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études et analyses

Le marché des biotechnologies industrielles aux États-Unis (région Moyen-Atlantique)

Chimie Verte

Le secteur des biotechnologies industrielles s'inscrit dans la grande famille de la chimie verte. Cette dernière se définit par la création de produits et de procédés chimiques pouvant réduire l'utilisation ou la production de substances néfastes pour l'environnement ou la santé humaine.

La chimie verte favorise l'emploi de ressources renouvelables telles que :

  • les biomasses agricoles, forestières et marines;
  • les résidus industriels et municipaux.

Elle représente un axe prioritaire pour la recherche et est considérée comme un levier d'innovation et de compétitivité pour les entreprises1.

Selon le rapport du Forum économique mondial2, la valeur des produits chimiques obtenus à partir de la biomasse à l'échelle mondiale atteindra 135 milliards de dollars américains en 2020. Font partie de ces produits ou ressources :

  • les produits chimiques organiques et inorganiques;
  • les produits cosmétiques;
  • les savons et les détergents;
  • les pâtes et papiers;
  • le bois;
  • les combustibles;
  • les lubrifiants et les graisses;
  • les peintures;
  • les encres3.
Répartition du marché mondial des produits biosourcés en 2015, selon le département de l'Agriculture des États-Unis

Type de produit

Valeur
(en milliards de dollars)

Produits de spécialité

320 

Produits de chimie fine

60 

Polymères

60 

Produits de commodité

100 

Source4

Biotechnologie industrielle

Les biotechnologies industrielles mettent à profit diverses biotechnologies vertes afin d'assurer la fabrication et la transformation éco-efficiente de produits chimiques.

Les biotechnologies industrielles exploitent les propriétés des micro-organismes et des enzymes (biomasse)5 pour contribuer à la fabrication de produits dans des secteurs tels que :

  • la construction;
  • les transports;
  • l'énergie;
  • l'emballage;
  • les textiles et matériaux;
  • les produits chimiques de spécialité;
  • les loisirs.

Elles sont également à la base de multiples produits, tels que :

  • les plastiques biodégradables;
  • les textiles spécialisés;
  • les peintures, encres et colles sans ingrédients nocifs;
  • les solvants et lubrifiants écoresponsables;
  • les biocatalyseurs6.

Selon l'OCDE, les revenus mondiaux tirés des biens issus des biotechnologies industrielles seraient de l'ordre de 50 à 60 milliards d'euros par an7. Selon certaines prévisions, le marché mondial des biotechnologies industrielles pourrait atteindre 300 milliards d'euros d'ici 2030.

Vision d'ensemble du marché

Canada

En 2009, les produits chimiques canadiens ont rapporté 42 milliards de dollars et se sont retrouvés dans plus de 70 000 produits d'utilisation courante tels que les matériaux isolants et les matériaux d'emballage.

Le segment des produits chimiques de base et des résines acheminait 75 % de sa production sur les marchés d'exportation, dont 50 % (10,5 milliards $) aux États-Unis8.

Répartition de l'ensemble de l'industrie chimique canadienne (toutes catégories) confondues)

Provinces

Pourcentage

Ontario

46 

Québec

22 

Alberta

22

Source9

Québec

Le Québec compte un bon nombre des entreprises canadiennes actives dans le secteur des biotechnologies industrielles afin de répondre à la demande grandissante (10 % de l'énergie consommée au Québec provient actuellement de la biomasse, dont 2/3 du milieu industriel et 1/3 du milieu résidentiel10).

Le secteur des biotechnologies industrielles au Québec, c'est11:

  • 130 entreprises qui embauchent 3 000 personnes;
  • plus de 300 produits innovants représentant 30 % de la production canadienne, estimée à 1,3 milliard de dollars;
  • 200 millions de dollars investis en R-D, en incluant l'industrie chimique;
  • plus de 150 chercheurs spécialisés.

Le Québec représente un partenaire commercial de choix12:

  • accès privilégié à un marché dépassant les 420 millions de consommateurs (Canada, États-Unis et Mexique);
  • réseau d'entreprises dynamiques axées sur l'innovation et l'exportation;
  • structure économique forte favorable au développement industriel et au transfert de connaissances;
  • 19 universités et 45 collèges d'où proviennent 33 % des publications scientifiques et 27 % des brevets canadiens;
  • crédits d'impôt concurrentiels pour les chercheurs;
  • environnement riche en biomasse.

Secteurs dominants au Québec13

Chauffage à la biomasse

Projets régionaux :

Biogaz

Entreprises en activité :

Biocombustibles secs

Entreprises en activité :

Biodiésel

Entreprises en activité :

Bioéthanol

Entreprises en activité :

Projets en cours à l'été 2016 dans le domaine de la bioénergie :

Bioproduits de chimie

Entreprises en activité :

Matériaux biosourcés

Entreprises en activité :

De nombreux programmes sont mis en place afin de soutenir l'offre des PME québécoises dans le secteur des biotechnologies, par exemple :

Ceux-ci aident les entreprises à se financer et contribuent à développer leur potentiel de concurrence sur la scène nord-américaine.

Intérêt pour le secteur

Les grands groupes industriels sont à la recherche de nouveaux bioprocédés afin d'accroître leur efficacité tout en diminuant leur empreinte écologique. Cette tendance modifiera considérablement le portrait économique mondial dans les années à venir.

