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Plans d'action

Oser entreprendre : Plan d'action gouvernemental en entrepreneuriat 2017-2022

Si le Québec est aujourd’hui une économie compétitive, ouverte sur le monde et reconnue pour sa créativité et ses innovations, c’est grâce à plusieurs générations d’entrepreneurs qui ont eu l’audace de se lancer en affaires.

L’histoire du Québec regorge d’entrepreneurs inspirants tels que Alphonse Desjardins (Caisses populaires Desjardins), Danièle Henkel (Danièle Henkel inc.), Germain Lamonde (EXFO), Daniel Langlois (Softimage) et Caroline Néron (Néron inc.).

La raison d’être du PAGE est de contribuer à l’essor et à la réussite d’un plus grand nombre d’entrepreneurs pour assurer la croissance économique du Québec maintenant et dans les années à venir.

Définition de l’entrepreneuriat et de l’entrepreneur

Dans le PAGE, le terme entrepreneuriat désigne l’acte de prendre le risque d’investir des capitaux et d’assumer la responsabilité d’une équipe afin de réaliser des activités économiques créatrices de valeur. En ce sens, l’entrepreneuriat est l’acte de créer une nouvelle entreprise, mais aussi celui de reprendre une entreprise existante.

L’entrepreneur peut donc être le créateur d’une entreprise qui exploite de nouveaux produits, processus ou marchés. Il peut également être l’acquéreur ou le repreneur d’une entreprise existante dont il assure le développement. Il peut agir seul ou avec des associés au sein d’une équipe entrepreneuriale.

C’est donc à tous ces types d’entrepreneurs que s’adresse le PAGE, afin de valoriser la diversité entrepreneuriale du Québec dans toutes les régions et sous toutes les formes d’entreprises, peu importe leur taille, qu’elles soient indépendantes ou collectives.

Bilan des initiatives récentes en entrepreneuriat

En 2011, le gouvernement lançait la Stratégie québécoise de l’entrepreneuriat (SQE). La SQE a été un succès réel pour ce qui est de la mobilisation et de l’engagement de ses partenaires de l’écosystème. Elle a également eu des retombées sur les entrepreneurs, comme en témoigne l’atteinte des cibles fixées, voire leur dépassement dans quelques cas. En 2018, les mesures mises en œuvre dans la SQE continuent de susciter des demandes auprès des mandataires et des clientèles visées, ce qui prouve qu’il y a lieu pour le gouvernement de poursuivre et de bonifier ses actions dans ce domaine. Le PAGE peut miser sur les acquis de cette stratégie, qui a contribué à faire de l’entrepreneuriat un choix de carrière emballant et valorisant ainsi qu’à assurer un réseau d’accompagnement et des outils de financement pour soutenir les entrepreneurs dans l’ensemble des régions.

Par ailleurs, l’évaluation du Programme d’aide à l’entrepreneuriat1, un des principaux leviers de la SQE, indique que ce programme a permis de soutenir 7 000 entreprises en phase de création entre les années 2010 et 2014. Le taux de survie de ces entreprises après deux ans est de 84 %, alors qu’il est de 58 % pour l’ensemble des entreprises2.

Pour améliorer et simplifier l’offre de services, cette évaluation recommandait d’effectuer une analyse des organismes et des structures soutenus. Le gouvernement a posé des gestes concrets à cet égard.

En matière de soutien à la reprise d’une entreprise, les différents services de transfert d’entreprise offerts dans chacune des régions du Québec ont été regroupés en une seule entité administrative, le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ), en 2015. Ce changement de gouvernance a permis d’harmoniser l’accompagnement offert aux cédants et aux repreneurs d’entreprises sur l’ensemble du territoire québécois, d’assurer la pérennité des services offerts et de créer une meilleure synergie entre les régions.

Quant au soutien à l’entrepreneuriat féminin, le modèle d’affaires de Femmessor a été révisé afin de mettre en place une gouvernance qui favorise le regroupement des services administratifs et l’offre d’une gamme d’outils financiers aux entrepreneures. De plus, Femmessor assure un accompagnement de grande qualité des entrepreneures, notamment sous forme de mentorat, tout en favorisant le maintien des décisions d’investissement dans les régions.

Par l’intermédiaire de la Table sur l’aide au développement économique, le gouvernement continue les travaux de révision des programmes de soutien à l’entrepreneuriat. Au cours des prochaines années, les travaux se poursuivront afin d’assurer que l’écosystème entrepreneurial développe une meilleure complémentarité et des synergies facilitant les démarches des entrepreneurs. L’objectif sera d’améliorer la gouvernance, de réduire les chevauchements, d’améliorer le rendement des programmes et d’optimiser les ressources gouvernementales dans l’offre de services aux entrepreneurs.

Situation de l’entrepreneuriat au Québec

Le bilan des initiatives récentes, l’analyse des indicateurs généraux de l’activité entrepreneuriale au Québec et les consultations effectuées notamment auprès des membres de la Table nationale d’action en entrepreneuriat et des membres du chantier entrepreneuriat du Conseil consultatif sur l’économie et l’innovation ont permis de dégager les atouts sur lesquels le Québec peut miser et les défis qu’il doit relever en matière d’entrepreneuriat afin de bâtir son avenir.

