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études et analyses

Le secteur de l'énergie dans le Sud-Est des États-Unis

Contexte

Il est de notoriété publique que l'exploitation des hydrocarbures est une industrie importante dans la région du Sud-Est des États-Unis, qui regroupe 11 États, dont le Texas, la Floride et la Géorgie (Alabama, Arkansas, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Floride, Géorgie, Louisiane, Mississippi, Oklahoma, Tennessee, Texas).  Cette région est également très bien pourvue en énergies renouvelables.

L'exploitation des hydrocarbures se maintient à de hauts niveaux

L'industrie pétrolière et gazière regroupe une très large gamme de produits et de services, dans ces domaines :

  • l'exploration du pétrole brut et du gaz;
  • le forage et l'équipement des puits;
  • l'exploitation de ces puits;
  • le raffinage;
  • le transport des produits finis.

Selon les dernières données de l'Agence américaine de protection de l'environnement (US Environmental Protection Agency), l'industrie pétrolière et gazière des États-Unis, la 3e au monde sur le plan de la production, compte plus de 500 000 puits actifs et environ 1 200 foreuses rotatives. On estime que 65 % des besoins énergétiques du pays sont aujourd'hui assurés par le pétrole et le gaz naturel produits aux États-Unis. Les quelque 144 raffineries du pays produisent quotidiennement plus de 17 millions de barils de pétrole brut, et les ventes des 16 000 établissements constituant l'industrie atteignent 134 milliards de dollars américains chaque année.

La région du Sud-Est, dont en particulier les États du Texas, de l'Oklahoma et de la Louisiane (voir le tableau ci-dessous), occupe une position dominante dans l'ensemble du pays.

Les chiffrent diffusés par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (US Energy Information Administration, ou EIA) confirment cette position dominante :

Rang

Production totale d'énergie
2012
(en billions de Btu)

Production de pétrole brut
Novembre 2014
(en milliers de barils)

Production de gaz naturel
2013
(en millions de pi3)

Source : EIA.

1

Texas (14 201)

Texas (102 085) 

Texas (7 545 401) 

2

Wyoming (9 611)

Dakota du Nord (35 616)

Pennsylvanie (3 259 042) 

3

Pennsylvanie (4 720) 

Californie (16 902) 

Louisiane (2 406 834) 

4

Louisiane (3 794) 

Alaska (15 517) 

Oklahoma (2 143 999) 

5

Virginie occidentale (3 721) 

Oklahoma (10 249) 

Wyoming (1 858 207) 

6

Oklahoma (2 961) 

Nouveau-Mexique (10 247) 

Colorado (1 604 860)

7

Colorado (2 921)

Colorado (6 872) 

Nouveau-Mexique
(1 195 431)

8

Illinois (2 446)

Wyoming (6 582) 

Arkansas (1 139 654)

9

Kentucky (2 391)

Louisiane (5 452)

Virginie occidentale
(717 892) 

10

Californie (2 335)

Kansas (4 164)

Utah (470 863)

Le secteur a connu depuis le milieu des années 2000 une très forte croissance, en raison notamment de l'émergence de nouvelles technologies d'extraction du gaz et du pétrole de schiste. Les chiffres du tableau ci-dessous résument bien la rapidité du développement de cette industrie au cours de la dernière décennie.

 

2006
(en milliers de barils)

2012
(en milliers de barils)

Pourcentage
2006-2012

Importations aux États-Unis

1 310 001

757 555

(−) 42 %

Exportations des États-Unis

473 430

1 148 309

(+) 142 %

Le Texas a très largement profité de ces nouvelles techniques d'exploitation. Par exemple, la région de Eagle Ford, au sud de San Antonio, qui est l'un des principaux bassins d'exploitation du gaz et du pétrole de schiste en Amérique du Nord, a vu sa production exploser pendant les dernières années, comme le montre le graphique suivant.

Voir le graphique Eagle Ford Region Oil production.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.

Toutefois, la baisse des cours du pétrole entamée en 2014 a aujourd'hui un effet négatif sur l'industrie dans le monde entier : dans un article de mars 2015, le magazine Forbes signale 75 000 pertes d'emploi et, depuis 12 mois, la fermeture de 700 puits.