À ce titre, de grandes entreprises internationales, telles que Coca-Cola et Danone, ont déjà ouvert la marche en devenant d'importants consommateurs de biotechnologies industrielles.

Catalyseurs :

  • croissance de la demande énergétique mondiale;
  • baisse des réserves de pétrole et volatilité des prix;
  • hausse de la sensibilisation aux enjeux écologiques 14.

Occasions d'affaire

Les entreprises américaines arrivent difficilement à se faire prêter des capitaux pour appuyer un projet dans le secteur des biotechnologies industrielles : moins de 5 % des banques américaines investissent actuellement dans des projets directement liés à ce secteur15.

Pour cette raison, les entreprises bio-industrielles doivent toutes se tourner vers des sources de financement moins conventionnelles.

Au moins quatre options s'offrent aux entreprises québécoises qui souhaitent exporter leur technologie aux États-Unis et trouver des partenaires américains ou de nouveaux projets pour y déployer cette technologie :

1. Présenter des projets au gouvernement fédéral américain pour obtenir des subventions ou des contrats de recherche

Le gouvernement américain dispose de plusieurs programmes de subvention qu'il administre au moyen de divers organismes. En voici quelques exemples :

  • Département de l'Énergie .  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
    Accorde des subventions pour soutenir la R-D des entreprises actives dans les secteurs du carbone, de l'énergie fossile propre et des technologies de stockage bio-industriel. Le département appuie également les bioraffineries intégrées.
  • Département de l'Agriculture
    Appuie les entreprises de transport de carburants et de biocarburants avec son programme Rural Energy for America.
  • Département des Transports
  • Agence des États-Unis pour la protection de l'environnement (Environmental Protection Agency, EPA)
    • Clean Diesel Grant Program
    • Clean Coal-to-Liquid
    • Gaseous Fuel Technologies Grant Program
  • Financement américain de projets internationaux
    Le gouvernement fédéral américain subventionne des projets internationaux dans le domaine de l'énergie renouvelable au moyen de son programme Renewable Energy Investments. En 2012, ces investissements internationaux ont augmenté de 228 % dans les régions du Moyen-Orient et de l'Afrique pour atteindre 12 milliards de dollars.

Le gouvernement des États-Unis appuie en outre des projets internationaux de développement en énergie renouvelable, en électricité et en gaz naturel sur le territoire africain au moyen de son programme Power Africa, auquel il consacre 7 milliards de dollars16.

Enfin, les agences internationales multilatérales de la Banque mondiale établies à Washington D.C. ou encore celles ayant leur siège à New York, comme l'Organisation des Nations Unies (ONU), investissent dans des projets internationaux menés dans des pays en développement qui peuvent intéresser les exportateurs québécois. En voici des exemples 17:

2. Faire affaire avec des centres de recherche ou attirer des fonds de capital de risque

Centres de recherche

Collaborer avec des centres de recherche universitaire peut être un moyen efficace de poursuivre des recherches en sol américain et d'être admissible aux différents services financiers offerts sur le territoire.

Bio-Amber, par exemple, une entreprise québécoise du secteur des bioproduits, s'est associée avec deux universités (en Virginie de l'Ouest et au New Jersey) dans le cadre de projets de développement de nouvelles technologies.

Par ailleurs, il peut être intéressant de faire affaire avec de grandes entreprises qui disposent de moyens importants pour soutenir la recherche et le développement de nouvelles technologies liées à leur champ d'expertise, comme l'a fait DuPont.

Bien que la recherche du financement ne soit pas un jeu d'enfant, la démarche est loin d'être impossible. Avec de bons partenaires, les occasions d'affaires existent. Par exemple, Bio-Amber a fait une entrée remarquée en bourse en 2013 avec un appel public à l'épargne totalisant 80 millions de dollars américains18.

Capital de risque

Faire appel à du capital de risque est une autre option qui peut se révéler profitable.

Au début des années 2000, l'activité des capitaux de risque dans le secteur des biotechnologies industrielles était plutôt limitée. L'investissement net de capitaux de risque a légèrement augmenté entre 2002 et 2006, passant de 766 à 844 millions de dollars (taux de croissance annuelle composé de 2 %).

Ce n'est qu'en 2007 que le secteur a pris son envol par suite d'une augmentation des investissements de 1,7 milliard de dollars portant leur valeur nette à 2,3 milliards de dollars (principalement axés sur les biocarburants).

Entre 2009 et 2015, le volume d'investissements en capitaux de risque se tenait entre 400 et 700 millions de dollars par année. La majorité de ces capitaux est consacrée à la R-D dans le domaine des biocarburants19.

