, dit-il, taxer cette richesse « en appliquant les cotisations sociales sur l’ensemble de la valeur ajoutée et non plus seulement sur le travail.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. ». Autrement dit, il faudrait considérer la machine comme un véritable salarié, avec les coûts que cet emploi induit.

À cela s’ajoute l’intervention du milliardaire et fondateur de Microsoft, Bill Gates, qui veut « taxer les robots à un niveau identique à celui des salariés » afin de financer les politiques sociales. Pour Gates, la robotisation libérera la main-d’œuvre afin qu’elle effectue des « tâches nécessitant "empathie" et "compréhension humaine" que l’intelligence artificielle ne peut offrir »..  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.

Cependant, tout le monde ne partage pas l’idée que les machines tuent l’emploi. Politiciens, entrepreneurs et économistes émettent des critiques et des doutes à l’égard de la mesure et des faits qui la justifient. Ici, le chômage technologique potentiel arrive au centre du débat : combien d’emplois seront affectés par l’automatisation?

Les défenseurs de la « taxe-robot » se justifient avec des études qui annoncent des taux de chômage oscillant entre 42 % à 54 % dans plusieurs États de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Or, une telle affirmation est jugée par plusieurs comme trop alarmiste, les recherches étant incomplètes ou discutables ou encore la méthodologie, simplement inadéquate.

Les opposants à cette taxe invoqueront que l’automatisation risque plutôt de générer de nouveaux emplois d’un tout autre genre. De plus, la pertinence économique de la taxe est remise en cause : on explique que cette mesure fiscale agira contre la compétitivité et qu’elle découragera l’innovation. Les partisans de ce camp considèrent ainsi que cette fiscalité part d’un principe erroné, soit qu’il n’y aura plus de croissance et que les robots détruiront automatiquement des emplois.

Le vrai débat doit se faire, à leurs yeux, sur le renouvellement des compétences, les gains de productivité et la nouvelle performance économique qui en résulteront. Pour d’autres, c’est à l’OCDE à .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.prendre le relais, étant donné que cette organisation a souvent réussi à impacter les régimes fiscaux.

La suite?

Le débat est loin d’être terminé, puisque la Corée du Sud pourrait devenir le premier pays à adopter une « taxe-robot ». Un projet de taxation des robots fera partie intégrante de la prochaine réforme fiscale du pays, qui est prévue d’ici la fin de l’année 2017. Le gouvernement du président Moon Jae-in a annoncé une « diminution de la déduction fiscale octroyée aux entreprises jusqu’ici pour les investissements améliorant leur productivité ».

Depuis plusieurs années, le gouvernement sud-coréen prévoit un abattement fiscal atteignant jusqu’à 7 % pour les entreprises qui investissent en automatisation. Ayant comme objectif avoué de ralentir la robotisation du marché de l’emploi, les propositions de la réforme fiscale sud-coréenne retrancheront plus de deux points de pourcentage à cet abattement fiscal.

Avec 1,17 million de chômeurs au pays, l’argent recueilli par cette mesure fiscale serait ainsi investi dans l’aide sociale. La réforme n’est pas encore adoptée, et le débat ressemble en tout et pour tout à celui qui a lieu en Europe.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Au Québec, l’enjeu se pose dans un contexte et des termes bien différents.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Le chômage y est moindre qu’ailleurs, et l’automatisation, bien peu avancée comparativement à d’autres États.

À la fin de l’année 2016, on comptait 1,8 million de robots dans le monde, dont 70 %:

  • en Chine;
  • au Japon;
  • aux États-Unis;
  • en Corée du Sud;
  • en Allemagne.

Le Québec, quant à lui, comptait un parc de seulement 7300 robots au début de l’année 2017.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. À l’heure actuelle, si le débat n’est pas aussi polarisé, les solutions sont présentes. Le gouvernement québécois a présenté, en avril dernier, un plan stratégique 2016-2019 misant sur le « manufacturier innovant ». Il compte investir 500 millions de dollars canadiens sur 3 ans pour soutenir les entreprises qui se tournent vers les nouvelles technologies et la robotisation.

Il a aussi présenté l'Économie numérique du Québec, puisque la question de la formation et de l’acquisition de compétences numériques pour adapter la main-d’œuvre à ce nouveau contexte fait partie de ces récentes orientations gouvernementales.

Que sont les deep techs? Secteurs et enjeux d’un modèle émergent

Que sont les deep techs?

Depuis quelques mois, on entend régulièrement parler des deep techs comme d’un nouvel eldorado. Les deep techs ou frontier techs sont des entreprises en phase de démarrage (startups) qui ont une forte dimension technologique et qui offrent à leur clientèle des produits et services considérés comme de l’innovation de rupture.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Les deep techs s’adressent à un marché dynamique ou en émergence et sont, depuis l’année 2016, en forte expansion autant aux États-Unis qu’en Europe et en Asie. Ce type d’entreprise, qui s’apparente davantage à de l’entrepreneuriat scientifique, provient généralement du secteur des laboratoires, en fonction principalement des derniers progrès et des récentes découvertes de la science, ce qui lui confère un certain avantage concurrentiel.

Ces entreprises proposent essentiellement des transferts de technologie du laboratoire à l’entreprise et s’attardent à de nombreux domaines, notamment:

  • la santé;
  • les énergies;
  • les industries;
  • le transport;
  • la finance;
  • l’environnement.

Quels secteurs? Quels enjeux?

Ces entreprises ciblent plus particulièrement le secteur de l’intelligence artificielle (IA) au sens large ainsi que les domaines de la cybersécurité, de l’aéronautique, des drones, de la robotique, des véhicules autonomes et de l’impression 3D, ces derniers faisant partie du frontier hardware. À ceux-ci s’ajoutent les secteurs de la biotechnologie, de l’Internet industriel (Internet des objets) et de la réalité virtuelle et augmentée.

On remarque que depuis sept ans, la création de startups de ce type s’est multipliée par cinq en Europe et aux États-Unis. De plus, le financement de ces entreprises s’est fortement apprécié, en particulier les deep techs qui évoluent dans des domaines comme:

  • la biotechnologie;
  • la réalité virtuelle et augmentée;
  • les drones.

Pour mieux comprendre les enjeux particuliers de cette vague, le Boston Consulting Group et Hello Tomorrow, une organisation internationale qui soutient les deep techs, ont publié une étude intitulée From Tech To Deep Tech – Fostering Collaboration between corporates and startups.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Ces startups issues directement de la recherche et gourmandes en capital sont confrontées à des défis très particuliers qui limitent leur développement. Pourtant, leur potentiel de création de valeur est considérable. Selon cette étude, à l’échelle mondiale, quelque 3 500 startups issues de la recherche ont été recensées par le fonds anglais Atomico.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. en 2015, et le nombre de créations d’entreprises a quintuplé en Europe et aux États-Unis depuis l’année 2011. Le financement de ces entreprises est également considérable et en forte hausse.

En ce qui a trait aux initiatives internationales en la matière, mentionnons la tenue, à Paris en octobre 2017, du Hello Tomorrow Global Summit 2017.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le grand rassemblement consacré aux innovations deep techs qui réunira 2 000 visionnaires et entrepreneurs de 120 pays. À la croisée des sciences et des affaires, des entrepreneurs expliqueront comment ils changeront le monde, notamment avec la biologie de synthèse, les nanotechnologies ou l’apprentissage-machine (machine learning).

Parmi les thèmes qui seront abordés lors de ce sommet, nommons ceux-ci :

  • La mobilité;
  • Les données et l’intelligence artificielle;
  • L’environnement;
  • Les soins de santé;
  • L’énergie;
  • Le mieux-être;
  • L’agriculture;
  • L’aérospatiale;
  • Les nouveaux matériaux.

Les deep techs au Québec

Vu l’importance de cette révolution entrepreneuriale, les initiatives qui visent le développement de startups, de deep techs ou autres se sont multipliées un peu partout dans le monde.

Au Québec, à titre d’exemple, le Centech.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., un centre d’entrepreneuriat lié à l’École de technologie supérieure, se donne comme mission de propulser des entreprises technologiques de ce genre et d’accélérer leur développement. À l’échelle provinciale, la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation et le Plan d’action en économie numérique cherchent à soutenir le développement de ces jeunes entreprises innovantes.

En matière de deep techs, le Québec se distingue particulièrement dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA).

À titre d’exemple, voici un bref portrait des investissements récents en intelligence artificielle à Montréal (Montréal International.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.) :

  • La grappe de l’intelligence artificielle mettra à profit l’expertise développée par l’Institut de valorisation des données (@IVADO), auquel le gouvernement a accordé 14,9 millions de dollars.
  • Le 21 novembre dernier, Google a annoncé un investissement de 4,5 millions de dollars dans la recherche sur l’intelligence artificielle à Montréal.
  • Google a aussi annoncé la mise sur pied d’un centre de recherche montréalais sur l’apprentissage profond (intelligence artificielle).
  • Le 18 janvier dernier, en marge du Forum économique mondial à Davos, la multinationale Microsoft a annoncé.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qu’à la suite de son acquisition de la startup Maluuba, basée à Montréal, elle vise d’ici deux ans à doubler la taille de cette entreprise, qui exerce ses activités dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la compréhension du langage par les machines.
  • Microsoft a également annoncé qu’elle versera, sur une période de 5 ans, des subventions pour la recherche en IA de 6 millions de dollars à l’Université de Montréal et de 1 million à l’Université McGill.

Que ce soit au Québec ou ailleurs, les décideurs publics et les entrepreneurs doivent comprendre que cette proximité avec les grandes innovations technologiques permet aux deep techs d’acquérir des avantages concurrentiels clairs et d’avoir des répercussions positives sur la société. Mentionnons, par exemple, la longévité de la vie, la santé et divers secteurs de l’économie (transports, énergie, matériaux, intelligence artificielle, etc.).