Au cours des dernières décennies, la place des femmes dans l’entrepreneuriat au Québec s’est certes améliorée3. Toutefois, il demeure qu’elles rencontrent de plus grandes difficultés que les hommes à obtenir du financement.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Aussi, elles travaillent majoritairement dans des secteurs d’activité moins rémunérateurs et elles sont moins nombreuses que les hommes à prendre la relève d’une entreprise.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Ce plan d’action a été élaboré après la consultation des  principaux organismes de soutien à l’entrepreneuriat,  des entrepreneures et des entrepreneurs de divers secteurs, des regroupements d’entrepreneurs ainsi que des représentants régionaux et locaux du monde de l’éducation. Parmi ceux-ci, on trouve : OSEntreprendre, la Fondation de l’entrepreneurship, l’École d’entrepreneurship de Beauce, Femmessor, le Startupfest, la Fédération des chambres de commerce du Québec, SAJE accompagnateur d’entrepreneurs, le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, les dix-sept présidents des tables d’action en entrepreneuriat, le Conseil du patronat du Québec, le Centre de transfert d’entreprise du Québec, Investissement Québec et ses partenaires financiers.

Atouts du Québec

Afin de stimuler l’entrepreneuriat, le Québec a plusieurs forces sur lesquelles il peut compter, dont les suivantes :

  • L’intention d’entreprendre, qui demeure élevée. En effet, le taux d’intention de se lancer en affaires se situe à 17,2 % en moyenne au Québec depuis 2014, soit juste un peu en deçà de celui du reste du Canada (18,8 % en moyenne). Le Québec occupe ainsi une place enviable parmi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE4).
  • Des entrepreneurs de plus en plus éduqués, ce qui a un effet positif sur leur capacité d’innover, d’exporter et de faire croître leur entreprise. En 2015, 25 % des nouveaux entrepreneurs avaient un diplôme universitaire, comparativement à 16 % en 19953.
  • Un écosystème entrepreneurial diversifié et déployé sur l’ensemble du territoire. Les organismes de développement économique local et régional, les organismes en entrepreneuriat scolaire ou technologique, les organismes voués à des clientèles particulières et les fonds en capital d’investissement offrent une gamme de services et de ressources auxquels l’entrepreneur peut faire appel.
  • Des acteurs (p. ex. entreprises, centres de recherche) de classe mondiale dans plusieurs secteurs. Ils sont les sources de croissance des économies d’aujourd’hui et de l’avenir, comme les technologies de l’information et de la communication, les technologies propres, les sciences de la vie, le transport et la logistique.

Défis du Québec

Le Québec fait toutefois face à des défis qu’il doit relever :

Malgré des intentions d’entreprendre élevées, le passage à l’action n’est pas au rendez-vous. Avec une moyenne de 10,4 %5 de 2011 à 2015, le taux de création d’entreprises dans le secteur privé
au Québec était le plus bas au Canada.

On constate un écart entre les femmes et les hommes du Québec tant dans les intentions d’entreprendre (15,3 % chez les femmes et 19,6 % chez les hommes en moyenne de 2014 à 2016) que dans l’investissement comme entrepreneur naissant (6,1 % chez les femmes et 10,5 % chez les hommes en moyenne de 2014 à 20164).

Avec le vieillissement de la population, l’arrivée de nouveaux entrepreneurs ne compense pas le départ de ceux qui mettent fin à leurs fonctions. Ainsi, le bassin d’entrepreneurs n’est pas maintenu. En moyenne de 2012 à 2016, ce bassin a diminué d’un peu plus de 2 300 entrepreneurs par année au Québec. Il est passé de 182 500 entrepreneurs en 2011 à 171 000 en 2016.

Une meilleure complémentarité et des synergies doivent être développées dans l’écosystème entrepreneurial québécois afin d’en simplifier l’accès pour les entrepreneurs. À titre d’exemple, en 2014, parmi les entreprises qui avaient besoin de financement externe et qui n’ont pas formulé de demande à cet égard, 43,8 % justifiaient leur abstention par le fait qu’elles trouvaient trop difficile de formuler une demande ou qu’elles ne connaissaient pas les sources de financement6.

1. Programme d’aide financière du gouvernement permettant de soutenir les organismes qui offrent des services spécialisés en entrepreneuriat complémentaires aux services existants.

2. Ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Évaluation des résultats relatifs au Programme d’aide à l’entrepreneuriat, 2015.

3. Statistique Canada, Enquête sur la population active.

4. Global Entrepreneurship Monitor, Situation de l’activité entrepreneuriale québécoise, éditions 2014, 2015 et 2016.

5. Statistique Canada, tableau CANSIM 527-0007, Programme d’analyse longitudinale de l’emploi. L’Alberta, l’Ontario et la Colombie-Britannique ont des taux respectifs de 15,9 %, 14,2 % et 14,1 %.

6. Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2014.