Voici une liste établie par UK Trade & Investment en 2015 qui comprend les firmes de capital de risque les plus actives sur ce marché20:

Investisseurs

Type d'investisseur

U.S. Department of Energy (DOE)

Secteur public

Advanced Research Projects Agency - Energy (ARPA-E)

Secteur public

Kleiner Perkins Caufield & Byers (KPCB)

Capital de risque

California Energy Commission

Secteur public

Khosla Ventures

Capital de risque

New York State Energy Research and Development Authority

Secteur public

Braemar Energy Ventures

Capital de risque

Intel Capital

Capital d'investissement d'entreprise

VantagePoint Capital Partners

Capital de risque

Draper Fisher Jurvetson (DFJ)

Capital de risque

RockPort Capital Partners

Capital de risque

International Finance Corporation (IFC)

Banque

SURGE

Autre

Andreessen Horowitz

Capital de risque

US Department of Agriculture (USDA)

Secteur public

National Science Foundation (NSF)

Secteur public

Kickstarter

Financement participatif Bas du formulaire

New Enterprise Associates (NEA)

Capital de risque

GE Ventures

Capital d'investissement d'entreprise

Google Ventures

Capital d'investissement d'entreprise

Undisclosed

Financement participatifBas du formulaire

Sequoia Capital

Capital de risque

ConocoPhillips

Société par actions

Craton Equity Partners

Capital de risque

The Westly Group

Capital de risque

Black Coral Capital

Autres

Lightspeed Venture Partners

Capital de risque

National Science Foundation

Secteur public

SAIL Capital Partners

Capital de risque

General Catalyst Partners

Capital de risque

Claremont Creek Ventures

Capital de risque

Battery Ventures

Capital de risque

Denham Capital Management

Fonds privé

North Bridge Venture Partners

Capital de risque

Energy Technology Ventures

Capital d'investissement d'entreprise

Firelake Capital Management

Capital de risque

First Round Capital

Capital de risque

Lerer Ventures

Capital de risque

Goldman Sachs

Banque

Accel Partners

Capital de risque

Fontinalis Partners

Capital de risque

Oregon BEST

Autres

Founders Fund

Capital de risque

Constellation Technology Ventures

Société par actions

Angeleno Group

Capital de risque

Connecticut Innovations

Capital de risque

Foundation Capital

Capital de risque

Mitsui Global Investment

Capital d'investissement d'entreprise

Bessemer Venture Partners

Capital de risque

Mercury Fund

Capital de risque

Inter-American Development Bank

Autres

Wells Fargo Bank

Banque

Austin Ventures

Capital de risque

NRG Energy

Société par actions

SV Angel

Autres

Interwest Partners

Capital de risque

Opus Capital Ventures

Capital de risque

Huron River Ventures

Capital de risque

Chevron Technology Ventures

Capital d'investissement d'entreprise

Cultivian Ventures

Capital de risque

Overseas Private Investment Corporation (OPIC)

Capital de risque

Voici les firmes qui ont leur bureau principal ou un bureau régional à New York :

3. Repérer de nouveaux projets industriels qui peuvent offrir des occasions de collaboration technologique aux exportateurs québécois

Le département de l'Agriculture des États-Unis offre en page 30 du document ci-dessous la liste des projets de chimie verte en cours de réalisation en 2014 et dans les années subséquentes :

Renewable Chemicals & Materials Opportunity Assessment (rapport final, janvier 2014)

4. Repérer un distributeur ou un partenaire industriel

Analyse et tendances du marché

Portrait global américain

Dans l'ensemble, le secteur chimique américain exporte pour 170 milliards de dollars annuellement, soit le quart de sa production. Il en importe tout autant, en majorité en provenance du Canada.

Les États-Unis fabriquent 19 % des produits chimiques présents dans le monde et ils approvisionnent les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), dont la demande est en forte progression avec un taux de croissance de plus de 12 % par année21.

Le secteur bio-industriel américain est dynamique sur le plan du financement des entreprises émergentes. Il se classe au 7e rang des biosciences quant à l'investissement en capital de risque avec un investissement moyen annuel de 1,9 milliard de dollars (pour la période 2009-2013)22.

Par ailleurs, le taux de croissance annuelle des investissements en capital de risque est de 4,5 % dans le secteur global des biosciences, surpassant nettement celui des non-biosciences (1,5 % pour la période 2009-2013)23.

Marché du Moyen-Atlantique

Le territoire du Moyen-Atlantique compte plusieurs États actifs en innovation dans le domaine de la bio-industrie. Parmi eux, les États de New York, du New Jersey, de la Pennsylvanie et du Maryland se démarquent par leurs investissements importants et le nombre de brevets obtenus.

La région est active dans les secteurs alimentaire, agrochimique et de la recherche, où les technologies bio-industrielles sont très présentes.

L'industrie alimentaire et agrochimique met à profit les sciences de la vie, la biochimie et les biotechnologies dans le processus de transformation des aliments et la fabrication de produits chimiques et organiques agricoles. Ces secteurs comprennent également les activités de production de biocarburants. Exemples de produits visés :

  • fertilisants;
  • pesticides;
  • herbicides;
  • maïs;
  • soya;
  • éthanol;
  • biodiésel.

La région métropolitaine de New York-Northern New Jersey-Long Island, NY-NJ-PA, se classe au 14e rang national dans le nombre d'emplois spécialisés dans ce secteur24.

Le gouvernement fédéral américain soutient les bioraffineries industrielles dans le cadre du projet Farm Bill.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.25, qui :

  • facilite l'accès au capital pour la mise au point de nouvelles technologies;
  • vient en aide aux agriculteurs qui utilisent les biotechnologies vertes pour fabriquer leurs semences;
  • facilite la mise en marché de produits biochimiques.