Toutefois, comme partout ailleurs, ces entreprises sont confrontées à des problèmes dont les gouvernements doivent tenir compte : des délais de démarrage longs, les besoins en capitaux plus importants et les craintes des investisseurs. On constate que le rôle de soutien de grands groupes auprès de ces startups est important, voire déterminant dans certains cas.

De startup à scale-up : croissance d’entreprise et rôle des universités

Selon la Small Business Administration.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. du gouvernement fédéral américain, parmi les 15,8 millions de nouveaux emplois créés aux États-Unis depuis l’année 2010, plus de 10 millions provenaient de petites entreprises et de startups. Néanmoins, les analystes s’aperçoivent que le plus grand défi est désormais d’assurer la croissance des startups pour les faire devenir des scale-ups.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Une scale-up est une entreprise innovante, plus mature qu’une startup, qui compte 10 employés au minimum et qui affiche un taux de croissance d’au moins 20 % pour les 3 dernières années. Il s’agit d’une entreprise qui a conçu un modèle d’affaires efficace et qui est prête à prendre de l’expansion sur les marchés internationaux.

Forbes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. signale que 40 % des startups s’éteignent au cours des 5 premières années, mais les entreprises qui survivent sont celles qui contribuent le plus à la croissance de l’emploi, à l’amélioration de la productivité et à l’innovation. L’objectif est donc de résoudre les scale-up gaps, c’est-à-dire les facteurs qui portent atteinte à la croissance des startups.

Le Scale-Up Institute.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. est une société britannique à but non lucratif qui effectue des recherches afin de définir un écosystème de croissance idéale. Il signale que la résolution des scale-up gaps pourrait se traduire par la création de 150 000 emplois additionnels d’ici l’année 2034, dans toutes les régions du Royaume-Uni, et par l’apport d’une valeur ajoutée brute à l’économie pouvant aller jusqu’à 370 milliards de dollars canadiens (225 milliards de livres sterling) pour la même période.

Le rôle des universités

La disponibilité d’une main-d’œuvre hautement qualifiée met en relief le rôle des universités dans l’essor des scale-ups. Selon le Forum économique mondial.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les entreprises en croissance rapide font face à un environnement changeant qui exige des compétences particulières pour saisir rapidement les nouvelles occasions d’affaires. Dans ce contexte, les universités sont en mesure de fournir des employés talentueux dans les domaines de la science et de la technologie ainsi que dans plusieurs autres disciplines de soutien telles que la gestion de la stratégie et de l’innovation.

À l’international, ce type de maillages affiche une performance intéressante. Le Cambridge Technopole a mis en place, depuis l’année 2000, des réseaux où interagissent les universités, les entreprises et les organismes publics. On parle notamment du Cambridge Network,.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qui est axé sur le secteur de la technologie et du One Nucleus, qui a trait aux sciences de la vie. L’Université de Cambridge a été au cœur de 300 nouvelles entreprises de haute technologie au cours des 20 dernières années, dont beaucoup sont aujourd’hui des chefs de file dans leurs secteurs industriels.

Le Québec et l’essor de l’écosystème des startups montréalais

Au Québec, l’écosystème des startups de Montréal.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. génère des retombées économiques directes et indirectes de plus de 700 millions de dollars annuellement et emploie près de 10 000 travailleurs. Vu l’importance de cette révolution entrepreneuriale, les initiatives qui visent le développement de startups se sont multipliées un peu partout dans le monde. Au Québec, la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation et le Plan d’action en économie numérique cherchent à soutenir le développement de ces jeunes entreprises innovantes.

La disponibilité du talent semblerait être un scale-up gap dans l’écosystème montréalais. Selon le Global Startup Ecosystem Report 2017.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les startups de Montréal ont encore du mal à accéder aux meilleurs professionnels, et ce, malgré la présence d’universités prestigieuses. Ces propos sont partagés dans Le portrait de l’écosystème startup montréalais 2016.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui signale que les étudiants de cette ville, particulièrement ceux dans les domaines techniques, ne sont pas assez exposés aux startups pendant leur cheminement universitaire. L’engagement des universités dans le développement des startups se traduit par plusieurs centres d’entrepreneuriat qui fournissent les ressources et les connaissances pour le développement de jeunes entreprises innovantes.

De plus, l’expertise en intelligence artificielle qui, selon le Global Startup Ecosystem Report 2017, constitue la force principale de l’écosystème montréalais des startups, découle largement des recherches de Yoshua Bengio, un professeur de l’Université de Montréal.

Cependant, malgré ces atouts, il faut réfléchir à la capacité d’innovation de la ville de Montréal. Le rapport Montréal – Métropole de Talent.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 2016 signale que « le dynamisme des activités productives est faible, du fait notamment de la présence d’une majorité de très petites entreprises peu innovantes et tournées exclusivement vers le marché local ». Par conséquent, le rapport suggère de « stimuler l’innovation, notamment ses nouvelles formes, au sein de l’économie montréalaise, et d’accélérer le développement de nouvelles idées créatrices d’emplois ».

La Chambre de commerce de Montréal, dans un mémoire (2017), se fait l’écho des conclusions du rapport de l’OCDE et voit dans le renforcement des relations entre les entreprises et les universités une voie porteuse en vue de dynamiser l’innovation dans la région de Montréal. Cela implique toutefois de surmonter une série de défis sur les plans informationnel et culturel.

Ainsi, selon la documentation disponible, il semble converger, au cœur de l’environnement technologique montréalais :

  • une dynamique d’innovation qui peut être améliorée,
  • une pénurie de main-d’œuvre hautement qualifiée,
  • la pertinence d’encourager la transition des startups vers des scale-ups,
  • l’expertise accumulée en technologies très novatrices, notamment l’intelligence artificielle,
  • le potentiel transformationnel de cette technologie pour d’innombrables processus industriels
  • un écosystème universitaire privilégié.

Montréal International, l’écosystème universitaire montréalais, est riche et semble propice à un tel rapprochement.

L’intelligence artificielle : 20 000 milliards de dollars à l’économie mondiale en 2030

L’intelligence artificielle (IA) suscite à la fois l’enthousiasme et l’appréhension. Quelles possibilités et menaces réelles représente-t-elle pour les entreprises? En s’appuyant sur une analyse détaillée de l’effet de l’IA sur les entreprises, la firme de consultation PwC a tenté de déterminer comment celles-ci peuvent tirer avantage des plus grandes occasions qui se présentent sur le marché.

Dans son étude parue au mois de juillet.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., PwC soutient que le développement de l’intelligence artificielle fera croître de 14 % le produit intérieur brut (PIB) mondial d’ici l’an 2030 en raison des gains de productivité générés par les nouvelles technologies, l’augmentation de la qualité des produits et la hausse de la demande des consommateurs.

Les plus grands gains sont susceptibles d’être faits:

  • en Chine (une hausse de plus de 26 % de son PIB en 2030 ou de 9 000 milliards de dollars);
  • en Amérique du Nord (augmentation potentielle de 15 % de son PIB ou de 4 700 milliards de dollars).

Les secteurs qui afficheront les gains les plus considérables sont:

  • la vente au détail;
  • les services financiers;
  • les soins de santé.

Selon PwC, ce sera l’Amérique du Nord qui bénéficiera le plus des retombées de l’IA à court terme en raison de la capacité des consommateurs et du degré de maturité des technologies de pointe qui intègrent l’IA. L’augmentation probable du PIB sera amplifiée par les énormes possibilités d’introduire davantage de technologies plus productives, dont beaucoup sont prêtes à être appliquées, ainsi que par l’effet de l’accumulation rapide d’actifs – pas seulement technologiques – ainsi que par des points de contact de données et les flux d’informations et de connaissance du client qui les accompagnent.

Au milieu des années 2020, cependant, la Chine rattrapera l’Amérique du Nord en matière de productivité, et cela stimulera les exportations chinoises de produits qui intègrent l’IA vers l’Amérique du Nord.

Aujourd’hui, les assistants numériques, les agents conversationnels (chatbots) et l’apprentissage-machine (machine learning) sont quelques-unes des formes que prend l’IA.

Selon PwC, l’IA se décline en quatre grands axes :

  • L’intelligence automatisée : automatisation des tâches manuelles ou cognitives et routinières ou non routinières;
  • L’intelligence assistée par ordinateur : aide aux personnes pour qu’elles accomplissent mieux leurs tâches et plus rapidement;
  • L’intelligence amplifiée : aide aux personnes pour qu’elles prennent de meilleures décisions;
  • L’intelligence autonome : automatisation des processus décisionnels sans intervention humaine.

Contrairement à d’autres études.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., celle de PwC tente de réfuter la prévision de scénarios qui comportent des pertes massives d’emplois. Au lieu de cela, les chercheurs de PwC recommandent que les entreprises se préparent à une « main-d’œuvre hybride », où les humains et l’IA travailleront côte à côte.

D’ailleurs, une importante étude.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qui est parue récemment sur le site de l’Institut de politique économique conclut que rien ne prouve que l’automatisation et la robotisation entraîneront nécessairement du chômage ou de l’inégalité. Enfin, sur le site du Centre de recherche en politique économique, une étude qui évalue l’incidence de l’intelligence artificielle et de la robotisation.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. sur les attentes en matière d’emplois et qui utilise des données provenant d’enquêtes au Japon concluait ceci : compte tenu des premiers stades de diffusion de nombreuses technologies liées à l’IA et à la robotique, il est encore trop tôt pour mesurer l’incidence de ces innovations sur l’emploi.

Toutefois, les données d’enquête au Japon indiquent que les travailleurs ayant des compétences adaptables qu’ils ont acquises grâce à l’enseignement supérieur (en particulier dans les domaines de la science et de l’ingénierie) ou des compétences professionnelles précises (particulièrement celles concernant les services aux personnes) se trouvent moins préoccupés par le fait que leur travail soit remplacé par l’IA ou la robotique.