Les acteurs de l'industrie doivent s'adapter à cette baisse des cours : en mars 2015, Quicksilver Resources, une compagnie de Fort Worth spécialisée dans le forage, s'est déclarée en faillite. Elle avait annoncé le licenciement de 10 % de son effectif en février et avait vu sa valeur boursière perdre 98 % en un an.

Au même moment, Transocean, une entreprise genevoise spécialiste de l'exploitation pétrolière en mer, indiquait qu'une vingtaine de ses plateformes seraient démontées dans les mois à venir et qu'il était possible que la moitié de ses vaisseaux en eaux très profondes reste à quai en 2015.

La baisse des cours est alimentée par le niveau exceptionnel de la production mondiale et des réserves aux États-Unis. Avec 458 millions de barils (source : EIA, mars 2015), le stock de pétrole brut aux États-Unis a atteint son plus haut niveau depuis 80 ans. L'atteinte de ce niveau, annoncée à la mi-mars, a eu un effet immédiat : le cours du baril de pétrole de type West Texas Intermediate est tombé à 42 $ US, son plus bas niveau depuis six ans, avant de remonter légèrement.

À court terme, malgré la diminution du nombre de puits, la production de gaz de schiste et de pétrole devrait se maintenir à de hauts niveaux, en raison des conditions suivantes :

  • les baux signés par les exploitants;
  • les couvertures encore actives sur les marchés à terme;
  • le fait qu'une grande partie de la production provienne de puits encore rentables quand le pétrole est à 50 dollars;
  • les marges de productivité encore disponibles dans certains grands bassins.

Un article paru en janvier 2015 dans le journal français Le Figaro indiquait ceci : « Le cabinet Rystad Energy Research a identifié des "zones dans les gisements de pétrole de schiste d'Eagle Ford (Texas), Niobrara (Nebraska, Kansas, Colorado) et Bakken (Dakota du Nord) où le point d'équilibre est inférieur à 50 dollars". En revanche, dans des régions de l'ouest du Texas, comme Wolfbone et Clineshale, les puits ne sont rentables qu'au-dessus de 60 dollars le baril. » Les spécialistes estiment qu'une année supplémentaire sera nécessaire avant que se rétablisse un équilibre entre l'offre et la demande.

Le prochain rapport de l'EIA, attendu en avril 2015, devrait réexaminer les prévisions optimistes faites en 2014 (voir le graphique ci-dessous), qui incluaient notamment une hausse de la production de 56 % entre 2012 et 2040 pour le gaz naturel.

Voir le graphique Figure MT-44. U.S. natural gas production by source in the Reference case, 1990-2014.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.

Le nucléaire : un sous-secteur en lente renaissance

L'énergie nucléaire fait partie des énergies traditionnelles, aux côtés des hydrocarbures. Si 20 % de la production électrique américaine provient encore du nucléaire, la renaissance annoncée de cette filière (la plupart des réacteurs américains ayant été construits dans les années 1970 et 1980) est aujourd'hui au ralenti, étant donné les surcoûts et les retards dans la construction de quatre nouveaux réacteurs en Géorgie et en Caroline du Sud. Le groupe Southern Co., le fournisseur d'électricité dominant dans le Sud-Est des États-Unis, a récemment indiqué aux autorités de réglementation de la Géorgie que sa part des coûts dans l'actuel projet Vogtle avait augmenté de 1,4 milliard de dollars américains (pour atteindre 7,5 milliards). Southern Co. a dit envisager de transférer à ses clients une partie de ces coûts supplémentaires, ce qui a provoqué une levée de boucliers du milieu politique. Ces surcoûts viennent également remettre en question la nouvelle méthode de construction des centrales (par modules), qui devait permettre de régler ces problèmes, d'ailleurs connus dans le passé.

Le dynamisme méconnu des énergies renouvelables

Une région au premier plan dans l'énergie éolienne

L'industrie éolienne aux États-Unis, qui compte désormais des turbines industrielles dans 39 États, a connu une forte croissance depuis l'an 2000, mais les incertitudes autour des programmes fédéraux d'aide à la production et du faible coût du gaz naturel ont freiné cette croissance dans les deux dernières années. Ainsi, après l'ajout de 13 000 mégawatts (MW) de puissance en 2012, une croissance de seulement 1 087 MW s'est produite en 2013, la plus mauvaise performance depuis 2004. Les trois premiers trimestres de 2014 ont toutefois été solides.