Ce programme a été renouvelé en 2014 et accordera 956 milliards de dollars à l'industrie agroalimentaire d'ici 202426.

L'enveloppe totale de la nouvelle loi agricole est répartie de la sorte (les coûts de 2014-2023)

Catégories

Pourcentage

Aide alimentaire, 756 milliards de dollars sur 10 ans

79.1 

L'assurance-récolte, 90 milliards de dollars sur 10 ans

9.4 

Préservation de l'environnement, 57,6 milliards de dollars sur 10 ans

Subvention agricoles, 44,5 milliards de dollars sur 10 ans

4.6 

Autres, 8 milliards de dollars sur 10 ans

0.9 

New York

Description

Globalement dans cet État, l'industrie des biotechnologies emploie plus de 76 000 personnes réparties dans plus de 2 960 entreprises. L'État de New York est particulièrement reconnu pour ses centres de recherche en biosciences et plus spécifiquement en recherche biomédicale et biochimique. Il a reçu 1,3 milliard de dollars de la part du gouvernement fédéral en 2013, et les universités sur le territoire ont investi 3,5 milliards de dollars en R-D en 201227.

Financement

Capital de risque
New York se classe au 5e rang national des sommes investies en capital de risque en recherche dans le secteur des biotechnologies28.

R-D
New York se classe au 2e rang national des investissements en R-D avec 3,5 milliards de dollars en R-D universitaire, et au 6e rang en R-D par habitant avec 179,22 $ (2012)29. L'État a connu une croissance des investissements de 29 % en 2009-201230.

Programme
L'État de New York fournit du financement (crédits/financement de projets) aux entreprises mettant au point des technologies énergétiques propres au moyen de son fonds Green Bank, totalisant plus d'un milliard de dollars.

La Green Bank de New York.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. accepte les demandes de financement pourvu que les fonds de l'État et ceux de la NYSERDA (New York State Energy Research and Development Authority).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. soient disponibles31.

Brevets

Durant la période 2009-2013, New York occupait le 6e rang national pour le nombre de brevets décernés dans le secteur des biotechnologies avec 6 376 brevets. Cet État s'est classé au 5e rang national dans les sous-catégories suivantes :

  • biochimie;
  • bio-imagerie;
  • biosciences des technologies de l'information.

New Jersey

Description

Globalement dans cet État, l'industrie des biotechnologies emploie plus de 86 000 personnes réparties dans plus de 2 500 entreprises. L'économie de l'État est 86 % plus concentrée dans ce secteur que la moyenne nationale.

Le New Jersey est un État très diversifié et se spécialise dans plusieurs sous-secteurs, notamment :

Financement 

Capital de risque
Le New Jersey s'est classé au 4e rang national quant à la somme investie dans l'ensemble du secteur des biotechnologies (2 milliards de dollars en 2009-2013). Plus spécifiquement, il s'est classé au 5e rang national quant à la somme investie dans le secteur des biotechnologies industrielles et humaines.

R-D
Plus de 489 millions de dollars ont été investis au New Jersey en R-D dans le secteur des biotechnologies, classant cet État dans le 3e quintile aux États-Unis (2012)33.

Brevets

Durant la période 2009-2013, le New Jersey s'est classé au 3e rang national pour le nombre de brevets décernés dans le secteur des biotechnologies, avec 7 385 brevets. Plus spécifiquement, il s'est classé au 5e rang dans les secteurs de la bio-imagerie, des biosciences et des technologies de l'information et au 10e rang dans celui de la biochimie.

Pennsylvanie

Description

Globalement dans cet État, l'industrie des biotechnologies emploie 78 000 personnes réparties dans plus de 2 300 entreprises. La Pennsylvanie se spécialise dans les domaines de la recherche en laboratoire médical ainsi que dans les produits pharmaceutiques. Elle occupe également une place importante dans les sous-secteurs des équipements médicaux et de la distribution de produits liés aux biotechnologies34.

Financement

Capital de risque
La Pennsylvanie s'est classée au 5e rang national (1er quintile) avec des investissements de 1,7 milliard de dollars dans le secteur biotechnologique en 2009-2013. Plus spécifiquement, elle s'est classée au 5e rang dans le sous-secteur des biotechnologies animales.

R-D
La Pennsylvanie occupait le 4e rang national des investissements en R-D avec 2 milliards de dollars en R-D universitaire (1er quintile), et le 9e rang en R-D par habitant avec 157,12 $ US (2012).

Brevets

Pour la période 2009-2013, la Pennsylvanie s'est classée au 5e rang pour le nombre de brevets décernés dans le secteur des biotechnologies, avec 6 512 brevets. Cet État est particulièrement novateur dans les secteurs de la biochimie et de l'imagerie bio, où il s'est classé au 5e rang national, ainsi que dans ceux de l'industrie alimentaire et agrochimique, des biosciences et des technologies de l'information, où il s'est classé au 10e rang national.

Maryland

Description

Globalement dans cet État, l'industrie des biosciences emploie 34 000 personnes réparties dans plus de 1 963 entreprises. Le Maryland se spécialise particulièrement en recherche médicale et en produits pharmaceutiques. Cet État a reçu 1,3 milliard de dollars en capital d'investissement en 2009‑2012, qui ont majoritairement servi à financer le segment des biotechnologies humaines35.