Le gouvernement du Québec a annoncé.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qu’une somme de 100 millions de dollars sur 5 ans sera consacrée au développement d’une grappe dans le secteur de l’intelligence artificielle. Pour sa part, le gouvernement du Canada a annoncé.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. le financement d’une stratégie pancanadienne en intelligence artificielle à hauteur de 125 millions de dollars, dont 40 millions seraient consacrés au nouvel Institut en intelligence artificielle de Montréal.

Par ailleurs, le gouvernement du Québec a annoncé la conclusion d’un nouveau protocole d’entente.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (Memorandum of Understanding - MOU) prévoyant un renforcement de la coopération Québec-Ontario dans le développement de l’intelligence artificielle, marquant ainsi une nouvelle étape dans l’accélération de la croissance des technologies de l’information et des communications.

Cette entente, qui s’appuie sur les investissements existants, consolidera l’avantage concurrentiel des deux provinces en matière d’intelligence artificielle en élargissant les possibilités de collaboration en recherche, en recrutement de talents, en développement des compétences et en croissance des entreprises.

Ensemble, l’Ontario et le Québec appuieront la réalisation d’avancées dans la conception et la commercialisation de technologies innovatrices telles que:

  • les véhicules autonomes;
  • la reconnaissance vocale;
  • la détection des fraudes;
  • l’imagerie et les diagnostics médicaux.

L’intensification du soutien apporté au secteur avant-gardiste des technologies de pointe dans les deux provinces permettra d’attirer de nouveaux investissements et talents des quatre coins de la planète, tout en créant des emplois hautement qualifiés dans diverses régions du Québec et de l’Ontario.

Mentionnons que la startup montréalaise Element AI est devenue la plus importante entreprise spécialisée en intelligence artificielle au Canada après avoir reçu un financement record de 137,5 millions de dollars canadiens (102 millions de dollars américains) d’investisseurs connus. Parmi ceux-ci, on trouve:

  • Data Collective Real Ventures;
  • Fidelity Investments Canada;
  • Intel Capital;
  • Microsoft Ventures.

Ce financement renforce également le statut de Montréal comme centre important pour le développement d’entreprises liées à l’IA. Element AI cherche à intégrer l’intelligence artificielle dans les activités des entreprises, notamment par l’entremise d’un laboratoire et de chercheurs associés. Elle a établi des partenariats en cybersécurité, en fabrication industrielle, en transport et en robotique.

Son modèle d’affaires initial est hybride : l’entreprise prévoit financer des douzaines de startups en IA, mais elle travaille aussi directement avec de grandes entreprises. L’objectif est de développer un réseau d’entreprises du même domaine qui collaboreront et amélioreront leur propre prestation de services.

La lutte au gaspillage alimentaire : des initiatives qui contribuent à la compétitivité dans le secteur de l’alimentation

Selon une étude réalisée par le Swedish Institute for Food and Biotechnology.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., environ un tiers de tous les aliments produits dans le monde sont gaspillés. Cette situation entraîne des conséquences autant environnementales qu’économiques.

Sur le plan environnemental, le gaspillage alimentaire engendre la consommation inutile de ressources comme l’eau, les terres arables, l’énergie et la biomasse forestière pour la production d’emballages. L’enfouissement des déchets alimentaires est aussi une source considérable d’émissions de méthane, l’un des principaux gaz à effet de serre (GES) responsable du réchauffement climatique.

Dans un contexte économique de plus en plus compétitif, les entreprises sont appelées à optimiser la valeur économique de leurs intrants dans leur processus de production afin de rester concurrentielles. La compétition dans le domaine de l’alimentation est mondialisée, et les entreprises dont les processus entraînent le gaspillage d’intrants courent des risques quant à leur viabilité.

Ces pressions, tant économiques qu’environnementales, s’intensifieront au cours du siècle. Selon un rapport.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de l’Organisation des Nations Unies, la demande alimentaire mondiale devrait augmenter de 70 % d’ici l’année 2050.

Au Canada, selon une étude du Value Chain Management Center publiée en 2010.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., c’est l’équivalent de 27 milliards de dollars en nourriture qui disparaît chaque année. Cela représente près de 2 % du produit intérieur brut annuel du pays.

Les supermarchés génèrent une part conséquente des déchets alimentaires. En Suède, par exemple, en 2012, les détaillants alimentaires du pays ont perdu entre 45 000 et 70 000 tonnes de nourriture. Par leur processus de gestion, les supermarchés influencent également les quantités de déchets que les fournisseurs et consommateurs produisent, ce qui en fait des acteurs centraux dans la réduction du gaspillage alimentaire.

Quelques exemples d’initiatives internationales visant la réduction du gaspillage alimentaire

Le 11 avril dernier, la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen (ENVI) a voté à l’unanimité en faveur d’un rapport intitulé Efficacité des ressources : réduire le gaspillage alimentaire, améliorer la sécurité alimentaire.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Celui-ci prévoit un objectif de réduction du gaspillage alimentaire de 30 % d’ici l’année 2025 et de 50 % d’ici l’année 2030.

Une résolution européenne sur l’étiquetage et le gaspillage alimentaires a également été adoptée en janvier 2017. Elle vise à perfectionner les modalités d’étiquetage dans le but de contribuer à réduire le gaspillage alimentaire, qui peut et doit être évité.

Par ailleurs, en Australie, l’organisme Foodbank.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. travaille à mettre en œuvre la première stratégie nationale de gestion des déchets alimentaires du gouvernement australien. Cette stratégie vise à réduire de moitié le gaspillage de nourriture dans ce pays d’ici l’année 2030.

Au Danemark, le gouvernement intervient aussi dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Le pays a ainsi réduit de 25 % le volume de nourriture jetée à la poubelle, grâce à un ensemble de mesures.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Du côté des États-Unis, la Fondation Rockefeller et l’American Hotel & Lodging Association ont lancé conjointement une série de projets pilote.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.s afin de réduire les déchets alimentaires dans l’industrie hôtelière.

Enfin, en juin dernier, des représentants de 17 des 21 pays membres de la Coopération économique en Asie-Pacifique se sont réunis à Taipei.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour définir de meilleures pratiques permettant de limiter le gaspillage alimentaire. Ils y ont discuté des bonnes pratiques et des politiques publiques à mettre en place afin de combattre le gaspillage alimentaire et de renforcer la sécurité sanitaire des aliments à travers la région.

Les représentants ont notamment examiné des mesures qui sont censées permettre d’atteindre une réduction de 10 % des pertes et du gaspillage alimentaires d’ici l’année 2020, en comparaison avec les niveaux qui ont été constatés en 2011-2012.

Initiatives québécoises en matière de gestion du gaspillage alimentaire

Le réseau des banques alimentaires du Québec a annoncé le déploiement du Programme de récupération en supermarchés.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (PRS), qui est le premier programme du genre au Canada et qui a comme objectif d’apporter une réponse aux problèmes de gaspillage et de précarité alimentaires sur tout le territoire du Québec.

Les trois grands réseaux de détaillants, soit Loblaw, Metro et Sobeys, ont accepté de participer à ce programme commun, qui vise à redistribuer leur nourriture invendue aux plus démunis de la société.

Ainsi, c’est près de 840 000 kilogrammes de denrées additionnels qui seront récupérés dans le cadre du PRS plutôt que d’être acheminés aux différents sites d’enfouissement. Cela représente une valeur économique de 5 960 000 dollars.

Ce projet répond aux objectifs de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles, dont celui de bannir la matière organique des lieux d’élimination. Il contribue également à l’atteinte de l’objectif de réduction des émissions de GES du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques, soit celui de réduire ces émissions de 20 % sous le niveau de l’année 1990, d’ici l’an 2020.

Le retour de la politique industrielle

Dans un document diffusé sur le site Project Syndicate,.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. le Dr. Christopher Smart, chercheur principal à l’Université Harvard, recueille les avis d’experts sur le véritable rôle de la politique industrielle au 21e siècle. Dans le sillage de la crise financière de l’année 2008, notamment là où les marchés avaient clairement échoué, la politique industrielle a fait un retour marqué.

Les gouvernements ont pris des mesures de grande envergure pour sauver diverses industries et entreprises de la faillite. Justin Yifu Lin, l’ancien économiste en chef de la Banque mondiale, définit une politique industrielle comme suit : « toute décision, réglementation ou loi du gouvernement qui encourage l’activité ou l’investissement continu dans une industrie ». Compte tenu de cette définition générale, on ne devrait pas se surprendre que « la plupart des pays, intentionnellement ou non, poursuivent une politique industrielle sous une forme ou une autre ». Alors qu’une politique industrielle réussie stimule la croissance et le développement, les politiques qui sont poussées trop loin peuvent avoir les effets inverses.

Pour Michael J. Boskin.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui a présidé le Conseil des conseillers économiques sous le président George Bush, le Japon est un exemple où la microgestion de l’économie au cours des années 1980 a bien fonctionné jusqu’à ce qu’éclate la bulle d’actifs avec comme conséquence « une décennie perdue, trois récessions et, de loin, le ratio dette publique/PIB le plus élevé de toutes les économies avancées ».

L’Union européenne (UE) tente de définir un cadre cohérent.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour aborder le sujet depuis l’année 2014, lorsqu’elle a publié une analyse des avantages et des inconvénients d’une politique industrielle. On y relate, entre autres choses, que l’économie verte et inclusive sera l’un des principaux défis des prochaines années. On ajoute que le rôle principal que doit jouer l’UE dans la politique industrielle est d’intégrer les domaines d’action et de diffuser les bonnes pratiques en conséquence. On note également que nombre de travaux demeurent inachevés, d’où la nécessité d’une mise en œuvre au sein de l’UE et des États membres. La Commission européenne émet un message clé en soulignant l’importance d’intégrer les industries européennes dans les chaînes de valorisation internationales.