Dans ce contexte, le Sud-Est des États-Unis demeure une région de premier plan, où le Texas et l'Oklahoma jouissent respectivement de puissances installées de 13 000 MW (1er rang au pays, avec 21 % du total national) et de 3 100 MW (6e rang au pays, avec 5 % du total). Le Tennessee dispose pour sa part d'une puissance installée de 29 MW.

Puissance éolienne installée par État, 3e trimestre 2014

Voir l'image 2014 Year End Wind Power Capacity (MV).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.

Par ailleurs, la majorité des projets actuellement en construction est également localisée au Texas (7 600 MW, soit 55 % du total national) et en Oklahoma (1 170 MW), ce qui va encore renforcer leur domination actuelle.

(image)

Toutefois, le Sud des États-Unis dans son ensemble a pris sa place dans la constitution de la chaîne américaine d'approvisionnement de la filière éolienne, qui compte aujourd'hui plus de 550 installations de production. Notons que le Texas (45), les deux Carolines (43) et la Floride (17) accueillent le plus grand nombre de ces installations.

Installations de production actives dans l'industrie éolienne, fin 2013

Voir l'image Active Wind-related Manufacturing Facilities end of 2013.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.

L'énergie solaire : un sous-secteur en émergence

En 2014, seuls deux États de la région du Sud-Est se classaient parmi les 10 premiers du pays en matière d'énergie photovoltaïque : la Caroline du Nord (en 2e position) et le Texas (en 8e position). Toutefois, les cadres réglementaires se mettent lentement en place de façon à favoriser l'émergence de l'industrie de l'énergie solaire dans d'autres États (Caroline du Sud, Géorgie), et une augmentation sensible des puissances installées est attendue au cours des prochaines années.

Voir l'image Figure 1.4 U.S. PV installations by State and Market Segment, 2014.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.

Occasions d'affaires

Le maintien des équipements éoliens existants

Le Laboratoire national Lawrence Berkeley.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., affilié au département américain de l'Énergie (U.S. Department of Energy), vient de publier une estimation des besoins en énergies renouvelables entre 2015 et 2035 pour chaque État. Ces estimations tiennent compte des cibles établies par les normes d'approvisionnement en énergies renouvelables (renewable portfolio standards, ou RPS) qui seront alors en vigueur.

Ces estimations font état d'une croissance de 77 % des besoins en énergies renouvelables entre 2015 et 2025 au pays. Sur la même période, si leurs RPS respectifs restent les mêmes, le Texas verra ses besoins croître de 4 % et la Caroline du Nord verra les siens augmenter de 86 %. Ce sont les deux seuls États qui ont adopté un RPS dans le territoire du Sud-Est. Considérant que l'électricité d'origine éolienne a historiquement représenté la technologie de choix pour atteindre les objectifs des RPS (l'éolien ayant permis l'atteinte de 86 % des objectifs  atteints jusqu'en 2011), on peut facilement extrapoler que la tendance vers l'éolien continuera dans ces États.

Si le Texas est actuellement la locomotive du sous-secteur, d'autres États, partant de plus loin, prendront la tête dans les années à venir pour ce qui est des nouveaux projets. Dans sa dernière évaluation des RPS, l'Association américaine de l'énergie éolienne (American Wind Energy Association, ou AWEA) indique que la région du Moyen-Atlantique et la Californie feront sans doute le plus de nouveaux investissements dans la filière éolienne pour la période 2016-2020.

L'émergence attendue de l'énergie éolienne en mer, une occasion pour le territoire

Au-delà de l'impulsion publique fournie par les États et des besoins découlant des RPS, le territoire du Sud-Est pourrait également bénéficier du développement attendu de l'énergie éolienne en mer. Les deux Carolines, la Géorgie et le Texas pourraient aussi, dans les prochaines années, devenir des acteurs de l'industrie éolienne, jusqu'à maintenant plus active en Europe qu'aux États-Unis. On compte aujourd'hui 14 projets en phase avancée, selon le département américain de l'Énergie. Neuf de ces projets se trouvent sur la côte est du pays (région du Moyen-Atlantique et Nouvelle-Angleterre) et, parmi ceux-ci, deux projets au large du Rhode Island et du Massachusetts devraient entreprendre leurs travaux en  2015.