Financement

Capital de risque
Le Maryland s'est classé au 7e rang national, avec des investissements de 1,3 milliard de dollars dans le secteur des biotechnologies durant la période 2009-2013. Plus spécifiquement, cet État occupe une place importante dans les sous-secteurs des biocapteurs et de la biotechnologie humaine et des équipements, dans lesquels il s'est classé au 5e rang.

R-D
Le Maryland s'est classé au 6e rang national (1er quintile) avec des investissements de 1,5 milliard de dollars en R-D universitaire, et au 2e rang national pour la R-D par habitant avec 262,63 $ US (2012).

Programme
Le Maryland a mis en place un fonds de capital de risque, InvestMaryland.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., regroupant l'État, les laboratoires de recherche fédéraux et cinq universités afin d'accélérer la commercialisation des biotechnologies.

Les universités participantes financeront de 100 000 à 200 000 $ US sur une base annuelle, combinés avec les 5 millions de dollars provenant de l'État. L'objectif de cette initiative est d'amener plus de 40 innovations sur le marché.

Autres États sur notre territoire

Les États suivants n'ont pas un poids aussi important que ceux de New York, du New Jersey, de la Pennsylvanie et du Maryland, mais demeurent toutefois concurrentiels par certains aspects.

Delaware

Le Delaware représente un petit marché, mais compte quelques gros joueurs dans l'industrie, tels que DuPont qui a son siège social américain à Wilmington et des capacités de recherche au sein de l'Université du Delaware.

En 2009-2012, le Delaware a connu un taux de croissance de 46 % des investissements en recherche-développement en milieu universitaire, ce qui l'a hissé au 1er rang national.

Washington D.C.

Bien que Washington D.C. soit également un petit marché quant à sa population, il compte sur son territoire le siège des agences fédérales américaines, à ne pas négliger pour les exportateurs québécois qui recherchent un partenariat avec le gouvernement américain.

Le district de Columbia investit des sommes importantes en recherche-développement universitaire compte tenu de sa taille. En 2012, il occupait le 1er rang national, avec 474,18 $ par habitant.

Kentucky

Le Kentucky exploite en nombre important des centrales énergétiques au charbon et peut intéresser les entreprises québécoises visant à exporter leurs bioprocédés industriels pour aider à mieux contrôler les émissions de gaz carbonique dans l'air.

Virginie-Occidentale

La situation de la Virginie-Occidentale est semblable à celle du Kentucky puisqu'il s'agit d'un marché où les entreprises minières et les centrales énergétiques au charbon sont présentes en bon nombre.

Quelques entreprises ayant leur siège social sur le territoire moyen-atlantique

Arkema.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
Le groupe Arkema exerce ses activités en s'appuyant sur 80 centres industriels en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, et sur des filiales commerciales dans toutes les régions du monde.

Les activités d'Arkema sont organisées en trois pôles :

  • les produits vinyliques;
  • la chimie industrielle;
  • les produits à haut rendement36.

L'organisation emploie près de 20 000 personnes dans le monde et est présente au Québec. Arkema possède deux centres en Pennsylvanie liés à la recherche-développement, soit à Exton et à King of Prussia. Elle est également présente dans les États de New York, du New Jersey et de la Virginie.

BASF.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
BASF est présente dans plus de 80 pays au moyen de 160 filiales et fournit des produits à un grand nombre de partenaires d'affaires dans presque chaque partie du monde.

Ses produits sont axés sur six pôles :

  • produits chimiques;
  • produits à haut rendement;
  • plastiques;
  • produits de chimie fine;
  • produits agrochimiques;
  • gaz37.

Le siège social américain de l'entreprise se trouve à Florham Park, au New Jersey. BASF est également présente à Tarrytown, dans l'État de New York.

DuPont.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
DuPont est active dans cinq segments principaux :

  • revêtements et technologies de coloration;
  • agriculture et nutrition;
  • matériaux à haut rendement;
  • électronique et technologies de communication;
  • sécurité et protection.

Sa gamme de produits chimiques renouvelables inclut :

  • des polymères naturels;
  • des résines;
  • des polyols;
  • des thermoplastiques.

L'entreprise produit en outre de l'éthanol cellulosique38.

Le siège social américain de DuPont se trouve à Wilmington, au Delaware. L'entreprise est également présente au New Jersey, dans l'État de New York, en Pennsylvanie, en Virginie et en Virginie-Occidentale.

Mitsui Chemicals.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
Mitsui Chemicals est active dans six segments principaux :

  • la pétrochimie;
  • la chimie traditionnelle;
  • le polyuréthane;
  • les polymères fonctionnels;
  • les produits chimiques fonctionnels;
  • les films.

Le siège social américain de Mitsui se trouve à Rye Brook, dans l'État de New York.

Autres entreprises présentes sur le territoire

Concurrence

Les entreprises québécoises exportatrices font face à une concurrence de la part des entreprises américaines, mais également de la part des entreprises internationales voulant elles aussi percer le marché américain.