Plus tôt cette année, la publication d’un livre vert sur la politique industrielle.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. par la première ministre britannique s’inscrit dans un mouvement, pour les États, de reprise de contrôle des forces de la mondialisation. Toutefois, selon Paola Subacchi, la directrice de recherche en économie internationale à la Chatham House.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., de sérieux problèmes subsistent dans ces deux derniers cas. Le nouveau plan du Royaume-Uni ne précise pas l’objectif principal de sa stratégie, de l’un, et devrait également tenir compte de la compétitivité mondiale de l’industrie britannique, de l’autre.

Bien que les gouvernements aient raison d’éviter de choisir des « gagnants », qui sont définis par le magazine The Economist.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. comme une tentative gouvernementale de promouvoir la croissance de certains secteurs industriels et d’entreprises en particulier, ils doivent rester actifs d’autres manières. Plus précisément, explique madame Subbachi, les gouvernements doivent « analyser les secteurs et les industries qui sont plus susceptibles de contribuer à la croissance à long terme et d’aider à leur succès – en prenant parfois des risques financiers réels ». Par exemple, ils « devraient envisager d’importants investissements dans les infrastructures qui ont des externalités positives comme des temps de déplacement plus courts – et cela peut être trop risqué pour le secteur privé ».

L’absence d’un calendrier clair s’avère une autre lacune pour la discussion. En réalité, une stratégie développée aujourd’hui peut mettre jusqu’à une génération avant de produire des résultats (pensez à une réforme majeure de l’éducation). Une stratégie industrielle efficace doit non seulement établir un calendrier global, mais aussi tracer des jalons importants en cours de route. Dans le cas du Royaume-Uni, par exemple, ces jalons devraient inclure des objectifs et des résultats escomptés à plus court terme concernant le processus Brexit.

Après tout, une stratégie industrielle moderne et efficace exige une comptabilité minutieuse des actifs et des ressources, y compris le capital humain, dont l’économie aura besoin au cours des prochaines années. Enfin, l’élément critique final d’une stratégie industrielle efficace repose sur le cadre institutionnel dont elle dépend. Le rôle des institutions doit dépasser le stade de nouer des alliances entre les secteurs et les régions en garantissant la transparence et la responsabilité, en particulier dans les relations entre les secteurs privés et publics.

Pour sa part, avec son slogan électoral « America First », le président américain Donald Trump visait, à sa manière, à définir une politique industrielle pour les États-Unis. Mais, d’après Dani Rodrik, professeur d’économie politique internationale à l’Université Harvard.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’approche préconisée par Trump souffre d’un manque de « transparence, d’imputabilité et d’institutionnalisation ».

Rodrick fait valoir que, de façon générale, « les États-Unis doivent beaucoup de leurs prouesses en terme d’innovation au soutien gouvernemental. Le gouvernement américain demeure le plus grand investisseur en capital de risque au monde et, de loin ». Selon lui, la politique industrielle est davantage un état d’esprit qu’une liste de politiques particulières : il est plus important d’établir un bon climat de collaboration entre le gouvernement et le secteur privé que d’offrir des incitations financières. À la fin du compte, Rodrik croit que le succès d’une politique industrielle ne reflète pas la capacité de choisir des gagnants, mais plutôt celle de savoir abandonner les secteurs qui ne sont plus compétitifs.

Aux yeux de Mohamed A. El-Erian, le conseiller économique en chef du groupe d’assurance Allianz, l’un des principaux défis auxquels font face aujourd’hui les gouvernements occidentaux est de parvenir à « canaliser les forces transformatives induites par l’innovation technologique au profit des individus et des entreprises ». Heureusement, il existe des outils, tels que des « partenariats public-privé bien conçus, en particulier en ce qui concerne la modernisation de l’infrastructure ». Il faut aussi des « mécanismes pour renforcer la coordination interinstitutionnelles afin d’améliorer, plutôt que de retarder, la réactivité des politiques ».

Luis Alberto Moreno, le président de la Banque interaméricaine de développement, tire les leçons suivantes des approches contrastées de la politique industrielle en Asie de l’Est et en Amérique latine : « Alors que les politiques de substitution aux importations et le soutien gouvernemental aux secteurs hautement prioritaires ont donné des résultats impressionnants pour la Corée du Sud, elles ont largement échoué en Amérique latine. Les politiques industrielles échouent lorsque les gouvernements cèdent aux pressions des industries qui n’ont aucune chance de devenir compétitives. »

Michael Hüther, de l’Institut de recherche économique de Cologne, note que les gouvernements européens présentent des stratégies différentes et parfois contradictoires à l’égard de leurs secteurs de fabrication respectifs. Il soutient, néanmoins, que la politique industrielle s’avère plus efficace en Allemagne qu’en France : « Alors que la France veut créer des champions nationaux en choisissant des secteurs spécifiques pour un soutien spécial, ce qui l’oblige à acquérir une participation dans le constructeur automobile Peugeot, par exemple, pour des raisons de patriotisme industriel, l’Allemagne, par contraste, essaie de créer un cadre compétitif permettant aux champions cachés d’émerger en tant que leaders mondiaux. » À titre d’exemple, en soutenant un important centre aéroportuaire à Francfort, notamment, le gouvernement fédéral a aidé du même coup la compagnie aérienne phare (champion caché) du pays à prospérer.

Mariana Mazzucato, de l’Université de Sussex.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., considère que les gouvernements devraient plutôt « créer activement de nouveaux marchés, au lieu de simplement les corriger ». Elle propose une variété d’exemples de la manière dont l’État a joué un rôle entrepreneurial en imaginant et en finançant la création de nouveaux domaines, des technologies de l’information à la biotechnologie, en passant par la nanotechnologie et les technologies vertes. L’économiste, qui est lauréate du prix Nobel Joseph-E.-Stiglitz, estime, enfin, que la croissance économique est stimulée non seulement par la technologie, mais aussi par le fait d’apprendre à tirer parti des innovations dans les « autres activités économiques ». Ainsi, « le but d’une politique industrielle consiste à identifier les sources d’externalités positives – les secteurs où le savoir peut générer des avantages ailleurs dans l’économie ».

Pour le cas du Québec, l’Avantage québécois.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la stratégie gouvernementale de développement économique qui est parue en 2005, illustre une mobilisation de tous les acteurs et secteurs économiques québécois autour d’objectifs communs à atteindre et de défis de la prospérité à relever.

C’est dans cette perspective que les membres du comité des politiques publiques de l’Association des économistes québécois ont fait valoir en 2016 la nécessité d’appliquer à nouveau une stratégie économique plus globale.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour l’ensemble du Québec qui, à leurs yeux, fournirait une plus grande assurance que tous les enjeux stratégiques soient considérés et suffisamment soutenus, notamment ceux qui touchent plusieurs secteurs d’activité et qui ont des effets structurants à long terme.

À l’heure actuelle, la politique industrielle du Québec est marquée par de nombreux plans d’actions, stratégies et politiques qui contribuent à renforcer la compétitivité de l’économie québécoise et de la faire évoluer pour répondre aux défis de l’avenir. Des secteurs spécifiques sont appuyés par des plans d’actions et des stratégies axés sur les forces du Québec.

À cet effet, notons :

D’autres politiques et stratégies plus globales visent à façonner l’économie québécoise dans son ensemble, dont : 

Le rapport de l’OCDE sur les PME et l’entrepreneuriat au Canada : enjeux et recommandations

Les petites et moyennes entreprises (PME) ont un effet certain sur l’innovation, la croissance économique et la création d’emplois. Par conséquent, les études de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur les PME et l’entrepreneuriat se donnent pour objectif de fournir un moyen d’évaluer la performance, la conception et la mise en œuvre des politiques entrepreneuriales et de partager les expériences des pays membres de l’OCDE. Ainsi, le rapport de l’OCDE de 2017 sur le Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. révèle qu’avec une contribution de 57,7 % (2015) au marché de l’emploi dans le secteur des affaires, les PME jouent un rôle absolument essentiel dans l’économie du Canada.

Il existe environ 1,1 million de PME au Canada. En 2012, les petites entreprises canadiennes employaient près de 69,7 % des travailleurs du secteur privé, soit 7,7 millions de personnes. De plus, entre les années 2002 et 2012, les PME ont créé en moyenne 77,7 % des nouveaux emplois dans le secteur privé. Enfin, parmi les entreprises exportatrices, 90 % ont moins de 100 employés, mais produisent 25 % de la valeur totale des exportations canadiennes (Innovation, Sciences et Développement économique Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.).

Pour soutenir la croissance des PME, le gouvernement fédéral a mis en place plusieurs programmes afin de pallier les défaillances du marché et les problèmes organisationnels qui peuvent avoir une incidence sur le développement des PME.

On parle notamment du Plan d’action sur le capital de risque.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., du Programme d’aide à la recherche industrielle .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.et du Programme canadien des accélérateurs et des incubateurs, .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.qui offrent aux PME du financement et des services-conseils en innovation. À cela s’ajoute le programme d’innovation Construire au Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui aide les entreprises à commercialiser leurs recherches de laboratoire.

De son côté, le Bureau des petites et moyennes entreprises.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. travaille à offrir un système de marchés publics accessible aux PME régionales. Enfin, il existe des mécanismes qui coordonnent les politiques des instances provinciales, territoriales et municipales. Grâce à ces programmes de soutien, l’OCDE estime que le Canada possède un écosystème entrepreneurial sain, avec des avantages certains pour ce qui est du régime fiscal, de l’environnement d’affaires et des activités d’innovation. En contrepartie, le rapport de l’OCDE relève des faiblesses dans la productivité, l’internationalisation, le financement et le développement des compétences, entre autres choses.

