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Europe - 10 novembre 2020

La fin de la voiture telle que nous la connaissons en Europe

Dans la section « Développement futur » du site de la Brookings Institution, en collaboration avec la Banque mondiale, une analyse.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. avance que la voiture traditionnelle se trouve dans la même situation que la machine à écrire dans les années 1980. Elle sera bientôt remplacée, et la crise du coronavirus accélérera le processus.

En effet, il y a quarante ans, les machines à écrire dominaient le monde de l’écriture, et dix ans plus tard, elles n’existaient plus. On a le sentiment que l’industrie automobile se trouve dans une situation similaire.

Bien que dans l’Europe de l’après-guerre, les voitures aient contribué encore plus au boom économique que les machines à écrire, elles demeurent l’un des plus grands gaspillages de tous les temps. En effet, même si elles sont construites pour être conduites, les voitures restent immobiles 95 % du temps (97 %, en moyenne, dans les villes et 99 % pendant la COVID-19, en Europe).

En plus de ce gigantesque gaspillage de matières premières, il y a le gaspillage d’espace précieux, notamment dans les villes, et le gaspillage de vies humaines. Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé, 1,3 million de personnes sont mortes dans le trafic routier dans le monde en 2019. Ainsi, plus de personnes meurent à cause de la circulation routière que du sida (environ 1 million de personnes) ou du paludisme (670 000 personnes). Le trafic routier est plus de 10 fois plus meurtrier que les guerres et les attaques (125 000 personnes).

Les études.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. prédisent que les voitures sans conducteur réduiront considérablement le nombre de décès et de blessures, permettront d’économiser les ressources et feront gagner beaucoup de temps à tout le monde. Cependant, le bouleversement de l’industrie automobile ne sera pas stimulé par la technologie, mais bien par l’économie. Lorsque les voitures (et les camions) sans conducteur deviendront monnaie courante, le transport sera rendu si bon marché et si pratique qu’il ne sera plus nécessaire ni rentable de posséder sa propre voiture. Il y aura également plus de demandes, car les personnes qui n’ont pas les moyens d’acheter une voiture ou qui ne sont pas capables de conduire (enfants et personnes âgées) peuvent être transportées de manière pratique et bon marché. La demande additionnelle (latente) réduira encore davantage les prix. Trois autres changements stimuleront la demande pour de nouvelles formes de mobilité :

  • La pandémie de la COVID-19 accélérera la révolution de la mobilité. Plus le nombre de travailleurs à domicile augmentera, moins ils se déplaceront et lorsqu’ils le feront, les moyens de transport alternatifs seront les plus attrayants.
  • La génération du millénaire est de plus en plus motivée par les préoccupations relatives aux changements climatiques et aux valeurs immatérielles. En fondant des familles, ces personnes bénéficieront également de plus en plus de nouvelles formes de vie urbaine, notamment la conversion des places de stationnement en parcs et en espaces verts.
  • Le nombre de personnes âgées augmente rapidement. Les aînés veulent demeurer mobiles, et la mobilité sans conducteur leur facilitera grandement la vie.