Voici les 30 entreprises offrant le rendement le plus élevé dans le domaine des bioproduits et des matériaux chimiques pour la période 2014-2015 :

  1. Genomatica.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  2. Solazyme.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  3. Amyris.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  4. BASF.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (Florham Park, NJ)
  5. LanzaTech.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  6. DSM.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  7. Elevance Renewable Sciences.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  8. DuPont.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (Wilmington, DE)
  9. BioAmber.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (Québec)
  10. Virent.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  11. Novozymes.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  12. Avantium.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  13. Verdezyne.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  14. Gevo.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  15. Myriant.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  16. Braskem.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  17. Renewable Energy Group.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  18. Beta Renewables.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  19. OPX Biotechnologies.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  20. NatureWorks.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  21. POET-DSM Advanced Biofuels.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  22. Segetis acquis par GFBiochemicals en 2016.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  23. Enerkem.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (Québec)
  24. Cobalt Technologies.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  25. Rivertop Renewables.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  26. Liquid Light.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  27. Renmatix.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (King of Prussia, PA)
  28. Green Biologics.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  29. Yulex.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.
  30. BioProcess Algae.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.

Liste dressée par BioFuels Digest.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.39.

Stratégie d'entrée sur le marché

L'entreprise québécoise du secteur des biotechnologies industrielles qui désire exporter ses produits sur le marché américain doit :

  1. Préparer un plan d'affaires à l'exportation en liaison avec les organisations québécoises de soutien à l'exportation, par exemple Export Québec et l'ORPEX.
  2. Déterminer le mode d'entrée sur le marché :
    • obtenir un contrat de recherche fédéral ou collaborer à son élaboration;
    • repérer un partenaire pour collaborer à un projet industriel existant;
    • faire affaire avec un joueur majeur dans l'espoir de collaborer avec lui (p. ex. DuPont, BASF, etc.).
  3. Repérer un distributeur.
  4. Monter une filiale afin d'avoir une présence physique et une capacité de servir les clients depuis le territoire visé. Une présence sur le territoire américain permet de se rendre plus facilement admissible aux subventions gouvernementales américaines ou de trouver des appuis financiers locaux.
  5. Privilégier les marchés porteurs.

Selon les analyses récentes ci-dessous, les marchés les plus prometteurs dans le secteur sont ceux des produits biosourcés de spécialité et de chimie fine, qui représenteront un marché de 540 milliards de dollars d'ici 2025.

Pénétration des produits biosourcés

Segment de marché

Marché global en 2005
(en milliards de dollars)

Portion biosourcée en 2005
(en milliards de dollars)

Taux de pénétration en 2025
(en pourcentage)

Commodité 475 0,9 6 - 10
Spécialité 375 5,0 45 - 50
Chimie fine 100 15,0 45 - 50
Polymères 250 9,3 10 - 20
Total 1 200 21,2  
Répartition du marché des produits chimiques biosourcés et pétrochimiques (estimations du département de l'Agriculture des États-Unis pour 2025

Type de produits

Valeur
(en milliards de dollars)

Produits biosourcés

540

Produits pétrochimiques

1 640
Répartition des produits chimiques obtenus par procédé biotechnologique, par segment des ventes prévues en 2012
100% = 135 G$ 2012

Type de produits

Pourcentage

Produits chimiques de base

25

Ingrédients pharmaceutiques

23

Produits chimiques de spécialité

28

Produits consommateurs

24
Répartition des produits chimiques obtenus par procédé biotechnologique, par segment des ventes prévues en 2012
(en pourcentage)

Type de produits

2007

2012

Ingrédients pharmaceutiques 18,7 30,7
Produits consommateurs 5.4 11.7
Produits chimiques de spécialité 4.8 9.1
Produits chimiques de base 1.5 3.5

Exemple de veille

Voici un exemple de veille dans un sous-secteur du marché des biotechnologies industrielles pouvant aider les exportateurs québécois à repérer des occasions commerciales, soit la stratégie gouvernementale fédérale américaine dans le domaine des biocarburants.

Au cours des dernières années, les biocarburants ont occupé le devant de la scène américaine dans le secteur des biotechnologies industrielles. L'année 2005 est considérée comme le point de basculement pour les biocarburants lorsque la demande suscitée, entre autres par le besoin de sécurité énergétique, a fait des biocarburants, et d'une certaine façon de la biotechnologie industrielle plus généralement, un des grands dossiers de l'action gouvernementale américaine.

L'économie biosourcée a été considérée comme un élément déterminant de la sécurité nationale et a été imposée par le gouvernement. En tablant sur une taille moyenne de bioraffinerie de 40 millions de gallons par an, le département de l'Agriculture des États-Unis a estimé que pour atteindre les objectifs sur les biocarburants avancés (norme RFS2), il faudrait construire 527 bioraffineries, ce qui représenterait un coût de 168 milliards de dollars américains.

L'objectif imposé par la norme RFS2 est d'utiliser au moins 36 milliards de gallons de carburants biosourcés dans les transports d'ici 2022, dont 15 milliards pourront provenir de sources conventionnelles de biocarburants comme l'éthanol de maïs, c'est-à-dire de la catégorie des carburants renouvelables.