Pour ce qui est de l’innovation, celle des PME canadiennes comptait, en 2013, pour 36 % de la recherche et développement (R et D) totale qui est effectuée par l’ensemble des entreprises (OECD, 2015b.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.). De plus, 68 % des PME canadiennes ont déclaré avoir participé à des activités d’innovation (2010-2012), ce qui place le Canada deuxième au classement, après la Suisse (76 %).

Toutefois, les activités en R et D du secteur des affaires au Canada se situent en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE et des pays du G7. Elles représentent 50 % des dépenses totales en R et D au Canada (2013), ce qui correspond à un taux d’investissement équivalant à 0,82 % du produit intérieur brut (PIB) canadien et à la moitié de celui des États-Unis (OECD, 2015b.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.).

En ce qui concerne la capacité à créer des entreprises à forte croissance qui génèrent le plus d’emploi, les données de l’OCDE suggèrent que le Canada se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE. Avec une proportion de 4,6 % d’entreprises à forte croissance dans l’industrie, le Canada occupe, parmi les pays de l’OCDE, la troisième place si l’on considère l’emploi et la huitième position pour ce qui est du chiffre d’affaires de ses entreprises.

Dans le secteur des services, la proportion d’entreprises à forte croissance se chiffre à 3,1 %, ce qui place le Canada à la huitième place selon les deux critères mentionnés plus haut.

Parmi les recommandations de l’OCDE pour encourager le développement des PME canadiennes, soulignons les suivantes :

  1. Productivité
    • Renforcer les mesures visant à accroître la productivité des PME existantes et promouvoir l’accès des PME aux marchés étrangers ainsi que les programmes pour stimuler le développement de PME à forte croissance et les startups « gazelles ».
  2. Développement de compétences
    • Favoriser la formation en milieu d’apprentissage pour les PME en intégrant de façon plus étroite la formation théorique et la formation pratique.
    • Favoriser les activités collaboratives de formation pour les PME dans lesquelles une entreprise offre une formation avec une autre entreprise ou un centre de formation spécialisé.
    • Favoriser l’utilisation des outils en ligne pour offrir une partie de la formation.
    • En ce qui a trait à l’enseignement supérieur, envisager des cheminements mixtes où l’étudiant aura la chance de combiner ses études avec des stages payés en entreprise.
    • Envisager le développement de nouveaux programmes d’apprentissage intégrés au travail.
    • Augmenter le financement des programmes prévoyant des stages pour les étudiants du secondaire dans des PME novatrices.
  3. Gouvernance 
    • Élaborer une stratégie nationale intégrée en faveur des PME et de l’entrepreneuriat et dirigée par une entité gouvernementale. Cette entité aura la responsabilité de développer une stratégie qui énoncera la vision, les objectifs, les priorités et les actions proposées par le gouvernement fédéral pour soutenir les PME et l’entrepreneuriat.
    • Améliorer la disponibilité des données statistiques pertinentes pour le développement de la politique de soutien aux PME.
    • Accroître la visibilité du Réseau Entreprises Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. auprès des gens d’affaires et des gestionnaires de PME.
  4. Financement
    • Étendre les prêts subventionnés par le gouvernement (government guarantee loan) en rendant le Programme de financement des petites entreprises du Canada plus attrayant pour les banques et les petites entreprises.
    • Améliorer les prêts directs du gouvernement et faciliter l’accès au marché du crédit pour des groupes qui ne sont pas traditionnellement servis par les banques commerciales, tels que les femmes, les jeunes et les communautés autochtones.  
    • Encourager les anges investisseurs dans les PME en réduisant l’impôt sur les gains en capital.
    • Explorer des initiatives qui augmentent l’alphabétisme financier des gestionnaires de petites entreprises. 
  5. Innovation
    • Soutenir davantage les PME dans l’adoption des technologies numériques en proposant un programme de conseils personnalisés pour compléter les services d’information qui sont déjà en place.
    • Renforcer les programmes qui encouragent la recherche collaborative entre les universitaires et les PME ainsi que la création de nouvelles entreprises (spin-outs) issues du milieu de l’enseignement qui commercialisent la recherche universitaire.
    • Envisager de réduire la portée des incitations fiscales accrues du Programme d’encouragements fiscaux pour la recherche scientifique et développement expérimental.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour les PME et augmenter les dépenses publiques dans des programmes plus ciblés en lien avec l’innovation.
  6. Internationalisation
    • Étendre les services d’Exportation et développement Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour que ce dernier puisse offrir des services financiers et d’assurances aux petites entreprises qui souhaitent exporter des actifs incorporels.
    • Encourager la création de consortiums d’exportation de PME et de réseaux d’exportation en plus d’introduire un canal de soutien à l’internationalisation pour ces groupes.
    • Développer un programme qui lie les investissements étrangers directs aux PME.
  7. Programmes d’éducation à l’entrepreneuriat
    • Créer un portail Web national offrant de l’information et des ressources afin d’introduire des cours et des activités liés à l’entrepreneuriat dans les écoles et les établissements d’enseignement supérieur.
    • Privilégier l’apprentissage par l’expérience en éducation à l’entrepreneuriat.
  8. Conseils en gestion et programmes de conseils
    • Augmenter la modalité de financement combiné avec l’offre de services aux entreprises.
    • Étendre les services-conseils disponibles pour de petites entreprises qui agissent en dehors du secteur technologique.
    • Mettre en place un outil gratuit d’autoévaluation qui permettra au plus grand nombre de petites entreprises d’évaluer leurs atouts et faiblesses dans leurs pratiques de gestion.
  9. Programmes de développement des compétences de la main-d’œuvre dans les PME
    • Envisager de nouvelles mesures qui encouragent la formation des travailleurs dans les PME (ex. : un fonds national de formation en milieu de travail, des crédits d’impôt pour les petites entreprises pour des activités de formation, etc.).
    • Aider les PME à cerner dans quels domaines et pour quels groupes d’employés elles ont un besoin urgent de formation.
  10. Programmes d’entrepreneuriat dans des groupes sociaux défavorisés et sous-représentés
    • Considérer la création d’un programme BDC.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (banque canadienne pour les entrepreneurs) à l’intention des femmes entrepreneures et prévoir des quotas pour la participation de femmes entrepreneures à d’autres programmes de la BDC.
    • Intensifier le microfinancement qui répond aux besoins des femmes entrepreneures dans les secteurs de l’économie où les besoins de financement externe sont faibles.
  • Selon le Registre des entreprises de Statistique Canada, en 2015, le Québec comptait un peu plus de 257 000 PME ayant des employés, et celles-ci représentaient 20,5 % du nombre total de PME au Canada.
  • Près de la moitié (48,6 %) des établissements de petite et moyenne taille se concentre dans cinq industries :
    • le commerce de détail (13,3 %),
    • la construction (11,6 %),
    • les services professionnels, scientifiques et techniques (8,8 %),
    • les soins de santé et d’assistance sociale (8,0 %),
    • les services d’hébergement et de restauration (6,9 %).
  • Au Québec, les deux principaux fournisseurs de prêts aux PME en 2014 étaient les caisses populaires ou coopé­ratives de crédit et les banques à charte. Ils ont traité une proportion égale de demandes (respectivement 47,6 % et 47,3 %).
  • Une très faible proportion des PME du Québec (6,4 %) ont connu une forte croissance. La proportion est légèrement inférieure à celle qui est observée dans l’ensemble du Canada (9,3 %), mais elle est du même ordre que les proportions qui ont été enregistrées dans les pays de l’OCDE en 2012 et en 2013 (entre 5 % et 15 %).
  • Les cinq obstacles majeurs à la croissance des PME au Québec sont les suivantes :
    • l’intensification de la concurrence,
    • les fluctuations dans la demande des consomma­teurs,
    • la réglementation gouvernementale,
    • le taux d’imposition des sociétés,
    • la hausse du coût des intrants.
  • Le nombre de femmes propriétaires de PME est très peu élevé comparativement au nombre d’hommes. En 2014, seulement 16 % des PME appartenaient aux femmes (21 564).
  • Une faible proportion (4,5 %) de PME appartient aux personnes membres des minorités visibles (6 PME), surtout dans les industries de l’hébergement et de la restauration (11,7 %).
  • Dans l’ensemble, une PME sur dix (11,2 % ou 15 087) a fait de l’exportation en 2014. C’est une proportion légèrement inférieure à celle qui est observée dans les PME de l’ensemble du Canada (11,8 %).
  • En général, 41,4 % des PME ont mentionné avoir l’intention de développer de nouveaux marchés entre les années 2015 et 2017, essentiellement à l’intérieur du Canada (39,6 %, dont 31,3 % sur le marché municipal ou régional et 25,4 % sur le marché provincial en dehors de la municipalité ou de la région).

Source : Le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises au Québec en 2014.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., rapport d’enquête de l’Institut de la statistique du Québec.

Mai 2017

Éco-innovation : un facteur de changement à exploiter pour garantir un avenir durable

Selon l’Observatoire de l’Éco-innovation, une initiative financée par la Commission européenne (CE), « l’éco-innovation est l’introduction de tout bien, service ou procédé sensiblement amélioré et de tout changement ou solution de marketing au sein de l’organisation qui réduit l’utilisation des ressources naturelles et diminue l’empreinte écologique sur l’ensemble du cycle de vie. »

Dans la littérature, les deux grandes approches.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. qui coexistent sur la synergie entre la politique environnementale (y compris le développement durable) et la politique technologique insistent sur l’importance future des éco-innovations.

La première approche, véhiculée par les États-Unis, vise à maintenir le leadership économique et se trouve au cœur des prospectives qualifiées de technologiques. Il s’agit de sélectionner les domaines de recherche-développement (RD) qui assurent le plus grand nombre de retombées en matière de valorisation, notamment le nombre de brevets.