Ces 14 projets éoliens en mer ne représentent « que » 5 GW de puissance, mais une récente étude financée par le département américain de l'Énergie évalue à 54 GW le potentiel qui pourrait être transmis en 2030 au réseau électrique, à condition bien sûr que les programmes actuels d'aide à la production soient maintenus dans les années à venir.

Voir l'image United States offshore wind resource at 90 m above the surface.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.

Vitesse moyenne du vent à 90 mètres de hauteur, 2010

Dans une note de juillet 2013, le département américain de l'Énergie estime que les installations éoliennes en mer, à proximité des territoires des États de  Virginie et de la Géorgie, seraient à même de fournir au minimum 95 MW en 2020 et au maximum 9 800 MW en 2030.

Le solaire dans les Carolines et en Géorgie

En 2014, la Caroline du Sud a rejoint la Caroline du Nord et la Géorgie parmi les États du Sud-Est du pays disposant d'une législation qui favorise le développement de l'énergie solaire sur leur territoire. L'exemple de la Caroline du Nord, passée en deux ans du 6e au 2e rang national en ce qui concerne la puissance installée en mégawatts, et du Texas, passé du 12e au 8e rang, fait lentement des émules dans la région. La Caroline du Sud, qui n'a à ce jour qu'une puissance installée de 8 MW, pourrait ainsi viser les 300 MW en 2021. La Géorgie espère également voir une croissance rapide de ses puissances installées alors que l'approbation, en décembre 2014, de 10 nouveaux contrats d'achat d'électricité par la Georgia Public Service Commission devrait ajouter 515 MW à la puissance actuelle pour atteindre les 900 MW à la fin 2016.

Concurrence

Dans le sous-secteur de l'énergie fossile comme dans celui des énergies renouvelables, la concurrence est internationale. Les entreprises européennes (françaises et britanniques dans les hydrocarbures, allemandes et scandinaves pour le secteur des énergies renouvelables) ont depuis longtemps une expertise reconnue. Les entreprises asiatiques ont fait une entrée plus tardive sur le marché, en particulier en ce qui concerne les énergies renouvelables, mais font désormais partie intégrante du paysage industriel. Rappelons qu'en 2014, les investissements en « énergie propre » de la Chine ont augmenté de 32 %, pour atteindre les 90 milliards de dollars américains, 75 % de cette somme étant allouée au solaire et à l'éolien. Les États-Unis se situaient au 2e rang mondial, avec un investissement total de 52 milliards de dollars américains.

Stratégie d'entrée sur le marché

Au-delà des rendez-vous d'envergure internationale (Offshore Technology Conference.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., AWEA WindPower.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.), toujours utiles pour se faire connaître des grands donneurs d'ordre mais dont la taille importante réduit la visibilité de chaque participant, certains événements à dimension régionale ou plus ciblés sont l'occasion de rencontrer plus facilement des équipementiers de rang 1 ou 2. On citera par exemple les conférences de l'International Association of Drilling Contractors.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., le Wind Energy Operations and Maintenance Summit USA.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. ou la conférence de la Southeastern Wind Coalition.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

Le réseau des bureaux du Québec aux États-Unis – en particulier celui d'Atlanta – est un véhicule utile pour accéder aux donneurs d'ordre et aux grands fournisseurs américains. La participation aux missions de groupe est un moyen reconnu d'entreprendre ou de consolider des relations. Bien que les missions individuelles sur le territoire – en dehors des salons et des conférences – demandent souvent plus de travail, elles sont aussi à recommander. Il est important de rappeler que le démarchage auprès de ces grands décideurs nécessite un investissement en temps et en ressources de la part de l'entreprise québécoise, et que les cycles de validation des fournisseurs sont en général relativement longs.

Obstacles au développement d'affaires

Le défi du sous-secteur des énergies renouvelables est principalement lié au cadre réglementaire, parfois incertain et changeant en fonction des priorités du gouvernement fédéral et des États. D'autre part, les programmes d'aide à telle ou telle filière sont souvent remis en cause, entraînant des cycles difficiles à gérer pour la chaîne d'approvisionnement.

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