Sur les 21 milliards de gallons restants de biocarburants avancés nécessaires pour atteindre l'objectif total de 36 milliards de gallons, 16 milliards devront provenir de carburants cellulosiques avancés (carburants fabriqués à partir de matières cellulosiques, qui diminuent les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 60 % par rapport à l'essence); le gazole issu de la biomasse devra représenter au moins un milliard de gallons, et 4 milliards supplémentaires devront provenir des biocarburants avancés.

Dans l'ensemble, cette prescription déplacera environ 14 % de la demande d'essence automobile en 2022.

Obstacles au développement des affaires

  • Normes et législation : les contraintes réglementaires imposées par le gouvernement fédéral, plus spécifiquement par l'Agence des États-Unis pour la protection de l'environnement, ainsi que la complexité de celles-ci peuvent freiner le procesus de commercialisation ou d'exportation.
  • Accès au capital.
  • Risques liés aux technologies non éprouvées.
  • Sécurité d'approvisionnement.
  • Partenariats producteurs-transformateurs (chaîne intégrée).
  • Marché saturé de « faux » produits verts.
Contraintes réglementaires freinant l'essor des activités de chimie durable
Contraintes réglementaires Fréquence Pourcentage
Demande ou modification de permis et les délais de mise en œuvre qui en résultent 12 16,9
Incertitude de futures réglementations sur les produits substituts 12 16,9
Réglementation différentes entre provinces ou d'un pays à l'autre 11 15,5
Temps de réponse trop long pour une demande de substitution de produit 11 15,5
Multiplicité des normes volontaires pour les produits 10 14,1
Réglementations sur l'étiquetage ou nouvelles exigences d'emballage 9 12,7
Hausse des frais des réglementations environnementales 6 8,5
Total 71 100,0

Dans le secteur des biomasses, les principaux obstacles sont les coûts d'investissement élevés exigés :

  • la recherche-développement présente des risques importants et coûte cher;
  • des installations pilotes et témoins sont nécessaires pour réduire les risques de production;
  • la production à grande échelle n'est pas encore bien définie;
  • l'acheminement des matières premières agricoles sur les sites de production a des conséquences importantes sur les infrastructures.

Toutefois, l'obstacle majeur est sans doute la nécessité de disposer de grandes quantités de biomasses et d'en maîtriser les coûts.

De plus, la sensibilisation de la population est très variable d'une région du monde à l'autre; les inquiétudes suscitées par les biotechnologies agricoles, eu égard aux modifications génétiques, pourraient également s'appliquer aux biotechnologies industrielles et à l'utilisation des sols pour des cultures non alimentaires à l'heure où l'augmentation rapide de la population mondiale pose problème.

Principaux enjeux de partenariats producteurs-transformateurs (chaîne intégrée)

La demande de produits issus des technologies renouvelables de la part des consommateurs et la compétitivité économique des bioraffineries par rapport aux pétroraffineries stimulent la demande de produits des biotechnologies industrielles.

Des multinationales telles que Coca-Cola et Danone et de grands distributeurs comme Marks & Spencer et Carrefour sont désormais de grands utilisateurs de produits découlant de la chimie verte.

Certains considèrent le remplacement des produits pétroliers par des produits renouvelables comme une partie intégrante de leurs initiatives de développement durable, lancées en réponse à la demande des consommateurs.

Des partenariats se forment entre les grandes entreprises chimiques et les petites firmes de biotechnologie. Quelques grandes entreprises chimiques ont pris d'importants engagements dans ce domaine, telles que DuPont et DSM. BASF, Ajinomoto et Mitsui sont aussi engagées dans une production accordant une place importante aux bioproduits. Quant à elles, Cargill et Dow sont depuis longtemps engagées dans des partenariats en biotechnologie industrielle.

Les grands groupes chimiques et pétroliers disposent de fonds de capital de risque, souvent basés en Californie, qui sont les têtes chercheuses des nouvelles technologies à financer pour être déployées à l'interne.

Évènements importants

World Congress on Industrial Biotechnologies (WCIB).  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. : Le Congrès mondial sur les biotechnologies industrielles est une activité d'envergure mondiale dans ce secteur. Il rassemble les dirigeants d'entreprise, les investisseurs ainsi que les décideurs politiques s'intéressant aux biocarburants, aux produits d'origine biologique et aux produits issus de la chimie verte. Voici un exemple des entreprises québécoises qui y ont participé en 2015 :

  • AC3B Technologies
  • Airex Energy BioForextra
  • BRQ, Enerkem
  • Enerlab 2000
  • La Coop fédérée
  • Laboratoires Choisy
  • Matrix Innovation
  • OCO Technologies
  • Oleotek
  • Ozymes
  • Sani Marc
  • SIGMA DEVTECH et la Ville de La Tuque
  • Ethanol Green Field

Plusieurs des contacts américains du service économique de la Délégation générale du Québec à New York (DGQNY) dans le secteur des biotechnologies industrielles participent au congrès. Un suivi est assuré par la Délégation après l'activité afin d'évaluer les nouvelles occasions d'affaires pour le Québec.

Autre activité d'intérêt, la Green Chemistry Conference, une conférence annuelle organisée par le Green Chemistry Institute de l'American Chemical Society, qui rassemble les principaux joueurs du monde des affaires et de la recherche universitaire dans ce secteur.

Conseils pratiques

La commercialisation de produits de biotechnologie industrielle aux États-Unis est complexe, et la concurrence y est forte en raison du rôle de meneur mondial joué par ce pays dans ce secteur.