Les écotechnologies et l’éco-innovation y sont perçues comme des technologies essentielles (critical technologies.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.) au développement à long terme de la sécurité nationale. En témoignent les gigantesques programmes américains de RD autour des éco-innovations pour lutter contre les changements climatiques comme la séquestration du carbone, les énergies renouvelables et l’hydrogène destiné aux transports.

D’après cette approche, en matière de lutte contre les changements climatiques, il est préférable de financer des recherches qui déboucheront sur des éco-innovations à long terme plutôt que d’investir dans des politiques qui visent à atteindre des objectifs à moyen terme.

La seconde approche s’interroge d’abord sur les objectifs de la société en matière d’environnement, et plus largement de développement durable, et ensuite sur les différents moyens de les atteindre. En plus de l’innovation technologique qui améliore l’efficience environnementale des produits, des procédés et des activités, des changements institutionnels ou organisationnels sont envisagés.

Cette conception, pour laquelle les Pays-Bas ont acquis une avance indéniable, prend le pas dans nombre de pays européens qui ont reformulé leur politique de RD pour obéir aux impératifs liés à l’environnement et au développement durable tels que l’Allemagne, le Danemark et le Royaume-Uni.

Quelques exemples d’initiatives en matière d’éco-innovation

La stratégie Europe 2020.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. vise à améliorer les indicateurs de développement durable en matière de croissance, d’emploi et de protection de l’environnement tout en augmentant la compétitivité de l’Europe à l’échelle mondiale. Elle est axée sur les obstacles, les enjeux et les possibilités particulières en vue d’atteindre des objectifs environnementaux en raison de l’innovation.

Dans le cadre de cette stratégie, la CE a mis en place une initiative phare intitulée Une Union de l’innovation.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., un plan d’action en faveur de l’éco-innovation (EcoAp). Ce plan a pour objectif de créer les conditions qui favorisent la mise sur le marché de technologies respectueuses de l’environnement et issues de la recherche. Il a pour finalité de conduire à une meilleure coordination des actions menées par les États membres en cette matière. L’EcoAp met également l’accent sur la dimension internationale de l’éco-innovation et sur la nécessité de coopérations politiques avec les partenaires internationaux.

Les États-Unis reconnaissent explicitement la nécessité que la politique de l’innovation mette en œuvre l’éco-innovation dans le monde industriel. Ils ont mis en place une direction de l’innovation.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. au sein de la United States Environmental Protection Agency en lui confiant la mission de créer un système réglementaire axé sur les résultats, de promouvoir la bonne gestion environnementale dans la société et de renforcer les capacités qui permettent de résoudre les problèmes de façon innovante.

Au Québec, un exemple d’éco-innovation sont les initiatives d’Éco Entreprises Québec dans le cadre du Plan Verre l’innovation qui visent, entre autres choses, le nettoyage et le tri du verre qui provient de la collecte sélective, le lancement d’une campagne de sensibilisation sur les emballages écoresponsables et la mise en place d’une mesure pour accompagner des entreprises dans leurs projets de débouchés du verre recyclé.

Notons aussi le crédit d’impôt pour l’embauche d’un designer industriel, qui permet de favoriser les pratiques d’écoconception en entreprise. Pour sa part, le Ministère soutient plusieurs initiatives d’éco-innovation.

Pour plus d'information, consultez les sections « Développement durable » des rapports annuels de gestion du Ministère.

États européens et entrepreneuriat inclusif en 2016-2017

Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’inclusion sociale est une priorité des États de l’Union européenne (UE). Avec l’aggravation de la crise économique de l’année 2008, plusieurs États ont donné à l’entrepreneuriat inclusif et au travail indépendant un rôle plus important dans leurs politiques de développement économique.

À cet égard, l’OCDE.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. considère « que les politiques d’entrepreneuriat inclusif ont pour vocation d’aider les personnes rencontrant trop souvent des difficultés à créer des entreprises viables, comme les femmes, les jeunes, les seniors, les minorités ethniques et les personnes handicapées, mais qui recèlent d’autre part un potentiel entrepreneurial sous-estimé »1.

C’est dans ce contexte que l’OCDE a rendu public un recueil de pratiques sur la création d’entreprises inclusives.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Ce document aborde vingt cas d’initiatives publiques qui soutiennent la création d’entreprises par des personnes venant de groupes défavorisés ou sous-représentés en entrepreneuriat. Chaque description détaille les programmes, évalue leur mise en œuvre et offre des recommandations pour des transferts à d’autres environnements.

Il est démontré que des actions de politique publique nationale, régionale ou locale peuvent contribuer à la croissance économique et à l’inclusion en favorisant la création d’entreprises et l’auto-emploi.

En ce qui a trait à la mise en place de politiques publiques de soutien à l’entrepreneuriat, ce recueil a permis de cerner cinq facteurs de réussite :

  • L’élaboration et la mise en œuvre des politiques ou des programmes au sein d’une stratégie intégrée;
  • La définition claire des objectifs et des cibles des mesures de soutien;
  • Des activités de sensibilisation mobilisant des groupes défavorisés et sous-représentés;
  • Des mécanismes soutenant les personnes susceptibles de réussir;
  • Le recours à des formateurs spécialisés et l’apprentissage par l’expérience.

Dans ce contexte, les initiatives que l’on considère comme ayant eu le plus d’effet sur le développement d’entreprises sont les suivantes :

  • L’enseignement de la création d’entreprises et la formation à l’entrepreneuriat;
  • Le financement, notamment par les subventions;
  • Les services d’accompagnement professionnel et de mentorat;
  • Les services publics d’aide et de conseils aux entreprises;
  • Le développement de réseaux professionnels.

Au Canada, du soutien financier et des services-conseils (surtout le mentorat, l’aide au démarrage et le réseautage) sont offerts à des groupes ou à des communautés en particulier (par exemple, les immigrants ou les nations autochtones).

Ces services sont surtout gérés par des organismes fédéraux tels que:

  • Réseaux Entreprises Canada (services-conseils particuliers);
  • la Banque de développement du Canada et les diverses agences fédérales de développement économique régional (soutien financier divers);
  • la Fondation Futurpreneur (jeunes);
  • Startup Canada (jeunes et femmes).

À l’échelle provinciale, les initiatives sont nombreuses; des programmes de soutien à l’entrepreneuriat à l’intention de communautés en particulier dans des régions ciblées existent partout au pays. Par exemple, la Colombie-Britannique a mis en place le programme Entrepreneur immigrant (Entrepreneur Immigration Stream), qui vise à soutenir de nouveaux arrivants désireux de se lancer en affaires.

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1. Ce recueil émane de recherches sur l’entrepreneuriat inclusif .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.menées par le Centre pour l’entrepreneuriat, les PME et le développement local de l’OCDE et la direction générale de l’emploi, des affaires sociales et de l’inclusion de la Commission européenne.

Au Québec, il existe plusieurs initiatives provinciales apparentées ou qui soutiennent l’entrepreneuriat inclusif, notamment :

De plus, mentionnons l’arrivée prochaine, cette année, du Plan d’action gouvernemental en entrepreneuriat.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui comprendra des mesures dans ce domaine.

Innovation publique : oser s’inspirer des meilleurs

Le Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique, en France, définit l’innovation publique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. comme une administration « qui promeut l’innovation dans les services publics, de la conception à la mise en œuvre des politiques publiques ».

Dans la littérature.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’innovation publique est analysée principalement sous deux angles :

  1. L’innovation managériale appliquée au secteur public, notamment sur le plan de l’organisation et des outils, comme les données massives ou la veille stratégique;
  2. La « coconstruction » de la décision publique par des acteurs appartenant au secteur privé et au secteur public, comme la participation citoyenne à l’élaboration d’une politique.

L’innovation est un moyen d’accroître l’efficacité d’un gouvernement. Pour ce faire, elle nécessite une structure de gouvernance qui peut influencer un changement de culture. Un gouvernement peut mettre sur pied de tels soutiens structurels dans divers domaines, comme le potentiel de la technologie, l’importance des données et les partenariats.

Pour mieux intégrer l’innovation dans l’élaboration des politiques gouvernementales, l’Université de Georgetown a émis des recommandations.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. organisées en trois catégories :

  • la structure, comme désigner un haut fonctionnaire pour gérer le portefeuille de l’innovation;
  • les gens, comme former les employés actuels du gouvernement afin qu’ils possèdent l’ensemble des compétences de demain;
  • les politiques, comme adopter des politiques d’approvisionnement flexibles.

L’Australie offre du financement aux entrepreneurs.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour créer de nouveaux produits et services innovants qui répondent aux besoins du gouvernement tout en conservant leurs droits de propriété intellectuelle.

En France, le personnel d’un laboratoire pour transformer les politiques publiques a tenu des rencontres.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. avec les acteurs d’initiatives innovantes dans les administrations et les collectivités locales.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Les gouvernements ont beaucoup à apprendre de villes qui ont mis en place des programmes pour être plus efficaces. Par exemple :

  • Londres a été l’une des rares villes à la pointe du mouvement sur les données ouvertes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et a été couronnée de succès dans le développement de son secteur de haute technologie.
  • Paris a lancé Data City, un programme d’innovation ouverte qui a pour objectif de tester de nouvelles solutions urbaines pour résoudre les défis de la ville moderne par l’utilisation de données provenant de diverses sources.
  • À Montréal, le Quartier de l’innovation.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. se veut une plateforme créative, dynamique et consacrée aux besoins des acteurs montréalais, québécois et canadiens de l’innovation.

Au Canada, le gouvernement fédéral a lancé le site Web Innovation dans la fonction publique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., qui regroupe « les projets et les initiatives visant à améliorer notre service aux Canadiens ».

Enfin, au Québec, le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation a misé sur la « cocréation » pour l’élaboration des stratégies en innovation et en numérique. Il a aussi participé au portail gouvernemental sur les données ouvertes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Nouveaux emplois et nouvelles technologies

Avec l’évolution démographique, la mondialisation et les nouvelles technologies, le marché du travail s’est fortement diversifié. Partout dans le monde, de plus en plus de travailleurs sont employés à temps partiel, de façon contractuelle, à la demande ou en intérim; sinon, ils sont gérés par des employeurs multiples2. L’Organisation internationale du travail (OIT) regroupe ces emplois sous la dénomination « formes atypiques d’emploi.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. » (FAE).

Selon cet organisme, ces emplois offrent plus de solutions aux employeurs pour organiser le travail dans une économie mondialisée. Les nouvelles technologies vont continuer de transformer le travail en créant des emplois que personne n’aurait imaginés quelques décennies plus tôt et en supprimant ceux qui existent.

Il est reconnu que les emplois atypiques facilitent l’accès au marché du travail, par exemple chez les jeunes ou les migrants, et dans certains cas même, l’accès à de meilleurs emplois.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. L’OIT fait toutefois une mise en garde contre certaines FAE qui s’accompagnent de précarisation et d’insécurité pour les travailleurs.

L’OCDE a aussi une position nuancée.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. : elle considère que ce n’est pas seulement la quantité des emplois qui favorise l’égalité des chances et la croissance économique, mais aussi leur qualité. Une tendance croissante depuis plus d’une décennie est de remplacer, tant dans les secteurs public que privé, des employés permanents par des employés contractuels à court et à moyen terme.

On remarque cette situation partout en Europe et en Amérique du Nord. Dans les pays où ces emplois sont désormais répandus, les travailleurs sont à risque de vivre en alternance des périodes d’emploi atypique et de chômage.

Par exemple, bien que l’OIT estime que les FAE ne représentent qu’une faible portion de la main-d’œuvre américaine et britannique, les projections à l’horizon 2020 montrent que 40 % des travailleurs autonomes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. aux États-Unis pourraient tomber dans cette catégorie potentiellement précarisée.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Ainsi, l’OIT invite les États à mettre en œuvre des mesures qui réduisent les différences entre les emplois typiques et atypiques, afin que les besoins de flexibilité des employeurs ne soient pas satisfaits au détriment du bien-être des travailleurs ni d’une saine concurrence.

L’organisation propose une réflexion sur les politiques publiques qui sont nécessaires à l’amélioration de la qualité des emplois atypiques .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.et qui aident, par le fait même, les entreprises à faire face à la volatilité du marché.

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2. OCDE, Automatisation et travail indépendant dans une économie numérique (en ligne le 30 janvier 2017). Cette définition peut s’appliquer à l’emploi informel, mais aussi à plusieurs types d’emplois formels, tels que la sous-traitance, les contrats temporaires, le travail intérimaire, le travail autonome ainsi que le travail à temps partiel involontaire.

Dans le cas du Québec, l’Institut de la Statistique du Québec.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. fait remarquer que ce taux d’emploi est stable. La part des emplois atypiques est ainsi passée de 37,3 % en 2008, à un sommet de 38,3 % en 2010, puis à 37,4 % en 2015.

Pour le Canada, la part de l’emploi atypique est ainsi passée de 37,0 % en 2008, à un sommet de 38,5 % en 2010, puis à 37,5 % en 2015.

Des initiatives récentes du gouvernement fédéral ont cherché à atténuer la vulnérabilité des travailleurs, par exemple la mise en place de prestations d’assurance-emploi pour travailleurs autonomes ou de régimes de retraite collectifs accessibles aux employés du secteur privé.

Finalement, le Programme fédéral des travailleurs étrangers temporaires a fait l’objet de révisions importantes de la part du gouvernement fédéral. En juillet 2015, ce dernier a implanté des mesures qui protègent certains travailleurs étrangers potentiellement vulnérables, dont ceux qui occupent des emplois peu rémunérés.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

En route vers un gouvernement numérique

Les citoyens qui font beaucoup de transactions en ligne – pour réserver un voyage ou pour payer des factures – ont des attentes similaires concernant les services gouvernementaux numériques, selon un rapport de la société Accenture.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

D’après ce sondage mené auprès de 3 300 citoyens américains, les super utilisateurs — qui effectuent la moitié de tous leurs échanges avec le gouvernement de façon numérique — préfèrent communiquer avec le gouvernement à l’aide de leur téléphone intelligent, plutôt qu’en personne ou par la poste.

Les gouvernements devraient donc axer leur stratégie de services numériques offerts aux citoyens sur l’utilisation d’appareils mobiles. L’enjeu principal des services gouvernementaux en ligne demeure la cybersécurité.

Remplir sa déclaration de revenus devrait être aussi simple que de faire ses opérations bancaires en ligne. La technologie existe. Des pratiques et des politiques désuètes signifient que, dans le cas de nombreux services gouvernementaux, les citoyens remplissent toujours manuellement les formulaires à traiter.

En dépit de certains services publics qui sont encore offerts sur les ordinateurs du siècle dernier, la vraie barrière au progrès d’un gouvernement numérique n’est pas la technologie, mais le manque de volonté politique, selon l’Institute for Government.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Pour améliorer le service en ligne du gouvernement, ce groupe de réflexion britannique recommande l’amélioration des compétences des fonctionnaires, la révision des anciens systèmes et la mise à jour des politiques.

Dans un article paru l’été dernier.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la firme de technologies de l’information Unisys décrit les sept piliers d’un gouvernement numérique, dont une infrastructure adéquate, une analyse avancée des banques de données, une prise en charge de l’utilisateur final et un accès aux applications à tout moment, n’importe où et sur plusieurs périphériques.

La section sur le gouvernement numérique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de la stratégie Canada numérique 150 incluait des mesures afin d’optimiser le contenu et les services du réseau en ligne du gouvernement fédéral pour une grande variété d’appareils mobiles. Pour sa part, l’Ontario a recruté un directeur du numérique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et prévoit lancer son plan d’action sur le gouvernement numérique en 2017.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Au Québec, 3 adultes sur 4 (74 %) ont réalisé au moins un échange en ligne.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. avec le gouvernement au cours de l’année 2015.

Le 20 mai dernier, le gouvernement a dévoilé son nouveau plan d’action en économie numérique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., dans lequel il prévoit investir 200 millions de dollars sur 5 ans. Il rajoutera 100 millions à cette somme pour déployer des infrastructures numériques à travers la province, afin d’améliorer la connectivité dans les zones éloignées.

Une section de la stratégie numérique portera sur l’administration publique efficiente et transparente.

Économie collaborative : bousculer les marchés et les modèles économiques existants

L’économie collaborative.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. permet à des particuliers d’échanger des biens ou des services par le concours des plateformes numériques participatives; il s’agit de portails dont l’activité principale consiste à mettre en relation des individus.

Selon une étude.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. de PricewaterhouseCoopers (PwC), les revenus mondiaux des cinq principaux secteurs de l’économie collaborative passeront de 20,1 milliards de dollars (15 milliards de dollars américains) en 2013 à 449,8 milliards de dollars (335 milliards de dollars américains) d’ici l’an 2025. Toutefois, il est et demeurera complexe d’évaluer la taille et l’incidence de l’économie du partage.

Cette situation est due non seulement à la constante évolution des frontières et des industries touchées par l’économie du partage, mais aussi à notre capacité limitée de mesurer ces nouvelles activités économiques, notamment parce que l’économie du partage adopte de nouvelles formes de devises (cryptomonnaie, SolarCoin) qui ne sont pas encore évaluées par la comptabilité économique habituelle.

Uber et Airbnb.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. ne sont pas les seules organisations à profiter de l’économie collaborative; il ne faudrait pas les laisser seules définir ces notions. Le collectif international Ouishare.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. met en réseau, à travers un média collaboratif, des acteurs de l’économie collaborative de divers pays. Contrairement à Uber et à Airbnb, des initiatives collectives ou citoyennes proposent et pratiquent le « partage des actifs physiques et virtuels » dans une logique qui s’apparente davantage à celle de l’économie sociale. 

En fait, Ouishare.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. se présente comme « une communauté, un accélérateur d’idées et de projets dédiés à l’émergence d’une société basée sur des principes d’ouverture, de collaboration, de confiance et de partage de la valeur ». Pour ce collectif, les modèles de l’économie collaborative incluent :

  • les logiciels libres;
  • la culture du piratage informatique (hacking);
  • le financement et les budgets participatifs;
  • les coopératives;
  • les initiatives gouvernementales ouvertes.

D’après une étude de la firme Askheem, à partir des données du gouvernement français.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., la France et les États-Unis sont les champions de l’économie collaborative.

En France, déjà plus de la moitié de la population (52 %) avait effectué en 2013 des transactions d’achat ou de vente de biens entre particuliers au moyen des plateformes. À l’exemple de Blablacar ou du site Web Leboncoin, plus de 270 plateformes collaboratives se sont développées dans l’Hexagone, qui représente, à lui seul, 23 % du marché de cette nouvelle économie à l’échelle mondiale.

Par exemple, afin de s’emparer du mécanisme de l’économie collaborative, Rennes Métropole a opté pour une démarche pragmatique et globale à l’échelle des 43 communes qui sont sous sa juridiction. Cette structure intercommunale a mis en place le programme Domino.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., une initiative qui a pour objectif final d’outiller les collectivités pour qu’elles puissent se saisir des pratiques collaboratives et en faire des leviers de modes de vie durables sur les territoires.

Rennes Métropole a par ailleurs défini trois grands ensembles de pratiques collaboratives sur son territoire :

  1. partager des espaces de travail (bureaux à frais partagés);
  2. repenser les bibliothèques;
  3. inventer de nouveaux usages partagés (logements, déplacements et jardins).