Les exportateurs québécois ont intérêt à envisager des partenariats avec d'autres entreprises, des centres de recherche en biotechnologies ou le gouvernement fédéral américain lorsque cela est possible.

Il serait aussi judicieux pour eux de faire appel à un consultant spécialisé. Le service économique de la DGQNY peut aider à en repérer certains.

En visant en priorité les secteurs mentionnés ci-dessus, qui représentent des marchés en croissance, les entreprises québécoises prêtes à exporter ont la possibilité de commercialiser leur technologie en accordant des licences ou de conclure des contrats leur permettant de s'intégrer dans des projets de recherche avec des partenaires américains.

Il est également conseillé aux entreprises québécoises d'analyser les spécificités régionales du marché américain. Bien que le secteur des biotechnologies industrielles soit reconnu comme dynamique sur le territoire du Moyen-Atlantique, notamment par la présence de grands joueurs, de fonds de capital de risque et d'un vaste marché de consommateurs ayant un bon pouvoir d'achat, il ne faut pas négliger les autres régions des États-Unis où cette industrie est forte. Le Midwest américain et la Californie sont, par exemple, des régions incontournables, notamment dans le domaine des produits destinés à l'agriculture et à l'agroalimentaire.

Enfin, lorsque cela est pertinent, le service économique de la DGQNY peut être consulté concernant les questions d'implantation locale, dans le cas d'exportateurs québécois souhaitant garder le contrôle de la fabrication et de la commercialisation de leurs produits au moyen d'une filiale locale.

Liens utiles

Pour plus d'informations

Laurent Waessa
Délégation Générale du Québec à New York
Téléphone : 212 843-0973
Courriel : laurent.waessaa commercialmri.gouv.qc.ca

1. Benyagoub et Lachance (2012), Étude Chimie Verte, sommaire disponible pour les membres du CRIBIQ, p. 22, http://www.cribiq.qc.ca/fr/cribiq/nouvelles/publication-etude-sur-chimie-verte-durable-19.html.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (page consultée le 7 juillet 2015).

2. Sir David King et al., Oxford University, et collaborateurs du Forum économique mondial, The future of Industrial Bioreffineries,.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. 2010.

3. Benyagoub et Lachance (2012), op. cit., p. 36.

4. Ibid., p. 39.

5. OCDE (2011), Perspectives d'avenir pour la biotechnologie industrielle, p. 6, oecd.org/fr/sti/biotech/49023468.pdf.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (page consultée le 6 juillet 2015).

6. Benyagoub et Lachance (2012), op. cit., p. 22.

7. OCDE (2011), op. cit., p. 7.

8. Benyagoub et Lachance (2012), op. cit., p. 32.

9. Ibid., p. 32.

10. Lachance (2013), Bioéconomie et Bioénergie : Opportunités et défis pour le Québec, Université Laval, p. 11.

11. Quebec Bioproducts (2012), Partner to Prosper : Quebec Bioindustry Highlights, p. 1, et document Investir au Canada dans les bioproduits.

12.Ibid., p. 2, et document Investir au Canada dans les bioproduits, p. 2.

13. Lachance (2013), op. cit., p. 13-21.

14. Lachance (2013), op. cit., p. 30.

15. Riedy (2014), Financing Advanced Biofuels, Renewable Chemicals & Bioenergy, Kilpatrick Townsend, p. 2.

16. Riedy (2014), op. cit., p. 47.

17.Ibid., p. 48.

18. Riedy (2014), op. cit., p. 39.

19. Rammer et Festel (2015), Fostering Innovation in Industrial Biotechnology Through Venture Capital Investments, Center for European Economic Research, p. 1.

20. UK Trade and Investment(2015), rapport Sector Information\Venture Capital\140815 Cleantech Venture Capital Report.docx

21. Benyagoub et Lachance (2012), op. cit., p. 33.

22. Batelle/BIO (2014), Jobs, Investments and Innovation, p. 36, bio.org/articles/battellebio-state-bioscience-jobs-investments-and-innovation-2014.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (page consultée le 8 juillet 2015).

23. Ibid., p. 36.

24. Plumer (2014), The $956 billion farm bill, in one graph; Washington Post, washingtonpost.com/blogs/wonkblog/wp/2014/01/28/the-950-billion-farm-bill-in-one-chart/.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. (page consultée le 10 juillet 2015).

25. Ibid., p. 36.

26. Erickson (2015), The Biobased Economy at a Crossroads: 15 Years of Progress and Next Steps, p. 145.

27. Batelle/BIO (2014), op. cit. p. 1.

28. Ibid., p. 59.

29. Ibid.

30. Ibid.

31. Riedy, op. cit., p. 9.

32. Battelle/BIO, op. cit., p. 1.

33. Ibid., p. 1.

34. Batelle/BIO (2014), op. cit., p. 1.

35. Ibid., p. 1.

36. Benyagoub et Lachance, op. cit., p. 58.

37. Benyagoub et Lachance, op.cit., p. 59.

38. Ibid., p. 62.

39. Lane, Jim (2014), The 30 Hottest Companies in Biobased Chemicals & Materials for 2014-15, Biofuelsdigest.com , p. 2.

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