Aux États-Unis, selon une étude.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. réalisée par PwC, 44 % de la population adulte américaine était familiarisée avec la notion d’économie de partage en 2014, et 19 % de l’ensemble des adultes avait participé à une transaction économique associée au partage de biens ou de services durant cette même année. 

Forbes a répertorié.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. une douzaine de pionniers américains de l’économie participative. Parmi ceux-ci, on trouve :

  • DogVacay, un service de gardiennage pour les animaux domestiques;
  • Zaarly, un service d’entretien de résidences;
  • Poshmark, qui se spécialise dans l’échange de vêtements entre particuliers.

Le Québec compte désormais plus de 180 initiatives d’économie collaborative, selon le recensement effectué par OuiShare Québec.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. en collaboration avec l’Observatoire de la consommation responsable de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal.

Comment l’investissement direct à l’étranger stimule-t-il l’économie canadienne?

Le 28 septembre dernier, Exportation et développement Canada (EDC) dévoilait une étude.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. inédite sur les motivations des entreprises canadiennes à investir à l’étranger et sur les avantages que cela procure pour l’économie nationale.

Dans les médias en général, on répète sans cesse la dépendance excessive du commerce international canadien à l’égard des États-Unis et son incapacité à vraiment prendre pied sur les marchés étrangers. Les entreprises canadiennes ont pris d’assaut les marchés émergents depuis plusieurs années déjà, notamment au moyen de l’investissement.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Les statistiques douanières traditionnelles parviennent de moins en moins à capter les nouvelles réalités du commerce international :

  • la montée des chaînes de valeur mondiales;
  • des investissements transfrontaliers;
  • des technologies de l’information et des accords de commerce international et d’investissement;
  • la croissance de la consommation sur les marchés émergents).

Les statistiques sur l’exportation de biens, par exemple, portent sur la valeur brute des exportations d’un pays donné. Ainsi, en mesurant le commerce selon les valeurs brutes, on suppose que toute la valeur d’une exportation est attribuable au dernier pays de la chaîne d’approvisionnement. Selon cette logique.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., les iPhone sont chinois (et non américains).

L’étude d’EDC s’attarde sur l’un des phénomènes les plus négligés en ce qui concerne l’engagement canadien à l’égard du commerce international, soit la montée des sociétés affiliées à l’étranger, que Statistique Canada.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. définit comme « l’expansion des activités des entreprises canadiennes au-delà des frontières nationales au moyen d’investissements directs étrangers ».

Pour sa part, EDC définit le commerce d’intégration comme un modèle d’affaires selon lequel l’entreprise internationalise ses activités en étendant son réseau par l’intégration de sociétés affiliées à l’étranger. Elle peut ainsi diversifier ses sources d’approvisionnement et exploiter plus facilement les occasions de croissance à l’étranger.

Ce modèle est appuyé par une infrastructure sous-jacente de services de soutien, lesquels sont le plus souvent centralisés au siège social de l’entreprise ou ailleurs dans son pays d’origine, y compris :

  • l’intermédiation financière;
  • la recherche-développement;
  • la logistique;
  • le marketing;
  • la comptabilité;
  • les services juridiques.

À titre d’exemple, les ventes des sociétés affiliées canadiennes à l’étranger ont augmenté de 61 % entre les années 1999 et 2013. Cette hausse est presque deux fois plus élevée que celle des exportations de marchandises canadiennes, qui s’est chiffrée à 33 %, et 1,6 fois plus élevée que celle des exportations totales (services inclus), qui a atteint 38 %.

Les revenus tirés des ventes des sociétés affiliées à l’étranger ont dépassé les revenus générés par les exportations de marchandises en 2006; ils ont atteint 510 milliards de dollars en 2013. À titre comparatif, les exportations de marchandises ont rapporté 472 milliards de dollars et les exportations de services, 93 milliards seulement.

Sur le plan de la diversification commerciale, les ventes des sociétés affiliées canadiennes sur les marchés émergents ont augmenté de 267 % entre les années 1999 et 2012. En comparaison, les ventes aux États-Unis et dans les autres pays de l’OCDE (à l’exclusion des États-Unis) n’ont augmenté que de 23 % et de 61 % respectivement, durant la même période.

Un autre grand constat de l’étude d’EDC est que la montée des sociétés affiliées à l’étranger est surtout attribuable au secteur des services.

La croissance des ventes de services des sociétés affiliées à l’étranger est particulièrement remarquable, selon EDC, lorsqu’on compare ce résultat à celui des exportations directes de services du Canada. En 2013, les entreprises canadiennes ont ainsi généré 253 milliards de dollars en vendant des services par l’entremise de leurs sociétés affiliées à l’étranger, contre seulement 93 milliards en effectuant des exportations directes. Les plateformes internationales des entreprises canadiennes ont tiré de la vente de services à l’étranger 2,7 fois plus de revenus que leurs plateformes nationales.

L’étude d’EDC repose également sur un sondage inédit effectué auprès de 546 entreprises canadiennes. En clair, il indique que l’accroissement des activités des sociétés étrangères affiliées repose sur cinq motivations principales :

  1. La croissance stratégique des revenus et un accès amélioré aux marchés mondiaux est ce qui motive le plus les entreprises canadiennes à s’implanter à l’étranger (et non la réduction des coûts de production).
  2. Le renforcement des capacités concurrentielles : les entreprises canadiennes consolident leurs activités qui mènent à l’augmentation :
    • de leurs ventes,
    • de leur clientèle,
    • de leurs profits,
    • de leur part de marché. 
  3. La diversification de la clientèle (géographiquement) et des modèles d’affaires s’effectue beaucoup plus rapidement par l’entremise des sociétés affiliées que par les exportations directes.
  4. La stimulation de l’emploi et des activités au Canada en raison de leurs activités internationales;
  5. Le développement de la capacité des entreprises canadiennes à augmenter la rémunération de leur personnel au Canada en raison de la demande accrue qui découle de leurs activités à l’étranger, et comme ces emplois sont de plus en plus spécialisés, les salaires grimpent en conséquence.

Le sondage réfute ainsi deux idées communément admises à propos du commerce international canadien :

  1. les investissements à l’étranger n’amoindrissent pas le nombre d’emplois au Canada;
  2. ces investissements ne proviennent pas uniquement de grandes entreprises canadiennes (car 37 % des répondants étaient de petites ou de moyennes entreprises).

Relance manufacturière, relocalisation et robots industriels aux États-Unis

Les interventions du président élu Trump.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. pour maintenir les emplois manufacturiers aux États-Unis, notamment en menaçant de punir les entreprises qui déménageraient au Mexique, semblent avoir connu un certain succès jusqu’ici.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

À titre d’exemple.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., l’entreprise de climatisation Carrier Corp, les constructeurs automobiles Ford, Toyota et Fiat-Chrysler, le géant chinois du commerce en ligne Alibaba et le groupe de luxe LVMH ont soit annulé certains projets d’investissement à l’étranger, soit promis d’investir davantage et de créer de l’emploi aux États-Unis. Cela n’empêche pas, toutefois, certaines de ces entreprises de maintenir leurs projets d’investissement au Mexique ou au Canada (Ford, Fiat-Chrysler, General Motors et Honda).

En usant à la fois de la carotte (allocation de subventions, promesses d’allègement réglementaire et fiscal) et du bâton (promesse d’imposer une « taxe frontière » ou un tarif douanier de 45 % sur les importations en provenance de la Chine, etc.), le président a frappé l’imagination et remporté une victoire médiatique certaine.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (parmi ses électeurs).

Toutefois, plusieurs experts du commerce international interrogés par le Washington Post.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. se montrent sceptiques quant au pouvoir du président à imposer une telle « taxe frontière », alors que le pouvoir de percevoir les impôts appartient au Congrès. Selon eux.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., un tel geste du président pourrait constituer une violation probable des règles du commerce international.

D’autre part, en agissant ainsi, Donald Trump a aussi créé des attentes irréalistes selon lesquelles il pourra répéter ces exploits chaque fois qu’une entreprise annoncera des plans de délocalisation. Ainsi, il a introduit un élément d’incertitude en matière de politiques économiques qui pourrait miner la confiance des entreprises à l’égard de la gouvernance des États-Unis. 

En s’attaquant au Mexique et à la Chine, notamment pour expliquer les pertes d’emplois dans le secteur de la fabrication aux États-Unis au cours des dernières décennies, le président pourrait déclencher une guerre commerciale coûteuse.

Selon les experts.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., ce sont plutôt les nouvelles technologies et non les pays où les coûts de production sont bas comme la Chine ou le Mexique qui seraient principalement responsables de la disparition de l’emploi industriel aux États-Unis.

Michael Hicks.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., du Centre de recherche sur l’économie et les affaires de l’Université Ball State dans l’Indiana, affirme que l’économie américaine n’a jamais produit autant de biens manufacturés, bien qu’elle emploie dans ses usines 7,3 millions d’ouvriers de moins qu’en 1979. Selon lui, l’automatisation est responsable d’environ huit ou neuf emplois perdus sur dix dans le secteur de la fabrication aux États-Unis au cours des dernières décennies.

Entre les années 1980 et 2015, la production manufacturière a augmenté de 250 % aux États-Unis tandis que la main-d’œuvre dans ce secteur a diminué de 40 %, selon une étude de la Brookings Institution.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. à Washington.

Les visées fortement protectionnistes du président incitent le gouvernement québécois à revoir son positionnement.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. aux États-Unis en redoublant d’ardeur pour défendre ses intérêts commerciaux et conserver ses parts de marché.

Selon la ministre des Relations internationales, Christine Saint-Pierre, le Québec compte, entre autres choses, contourner l’Administration fédérale américaine pour se concentrer sur ses relations bilatérales avec les États qui accueillent le plus de biens et de produits québécois.

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